La première partie était une première partie et comme vous le savez la fonction d'une première partie est de chauffer le publique. Visiblement c'était raté vu que les Hang machintruc et leur mélange des pires trucs a nous être tombés sur la tête dans les années 80-90 (Funk blanc, hip-hop, scratch) dispensé par de gros poseurs ont refroidi tout le mon..ait pas la peine de couper la sono qui diffusait Clampdown des Clash, les Groovies où les 13th Floor Elevators. Enfin les Whodunit sont arrivés à l'entracte, plutôt décontractés, costards, converses et même une casquette sur la tête du guitariste qui lui donnait un petit côté Rick Nielsen. Ils se sont saisis de leurs instruments, telecaster blonde, Gretsch electromatic, basse Precision, vrais fûts, la classe quoi. Le groupe a commencé par un court instrumental très énergique et assez puissant. Puis c'est parti pour une heure et demi (j'ai pas vu le temps passé signe d'un concert réussi) d'ouragan sonique à base de guitares avec distorsion à décorner les bœufs, de rythmiques foudroyante et pillonnage de basse. Le rythme est furieux, les chansons variées et tendues. Musicalement ils nous donnent une rencontre énervée entre le punk amphétaminé des Ramones et le rockabilly psychotique des Cramps (ça tombe bien j'adore ces derniers), brassant encore bon vieux rock garage des sixties (reprise du Need You des Kinks), surf-rock, et nous laissant à peine le temps de souffler lors de blues moites piqués aux vieux du Mississipi et à leur musique pas polie qui sent des pieds. C'est bien simple, ils n'auraient pas dû s'appeler les Whodunit mais les Hardaboil (dure à cuire). Le groupe sonne bien, joue carré, serré, charge dans le tas et vu la scène absolument minuscule, sont plus souvent dans le publique avec un bassiste qui tient sa basse comme Dee Dee Ramone et un chanteur guitariste allumé venu dans le public pour provoquer un peu la rencontre. Dommage ça n'a pas marché, moi qui comptait me taper un bon pogo, il aura été court et à deux avec le chanteur. Car le seul problème, c'est la bande de petits bourges dûment sapés dans les boutiques de fringues rocks (sic) qui ne sont là que pour se taper des bières et draguer les filles avec de la muzak en fond sonore alors que c'était vraiment un bon concert d'un de ces groupes appartenant à la grande confrérie du rock qui ne passera jamais à la télé mais qui a de l'énergie à revendre ainsi que du talent. Finalement j'ai bien fini la journée. Sinon, ils ont un nouvel album sous le coude qui devrait sortir alors on les surveille et on espère les revoir dans notre bonne ville de Clermont.