Status: Single
City: Lyon
Country: FR
Signup Date: 11/27/2005
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Sunday, May 18, 2008
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REVIEWS (TAT 2)
ELEGY N°51 Janvier 2008
'Avec Le Sperme de tous les Métaux, TAT poursuit son étrange quête musicale initiée avec les intriguants Quinta Essentia et Thalidomide : Réminiscence Remixes. Et à l'instar de ses prédécesseurs, cet album n'est pas de ceux qu'on peut ranger dans une case en l'écoutant d'une oreille distraite. S'agit-il de dark folk ténébreuse? D'indus plombée ? De dark atmo apocalyptique ? De fracas ? D'harmonie ? De tout à la fois et de tout autre chose ? Au final, ça n'a aucune importance : on se laisse de toute façon capturer par les notes ésotériques et les textes changeant le plomb en or d'un TAT très bien épaulé par ses complices musiciens, tout particulièrement dans les pièces sur lesquelles Esclarmonde pose sa voix ('Unicornis', Subtiliation') qui rappellent quelque chose part l'univers des regrettés Algyz. L'Alchimie est totale.'
Sabine Moreau
Progressia : http://www.progressia.net/index.php4?rub=chroniques&idchr..1244&PHPSESSID=6c5207e7c64cdd4bac4f17ba8ab2cfe8
'Le souffle, la respiration, la vie, le sentiment d'avoir passé un grand moment d'écoute et de musique ! Voilà ce qu'on a en tête après avoir écouté ce richissime et plein de promesses petit bijou au nom étrange et intrigant : Le Sperme de tous les métaux. L'origine de ce titre est à puiser dans l'alchimie et les cornues des adorateurs du bel art. En effet, nous voyageons avec TAT dans l'hermétisme, les caves voûtées, les étrangetés, la magie et les officines obscures.
« Ayant donc reconnu la vraie Matière, ou Sperme et Semence de tous les Métaux, et ce que c'est que le Mercure cuit et congelé au Ventre de la Terre, par la chaleur du Soufre, qui cuit par sa propre vertu... » (Nicolas Flamel).
Voilà l'explication du titre… Certes, ce n'est guère plus clair que les concepts trop fameux sur les voyages interstellaires post-apocalyptiques ou des séances de Rei-Ki sur Pluton qu'on nous assène depuis quelques années. LA grande différence tient cependant à la cohérence, à la construction, à l'idée d'art total que TAT met en place et qui imprègne le support, la musique, le son et les textes. Tout est harmonieux dans ce disque : une couverture sublime, tout en noir et en gris, reprenant des figures médiévales et mythologiques, un son très soigné, feutré, une relative mesure dans l'utilisation des voix off, qui ne sont jamais angoissantes et qui ne viennent jamais non plus nuire à l'essentiel : la musique et les compositions. L'artiste s'efface derrière son concept où chaque morceau est conçu en fonction de lois alchimiques et numérologiques.
Comme toute alchimie, il faut passer du côté sombre des choses pour renaître, émerger à nouveau et c'est tout à fait l'effet que procure Le Sperme des métaux. Noir, froid et lointain en apparence mais laissant un goût suave et coupable une fois écouté. Du grand art.
TAT est un artiste brillant, qui a su mêler la folie originelle du genre progressif au son d'aujourd'hui. A ses débuts, il jouait avec Thork des compositions proches de Crimson et Yes et il semble avoir gardé l'univers des premiers et la virtuosité des seconds. Puis, en se dirigeant vers des sonorités plus electro, plus indus, il exploita ses talents au service de concepts intrigants et riches en symboliques.
La voix de TAT est sombre, aux sonorités proches d'Elend, des voix féminines viennent parfois accompagner l'ensemble, quelques orgues, quelques voix basses, démoniaques, mais jamais anxiogènes, quelques pépites font sombrer l'auditeur dans un maelström de sensations et de découvertes : le remix de « Thalimonide », par exemple, et ses sons électroniques cycloniques qui partent à l'infini et mettent en transe, ou « Subtiliation », qui pourrait être un tube dans un autre contexte : en écoutant ce titre, votre serviteur a pensé à un intermédiaire subtile entre Mostly Autumn et Paatos. Ajoutons Baudelaire, Schubert, des délices et des orgues… Tout est réuni pour faire du Sperme de tous les métaux un bijou visuel et auditif. Le grand intérêt est que la violence est subtilement introduite… Les odeurs de soufre arrivent au compte-gouttes.
