Interview DIRTY FONZY sur Metal Sicknesshttp://www.metalsickness.com/interview.php?id_interview=540 Interview BAD CHICKENS sur Metal Sickness
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La 442 eme Rue/ N°83 : Les Dirty Fonzy et les Bad Chickens, depuis qu'ils fricotent ensemble au hasard de dates de concert communes, nous pondent un disque conçu entre 2 barbecues. Bon, c'est vrai qu'il y a des atomes crochus et des ergots du même tonneau entre tout ce petit monde. Entre la proximité géographique (ouais, vu d'ici, tout ce qui est au sud de la Loire c'est forcément copain comme cochon) et la concommitance musicale (punk et punk et colegram, pour simplifier), on ne s'étonne guère, finalement, d'apprendre que les 2 gangs ne rechignent pas à partager le même studio (avec concours de picole à la clé j'imagine ?). Et même à partager les mêmes copinages, en l'occurence celui des Screeching Weasel puisque chacun y va de sa petite reprise des belettes punk-pop, "Hey suburbia" pour les Dirty Fonzy, "Slogans" pour les Bad Chickens. Conceptuel quoi ! Mais la prime du léchage de bottes revient quand même aux sales Fonzy puisque les bougres n'hésitent même plus à avouer leur amour aveugle pour leurs petits camarades de jeu avec un "Bad Chickens" explicite. Constatons juste que les salopes de poulardes ne leur rendent cependant pas la pareille. Y aurait-il déjà de l'eau dans l'oeuf ? La récolte est néanmoins lucrative, qualitativement parlant, avec 8 titres poêlés en à peine plus d'un quart d'heure, calibrés au poil de cul, et savoureux comme une omelette baveuse. Y a pas à dire, le punk, quand c'est bien fait, ça mériterait le Michelin. Et puisque la musique c'est comme le porno, c'est mieux avec les images, glissez la rondelle dans la fente pour vous tripoter la pupille avec 2 clips vidéographiques. Ca soulage !
CAFZIC N°50 : Le split de la mort, 4 titres chacun et deux versions assez proches de notre amie « la hargne ». Si les DIRTY FONZY sont peut-être plus mélodique et plus accomplis musicalement, il ne faut pas tromper, en terme de hargne et de punk rock les BAD CHICKEN INC tiennent la dragée haute. Pas de punk rock gnangnan ici, de mélodies à deux balles, de soupe pour baggy short c'est dans le cuir qu'on a tanné l'esprit, c'est dans l'huile de vidange que la tournée commune de ces deux formations prenaient leur petit déjeuner avec bien sûr les restes de la bière chaude de la veille ce qui ramone toujours de l'intèrieur et soigne le mal par le mal. Tous les titres des DIRTY sont excellents, rien à redire « keep your shit », « White line », « Hey suburdia » et même l'ode au concurent « Bad chickens » sont de véritables hymnes. Après le côté DIRTY du split, c'est le côté BAD qui s'époumone, plus dirty que les DIRTY en fait, choeurs de rats, chants de corbeaux, guitares de punk version citadine et street punk ça ramone sec et « she was my girlfriend », « Slogans » passeront à la radio assurément. Voici donc un excellent split punk rock à vous proposer, qui en plus d'offrir deux bons groupes en pature possède aussi l'attrait suprème, visuellement il est superbe, du bon travail
METAL SICKNESS : Quelle excellente idée qu’a eu le label français Dirty Witch Records (Sons of Buddha, The Pookies, ISP…), de nous gratifier du split CD de Dirty Fonzy / Bad Chickens ! En effet, si les deux groupes punk rock les plus en forme du moment grâce aux sorties respectives de "Chocolate Box" (2007) pour les méchants poulets et "Here We Go Again" pour Fonzy le crade (2008) se tirent la bourre ici, c'est pour notre plus grand bonheur.
