D’une tranquillité
méchante, chaque jour s’arrête. Se répond.
Chaque quintaux, i
mémorablement différent, une pousse de joie. De tranquillité. Méchante ?
Non.
Douce, parfois amer.
Comme un alcool qui touche les rides du palais. Qui rehausse. Qui chevauche. Long
plat au lieu des reliefs naissant. Le monde se forme chaque jour. En bien. Il s’élève,
grandit, éclot. Des doigts qui poussent. Ca se soulève. On s’endort sur le côté.
Tombe. Remonte. A tel point qu’on croit toucher le Saint Père.
Après tout c’est peut être
vrai. Peut être même qu’on le surplombe.
Là à le regarder d’en
haut, je me dis qu’il a maigri. Son poid est devenu insatisfaisant. Mais ça lui
va bien.
J’aime le voir gros.
Bedonnant.
Ses petites collines lui
donnent un air sympathique.
Il est maigre mais c’est toujours UN GROS TAS.
A croire qu’il ne bougera
jamais sa grosse graisse. J’ai toujours été intimement convaincu qu’il y
cachait des paquets de chips pour nourrir les gens. Ceux qui ont FIN.
Evidemment.
J’ai beau avoir mauvais
goût pour les altermondialistes et les hippies, ça fait pas de moi un salaud.
Je me débine toujours à
me dire devant chaque tasse de café ou chaque bouffé d’air carbonique, voir le
vide dans les yeux d’une personne, bah c’est triste et pas très réconfortant.
Mais le jour où toutes
les miettes lui tomberont du bide, peut être que ça ira mieux.
Pour l’instant, il se
contente de nous pisser dessus et c’est déjà pas mal.
Tu me diras, je suis pas
baptisé, alors qu’est ce que j’en ai à foutre !!!!!