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Société de la Rose



Last Updated: 7/7/2009

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Gender: Female
Status: Single
Age: 100
Sign: Aries

State: Midi-Pyrénées
Country: FR
Signup Date: 4/17/2008
Wednesday, September 30, 2009 
DÉFI D'OCTOBRE
SUJET :  Automne
LONGUEUR : 2.000 mots max
DÉLAI : Jusqu'au 31 octobre 2009



RETO DE OCTUBRE
TEMA:  OtoNo
LONGITUD: 2.000 palabras max
PLAZO: Hasta el 31 de octubre de 2009


OCTOBER CHALLENGE

TOPIC:   Autumn
LENGTH: 2.000 words max
TERM: Until october 31, 2009
Est ce t'elle?

 
J'aurais voulu t'écrire en Automne...
Je t'aurais raconté l'histoire du jaune qui se transforme en orange pour finir sa mutation en un rouge flamboyant, un peu fou! Je t'aurais raconté les couleurs et les feuilles qui tombent des arbres dans un joli bruissement, un peu mélancolique mais harmonieux. Je t'aurais raconté la fôret qui s'illumine de mille feux même en pleine nuit, je t'aurais avoué combien j'aime cette saison, combien j'aime m'y promener.

J'aurais voulu t'écrire au Printemps...
Je t'aurais appris que c'est ma saison préférée, qu'avec elle tout renaît, mes espoirs et mes envies. Je t'aurais raconté les crocus qui pointent leurs nez dans le gazon, je t'aurais raconté les bourgeons envahissant le tilleul de maman et les nuances de vert dans le jardin. Le printemps c'est aussi la saison des amours, j'aurais voulu t'aimer au Printemps.

J'aurais voulu t'écrire en Eté...
Je t'aurais raconté le soleil brûlant ma peau, je t'aurais raconté le lever du soleil le matin sur la colline de Saint Anne, tu aurais su combien j'aime cet instant presque intemporel et irréel. Je t'aurais raconté les fleurs s'exaltant de leurs plus belles couleurs pour parfois malheureusement mourrir d'un trop grand épanouissement.

Mais vois tu je t'écris en Hiver...
Mon coeur est perdu sans toi, mon coeur est gris sans toi et ne connaît que le froid. Il n'existe plus de saison et mes yeux ne voient plus que toi, plus rien ne vit, tout est mort, les saisons ne rythment plus ma vie et je ne fais que t'attendre. J'attends en regardant par la fenêtre comme un chat guette l'arrivée de son maître en bas de l'immeuble...Je t'attends mais je sais bien que tu ne reviendras pas, alors il n'y aura jamais plus de couleurs, jamais plus d'éblouissement car tout cela existait dans mes yeux grâce à toi.
Mon soleil c'était toi, mon paysage c'était toi, ma saison préférée en fait... c'était toi!

Estelle Charton tous droits réservés

 
Posted by Est ce t'elle? on Friday, October 02, 2009 - 2:26 PM
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Est ce t'elle?

 
L'automne saison des 1000 couleurs... les arbres deviennent plus éblouissant que le soleil... les feuilles virevoltent au vent pêle- mêle....Saison de couleur et de torpeur....
 
Posted by Est ce t'elle? on Friday, October 02, 2009 - 2:28 PM
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Abuelito

 
Salut toi, saison injustement décriée!
Jolie et coquette tu mets tous tes atours.
Ta chevelure rousse enflamme nos cœurs
Tes parfums poivrés nous enchantent.

Je préfère l'été. Pourquoi le nier?
Pourtant, tu offres pour l'amour
Tes taillis ,tes fourrés et leur douceur.
La harde des cervidés en est contente.

Ne serait-ce que pour cette raison
Tu auras toujours mon estime.
Abriter,protéger les câlins
Fussent-ils ceux de la forêt le Roi
Prouve que tu as un bon fond.
Et nous tous sommes unanimes
Pour clamer ici tout le bien
Que nous pensons de toi.

 
Posted by Abuelito on Friday, October 02, 2009 - 4:20 PM
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marianne

 
L'automne resplendit de grisaille,

de pluie,

de brises et de vents,



Jaloux de la mélancolie de ceux qui s'y promène,

Il nargue gentiment

les esprits égarés,

cherchant les douces pensées,

joliment flamboyantes,

que laissent espérer tous ces grands arbres,

là bas,

prêts à m'offrir leurs couleurs d'apparat.
 
