 |
(Propos recueillis sur audio fanzine)
L'enregistrement ou prise de son d'un instrument électronique comme un synthétiseur
s'effectue directement avec l'appareil enregistreur. Les seules "perturbations"
sont celles des interférences, du convertisseur et de l'enregistreur. Lorsque
l'on parle de prise de son acoustique, on devra ajouter à cette "blacklist"
l'instrument, son environnement, le micro et ses intermédiaires. Dans le monde
de la Hifi haut de gamme, on a coutume de dire que le résultat d'une chaîne
est égal à celui du plus mauvais des éléments. Pour ce qui est de notre
propos, l'interaction entre chaque élément est pratiquement plus importante
que l'élément en soi. Ainsi, la chaîne des meilleurs éléments actuels n'est
sûrement pas la meilleure chaîne. Généralement la chaîne se présente de la manière suivante:
a. L'instrumentiste et son instrument dans le studio d'enregistrement
b. Un micro
c. Un préampli
d. La table (si il y en a une)
e. Un déesseur en insert
f. Un compresseur en insert
g. Un équaliseur en insert
h. L'enregistreur
Depuis quelques années est né le concept du voice channel. Il
s'agit en fait d'intégrer tout ces effets en un seul module. Il se
situe entre le micro et la table (parfois directement connecté à
l'enregistreur par l'intermédiaire d'un patch). Dans ce cas, les effets
en insert sont inutiles ou redondants.
On peut également ajouter d'autres effets. On peut parler par exemple
du noise gate (ou gate) dont la fonction est de couper le signal
lorsque l'instrumentiste ne joue pas pour éviter les interférences avec
les autres instruments acoustiques et l'ajout de bruit de fond. Cet
effet est indispensable sur scène. On ne peut pas, en effet, demander
au responsable son d'un concert de muter les 5 micros d'une ligne de
cuivres quand ils ne jouent pas et lever le mute pour un hit sur le 3
temps de la deuxième mesure... Pour ce qui est de l'enregistrement en
studio en condition de direct (pour un thème jazz par exemple), on se
passe de gate. L'ingénieur du son supprimant après coup les parties où
ne joue pas l'instrumentiste. Le gate se situe toujours en fin de
chaîne acoustique et de toute façon avant les effets de chorus et
reverb.
Je fais volontairement l'impasse sur les effets guitares. Ils font parties de l'instrument (distorsion et autres).
Cela parait logique, mais tout n'est pas évident. Laissez moi rappeler quelques règles de base.
Pour un professionnel, l'environnement est ce qui va lui permettre de se mettre à l'aise pour donner le meilleur de lui même.
On va donc éviter toute bousculade pour les derniers branchements.
On va également le placer correctement dans la salle. Par exemple: Si
l'on parle d'un saxophoniste, vous pouvez toujours lui mettre le son à
fond dans les oreilles, il entendra toujours un peu le son propre de
son saxo. Comment ? Par la vibration de l'instrument sur les dents et
parce que le saxo possède une puissance sonore impressionnante. Si ce
retour pour cet instrumentiste n'est pas un problème dans un
enregistrement avec des effets discrets (jazz), il peut se révéler
gênant quand on force la dose. Souvenez vous du saxo de Blade runner,
l'instrumentiste "joue" avec la reverb. Il faut donc lui éviter au
maximum les retours directs de son instrument (sans effet). On le
mettra donc dans un endroit le plus sourd possible et surtout que le
pavillon du saxo soit le plus loin possible d'un mur. Les
saxophonistes, pour choisir leurs instruments, se collent justement
face au mur pour bien entendre le rendu de leur instrument.
On éloignera le chanteur des murs du studio également. Dans les studios
"improvisés", j'ai même vu mettre des matelas contre les murs. De
simples rideaux sont également une excellente solution.
On va veiller également à la température. Pas seulement pour
l'instrumentiste, mais aussi pour son instrument. Une clarinette est
par exemple très sensible. Je me souviens d'un concert ou un basson a
passé tout le concert à ajuster son instrument parce la température n'a
jamais cessé de monter. Pour le dernier mouvement, il a du enlever le
cul du basson et transcrire en temps réel d'un demi ton!
Enfin, on va essayer de ne pas lui user son énergie en essais et autres.
Regarder la vidéo de démo de pro-tool (la version pro), et vous
verrez ce qu'est un studio agréable ! Sans parler des problèmes
acoustiques .
Bien qu'ayant précisé
l'importance de l'interaction des effets, le micro avec le préampli sont tout
de même les pièces maîtresses de la chaîne. En effet, c'est grâce à lui que
les ondes sonores (déplacement de l'air) vont se transformer en signal électrique.
Les micros d'aujourd'hui sont arrivés à un niveau impressionnant pour un prix
raisonnable. Pour un niveau professionnel, la fourchette va de 6000 Francs à
environ 30 000 Francs.
Il y a plusieurs manières de classer les micros. D'abord, l'académique et très
générale :
- Microphones dynamiques : bobine mobile. Ils sont robustes et ne coûtent pas
chers. Ils ne nécessitent pas d'alimentation extérieure. Ce sont les micros
de scène - La "sucette au bout rond".
- Microphones condensateurs : haute qualité, fragiles et sensibles. Ce sont
les micros de studio. La "bûche de Noël".
- Les autres : à électret, avec ou sans transformateurs, etc.
Pratiquement tous les micros de studio possèdent une large membrane pour capter
la subtilité de tous les sons. Sans entrer dans les détails techniques, il existe
deux catégories "caractéristiques" de micro de studio:
- Les micros électroniques : ils sont parfaits avec un bruit négligeable mais
ils ont tendance à durcir le son surtout dans un contexte numérique.
- Les micros à lampes : Ils sont plus bruyants, moins précis mais donne une
chaleur impossible à reproduire par l'électronique.
Après, bien sûr, il y les sous catégories avec ou sans transformateur
ou d'autres détails techniques (double diaphragmes, matière de la membrane,
type d'électronique embarquée, etc...).
L'autre point important
est la directivité. Cela correspond à l'espace qu'est capable de capter de manière
optimale le micro. Pour capter une ambiance, il faut un micro capable de capturer
tout les sons autour de lui (omnidirectionnel). Pour un chanteur au milieu de
rockers déchaînés, on choisira un micro très directionnel. En plus, il
faut tenir compte d'un phénomène "gênant" : la propagation des ondes n'est pas
la même pour les aigus et les graves. Le concert de 50000 personnes en plein
air est un bon exemple. Mise à part la puissance sonore, vous constaterez que
le son n'est pas le même en fonction de la distance par rapport aux hauts parleurs.
Les directivités sont des types suivants :
- omnidirectionnel
- cardioïde large
- cardioïde (voir photo ci.contre)
- hypercardioïde
- en huit
On peut rajouter les intermédiaires. Pour être honnête, le plus courant et facile
à utiliser est le cardioïde parce qu'en studio on utilise principalement la
proximité et semi-proximité. Néanmoins dans certaines applications la différence
est flagrante.
3:10 PM
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|