17 minutes. En seulement 17 minutes, les deux combos vont nous expédier un punk rock rugueux à la façon d'un Rancid ou d'un Screeching Weasel et prouver par la même que le punk rock made in France n'est pas
(encore tout à fait) mort. C'est Dirty Fonzy qui va avoir la lourde tâche d'ouvrir le bal. Mais les tarnais qui ont récemment joué en première partie de NOFX vont vite tailler dans le vif du sujet avec un "Keep Your Shit" rentre dedans et accrocheur. Même si le punk rock des albigeois reste dans la même veine que "Here We Go Again", le groupe va nous gratifier ici de 4 nouveaux morceaux beaucoup plus brut de décoffrage qu'à l'accoutumée, à la façon d'un Rancid ("White Line") et nous montrer un côté un peu plus relâché dans ses attaques des morceaux. Comme d'habitude, Dirty Fonzy va mettre l'accent sur l'énergie et les refrains attractifs qui restent bien dans le cervelet ("Keep Your Shit", "White Line"). Et à ce petit jeu, on peut dire que la paire Angelo Papas / Johnny Guitare est acérée comme jamais puisque les deux hommes vont nous sortir quelques plans bien sentis. De son côté, Dirty Midier va délaisser le temps quelques chansons sa trompette fétiche pour nous gratifier ici et là quelques passages à l'harmonica qui mettent du relief à l'ensemble ("White Line"). Le groupe se fendra aussi d'une petite reprise de Screeching Weasel, "Hey Suburbia" (un peu trop ?) fidèle à l'originale. Net et sans bavure, quoi. Encore une fois, Dirty Fonzy prouve à tout le monde qu'il est un putain de groupe de punk rock et que quoi qu'on en dise, il connaît son affaire. Pour terminer, le quintet va nous servir "Bad Chickens", un morceau aux petits oignons spécialement dédicacé pour les Bad Chickens
(comme l'indique le titre, d'ailleurs) dans lequel les tarnais incluront les refrains de leurs comparses ("She Male", "Mary Is Gone" etc.).
Du tout bon ! La transition était donc toute trouvée pour laisser la place à Bad Chickens. Comme de bien entendu, les méchants volatiles vont faire une entrée fracassante avec un "Drinking Problem" rugueux à souhait. C'est sale, bête et méchant mais on ne peut s'empêcher de taper du pied et de chanter les refrains accrocheurs de "She Was My Girlfriend" ou de "All The Things I’ve Ever Done". Et même si la trame punk rock est sensiblement la même que celle de Dirty Fonzy, Bad Chickens va accentuer le côté street punk de la chose avec des riffs crades et un chant écorché bien comme on l'aime ("Slogans", "She Was My Girlfriend"). C'est sûr, on ne fait pas dans la dentelle ni dans la technique
(surtout au niveau de la prononciation de l'anglais) mais force est de constater que les poulets maîtrisent parfaitement leur sujet. A l'image de leurs potes de Dirty Fonzy, Bad Chickens se fendra d'une reprise des Screeching Weasel avec un "Slogans" pas piqué des vers qui sonne plutôt bien, avant de terminer par un "All The Things I’ve Ever Done"
(et plus de 3 minutes au compteur !) du plus bel effet. De quoi nous voler dans les plumes si je puis dire
(ahah ! Jean Roucas fever style…)…En définitive, même si le punk rock distillé ici par Dirty Fonzy et Bad Chickens n'a pas inventé la poudre, on peut dire qu'il a le mérite de la faire parler. Sans baisse de régime ni temps mort, le split va faire un tour d'horizon du savoir faire des deux groupes pour nous présenter une musique débridée, rugueuse et sans concession. Et en ces temps de disette où le punk rock est plus une mode qu'autre chose, ça fait vraiment du bien par où ça passe.
17 minutes de pur bonheur, j'vous dis !Anecdotes :
* L'artwork façon Dran du split est l'œuvre d'Ulrich Totier (le cogneur de fûts des Bad Chickens) à qui on doit les covers de pas mal de groupes comme I.S.P. , Backsight ou Unlogistic…
* Le disque existe en version limitée de luxe avec un poster l'intérieur.
Si c'est pas la grande classe ça… Merci Dirty Witch Records !