Il est regrettable, purement et simplement regrettable, que des disques et des artistes aussi brillants, aussi intéressants, aussi innovants, aussi progressifs au sens le plus beau du terme, ne soient pas un tantinet reconnus. Par pitié, allez acheter ce disque, il ravira aussi bien les amateurs de rock indus, mais aussi les gens épris de calme, de méditation, de rêverie. Il plaira aux esthètes comme aux plus obscurs de nos lecteurs. N'hésitez pas, car ce disque est assurément un des meilleurs de l'année (NdRéd : cela augure d'un joli bilan 2007).'
Jérome Walczak
D-SIDE n°43 :
'Le second opus du projet français TAT, non content de proposer une approche esthétique revue et corrigée vers le mieux encore, prolonge l'expérience sensorielle singulière du récent premier volume. Ce Sperme De Tous Les Métaux, partant d'armatures acoustiques soignées et bercées par un spoken words sépulcral, moult voix (Esclarmonde, Vx69, Mic, Kader) et musiciens invités (.cut, Atopic, Brain Leisure, Cypher, Samuel Maurin), surprend un peu moins mais redéploie un propos ouvert et expérimental, à la suavité paradoxale. Mystérieux et sensible ('Unicornis') il va jusqu'à parasiter le religieux (les orgues de 'Solution et Dissolution', traversés de souffles de l'au-delà), incruster à ses atmosphères de mort un beat sourd en soutien de superbes suites de guitare classique ('Putréfaction'). En clair obscur, il offre ses paradoxes. Parmi eux, d'inattendues aspirations club / dark wave se font jour via un remix de 'Thalidomide' réalisé par Atopic, issu de l'album Thalidomide Réminiscence Remixes (publié par le netlabel Abyssa). Atypique, assurément.'
Emmanuel Hennequin
Verdammnis : http://www.verdammnis.com/v4/reviews.php?id=105
'Un nouvel album de TAT, forcément, ça suscite la curiosité. Après le très bon 'Quinta Essentia', téléchargeable gratuitement, et qui avait introduit le style minimaliste, sombre, ambient et recherché, 'Le Sperme De Tous Les Métaux' continue dans cette voie. Avec une horde d'invités prestigieux, propulsant ce disque dans une autre dimension. TAT est un projet qui nous amène à nous interroger sur ce qu'est la musique, finalement. Car si pour certains, c'est le résultat harmonieux d'instruments, plusieurs styles ont déja démontré les limites de cette vision. Toujours aussi minimaliste, 'Le Sperme de Tous Les Métaux' continue aussi de jouer sur la forme, repoussant les limites posées par des esprits fermés. Une voix d'outre tombe résonnant lentement, quelques accords de guitare, quelques bruitages. Et ça suffit pour nous transporter sous terre, là où il fait froid et où la lumière ne filtre pas. Le disque s'ouvre sur 'Alchimie De La Douleur', d'après Baudelaire. TAT seul plante avec sa voix cette ambiance sombre, glauque, sépulcrale, qui va nous bercer tout le long, aidé par les nombreux invités. Car là où l'oeuvre atteint ses sommets, c'est quand des artistes tels que Esclarmonde, VX69 ou Brain Leisure apportent leur touche, proposant quelques bijous de noirceur et de mélancolie : 'Unicornis', 'Putréfaction' ou encore 'Purification' carrément angoissante. Avec de tels invités, impossibe d'éviter des approches plus industrielles, comme sur 'Interlude' ou le remix électro de 'Thalidomide' par Atopic, concluant l'album sur une note mouvementée. Si vous n'aviez pas encore écouté TAT, il serait peut être grand temps de s'y mettre...'
Mister-S
Obskure : http://www.obskure.com/fr/sommaire_kro.php
'Très rapidement, Tat propose un deuxième album après l'ensorcelant « Quinta Essencia ». C'est courir un risque : les nouveaux morceaux sont-ils mûrs, supporteront-ils la simple comparaison avec les précédents, ou, rêvons, ce deuxième album marquera-t-il une évolution ?