Posted by marianne on Friday, October 02, 2009 - 4:24 PM
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Cvrine

 
C'est un texte que j'ai écrit l'an passé...Mais il me semble adéquat pour le défi d'octobre...


Octobre
 
Octobre effleure le jupon rougissant.
D’une caresse angélique, il dénude et revêt l’âme terre de mousseline grenat et de voile topaze. Dans sa danse du derviche, il égrène les fruits de saisons et donne le tempo aux sanglots de rosée.
Arc-boutés, les arbres frissonnent.
Un reste de soleil vient griffer toute cette beauté. Le dernier rayon emporte dans son tombeau, la chaleur de la saison passée. Malgré son regard brumeux, octobre n’a aucun regret. Il prépare l’âme terre au repos hivernal. Il chante ses louanges et offre au peintre, des nuances moirées.
Octobre, maître scorpion, souffle sur la balance pour s’y installer.
Contemple de ta fenêtre, toute cette féerie. Elle offre un spectacle qui n’a lieu qu’une fois dans l’année.
Savoure, instant délicat, où explosent les odeurs de l’humus et où l’âtre ronronne.
Octobre a vu naître bien des âmes, il est de celles-là
Octobre, maître scorpion, souffle sur la balance pour s’y installer
Couleurs du destin, octobre a vraiment eu raison de moi…
Poisson hors de sa demeure, il a, cependant, fait pencher sa balance...

 
Posted by Cvrine on Friday, October 02, 2009 - 4:29 PM
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Pipioot La tyrelyre
jimmy bussiere

 

L’automne est à l’envers. Le vent ne soulève plus les jupes en un tourbillon tiède. Paresseux calculateur, il trame juste un petit frisson le long des jambes. Il garde ses yeux jaunes incandescents pourtant, un voyeur fauve qui s’immisce au coeur des maisons, sous les portes, les fenêtres,la serrure en dévorant les chaleurs comme d’infimes caresses sur notre intimité. A son contact, le métal devient gelé, et le bois se contracte, l’eau badigeonne des ondes sur la plage car l’air impétueux, prend possession du temps. Le sable par poignées se jette et raye, mais ne mesure plus les secondes; en grains éparpillés, il ponce !

Tu sais, sa maison est sur le sommet d’une montagne, et l’automne y vit paisiblement jusqu'à ce que la cloche insuffle la vie dans le mouvement. Beaucoup de villages, pleurent les leurs et agitent la corde qui fait tinter l’air. Il est l’heure pour l’automne de se laisser glisser à flanc et de prendre son élan pour se mélanger aux vibrations funestes et de rebondir de résonance en résonance…

Sur son long chemin, elle draine la sève dans les arbres, et jettent au sol leurs parures ! Elle agace les emplumés, en les faisant pirouetter, ébouriffant leur beaux plumages et les lance parfois vers le ciel comme des balles de fusil ! Feu d’artifice affolé.

 

Elle nettoie pour faire peau neuve !

 

Plus il y aura de morts, plus les rafales colorées décimeront les nuages, c’est l’appel des matines et de l’angélus.

 

L’automne est un élan vers l’hiver…

 

Pipioot

 

 


 
Posted by Pipioot La tyrelyre on Sunday, October 04, 2009 - 7:34 AM
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Pipioot La tyrelyre
jimmy bussiere

 



 


Automne 2

 

Eh toi qui rends fou le moustique dans sa toile, lui faisant croire que la huit pattes approche, toi qui fait tomber la pluie en rafale cinglante, martelant les tôles puis les gondolant, tu tourbillonnais autour de moi, pour me raconter tes exploits et tes infortunes, comment tu as soulevé le cœur de l’autre, comment tu l’as fait tourner telle une girouette folle, ne sois pas impatiente d’être mon automne. Tes préludes frileux s’éparpillent sur mon corps coton.