KRITIKROCK : Voici une rencontre qui promet. Dirty Fonzy versus Bad Chickens, cette petite bande qui s'est trimballée dans une tournée commune en mars 2009. Après plusieurs concerts, je n'arrive toujours pas à savoir lequel de ces deux groupes est le plus débile. Ca se vaut... Mais attention, je parle de bonne débilité, celle qui fait sourire, celle qui est saupoudrée d'un esprit punk et qui est malheureusement trop rare. Ce sont les albigeois qui entament ce split, visuellement impressionnant (un superbe boîtier Digipack, et un livret-poster avec une mini bande-dessinée très colorée). On reconnaît assez vite l'esprit Dirty Fonzy dans ces quatre morceaux. La voix de Johnny Guitare est toujours aussi grasse, les riffs flirtent avec la pop déjantée et le punk alcoolisé. Si les deux premiers morceaux sont de "vraies" nouvelles compos, les deux suivants sont plus particuliers : Hey Suburbia est une reprise des Screeching Weasel, bien plus rapide que l'originale, et Bad Chickens, véritable hommage à leurs amis qui ne tarderont pas à prendre le relai. Les mauvais poulets enchaînent directement avec Drinking Problem et She Was My Girlfiend. C'est radical, bien sale mais toujours très efficace. L'anglais est forcément écorché par les textes approximativement chantés, et ça nous arrange pour reprendre les refrains en yahourt, le poing levé. Là encore, le troisième titre est une reprise des américains de Screeching Weasel, Slogans, à la sauce moutarde. Les cœurs sont géniaux sur ce morceau. All The Things I've Ever Done reporte la parme du titre le plus intéressant au Scrabble, et le plus long du split (3 minutes, un exploit !). Il est lui aussi recraché avec une voix bien rauque, bien rock. En un quart d'heure, on reçoit une vraie leçon de punk-rock sans prise de tête. Une belle mise en bouche en attendant de nouveaux albums studio des deux formations. On espère qu'il y en aura !
ADDICTIF #1 (gratuit 50000 exp) : Voilà une rencontre au sommet bien difficile à départager tant les deux protagonistes sont de forces équivalentes. Certes, du fait de son palmarès conséquent (2 albums tonitruants, des centaines de concerts) et de sa carrière (six ans au service d'un punk rock direct), Dirty Fonzy par favori face au poids coq de la Drôme. Pourtant, Bad Chickens tiens tête avec panache (''She was my girlfriend'', ''Slogans'') et répond à son camarade de jeu avec une tactique et une technique similaires (du punk rock cinglant et rêche, à la fois teigneux et très mélodique). Il rend coup pour coup même lorsque Dirty Fonzy se fait plus percutant (''Keep your shit'') ou plus vicieux (après ''Hey Suburbia'' de Screeching Weasel, il décroche une reprise de...Bad Chickens). Mais l'outsider ne vacille jamais, il attaque plus véhément que jamais (''Drinking Problem''). Durant le quart d'heure que dure ce split, le rythme est toujours tendu, les deux groupes se livrant corps et âme. Au final, il n'y a qu'un seul vainqueur ici : le punk rock.
THE FRENCH TOUCH : Avant le début du combat, l’arbitre réunit les deux pugilistes au centre du ring pour leur donner ses directives : "Vous devez obéir à mes ordres et vous protéger en tout temps..." Mais les boxeurs n’écoutent pas. Ils connaissent par cœur le discours. À un mètre l’un de l’autre, ils se fixent sans défaillir. Ne pas soutenir le regard de l'autre serait un impardonnable aveu de trouille. Les Bad Chickens de Valence monarque absolue des ValenceSupersoniquePunkRocker digne challenger pour un combat qui s'annonce dore et déjà âpre et furieusement érectile face aux albigeois Dirty Fonzy prince de la OldSchoolDéflagrationElectrique qui ont terrassé le 22 avril 2009 au Phare à Toulouse les NOFX de San Francisco en 20 mn, en véritable nouveau roi de la division et, jusqu'à ce jour, accompli huit défenses de sa ceinture rouge et noire. «J'ai confiance en nous, nous avons travaillé durement, ça va être un spectacle. On va donner une leçon de punk rock au Dirty. On s'est préparé en fonction et on va devoir prendre des risques. C'est vrai qu'ils cognent dur, mais ça ne nous fait pas peur» ont lancé les poulets du VSPR. Les albigeois regardent placidement leurs rivaux leur en mettre plein la vue car ils ne s'éloignent pas de leur objectif premier, ils ne se laisseront pas distraire par ses ptits gars. Car les Dirty savent aussi que ce n'est pas avec l'orgueil que tu paies les comptes. Leur grande force, c'est cette capacité de se concentrer sur la tâche à accomplir. Il commence toujours leurs combats avec calme (SIC), et trouve la zone de confort dans les rounds à mi-parcours, puis ils finissent le travail.