C'est toujours étonnant de se mettre dans la vie du cinéma, combien de fois je me suis dit : ca y est j'arrête c'est trop ! Et puis comme l'a écrit un homme, Joseph Campbell, dans des propos mainte fois retrouvés et constatés, la crise de la quarantaine peut se résumer par une image : nous passons la première partie de notre vie à grimper de peine et de misère sur le toit d'un édifice (le bonheur, l'amour...) quand parvenus au sommet, nous nous sommes trompés d'édifice.
Et s'amorce la période 'devenir ce que nous sommes', une question de sens, trouver du sens à la vie, et parvenir à perdre ses illusions, accepter ses rêves, mais finit les caprices, les folies, le calme se fait jour, la patience est une aventure, pour ma part c'est difficile, le mesuré dans le démeusuré dans ce monde adulte, j'étouffe de vos rêves, et de mes rêves, et un nouvel optimiste en naît : construire, construire, construire sans relâche toutes parcelles de vie. La liberté a une infinie limite celle de l'Autre et de Soi, l'altérité, comprendre que la solitude n'existe plus même avec les morts, en permanence accepter ses possibilités qui ne sont pas infinies. En revenir au devoir, aux obligations, à l'Ethique de l'amour, tracer ses valeurs même dans le chaos.
Et le chaos existe toujours, cet instant qui fait basculer !
Je me sens un esprit libre, je me sens avec les autres.
Et puis la confrontation avec mon Moi, ce petit coquin qui se sent mal aimé, insatisfait et qui se doit de se taire au risque de tout démolir, parfois il me titille, c'est tentant, et l'aventure a le goût à s'évader, à partir pour se revenir entier, plus construit.
Voilà c'était mon humeur coupée, tautonomique !