Toujours adepte des nuances de gris, Tat a beaucoup plus travaillé son livret : adieu aux photos des différents intervenants et place aux reproductions de peintures ou bas reliefs gravés. On saisit que l'optique est à l'intemporel, à l'anonymat. Et il est vrai, qu'une fois de plus, la musique s'y prête : oscillations entre classicisme, préciosité et noirceur des programmations ; les voix aériennes opposent leurs rayons aux gouffres des murmures gutturaux. Mélodies évolutives, brisées, recollées. Redite ? Non, amélioration, alors même que le premier essai était concluant. Les ambiances en germe dans l'album « Thalidomide Réminiscence Remixes (sur Abyssa Netlabel) » sont maintenant récoltées. Plus riche de cette expérience, « Le Sperme De Tous Les Métaux » construit son propos. « Solution & Dissolution » impose sa marque d'ambiant dark au centre du dispositif (faisant fi de l'arithmétique traditionnelle, ce troisième morceau est le c--ur palpitant vers lequel revient la mémoire. Titre après titre, le disque prend la forme d'un miroir à facettes, jouant des réminiscences du premier album (« Putrefaction »), réorganisant ses sonorités et leurs points de jonction. Les morceaux se répondent, s'enrichissent, fortement liés dans un parcours réfléchi. L'auditeur suit du regard certains sons, aperçoit des lignes de fuite mouvantes, les capture (des guitares en accord lent sur « Purification » !) avant de se tourner vers un nouveau détail, hypnotisé. Riche de ces nuances (apparition subreptice de guitares électriques !), et tout en maintenant un équilibre (il nous raconte toujours la même histoire de feu, de Vérité et de regard sur l'Homme), Tat a créé son univers, quelque part aux confluences d'un Elijah's Mantle et d'un Viny Reilly, d'un Syn- ou d'un Paul Roland. L'ancienne question du genre (« darkfolk ou pas ? ») est dorénavant plus qu'anecdotique. Bien sûr, les références multiples à l'Hermétisme, aux symboles alchimistes permettront aux poètes troubadours, aux adeptes des labyrinthes historiques de trouver des jeux de pistes dans les paroles. Les références et les invités multiples (Esclarmonde, vx69, .cut, Cypher, Brain Leisure…) apportent aussi leur propres ambiances et ajoutent d'autres éclats réflexifs. Afin de guider l'auditeur vers son futur terrain de jeu, des remix viennent ici définitivement clore l'aventure du premier album. « Thalidomide Remix » est un avant-goût d'un TAT dark wave, certes rigolo et dansant, mais peu personnalisé sous cette forme et à la limite du sacrilège. On lui préfèrera la quintessence de « Thalidomide : Absolution », mêlant synthétique, noise et acoustique avec un sens du rythme très délicat. Ce visage discrètement martelé de Tat attire rétrospectivement l'attention sur la batterie de « Subtiliation » qui mériterait un travail plus poussé, à l'instar de celui produit par In The Nursery. Nul doute que le travail du Lyonnais saura et progresser et nous surprendre au prochain opus comme c'est le cas avec « Le Sperme De Tous Les Métaux ».'
85% - Out of Obscurity
Sylvaïn
Pavillon 666 : http://www.pavillon666.fr/groupe.php?groupe=2196
'Et oui, deuxième album pour TAT ! une formation originale au style un peu en marge, que nous vous avions déjà présenté lors de la sortie de leur premier album « Quinta essentia », et qui aujourd'hui se voit signée sur le label urgence disk records. Oeuvrant dans l'ombre, certains travaillent sans relâche, et avancent, ici c'est un album « Le sperme de tous les métaux » qui vient concrétiser ces efforts.
Inutile d'espérer des cornemuses ou des violons, vous n'y êtes pas au niveau du terme « folk »…dark acoustique serait peut être mieux adapté, « le sperme de tous les métaux » officiant de nouveau dans un registre instrumental minimaliste, dominé en grande majorité par les guitares acoustiques, agrémentées de sonorités d'orgues et de rares éléments de percussion. Pour ceux espérant un disque de musique électronique en voyant le label d'urgence disk, idem, vous n'y êtes pas, bien que des titres à tendance dark/electro auraient pu constituer une évolution possible de l'--uvre de TAT, au vue des prestations et des nombreuses collaborations auxquelles son fondateur et âme du groupe avait pris part ces derniers temps ; deux titres à dominance électro (Subtiliation et un remix de Thalidomide) viennent d'ailleurs confirmer cette éventualité. Comme sur 'Quinta essentia', le concept du 'Sperme de tous les métaux' se construit à partir de l'esprit d'un seul homme, associant à son projet de nombreux invités (pas moins de 9 ! comme par exemple Brain Leisure, ou encore Vx « cheerleader » actuel chanteur de Punish Yourself qui vient officier sur trois pistes de l'album), chacun venant ainsi apporter sa touche personnelle sur chacun des titres. Sur des compositions épurées résonnent quelques notes de guitare classique (ne serait ce pas du Schubert sur 'Unicornis' ?), et toujours ces ensemble de chants ayant marqué 'Quinta essentia', entre vocaux agonisants, et toujours la superbe voix d'Esclarmonde à faire pâlir les Dargaard ou Dark Sanctuary.