(RE SIC) «Notre objectif n'est pas le K.-O., c'est de gagner le combat, de gagner chaque round, de rester champion. Mais si on sent que l'on peut les mettre K.-O., on le fait direct», ont ils ajouté en souriant, avec un brin d'arrogance, chose qu'on voit rarement chez eux. Le combat commence. Les coups pleuvent. À la tête, au corps, le sang gicle. Dès l'entame des débats, les champions, remarquablement préparés, mènent la vie dure au challenger et marquent de nombreux points au fil des rounds. Les volatiles débutent la seconde partie du duel l'œil droit fermé et, malgré des réactions épidermiques, ne parviennent pas à refaire leur retard. Galvanisés toutefois par l'envie de remporter un premier ceinturon rouge et noir, les gallinacés s'emballent : "Oui, on a une animosité personnelle pour les Dirty. Ils craignent, C'est des merde ! On n'aime pas leur style, ni ce qu'ils représentent". Au round initial, les volatiles maîtrisent habilement leur sujet et mettent en valeur une supériorité tout à fait nette. Ces succès à faible portée lors de l’assaut suivant sont intéressants, mais c’est à distance qu’ils frappent le grand coup. Enfin, si l’on peut dire. En effet, ils décochent une série de titres déflagrateurs et voient leurs adversaires faire un pas de recul, puis s’agenouiller et laisser compter jusqu’à 6. Dès les premières secondes de la reprise des Screeching Weasel pour un « Hey Suburbia », Les Dirty cernent leurs victimes dans un angle du ring et impressionnent par une explosion au corps et à la tête. La volaille couine et parvient à s’extirper mais, flageolant sur ses jambes et apparemment blessé à l’œil, place un genou au sol et laisse l’arbitre comptabiliser jusqu'à 6 à 47 s du 8ème round. Puis c'est un « Bad Chickens » toujours des punk rocker de Chicago qui refile la patate aux albigeois et propulse la foudre chez les gaziers de valence. Deux rounds plus tard, la volaille crie son agonie: «Ce ne sont pas des punks rockers, c'est des machines à frapper et à frapper aveuglément» devant des Dirty qui clament haut et fort: « La ceinture, c'est nous qui l'avons, c'est nous les champions.» «Elle est où la ceinture? Qui est champion?», clament ils sur un ton qui n'attendait aucune réponse quand on leur a demandé ce qu'ils répondraient aux gens qui croient qu'ils ne méritaient pas leur victoire contre les Sons Of Buddah. Les Bad Chickens dévoilent une nouvelle stratégie reposant sur le mouvement, atout qu’ils exploitent à donf. Face à la pression appliquée par leurs rivaux, ils sont ainsi en position avantageuse et en mesure de se rapprocher et de larguer leurs bombes, particulièrement au corps. C’est à la fin de la huitième reprise que la foudre frappe. Un uppercut de gauche de l'un et un crochet droit de l'autre expédie lourdement au tapis les deux groupes en même temps. Tout le monde est ébranlé et au tapis. Les deux vainqueurs se relèvent, couverts de sueur et de bières puis s’étreignent comme deux amis se retrouvant à bout de souffle, puis les Condkoï débarquent sans crier gare et se lancent avec toute hargne dehors vers une autre chute au plancher....
PARANOIA #8 (mars avril) : Vous prenez deux groupes de qualité, les valentinois de Bad Chickens, les Albigeois de Dirty Fonzy, un label très très actif dirty witch, une couverture signée Ulrich Totier, qui a déjà oeuvré notamment pour ISP et vous obtenez le split de l'année. Oui c'est vrai j'y vais fort d'entrée mais c'est justifié. Les deux groupes nous offrent ici 4 titres chacun, que dis-je 4 tubes chacun. On demarre avec les Dirty Fonzy qui ont dû tomber dans la marmite Screeching Weasel étant petit et qui donne ici une leçon de punk rock. Les titres sont tout simplement bien burnés, ils vous en mettent plein la vue avec quand même une reprise des Screeching Weasel. Pour les Bad Chickens même potion magique, des titres impeccables, du punk rock sévèrement couillu et aussi une reprise des Screeching Weasel, le tout en 18 minutes. Voilà un disque très réussi, un grand chapeau à tout le monde pour ce bel objet.