Tu jouais au vent avec l’amour, claquant des portes, abattant des clôtures, mais moi je vivais dehors et tes tempêtes, n’emportaient que tes colères. Je suis un pollen habitué…

Trop léger pour tes obstacles et trop réel pour tes libertés. Je me plantais en terre, quand tu t’emportais, jusqu'à ce que tu n’ais plus rien à me dire ! J’ai poussé…quelques cris et j’ai grandi, toujours en herbe folle, et pour me rejoindre, il te fallait juste te coucher…avec moi. Ton empreinte tu crois, n’existe que sur ce qui te plie, et elle est éphémère. Tu veux graver sur l’écorce en abattant des chênes centenaires, mais ton souffle, automne s’épuise vite et un amour de trois mois ne m’intéresse pas…surtout quand l hiver le suit de trop près !

Alors tu t’es plainte en de longues jérémiades qui voulaient s’engouffrer sous les tuiles, les ardoises, tu angoissais les enfants, tu faisais frémir les anciens. Les chiens s’enterraient au fond de leur niche et hurlaient dans ton passage…Tes derniers soubresauts, et tes faibles gémissements, n’avaient plus rien d’une saison ordinaire. Tu n’onduleras plus sur mon corps pour marquer les limites du tien…

 

Un an passe et tu reviens en force souffler une bougie de plus, mais mon herbe est toujours verte et je me suis pris de passion pour le printemps…Que le nouvel arbre que tu terrasses, te pardonne…une fois que la bise fut venue j’avoue être devenu rouge en regardant à l’horizon ce beau soleil couchant…

 

Pipioot

 

 

 

 


 
Posted by Pipioot La tyrelyre on Sunday, October 04, 2009 - 3:15 PM
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Bertrand Damien
Bertrand Damien

 
Roue de saisons

            Automne, mes feuilles se meurent

Les arbres au regard sévère
Ânonnent des reproches fatigués
Un humus à l’odeur délétère
M’étouffe, jusqu’à la nausée

Je peinais dans la forêt de mes espoirs déçus

            Hiver, tu me tiens dans tes mains

Une pluie froide comme un remords
S’insinue telle une mauvaise pensée
Un noir babil de mots retors
Qui noie ma gorge de son flot glacé

Ma main se referme sur ton blanc soupir

            Printemps, chemin tracé

Les petites collines moutonnent à l’envi
Sous les caresses humides du ciel
Des frissons les traversent endormies
Leur peau graminée prête à l’éveil

Prends cette main, il faut marcher un peu

            Été, comme je t’ai désiré…

Les senteurs brûlées dans la terre rouge
Là où mon esprit vagabonde en sueur
Quand de mon corps paresseux rien ne bouge
Je suis là, j’attends la fin de l’heure.

Jusqu’à ce que le soleil nous engloutisse.


 
Posted by Bertrand Damien on Sunday, October 04, 2009 - 9:59 PM
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Ciel ! Tu es pourpre !

 
Contre les rousses

Les bûches rougeoient, mais ce sont vos cheveux qui crépitent, dans le foyer incandescent. N'approchez pas, lectrice orange, à moins que vous ne vouliez embrasser le sort des mécréantes rousses dans cet autodafé !

Parfois, au coeur de l'âtre, quelques mèches enlacées palpitent comme des sarments de vignes oubliés dans quelque feu de joie. Embrasez-vous diablesses, en annonnant vos incantations obsolètes, vos psalmigondies rigolottes, et vos versets anachroniques ! Le ciel frémit. Le grand inquisiteur a mal fait sa besogne. Je vous disperse ! sous le gui, à la lune, au chocolat, à Moscou, les poupées ! dans la file d'attente, de la gare de Nantes, avec aux lèvres cette ...mousse...au chocolat !

Sale tignasse ! Fribouille mal attiffée ! Frimousse mal débarbouillée ! Gourmande que vous êtes comme châtaigne hirsute, vous méritez de finir en crème de marron ! comme dessert d'après-midi d'automne quand on s'embrasse en canotier...
Si le feu s'endort les pierres restent levées dans la clairière bretonne.Quelques feuilles mortes voltigent sur le sentier.

L'hiver approche... où, dieux merci, vos cheveux seront blancs !
Je vous laisse. Promettez-moi de ranger au grenier vos feux de Bengale. Ils n'amusent que les enfants.
Bien sans vous.
Poil de Carotte

 
Posted by Ciel ! Tu es pourpre ! on Monday, October 05, 2009 - 10:43 AM
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Ciel ! Tu es pourpre !