A travers les thèmes de l'alchimie et de la transformation des matières, ce n'est guère une ambiance de fête qui transparaît ! les compositions de TAT baignent effectivement dans un univers obscur et mystérieux, comparable par moment au dimensions crées par le ritual ambiant. Mais « épurées » ne signifie pas pour autant « simpliste », 'Le sperme de tous les métaux' se caractérisant en effet par une agréable maturité au niveau du travail de création. Ajoutez le petit plus de production apporté par le label et vous obtiendrez un excellent album de dark folk, sombre à souhait et bien pensé, comme quoi, il n'y a pas que la scène death qui se bouge dans notre bel hexagone…'
S.Y.L.
Spirit of metal : http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Tat-nom_album-Le_Sperme_De_Tous_Les_Metaux-l-fr.html
'Il y a des groupes qui se permettent de ne ressembler à rien de connu. De s'ouvrir à des concepts musicaux casse-gueule. Et de s'en tirer avec une certaine classe. Tat fait partie de ceux-ci.
Le Sperme De Tous Les Métaux est une suite logique au Quinta Essentia paru l'année précédente, dont il reprend la majorité des éléments. La musique du faux one man band (beaucoup d'intervenants cités comme guests) est très difficilement descriptible : la structure se veut néofolk, jouant avec des guitares acoustiques pour poser le squelette des morceaux. Des éléments industriels relativement nombreux viennent se greffer en divers endroits, et on peut même noter une légère touche électro. La totalité de l'--uvre montre une volonté de composition assez inspirée par le néoclassique. Résumé: ça n'est pas franchement descriptible de manière globale, tant le disque est varié.
Un titre par titre s'impose donc. On ouvre sur une introduction, un chant rauque et résonnant déclamant du Baudelaire. Ce morceau est très contestable, la distorsion sur la voix étant assez maladroite et se révélant presque désagréable, enlevant en tout cas la portée poétique du morceau en question. Entrée en matière naze, donc. Suit Unicornis, un morceau inspiré de Schubert, alliant une guitare néofolk avec des percussions sombres et sourdes, très telluriques. La voix masculine reste dans le même registre que le premier morceau, choix que je me vois obligé de contester là encore même si c'est moins flagrant. Rapidement cependant, c'est la voix d'Esclarmonde (qui chante sur à peu près la moitié des titres de Tat) qui prend le relais. Etrangement là encore, on se trouve face à une prestation un peu bancale, non pas par le chant lui-même, mais plutôt par le texte chanté, dont le rythme s'associe plutôt mal avec celui de la musique sur lequel il est collé. Le morceau reste intéressant, même si très loin d'être parfait. On notera d'ailleurs l'effet assez plaisant que donne la guitare folk lâchant des petites pluies de notes visiblement composées pour un clavecin. Solution et Dissolution enchaîne, un grondement industriel emplit l'espace et laisse peu à peu surgir des sonorités d'orgue fantomatiques, puis le fond sonore disparaît au profit de quelques grognements possédés. C'est là que la sauce commence vraiment à prendre : le morceau est un digne petit rejeton du dark ambiant à tendances industrielles. La guitare folk reprend du poil de la bête avec Putréfaction, accompagnée cette fois d'une pulsation électrique, d'un chant beau et nostalgique, et de quelques bidouillages sonores. Ce morceau est mon préféré du disque : à la fois nostalgique et flottant, il se permet un petit écart malsain ou une petite 'improvisation' très libre, ce qui en fait un titre posé et jouant avec sa simplicité apparente pour cacher quelques richesses passionnantes en son sein. O TAT repart dans le délire des voix rauques et résonnantes, mais cela passe un peu mieux que dans l'introduction, certainement parce qu'on est enfin pris dans l'ambiance du groupe. Quant aux apparitions vocales très noires et résonnantes de la seconde partie, elles amènent un côté sombre qui alourdit le morceau avec justesse. Il ne s'agit cependant pas du meilleur