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Antoine Ricour


Last Updated: 12/15/2009

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Saturday, October 17, 2009 


Le temps passe et la planète trépasse...

Un pas en avant, deux pas en arrière…

« Tout va très bien madame la Marquise »
mais le temps passe et la planète trépasse

NOUS sommes à la veille d’une catastrophe planétaire, a déclaré le président Sarkozy à New York, le 22 septembre, devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a appelé à des objectifs chiffrés en matière de gaz à effet de serre au sommet sur le climat de Copenhague. Lors de cette réunion de l’ONU à New York, le plus important signe encourageant est venu de Pékin qui s’est engagé à réduire les émissions chinoises de CO2 de façon notable d’ici 2020. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient !
Lors de la réunion du G20, à Pittsburgh, la déception fut encore plus grande avec un président Obama bottant en touche et une déclaration finale d’un flou très opaque.
 
Pourtant, selon le GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), la température mondiale moyenne « pourrait » monter de 6 degrés en plus d’ici la fin du siècle (dans quelques 90 ans !), avec des conséquences catastrophiques sur la fonte des glaciers, la hausse du niveau des océans, le rythme des précipitations…
Solution minimum de survie planétaire : pour tenter de limiter le réchauffement du globe à + 2° C, les émissions mondiales de GES (gaz à effet de serre) doivent cesser d’augmenter en 2015, c'est-à-dire demain ! Or, le Protocole de Kyoto, qui est censé lutter contre les émissions de CO2, a déjà vingt ans et le CO2 a quand même augmenté de 3 %.
Que des beaux discours…
 
De conférence internationale en conférence internationale, le temps passe et la planète trépasse… Les actes ne suivent pas... faute de décisions mondiales suffisantes prises tant qu’il en est encore temps. Deux grandes messes à New York et Pittsburgh, aux Etats-Unis, ont été bien décevantes. Le 28 septembre, en Thaïlande, les négociations sur le climat ont repris à Bangkok, avec de gros doutes sur la possibilité d’aboutir à un accord qui soit à la hauteur des enjeux pour le « Rendez-vous de la Planète », à Copenha-gue, au Danemark, du 7 au 18 décembre.
Le temps ne presse pas, il est déjà presque écoulé, à affirmé d’emblée Yvo de Boer, le représentant des Nations Unies, aux quelque 2.500 délégués réunis dans la capitale thaïlandaise où ils travaillent sur un document de près de 300 pages, un bazar intégral avec lequel il est complètement impossible de travailler, selon de Boer. Bonjour les dégâts !
A la faveur de l’arrivée de Yukio Hatoyama au affaires du Japon, un changement « un peu vert » a été enregistré. Malgré cela, l’objectif d’une réduction pour les pays industrialisés de 25 % à 40 % des émissions de GES d’ici 2020 paraît hors d’atteinte, avec une fourchette qui devrait être plus proche des 15-20 %, c'est-à-dire bien en-dessous de qui était escompté.
Désormais les regards se tournent surtout vers les Etats-Unis où la loi sur le réchauffement climatique, qui était attendue avant Copenhague, risque de devoir attendre 2010 et peut-être même sera-t-elle rangée au rang des vieilles lunes. « Aujourd’hui peut-être, ou alors demain… »,tout le monde connaît la chanson.
 
Tant de temps perdu ! Pourquoi ?
Nous avons assistons à une partie de poker menteur. L’objectif de réduction des GES est aussi clair que le chemin pour y parvenir est tortueux, semé d’embûches politiques, économiques, sociales, tant sur la question des émissions de CO2 elles-mêmes que sur le financement des mesures pour les réduire. Et l’unanimité pour un tel projet est loin de se faire.
 
L’Europe, le bon exemple ?
 
On assiste à une bataille autour des quotas nationaux d’émissions, à une controverse sur la taxe carbone aux frontières : les Européens s’enfoncent dans leurs querelles au risque de perdre tout crédit quand à leur position de négociation avant le sommet de Copenhague. D’autant que le plan d’action européen pour réduire les émissions de GES adopté en 2008 – 20 % au moins d’ici 2020 – prévoit déjà les instruments pour protéger les entreprises de l’UE en cas d’échec à Copenhague. C’est dire le degré de confiance que l’on place dans l’issue de cette conférence. Mais on « aura participé ! » et le petit peuple paiera l’écotaxe comme un grand… pour les autres.
Mais… et après Copenhague ?


 
Correspondant-Co-Rédacteur en CHEF Évo (DEHELVET)



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Nuange

 
Hélas, mille fois hélas, l'homme des grandes cités attend les fins de civilisation, les cataclysmes en tout genre pour se remettre en cause. Ile de Pâques, Mayas, Rome et Grèce, guerres mondiales, attestent otamment de cette tendance. Evidemment, cela engendre de nombreuses disparitions humaines et animales. Mais tant que le couteau n'est pas sous la gorge, on continue.
Le temps passe donc. Et les discours n'y changeront rien... Il ne reste plus qu'à pleurer et à continuer à polluer dans l'allégresse et la bonne humeur.

 
Posted by Nuange on Sunday, October 18, 2009 - 7:57 PM
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