 
Chanson de saison.

Ne me dites pas que je n'aime pas l'automne, c'est faux. Je n'aime pas ramasser les champignons. Je n'ai aucune patience, ce qui ne favorise pas la cueillette. Je n'aime pas les randonnées parce que le paysage change trop lentement. Voilà c'est dit, ne me faites pas de mauvais procès. Mais hier en accompagnant ma soeur dans la forêt, j'ai trouvé un coffre sous les feuillages. Il contenait un châle, un livre, enfin un bloc de papier jauni sur lequel était inscrit le texte d'une chanson de William Sheller.
Voici mon couplet préféré:

"Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent constuire les fous"

Une châtaigne est tombée par terre en s'esclaffant, tant je paraissais interloqué. Je me suis vengée d'elle en la balançant dans un trou. "Va pourrir tranquille dans ta bogue !" me suis-je écrié puis j'ai laissé glisser ma main au fond de la malle. Y'avait-il une cache secrète? J'étais bien dans ce bois orange, avec le soleil d'automne qui s'inclinait comme pour nous saluer. Je me suis étendu sur le sol en pensant à la chanson.

Qui se cachait derrière ces lignes, aussi énigmatiques qu'un sourire? Il y a des générations entières qui jouent à chat dans un sourire. L'empreinte du temps qui passe, ni tout à fait à nous ni tout à fait aux autres, nos parents, nos grands parents... Lorsque mon fils sourit, je vois la douceur énigmatique de mon grand-père. Quelle âme malicieuse a laissé dans la forêt une malle presque vide et anodine? Quelle est l'histoire de ce châle? Je l'ai secoué et la poussière est tombée sur le sol. Qui a écrit ses lignes?

Les hommes s'éprennent des objets parce qu'ils sont nos seules preuves tangibles dans ce monde. Il ne bougent pas, ne perdent pas leurs cheveux et n'ont pas les cartilages qui grossissent avec l'âge. La seule étoffe qui ne soit pas celle des songes. Ils écrivent aussi l'histoire des hommes. Un archéologue trouve un vase, il ne découvre pas Ramses II. Je serais bien en peine de savoir, en regardant les peintures rupestres de Lascaux, si mon aieul Cromagnon était sympathique et m'aurait inviter à sa table?
Je resterais dérouté par l'histoire de châle et de carnet.

Un homme ou une femme l'a déposé dans cette forêt pour y enfouir sa jeunesse ou son histoire d'amour. Je suis sorti du bois en pleurant. Il y avait une seule chose que je pouvais partager avec elle ou avec lui : la chanson.

"Au lendemain de l'orage
Il restait un message
Vous me plaisiez beaucoup
Mais je n'pense pas avoir besoin de vous
Les yeux verts noyés de cheveux roux"

J'ai pris le sentier et j'ai quitté la forêt sur mon deux-roues. Les châtaignes sont des escargots poilus.

 
Posted by Ciel ! Tu es pourpre ! on Monday, October 05, 2009 - 10:47 AM
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loren

 
 

Le ciel devient plombé, les nuages se sont donnés rendez-vous et ce matin la palette de l'artiste a teinté le soleil d'un blond décoloré. Les arbres prennent une teinte mordorée, les fleurs se sont endormies dans la prairie, un léger souffle frise l'eau du lac. Les canards sont partis vers d'autres cieux, là où l'astre luit comme un anneau d'or.

Mais il y a des matins aussi où il est là, bien présent dardant ses rayons sur les feuillages et les forêts deviennent des trésors, avec leurs teintes ambrées.

Ce n'est que le début de l'automne et le décor n'a pas encore vêtu ses habits de frimas. Je suis bien accrochée encore, je me balance doucement, bercée tendrement par la bise. J'aime son contact qui me fait sentir vivante, j'aime cet amant qui s'obstine à venir me caresser amoureusement.

Je me sens renaître, le mot est bien pompeux, car je ne suis pas si vieille que ça !

Mais le fait est là, je me sens renaître, comme lorsqu'au printemps, j'apparais, minuscule, personne ne peut me voir, puis, je commence à grandir, tout doucement, habillée d'un vert tendre. Je m'étire, comme pour aller chercher le soleil et jouer avec les nuages. Et tout d'un coup tout le monde peut me voir, fière comme si, à moi seule, je tenais l'univers !