morceau du disque, loin de là. Purification continue dans sa veine néofolk très posée, et la voix se fait narrative, parfois un peu grandiloquente, doublée de nouveaux vocaux rauques (parfaits ceux-ci). L'interlude laisse place quant à lui à un petit délire noise discordant, qui secoue bien l'auditeur au cas ou il aurait pensé à s'endormir (ce qui aurait tout de même été dommage). Vient ensuite Subtiliation, qui se permet quelques incursions d'un rythme plus entraînant sur son habituelle structure néofolk à la guitare acoustique nostalgique, quelques sonorités de cuivres et une insertion électro très plaisante sur la fin du morceau. Tat conclut son disque par deux reprises de Thalidomide, un morceau de son premier disque. La première est excellente (si on excepte l'introduction à la voix rauque, ici encore un peu contestable, les vocaux au c--ur du morceau étant plus justes à mon humble avis) et achève bien l'écoute du disque. La seconde, un remix façon darkwave, laisse un peu plus perplexe, sans être désagréable pour autant.
Tat nous livre donc un petit disque de néofolk chargé d'influences néoclassiques et d'expérimentations indus/noise/électro (rien que ça), sombre, nostalgique. Le tout est assez disparate mais passe plutôt bien, et une sorte de cohérence (pour laquelle la guitare acoustique fait beaucoup d'ailleurs, liant les morceaux entre eux) émerge assez rapidement du chaos apparent. Le Sperme De Tous Les Métaux est meilleur que Quinta Essentia. Il est cependant loin d'être parfait : un peu court, gardant en son c--ur quelques éléments un peu moyens (principalement dans les vocaux rauques, vous l'aurez compris) qui ont tendance à rendre un peu plus dure la rentrée dans l'--uvre qu'elle ne devrait l'être. On ne peut cependant que saluer cette volonté de jouer une musique très personnelle et de se dire qu'un tel disque est très prometteur. L'évolution positive entre les deux premiers opus est assez nette (même si elle comporte quelques aspérités, l'ambiance est prenante au final), et il est fort probable que le lyonnais nous sorte un chef-d'--uvre dans les années à venir. A suivre.'
Corwin
Sentinels of time : http://thesentinelsoftime.club.fr/Chroniques/chroniq%20tat-le%20sperme%20de%20tous%20les%20m%E9taux.htm
'Si 'Quinta essentia' révélait à nos oreilles profanes un cabinet des ombres où s'opéraient de captivants échanges d'énergie, ce deuxième album confirme le talent d'une alchimie musicale magnétique. Alchimie, le maître mot de TAT, un projet empli de mystère et de lents dérapages vers des visions occultistes au c--ur d'un antique jardin de grimoires… Toujours quelques paroles à peine délivrées du bout de ces lèvres que retient le sceau des hermétistes, spoken words obscurs et torturés qui nous mènent vers les notes d'une guitare classique omniprésente semant dans son sillage la fragrance d'une ancienne partition. Si l'on retrouve avec bonheur le chant délicat d'Esclarmonde, Vx 'Cheerleader' installe un charme grisant sur 'Putréfaction', sa voix y distille une entêtante ambiguïté sertie dans le cadre d'une sombre sensualité, nous rappelant aussi que la palette de TAT s'enrichit de la présence de divers artistes. Les participations, notamment vocales (écoutez 'Purification'), apportent des tonalités et des nuances à une --uvre qui n'hésite pas à nous immerger au sein d'atmosphères ritualistes inquiétantes (l'oppressant 'Solution & dissolution' tout en orgue et murmures, un 'Interlude' qui semble ouvrir les portes d'un cauchemar). On frôle la lumière sur 'Subtiliation', la six cordes croise des sonorités électroniques et le ton se veut plus 'ouvert', cela avant deux relectures de 'Thalidomide : Réminiscence' (titre figurant sur 'Quinta essentia') ; le livre peut alors se refermer, nous abandonnant au souvenir de ces mélodies parfois nostalgiques, voire mélancoliques ('O TAT'). 'Le sperme de tous les métaux' est une réussite et mérite que l'on se penche sur l'univers d'un musicien qui, dès sa première réalisation, prouvait déjà qu'il irait loin.'
