Sur les rives d'octobre
Ai-je perdu le temps
Donné aux chiens l'opprobre
De se mordre le séant
Ai-je compté à l'envers
A réveiller un mort
A penser naître hier
Au masculin d'un corps.?
Entre les mains d'octobre
Et sa tête inclinée
Sur mes ivresses sobres
Que les heures ont baisé
Ai-je gardé à la bouche
Toute l'immensité
Des envies qui se touchent
A ne plus rien cracher.?
De la morsure d'octobre
Aux cheveux en averses
Dans les plis d'une robe
et chemins de traverses
Il me reste sa faim
piètinant son sursis
et battant sous mon sein
comme un doux ennemi