Aujourd'hui, je suis encore plus belle. J'ai revêtu mes habits de gala, pour fêter comme il se doit l'arrivée de la nouvelle saison. Ma toilette verdoyante s'est transformée en or, zébrée d'émeraude et je suis surprise de ne pas scintiller sous les douces caresses du soleil.

La bise souffle un peu plus fort, j'ai du mal à rester accroché.. Il faut que je tienne ! Je sais que je deviendrai, sous les pieds des promeneurs, un tapis moelleux, lorsque je rejoindrai mes sœurs au sol.

Je ne suis pas triste, loin de là. J'aime sentir les mains des enfants farfouiller afin de trouver les châtaignes qui feront leur joie au coin du feu.

Et puis je vais vous dire un secret….

Dans quelques mois, regardez bien là-haut, oui, là-haut…

Oui sur cette branche,

Non pas celle-là, l'autre…

Oui vous y êtes !

Et bien j'y serais !!!


 
Posted by loren on Wednesday, October 07, 2009 - 7:16 AM
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SiNian

 
Automne

A l'heure où les vivants piliers
Se parent de leurs ultimes couleurs,
A l'heure où la sève
Retourne au coeur,
Le moment est venu
De rendre à la Terre son dû
Et de le faire en vainqueur.

Un lent ralentissement,
Une nostalgique douceur,
Une berceuse dans le vent
De l'arrêt sonne l'heure

Il est temps nous dit-elle
De calmer l'étincelle
Prendre soin du foyer
Et replier ses ailes.

Profitez du dernier élan,
Scrutez mes couleurs.
Gardez-les précieusement
Tout au fond du coeur.
Ne vous fourvoyez pas
En combats inutiles,
N'ayez pas peur du froid,
N'ayez pas peur du vide

Car rien n'est figé,
Et j'en veux pour exemple
Cette sève qui bouillonne
Au plein coeur de Décembre
Invisible au yeux de tous
C'est pourtant elle qui demain
Fera verdir les pousses
Et tendre ta main…


 
Posted by SiNian on Wednesday, October 07, 2009 - 4:56 PM
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Julia Caeiro Do..

 

Par une lumière mélancolique,

 L’automne apparaît.

Les arbres perdent leurs feuilles,

 Les passants peuvent glisser

Par une lumière mélancolique,

 Le souvenir d'un hier,

Dans un autre pays,

Dans un autre hémisphère.

Dans cette lumière mélancolique,

Le soleil fait briller ces troncs dans toute leur nudité.

Un passant distrait glisse et tombe à mes pieds.

Par cette lumière mélancolique,

Je recueille le regard de la peur.
 


 
Posted by Julia Caeiro Do.. on Friday, October 09, 2009 - 1:07 PM
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wakara
Flo laurent

 
Au coeur d'octobre rouge, une nature cruciforme
Pleine de comptes à rebours et de subtils arômes
Coulant des fils humides de ce soleil glacé :
Les trois mois de saison éveillent quelques regrets.

En paradoxe, Automne réchauffe ses couleurs ;
De jaune et d'orangé, se parent les vieilles fleurs
Et les tiges se figent en des boiseries foncées
Donnant naissance aux feux des fraîcheurs post-été.

Rien n'empêche plus les feuilles de pouvoir s'envoler
Au gré des courants d'yeux qui les regardent valser
Retenant une goutte aux bords des cils salés
Qu'Automne fait sourire et qu'hiver glacerait.

La fraîcheur installée, les cigales se sont tues
Et quelques alexandrins imitent le temps perdu
De ces longues chaleurs qui inspirent d'ordinaire,
Aux envies capricieuses, les désirs d'un brin d'air. 

On s'allonge dans l'herbe, du blé dans les cheveux,
Et les brindilles se brisent sous le poids de nos jeux.
L'humidité s'installe, l'orage n'est plus si loin,
Et l'ombre et la lumière se mêlent aux embruns.

Fugitive, vagabonde, ingrate saisonnière,
Princesse enorgueillie d'un mourant univers
Qui couvre nos allées de tous ces tons solaires,
Tu conduis les chemins qui mènent à l'hiver.