Gasp
Side Line : http://www.side-line.com/reviews_comments.php?id=26388_0_17_0_C
'It's not that easy to qualify this album as any particular style. The easiest way is to describe it as pure experimental. The acoustic guitar parts will maybe awake the curiosity of neo-folk lovers, but TAT doesn't sound as a reference in this genre. The main characteristic of 'Le sperme de tout les métaux' ('The sperm of all metals') is the deep, poetic content of the lyrics. It even sounds like poetry becomes more important than music, which seriously infects the music. The sound of TAT comes close to ballads and other ambient collages, but always remain minimal! Notice by the way that several guest musicians (Brain Leisure being probably the most familiar one) contributed to this album. The fascinating side of this opus is for sure the poetry, which for some songs have been taken from Beaudelaire, Hermes and Unicornis. The music is definitely disappointing and I already heard better releases on this Swiss label! www.www.darksite.ch/urgence (DP:4)DP.'
Seidr : http://seidr.woods.ru/tat07.htm

DPRP : http://www.dprp.net/reviews/200763.phptat
'Ever since I reviewed TAT's first album a year or so ago, I've listened to it now and again, and I stand by what I said about it and also by my recommendation of it. However, listening to his new album, I'm faced with the danger of plagiarizing my own earlier review. I have very little to add to what I said there, and that, unfortunately, is because TAT hasn't himself added a lot to what he said on his first album. If you liked that one, you'll like this one – and vice-versa, of course.
As an aficionado of some of the darker sub-genres of extreme metal (death, black, goth, doom), I took a liking to TAT's first album because it sounds, by turns, like what death, black, goth, and doom metal would sound like with every sliver of metal removed. And this album's the same. It's dark, gloomy, slow, sludgy, contemplative music, heavy on classical guitar (TAT, or Antoine, is a classical guitarist, and an excellent one), laced with low-frequency synthesizers, and overlaid with spoken-word and occasionally sung lyrics (almost all in French) by male and female vocalists. It's not quite what you'd call ambient music, but it sure ain't The Spice Girls, either. TAT seems determined, on each composition as on the album as a whole, to create and maintain a mood, and he's undeniably successful at doing so. But that mood isn't one that all listeners will want to share.
Because I've little to add to my general descriptions of the first album, this one being so similar, perhaps I could spend a few moments singling out and describing a few of the new tracks, thus giving my readers a better idea of whether they'd care for them or not. Even singling out tracks is hard, since they're very similar, but I've culled a few favourites from repeated listenings. Unicornis is an excellent introduction to the album that should have been the first track – the actual first track, Alchimie de la Doleur, is entirely spoken-word (the words spoken by creepy, low, processed vocals) and strikes me as unnecessary. Unicornis features male (spoken) and female (sung) vocals over a lovely classical/Spanish-guitar accompaniment, with synthesized thunder far in the background. The delightfully named Putrefaction is, despite its name, comparatively perky in context, using sporadic electronic percussion and churchbells to animate the whispered vocals and Spanish guitar that forms the track's basis. And Thalidomide Remix by Atopic is both the best thing on the record (in some ways) and a disaster (in others). It seems to be taken from an entire album of remixes of that song (TAT has been busy in the last while, releasing not just this new studio album and a live album but also a remix album), and it features the draggy original Thalidomide: Absolution turned into a, well, a dance track, I guess – it's goofy but kind of fun; but I think it was a mistake for TAT to include it here, especially to end his album, because the vibe is completely out of keeping with that of the rest of the album.
So I can't give this album a DPRP Recommended rating, though I did so with the first, mostly because there isn't enough that's new here – no discernible progression, just more of the same – but also because what was kind of fresh and cool the first time is just creepy this time. I'm not quite sure what TAT's ambitions are or what audience he hopes to reach, but I believe he needs to rethink his sound. I called the first album unique (in the proper sense of that word, 'one of a kind'), and it was at the time; but now neither it nor this second one is. And two of this kind are, I think, more than enough. So while I like TAT's sound in general, I think this album represents the end of the line for this kind of music and hope he'll turn his talents to something at least a little different next time.'
