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Une première chronique de l'album "Songs from The Delirium Tremens World", vient de tomber ! Retrouvez ci-dessous, S.F.T.D.T.W vu par STARCHILD du webzine destination-rock.com
"Si les symptômes qui accompagnent le delirium tremens pouvaient
s’inspirer directement de la musique d’Alcohsonic, le nombre de
personnes alcooliques dépendantes, volontaires pour un sevrage, aurait
toutes les chances de faire exploser la statistique. Néanmoins, ne nous
méprenons pas. Car si le titre de l’album des parisiens emprunte grosso
modo à la terminologie médicale, le prétexte de leur vrai premier
album, Songs From The Delirium Tremens World, est plutôt de nous
entraîner sur les traces de leur propre imaginaire. Ainsi, qu’il soit
filtré au travers d’une couche de charbon de bois d'érable ou
légèrement embrumé par le jeu d’un sitar, le rock distillé ici
ressemble à s’y méprendre à un road trip en stoner land dont on aurait
pas limité les effets secondaires. Ceux qui les ont déjà approché sur
scène pourront vous le dire : ce groupe à de la magie dans l’être. Et
cette fois encore, toujours égaux à eux-mêmes, les quatre musiciens
surprennent par cette authenticité, cette vérité qui anime ceux qui
vivent leur passion sans calcul. D’ailleurs, un peu à la manière de ce
que fait Bill Steer avec Firebird, l’album d’Alcohsonic va au-delà du
simple hommage pour prendre de véritables allures de manifeste.
Effectivement, de manifeste. Car c’est à une vision élargie de ce que
doit être la performance rock que nous sommes conviés. Un voyage dans
lequel funk, blues, garage, rock sudiste et musique indienne n’hésitent
ni le mélange des genres, ni l’apostrophe lancée aux illustres.
Beaucoup moins déjanté que ne le laisse supposer son visuel et son
titre, Songs From The Delirium Tremens World est à l’image des membres
d’Alcohsonic : il reflète par certains côtés les mille et une vies qu’à
déjà vécu le groupe pour son jeune âge. Grosse production. Gros son. Si
rien ne semble avoir été laissé au hasard, celui-ci fait pourtant bien
les choses et c’est sans difficulté que l’on se laisse immédiatement
saisir par les premiers accords de l’excellente Follow Me, I’ll Flee
For From You. Rentre dedans, mais également subtil, si ce titre a le
mérite de mettre le feu aux poudres grâce à la guitare toujours aussi
expressive de Pierre Monjoin, c’est ensuite que le voyage prend toute
sa dimension onirique. En effet, en abandonnant la terre aux terriens,
suite à deux séquences à fortes colorations funk et ska, pour atterrir
délicatement sur les rivages surréalistes d’un interlude sans parole,
nous voici plongés en pleine quête sensorielle. Sans doute moins
délirant qu’annoncé. Jouant plutôt de folie douce. Alcohsonic se
rattrape néanmoins lorsqu’il s’agit d’assurer le spectacle. A ce sujet,
Spam Me, avec un énorme Monjoin aux cordes, et The Cathodic Way Of Life
n’ont de leçon à recevoir de personne. D’ailleurs, question leçon,
cerise sur le delirium, on notera qu’en plus d’avoir fait d’énormes
progrès en matière de chant, le Sébastien Bismuth de ces dames sait
maintenant se mettre au service de la musique.
Original sur le fond comme sur la forme, Songs From The Delirium
Tremens World n’a pas une seconde à rougir des productions actuelles.
Mieux, en jouant la carte d’un rock à élucubrations variables, le
quatuor démontre une maturité plutôt inattendue. Encore quelques
efforts et nous serons tous Alcohsonic dépendants."
9:41 AM
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