Ton ciel nous offre ainsi ses étalages de gris
Et il peint tout de noir, du crépuscule à l'aube,
Le temps d'une ballade sous les saules alanguis
Et les gouttes de pluie qui, sur les amours, tombent.
 
Posted by wakara on Saturday, October 24, 2009 - 4:56 PM
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Audrey sur son nuage

 
Automne. Comment parler de toi ? Alors qu'il suffit de te regarder. Comment te décrire ? Alors qu'il suffit de te laisser faire.
Je vais néanmoins essayer. Par amour pour toi à qui on préfère souvent la chaleur de l'été, les fleurs aux cerisiers du printemps voir la blancheur de l'hiver.
Sache que moi c'est toi que je préfère. J'aime tes couleurs, tes bruits, m'enrouler dans ma première écharpe. La seule chose que je n'aime pas chez toi, c'est ta tendance à pleurnicher souvent, tant de pluie déprime ma petite âme déjà si mélancolique.
Mais personne n'est parfait, et peut-être que si tu pleures c'est de te sentir si mal aimé. Alors je tais ma déception et j'ouvre mon parapluie. Je laisse ton chagrin couler car je sais qu'ensuite, une fois le soleil revenu en toi et sur le paysage, tu es d'une splendeur sans pareil !
Automne. Tu es la plus belle des saisons. On dit que le printemps c'est la nature qui revit et que toi tu es la nature qui meurt. Mais c'est faux, la nature n'est jamais aussi vivante que lorsqu'elle change de peau. Tu la repeins à ta façon, tu mets du jaune, du rouge et de l'orangé dans ses arbres et en jonche la terre. Tu nous régales de potirons, de châtaignes, de raisins... L'hirondelle s'envole mais s'en viennent les écureuils que l'on s'emerveille d'entrevoir au détour d'une clairière.
La fôret est ton terrain de jeu favori. Là tout ton talent explose et toi, automne, tu nous laisses, nous humains, tellement petits face à ta beauté...

AUDREY

 
Posted by Audrey sur son nuage on Sunday, October 25, 2009 - 12:45 PM
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avril