SKARTNAK : Un split qui semble aller de soi, tellement il y a de points communs entre les albigeois de Dirty Fonzy et les valentinois de Bad Chickens. Les influences allant de Screeching Weasel à Rancid, tout d'abord. L'évolution, aussi, qui les a amené chacun à pondre un deuxième album de qualité en 2007. Et puis il y a ce même punk, simple, un poil gueulard et alcoolique qui sans être vraiment assimilable à du streetpunk semble bien plus adapté aux squats qu'aux championnats du monde de bicross. Enfin, il y a cet humour, cet anglais approximatif et surtout cette capacité à balancer des tubes improbables. A ce propos, j’ai tout essayé, mais ça doit faire un an et demi que la stupide "Shemale" des Bad Chickens refuse obstinément de déguerpir de ma cervelle.
Donc ce split est orchestré par le vénérable label Dirty Witch (Sons of Buddha, Pookies, ISP), contient quatre titres de chaque groupe et bénéficie d'un artwork signé Ulrich Totier, qui a déjà œuvré notamment pour ISP (le split avec Unlogistic et l’album Will Rocket You) et qui accessoirement, est aussi assis derrière les futs des Bad Chickens. Le style graphique du bonhomme est encore une fois inimitable, mais est particulièrement réussi sur ce coup là. Un bel objet, ça ne gâche rien.On démarre avec Dirty Fonzy qui se fend de deux titres dont un "White Line" tout simplement couillu avant d'enchainer par une reprise du "Hey Suburbia" des Screeching Weasel. Le dernier morceau du gang est un hommage à leurs collègues de split, plutôt drôle pour peu que l'on soit familier avec le premier album des Bad Chickens, mais aussi méchamment tubesque. Seul bémol : ces cons là m’enfoncent encore un clou dans la tronche en reprenant le refrain de cette indécrottable "Shemale". Je vais finir en thérapie. Bref, Dirty Fonzy s'arrête là, après huit minutes de punk intensif.Côté Bad Chickens, on retrouve un peu la même carburation : un premier titre pour se mettre en jambe, un tube punk pour continuer ("She Was My Girlfriend"), suivi de la syndicale reprise des Weasel. On termine par la très bonne "All the Things I’ve Ever Done", longue de 3 minutes (un vrai marathon dites donc!). En tout, ça fait aussi à peine plus de huit minutes au compteur, mais ça déboite autant que les collègues albigeois. Le format est parfait finalement, ça file tout droit, sans fioriture et c’est bâché en un quart d’heure. Un disque très réussi à tous les niveaux ; détendu, amical et foncièrement punk dans l'esprit. Du coup, on n’a pas du tout envie de causer de ce split comme si c’était un match de boxe, le grand classique du chroniqueur qui croit faire un truc original. La bataille de polochons sur la route à l’arrière du van collerait sans doute mieux à la réalité qu'une série d'uppercuts sur un ring.
SPIRITRIBE : Bonne idée de dirty witch de réunir Bad Chikens et Dirty Fonzy sur ce split. L'énergie est là et donne envie de danser tout bourré en repeignant les murs à la bière. Non le punk rock n'est pas mort avec Sid Vicious en 1979, il se porte bien, il est loin de projecteurs du show-business et a gagné en authenticité, pas de poseurs et de frimeurs ici.
Bad Chikens et Dirty Fonzy n'en sont à leur coup d'essai et ce nouveau manifeste est une très bonne excuse pour parcourir les routes pour prêcher la bonne parole punk rock et la bonne humeur. J'entends souvent dire " il ne se passe plus rien à Sarkoland ", " c'était mieux avant… quand il y avait des concerts... ". Je dis stop à tout ça, il y a toujours des concerts mais il faut être prêt à bouger son petit cul (ou son gros cul... au choix). La France avec sa crise et ses politiques devient un endroit idéal pour cultiver la contestation culturelle et le do-it-yourself. Une tournée commune de Bad Chikens et Dirty Fonzy est prévue alors ne les manquez pas, ça n'est que du rock et du fun et c'est déjà pas mal.