Conclusion: 7 out of 10
GERALD WANDIO
Evening of Light : http://www.eveningoflight.nl/en/reviews/tat_sperme.htm
Last year TAT unleashed Quinta Essentia, a highly original, superb debut album. What happened after that was the release of a remix album and now it's a new year and a new album is out. Does it live up to its older brother?
This album is divided into two parts. Part one (Autres Pieces) consists of the two first and the two last songs, the rest is part two, the main part (Le Sperme De Tours Les Métaux). In the beginning things are pretty much in the same vein as on Quinta Essentia. TAT's dark deranged voice reading a Baudelaire poem works fine as an intro, and then the guitar kicks in when the second track starts. It seems as the tempo has been reduced since last time and the melodies are more concrete and straight. The mood is still dark and haunting. Soon we also hear the female who sang some of the songs on the previous album. Browsing the booklet will teach you that pretty much all of the guest artists from the last offering are present even here, as well as some new. Most significant is the contribution of Cheerleader69. As the album processes you will encounter awfully professional played guitar driven songs in the classical / gothic / folk / TAT way, hand in hand with experimental tracks drawn straight from your nightmares. What I mentioned about the tempo earlier is still valid even though some of the songs would have fitted nice in the previous album without disturbing its content. I don't mean that as a bad thing: Quinta Essentia
In the eight track things are starting to rumble. To start with, even that track follows the same pattern but it's completely torn apart by some electronics that reminds me of... Well, I don't really know that well but Blutengel or Crüxshadows, somewhere in that realm. Even though it sounds rather OK it is a total mood-killer if you ask me. The track that follows is nice though. But the last one, which is a remix of the previous song, is a sad story without any qualities at all. What is done is that Atopic has looped some parts of the vocals, added a terrible digital thing that's supposed to sound like an electric guitar and some cheap keyboards and drums to it. The operation has left ugly scars and open wounds that probably won't ever heal. Personally, I turn the CD off after 'Thalidomide : Absolution' and pretends that it is the last track. A short note on the lyrics. They are still mostly in French but there are two English ones that give us a deeper sight into TAT's world. Some are adapted and some are written by TAT.
Time to answer what I asked in the beginning then... It's not quite as interesting and not quite as good. Still it is way above average. Positive is the courage to experiment even though it does not fit my taste: TAT was, as you might understand, superb. really deserves a bigger audience so if it works, I'm happy for him.
8/10
CME
Axcesscode 'Mindphaser' http://www.axesscode.com/mindphaser/viewtopic.php?t=7907
Après 'Quinta Essentia', nous voila de retour avec ce nouvel opus de la saga 'TAT' en une période baroque des plus sombres. Le voyage ne sera cette fois - ci encore guère joyeux, pas de ménestrels ni de troubadours pour nous accueillir, mais une voix d'outre tombe qui ne fera que ressasser des paroles plus horribles les unes que les autres à l'aide d'un langage soutenu de circonstances et de rimes assez subtiles. Tristesse, désespoir, fatalisme nous accompagne tout au long de l'aventure, que cela soit au niveau des arrangements (dissonances à souhait) ou des ambiances angoissantes, rien ne laisse le moindre espoir. L'apparition de la voix féminine de 'Malmonde' ne fera que confirmer cette idée de manière plutôt réussit, en gardant néanmoins un côté très cliché. L'originalité de 'TAT' est d'inclure dans tout cet univers une guitare classique dans quasiment chacun de ses titres. Et c'est de loin à mon sens sa plus grande réussite, tant au niveau de la clarté du jeu, que de la richesse de la composition autour de thèmes travaillés, tout s'enchaîne parfaitement et donne à l'oeuvre un vrai caractère. J'avoue être beaucoup moins convaincu par la voix cadavérique qui gâche selon moi l'ensemble de l'instrumentation, et c'est dommage vis à vis du travail fourni quand au reste de l'opus. On se risque sur le titre 'subtiliation' à y inclure des sons plus modernes, l'exercice n'était pas évident et le résultat en soit n'est pas extraordinaire, mais cela pourrait offrir une autre perspective quand aux futurs épisodes de la saga.
'Le Sperme de tous les métaux' au final de ne se démarque pas énormément de 'Quinta essentia', ceux qui ont apprécié le premier opus, apprécieront celui-ci.
