Un patron, deux
casquettes : une pour le Snep (le syndicat national de l'édition
phonographique), l'autre pour Universal. Deux occasions de se moquer du
monde.
D’accord, depuis cinq ans
(le démantèlement de Napster n'y a rien changé), les ventes de galettes
ont fondu de moitié.
OK, les ventes des maisons de disques aux magasins (le marché de gros)
n'ont pesé que 382 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2008,
contre 443,90 en 2007 et 558,40 en 2006. Et évidemment, les ventes
physiques (CD, DVD...) ont chuté de 19,60 %, à 329,20 millions d’euros.
Elles ne représentent plus que 86 % du marché total.
Mais les ventes numériques (fichiers Internet ou téléphonie mobile)
sont en hausse de 52,60% et représentent maintenant 52,80 millions
d’euros sur les 382 du marché total.
Le numérique, c’est l’avenir... depuis quelques années déjà.
D’ailleurs, nos chers marchands de disques y ont mis les pieds, certes
sur le tard, mais, mieux vaut tard que jamais... et ça commence à faire
du profit.
A commencer par la téléphonie mobile, qui fournit le gros des
recettes numériques : 23,80 millions d’euros (soit 45,10 % des revenus
numériques, contre 18,70 millions d'euros et 54 % en 2007),
c’est-à-dire au-dessus du téléchargement payant sur internet (17,80
millions d'euros ,33,7 %).
Et revoilà notre Pascal Nègre, casquette Universal Music cette fois,
qui dégage un bénéfice avant impôts, intérêts et amortissements de 408
millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, soit une
progression de 21,80 %, où la hausse des revenus générés par les
licences accordées aux sites Internet à tour de bras a été
déterminante. Vous ne connaissiez pas l'humour de Pascal Nègre ? Ben
voilà, c'est fait : vous allez adorer.