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Current mood:  working
Quand Death To Pigs amène le meilleur du post-punk et de la no-wave faire un petit tour à l..abattoir, à la sortie tout est bon. Ils ont tout compris. Les voix débiles à la Arab On Radar, les guitares stridentes et épileptiques à la Shorty, la section rythmique combative comme chez Birthday Party, les paroles de cul, les tempos déments, les croche-pied, les attaques soudaines et inattendues de locustes, les refrains racoleurs, l..humour provocateur, tout est là pour mettre d..accord à la fois les fans des Dead Kennedys et de Skin Graft, surtout une fois renversés et recouverts de sauce de soja. Les dix titres, inarrêtables, défilent vite, très vite et nous maintiennent la tête sous l..eau. On la sort quelques secondes au début du septième, Habemus Papam, qui semble être un clin d....il (volontaire ?) à The Cure période Head On The Door (c..est Close To me ? je me souviens plus... quel loser je fais...), puis c..est la noyade définitive, là où le sillon de ce 12 pouces est étrangement plus espacé que sur les pistes précédentes... On finit tout bleu après les dernières notes de synthé d'une reprise de Blondie, Will Anything Happen ? et si vous vous posez cette question, je peux vous dire qu..après un single de feu de Dieu et ce split dont il est ici question, quelque chose va se produire pour cet incroyable groupe de Nancy qui passera logiquement à l..étape suivante dans peu de temps avec la sortie d..un premier album (déjà enregistré). Ne l..attendez pas et entrez dès à présent dans le monde interdit de Death To Pigs (notez bien que la pochette de ce split a fort heureusement été censurée par MySpace : cachez-moi donc ces seins et cette scène de débauche païenne ! Sabbat !!!)
Difficile de ne pas remettre une nouvelle fois la face Death To Pigs, mais c..est comme ça, il faut savoir tourner le disque.
Gu Guai Xing Qiu. Un nom qui indique qu..effectivement ils viennent de Lorraine et qui est très facile à retenir, exactement comme leur musique qui propose un avant-rock de jobards bien grindé, haché menu menu. S..il reste de la place entre The Locust et Total Shutdown, Gu Guai Xing Qiu y mettra son tintamarre fait de voix death ou grotesquement poussées vers un lyrisme ironique, d..influences de musique traditionnelle chinoise (il fallait bien justifier ce nom), de free jazz, d..électro-zarbi et de grindcore délabré qui peut parfois rappeler celui de leurs voisins (et ennemis de toujours) japonais. Le mélange peut à priori sembler indigeste, mais je me suis bien amusé sur ces neufs titres concis, surtout parce qu..ils savent très vite passer d..un plan à l..autre, juste avant une inéluctable prise de choux. Difficile d..accés mais récréatif . Bilou
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8:44 PM
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