PUNKFITION : Les revoilà ! Deux des groupes punk rock français les plus agités du bocal sont de retour. Après un album tout en jeanne-massitude, plutôt remarqué pour l’un (Dirty Fonzy), et un album tout en chocolat avarié pour l’autre (Bad Chickens), voilà les deux groupes réunis sous la houlette de la Sorcière Crado..Alors drôle de tambouille ce split concocté dans la marmite de Dirty Witch Records ? Pas vraiment, on les connaît nos trublions, leurs goûts prononcés pour la franche déconnade et le punk rock aux relents street punk rancidiens aussi ! Pas de surprise donc, pas franchement de dichotomie à faire non plus, les quatre-titres-fois-deux étant du même tonneau. Ce sont les albigeois de Dirty Fonzy qui s’y collent pourtant les premiers tous refrains entraînants dehors, tout en Armstrong-attitude et en relents pop. Tantôt énervé, criant sa haine de monde dans le vide (« Keep Your Shit »), tantôt parodiant « Shemale » des crétins d’en face sur le titre « Bad Chickens », Dirty Fonzy fait le boulot avec quatre morceaux de bon aloi qui fleurent bon les soirées au Jack Daniel’s et autres substances (« White Line »). Tout ça donne surtout une envie : décoller de son fauteuil pour courir dans le rade du coin (« Hey Suburbia »), voir si le groupe ne serait pas, par le plus heureux des hasards, en train d’y mettre le feu !Derrière, les Bad Chickens enchaînent de façon un poil plus rugueuse, l’accent anglais un poil plus approximatif aussi. En matière de poil, de cul et de conneries en tout genre, le groupe n’est de toute façon pas en reste. Les titres parlent d’eux-mêmes et ne s’embarrassent pas de finesse superflue : « She Was My Girlfriend », « Drinking Problem »…
On clappe dans les mains, on reprend bien en chœurs les refrains débiles et c’est finalement tout ce qu’on demande à ce groupe de joyeux lurons. Ça frotte un peu plus des coudes sur « Slogans » (une nouvelle reprise des Screeching Weasel après « Hey Suburbia » reprise par les Dirty Fonzy), morceau un poil (encore un) plus violent, avant de conclure sur « All The Things I’ve Ever Done », titre le plus long du disque. Une galette qui se conclut donc après un gros quart d’heure (17 minutes) de street punk à la française du meilleur cru. Mais tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose, sans l’emballage. Un peu comme ces bières hollandaises surfermentées qui ont souvent les plus belles étiquettes mais qui, même si elles sont bonnes à saouler, ne révolutionnent pas vraiment l’histoire du breuvage au houblon. Et ben là attention mesdames et messieurs l’emballage il est pas hollandais, il est signé Ulrich Totier, batteur des Mauvais Poulets, et dessinateur de certains des meilleurs artworks de ces dernières années en matière de punk rock français (I.S.P., Backsight, Unlogistic…). Encore une fois le gars s’est bien défoncé sur ce coup-là, c’est gras, naïf, grinçant, et drôle à la fois. Dirty Witch a en plus mis les petits plats dans les grands en livrant ce split en version limitée deluxe avec le poster double face à l’intérieur. De quoi rendre attractif ce futile quart d’heure de vaine musique punk rock. Le genre de démarches qui fait ni plus ni moins le punk rock d’aujourd’hui, qui respecte l’auditeur par un grand soin donné à la forme (la prod y compris), et qui donne envie de soutenir la scène !
ZICAZIC : Mon premier vient de Valence, mon second d’Albi, et mon tout se retrouve sur un seul et même split porté aux yeux et aux oreilles du public par l’intermédiaire de Dirty Witch, le label des Sons Of Buddha et autres ISP … A ma gauche, les monstrueux Bad Chickens avec Damien, Pattie, Fabie, Julie et Ulrich, à ma droite les non moins explosifs Dirty Fonzy avec Angelo Papas, Johnny Guitar, Dirty Gillous, Midier Panos et Crusty Camille qui vont s’efforcer à tour de rôle de nous présenter chacun quatre titres à savoir trois compositions originales et une reprise de Screeching Weasel. Une grosse bouffée de punk rock comme on l’aime donc avec tout ce qu’il faut à l’intérieur pour que l’on s’éclate ! Attachez fermement vos ceintures, ce split est aussi intense qu’il est bref et pour se prendre huit titres en à peine plus d’un quart d’heure, il faut sacrément être bien préparé … Are you ready to rock ? C’est Dirty Fonzy qui se charge de faire chauffer les amplis et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la chaleur s’installe dans une rondelle qui va très rapidement devenir rouge feu tellement elle est épicée. Un premier grand coup de « Keep Your Shit » et un deuxième de « White Line » nous entraînent à tombeaux ouverts vers la figure imposée qu’est « Hey Suburbia » avant que les Albigeois ne se fendent d’un « Bad Chickens » dopé aux amphétamines qui non seulement dépote à n’en plus finir mais qui en prime invite le combo rhodanien à venir prendre place dans les starting blocks ! Pas nés de la dernière pluie, ces vilains poulets élevés en batterie de Bad Chickens vont se charger de donner le change à leurs crasseux prédécesseurs avec au moins autant de maestria et c’est avec « Drinking Problem » et « She Was My Girlfriend » qu’ils plantent leurs premières banderilles, payant ensuite leur tribut au combo chicagoan avec un énorme « Slogans » et scellant définitivement le sort de ce split fort virulent avec « All The Things I’ve Ever Done », la dernière cartouche de ce fabuleux colt à huit coups ! Tiré à cinq centaines d’exemplaires pour sa première édition collector, l’ouvrage est servi dans un élégant fourreau cartonné et s’accompagne de deux bonnes grosses vidéos exclusives … On a beau être punk, on n’en est pas moins humain !