Mario
Empire Magazine - DE
Das ist schon ein sehr obskures Werk, das neulich überraschend im Briefkasten lag, abgeschickt mit der Bitte um eine Rezension im Empire. Erst nach längerer Suche fand ich einen Hinweis, wem ich dies zu verdanken haben könnte. Das Cover spiegelt schon recht passend wider, was einen hier erwartet: ein seltsam düsteres, schwer zugängliches Werk, das dann aber doch nach einer Weile einige sehr schöne Momente zu offenbaren weiß. Die Namen der beteiligten Musiker sagen mir – mit einer Ausnahme – nichts, oder sind Euch schon mal die Namen der Sänger/Innen 'Esclarmonde', 'Vx Cheerleader', 'Kader' (ohne Loth) oder 'Mic' untergekommen? Oder die für Programmierung zuständigen 'Atopic', '.cut' oder Brian Leisure (huch, ein normaler Name)? Halt –Samuel Marin am Bass, das sagt mir was. Der Mann ist nämlich auch bei Nil und Thork aktiv – und von daher kommt dann wohl auch die Kontaktaufnahme zu Stande. Kommt man jetzt doch irgendwie in die Prog Ecke? Nicht ganz – einen Hinweis gibt da eher die Internetadresse des sich 'TAT' nennenden Kopfes der Band: http://tat.darkfolk.free.fr. Im Wesentlichen geht es nämlich recht sparsam instrumentiert zu – das Ausschlaggebende ist die Atmosphäre, die hier erzeugt wird. Zum einen durch merkwürdig verzerrte Stimmen, die wie eine Mischung aus Saga de Ragnar Lodbrock und Devil Doll auf Sparflamme klingen. Der programmierte Sound sorgt für eigenwillige Stimmungen, die gelungenen melodischen Farbtupfer setzt TAT selbst mit einigen sehr schönen Parts an seiner Akustikgitarre. Der klare Frauengesang gefällt mir sehr gut, manches erinnert hier ein wenig an XII Alfonso. Tempo ist – vom mit Technorhythmus unterlegten Ausreißer „Thalidomide remix by Atopic' zum Albumausklang abgesehen – ein Fremdwort. Vielmehr geht es hier um Atmosphäre. Sehr eigenwillig, insgesamt recht ruhig – kaum möglich abzuschätzen, wer hier die potenziellen Interessenten sein könnten. Nach anfänglicher Ratlosigkeit hat das Album bei mir dann doch einen positiven Eindruck hinterlassen. Ist halt … anders.
Jürgen Meurer
TRANSIT Magazine - CH
'Peut-être découvert avec son premier album 'Quinta Essentia' ou avec les remixes présents sur 'Talidomide Remixes', le Lyonnais TAT revient avec un troisième album toujours autour du vaste thème de l'alchimie et aux paroles ésotériques. Sont présentes de nombreuses collaborations qui amènent une grande diversité au dark folk mêlé d'éléments classiques ou parfois industriels de TAT. On pourrait notamment citer la douce voix féminine d'Esclarmonde faisant contraste avec la voix profonde de TAT ou celle de Vx 'Cheerleader' (de Punish Yourself) présente sur certains titres. Cet album semble renfermer un grand nombre d'éléments que l'on n'arrive à découvrir petit à petit qu'après de nombreuses écoutes intensives, comme un grimoire dans lequel on déchiffre de plus en plus d'inscriptions. Un album faisant à ce point plaisir à nos oreilles et à nos neurones est donc à posséder de toute urgence pour compléter sa discothèque.'
[Lyphilia]
Metal Nose http://metal-nose.org/news.php?item.322.2
[Rating : 9,5/10] Honestly... Wonderful, a shame I didn't know them before. Definitely not for the persons among us who only like the heavier stuff because you won't hear it here. TAT plays soft, dark music. The lyrics are mostly in French, only two tracks are in English, but even then it's clear that they all are poety. For example, tracks 5 and 6 are extracts from the Ancient Greek work Corpus Hermeticum, and track 1 is cited from Baudelaire's 'Les Fleurs du Mal, Spleen et Idéal, LXXXI'. It's even so that the music itself seems to be of minor importance than the lyrics. It really shows that Antoine A., the composer and classical guitar player, knows the meaning of 'less is more'. Apart from Antoine A., also some guest musicians appear. The album itself is actually divided into two parts, part one is called 'Le Sperme De Tous Métaux' and consists of tracks 3 to 8, while the first and last two tracks are the second part.
Andy
12:08 PM
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