 
Vous savez , les feuilles mortes qui craquent sous les chaussures , et bien ce bruit c'est le dernier souvenir que je conserve encore de ma vie sur Terre .
Nous avons essayé de conserver les traditions qui nous tenaient à coeur à tous , mais c'était trop compliqué . D'une part , du fait de nos identités culturelles tellement différentes. Seuls un couple par ethnie ou par région a été choisi . Je suis un Origine France , mon binôme est une Origine Corse . Nous avons été sélectionné génétiquement et il n'y a aucun amour entre nous . Nous devons juste perpétrer nos origines européennes , et nous le faisons in Vitro depuis déjà 15 ans .
D'autre part , comme nous vivons désormais dans une nuit  perpétuelle depuis que nous sommes sortis du système solaire , nous avons créé un système qui reproduit les jours , les mois et les saisons . L'humain a besoin de ces repères pour survivre .
Pour ne pas oublier nos identités , nous avons mis en place le MST ( rien à voir avec les anciennes maladies terriennes qu'o a laissé derrière nous ) : le Magistère des Saisons et Traditions . Un des premiers décrets a été de faire passer tous les ressortisssants de Base 3 sous la Coupole à Souvenirs . Nous avons plusieurs sortes de Coupoles qui servent à transfuser nos savoirs , nos rêves, nos pensées . Celle-ci a été spécialement mise en service pour receuilllir nos souvenirs . Nous n'avons pas tout transfusé d'un coup , ça dépend du sujet et des besoins .
Concrètement, un faisceau receuilleur vous pénètre l'oeil . Ah, j'oubliais de vous préciser qu'à notre départ , nous avons tous été obligé de subir une ablation d'un oeil pour prévenir les vertiges et le mal de la gravitation . Enfin, c'est ce qu'ils nous ont dits , on a pas eu trop le choix . Donc , à chaque fois que ce fichu faisceau nous rentre dans l'oeil , on a quand même la frousse de le perdre . Sans compter que pour obtenir certains permis dont le permis de chasse , ce n'est pas facile .
Ensuite , Les "brasseurs" collectent les souvenirs les plus interressants ou les plus pertinents et opèrent une hiérarchisation des us et coutumes avec tout le folklore qui les accompagnent.
Ainsi, le MST nous a pondu un joli calendrier où chaque journée est dévolue à une fête ou une tradition particulière . Les religions ont été effacées de nos identités , et il n'y a que le nom qui est resté . Je serais bien incapable de vous dire ce que c'était . Certainement , sans importance ...
Dès le mois de Septembre , l'automne commence dans la Base 3 ,nous marchons sur des tapis de feuilles bien craquantes . Nos écrans de sols et nos murs sonores ont été paramétrés  pour que le rendu soit rigoureusement le même que celui des souvenirs recueillis dans le cadre de la " Grande Foire aux Souvenirs d'Automne" .
Et le 11 Septembre , " Taille-Haut - Taille-Haut" ( c'est notre cri de ralliement ), c'est le jour de l'ouverture de la chasse . Cette date est paraît-il très symbolique et elle a été choisie avec le plus grand soin par les Oracles .
Ce jour là , tous les chasseurs sont reconnaissable à leur tenue noire , leurs ceintures aimantées , les mousquetons à crochets , leurs monocles à infra rouges et leur casque anti coagulation .
C'est un peu la bousculade à l'entrée de la porte de la Forêt . Je ne sais pas par où ils reviennent . Ils doivent certainement enlever leurs tenues avant de rentrer dans la base.
En tout cas , c'est un honneur d'y participer et une véritable fête est organisée avant le départ . On  a donné aux chasseurs le surnom de Kamikaze qui est , je le crois , un souvenir qui vient des Origines Japon .
Cette année , j'ai eu beaucoup de chance , la fécondation de nos Origines a fonctionné et j'ai obtenu mon permis de chasse juste à la suite . Un bonheur ne vient jamais seul ...
Alors , mes amis , c'est depuis la file d'attente pour la " Forêt " que je vous distille toutes ces petites informations qui sont notre qutotidien à tous .
Dans quelques instants , j'appuierai sur le bouton de ma ceinture aimantée , j'accrocherai un mousqueton au cable d'ammarage , je hurlerai à pleins poumons notre cri de ralliement et je partirai chasser sans mon ... quoi déjà ? j'ai oublié ...
 
Posted by avril on Tuesday, October 27, 2009 - 9:02 PM
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avril

 
Mince , il ya plein de coquilles . Je les avais corrigées mais apparemment elles sont restées . C'est pas top .
 
Posted by avril on Tuesday, October 27, 2009 - 9:04 PM
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avril

 
Voici la bafouille de mon fils qui a une vision de l'automne très différente de la mienne

Nous sommes à la fin du mois de septembre, il arrive… Je suis chaque année mort d’impatience de le voir venir. Voyez-vous de quoi je veux parler ? Mais non ! Ce n’est pas le début du mois d’octobre, si ce n’était que cela ! Vous ne trouvez pas ? Je m’en doutais. Insensible ! Ne ressentez-vous donc rien ?!

            C’est le moment où les feuilles perdent leur ignoble et ennuyeuse couleur verte et virent au jaune et orange comme la flamme. Non pas elle qui brûle, qui détruit. Mais celle qui vous réchauffe, qui vous soulage, qui vous tient compagnie alors que vous êtes seul. Celle dont les braises vous parle  à l’aide de leurs doux crépitements et vous semble vivante.

            Là où la chaleur insupportable se transforme en air pur, frais, vivifiant et en gouttes d’eau dansant au rythme de la douce et éternelle mélodie qu’est celle que produit le vent. Non pas celui des tempêtes, qui ravage, emportant tout sur son passage. Mais celui qui vous rafraîchit, qui chante dans vos oreilles et celui qui –en ne prenant qu’une seule bouffée d’air- vous dit que la vie est belle et vous fait réaliser qu’elle vaut la peine d’être vécue.

            Là où de splendides nuages blancs et gris viennent égayer ce ciel bleu, lassant, trop décevant à regarder, déprimant, n’ayant pour décor que cette immense étoile jaune et aveuglante qui ne sait faire autre chose que briller.

            Là où les vagues –auparavant inexistantes et cachées au fond de l’océan- s’éveillent, s’animent, se déchaînent sur les navires, rochers et plages transformées en véritable champs de bataille, la suivante submergeant avec rage la précédente et offrent au ciel déjà blanc leur écume en guise de remerciement.

            Dites-moi franchement, n’avez-vous jamais ressenti quelque excitation à voir un arbre se mouvoir et donner à son ami le vent, toutes ses feuilles, sa seule monnaie d’échange, oublier toute sa pudeur et à le voir nu, montrant ses défauts mais aussi toute sa splendeur ? N’avez-vous jamais cru à une certaine magie à voir une légère et éphémère fumée sortir de sa prison la cheminée et sentir sa réconfortante et délicieuse odeur au point de vous transporter dans un autre monde ? N’avez-vous jamais ressenti quelque fascination à voir les vagues s’écraser, s’abattre si violement sur les rochers comme le ferait un lion qui bondit sur une gazelle ? N’avez-vous jamais éprouvé quelque nostalgie à vous jeter par terre –comme vous vous jetteriez sur un lit- sur des feuilles mortes bien plus vivantes que si elles étaient encore vulgairement pendues à un arbre ?

            NON. Jamais, quelles stupides questions ! Vous me direz, bien entendu, que vous trouvez magnifique un bois étouffé par le vert. Naturellement, une journée parfaite ne sera jamais parfumée d’une moindre bise, d’un zeste de zéphyr. Les arbres resteront muets et immobiles tels des sombres et ennuyeuses statues de pierre. La mer restera plate et insignifiante comme le piteux plancher de votre maison. Le ciel ne s’ornera qu’avec un –et d’un seul c’est tellement plus beau- bijou qu’est ce stupide soleil –je n’arrive pas à croire que j’ai qualifié une telle absurdité de bijou ! Et évidement, vous penserez qu’au moment où les marmottes retournent dans leur terrier pour y trouver le repos, la nature s’éteint… Ô dieu, que cette dernière que tu as créée est incomprise !

            Ah, ça y est, il est là, il vient frapper à ma porte. Je vais l’accueillir à bras ouvert… Oh, cette fois vous me comprenez. Bravo, il vous a fallu toutes ces lignes pour comprendre que c’est l’automne.


 
Posted by avril on Tuesday, October 27, 2009 - 9:16 PM
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Lilly ... le pit bull voyageur ;-)

 
Automne ... O tonnent les derniers orages de chaleurs.
C'est terminé, l'été a jetter son dernier souffle aujourd'hui.
On espérait tous qu'il allait rester ... Et bien non !
Il nous a tous fait un bras d'honneur et s'est barré ... Enfoiré !

Automne ... Automne s'est instalé .
Ca y est il est arrivé, il commence à faire vraiment frais.
Le soleil ? Oh celui la pointe encore le bout de son ...nez ... parfois
... Entre deux averses... Cet enfoiré nous laisse .

Automne ... O tonnes de glands qui tombent au gré du vent ...
Les feuilles commencent à s'entasser, les champignons à pousser .
On fait du feu dans les cheminés ...
Les chataignes y sont grillés ... Pretent à consommer.

Automne ... Automne s'en ira
Comme l'Eté ... sans se retourner.
Et au tour de l'Hiver de s'installer ...
Et là on va vraiment se les peler ...

 
Posted by Lilly ... le pit bull voyageur ;-) on Wednesday, October 28, 2009 - 7:49 PM
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avril

 
J'adore l'humour de cet ode à cet enfoiré d'automne 
 
Posted by avril on Thursday, October 29, 2009 - 11:00 AM
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Frische Fische Fresser

 
Mon Automne

Allongé dans l'herbe
Sous le majestueux platane
Du parc municipal,
Je contemple les feuilles multicolores qui s'envolent
Et regarde le temps qui s'en va. Les fleurs fanent.
Il ne reste plus des roses
Qu'un souvenir morose.
Petit à petit, la nature se ternit
la nuit s'assombrit, le gris fait son nid.
Les Américains font sa fête à la citrouille
Pendant que moi, j'ai la trouille.
L'hiver approche à grands pas
Et je ne supporte pas le froid.
Cette année, encore, je n'ai pas de toit

C'est un peu mon automne.
Vous ne trouvez pas?

 
Posted by Frische Fische Fresser on Saturday, October 31, 2009 - 10:52 AM
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