W-FENEC : L'ami Lolo n'est jamais avare de bonne galettes. C'est ainsi qu'il a décidé, via son label Dirty Witch, de sceller sur disque les affinités liant Dirty Fonzy à Bad Chickens. Les premiers vous les connaissez bien si vous lisez attentivement nos pages. Les seconds, c'est pas dit, donc, petit topo sur le quintet tout droit venu de Valence. Formé en 2003, le groupe qui joue dans la cour "street punk" sort très vite un album autoproduit, So glad that your dead, puis un split cd partagé avec les coquins de The Rebel Assholes et c'est fin 2008 que Dirty Witch sort le deuxième album Chocolate box. Les présentations sont faites. Rapidement, je vous l'accorde, mais le principal, c'est qu'elles soient faites. Albi vs Valence, les crades contre les méchants. Le choc des titans dans une bonne humeur et un renfort de bières. C'est aux costauds de Dirty Fonzy d'envoyer en premiers le bois pour quatre titres, dont une (excellente ) reprise de Screeching Weasel. Dès "Keep your shit", premier titre, le ton est donné : ça balance du grand punk rock des familles, et première constatation, le son est énorme (merci Boule !), la batterie bénéficie pour ce coup ci d'un son digne de ce son, et le morceau est plus qu'efficace avec des riffs rapides et un refrain à la Rancid qui déboîte tout. Angelo Papas et sa troupe confirme ce départ canon avec le puissant et mélodique "White line". En deux titres, Dirty Fonzy met tout le monde d'accord. "Hey suburbia" des Screeching Weasel enfonce le clou avec un punk à roulettes russes, et c'est déjà la fin avec "Bad Chickens", hommage bublegum à leurs amis de Valence. Belle transition pour enchaîner avec la bande de Pat le nerveux qui développe dès "Drinking problem" un punk dénué de tout artifice dans la plus grande tradition ramonesque. Les riffs s'enchaînent et la voix "saturée" de Damien retentit de fort belle manière. "She was my girlfriend" résonne comme un hommage aux Ramones avec un morceau mi tempo pas si lent qu'on pourrait le croire. Un riff pour le couplet, un refrain qui bute, et voilà comment faire une bonne chanson. Bad Chickens emprunte également à sa sauce un morceau des excellents Screeching Weasel ("Slogans") pour fermer la galette avec un "All the things I've ever done" également mid tempo et tout aussi efficace que les précédents titres, peut être plus nuancé au niveau des mélodies. Et dieu sait que j'aime ça. Le son accordé à Bad Chickens avantage également énormément le groupe qui maîtrise son sujet sur le bout des badges. Dix sept minutes plus tard, c'est terminé, on remballe déjà sur le sentiment d'être tombé deux groupes frais et funs qui ont pondu un excellent disque qui risque de s'écouler comme des petits pains au vu de la qualité d'ensemble. Il va falloir faire vite car la galette a été pressée et numérotée à 500 exemplaires. Magnez vous, il en reste 499 dans la nature !
MUSIK INDUSTRY : Que reste t-il du Punk Rock en 2009? Une contestation politique quasiment en berne? Un style de musique qui rime davantage avec la mode et les marques de fringues? Un courant musical ayant tourné le dos à ses origines sociales?
Critiquable à tous les niveaux, nous devons bien admettre que « la philosophie du Punk » (je vous conseille de lire le livre très instructif du même nom de Craig O'Hara) originelle a du plomb dans l'aile. Mais peu importe de savoir si cette évolution est normale, légitime, souhaitable ou pas. Ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est de noter qu'il y a encore des groupes qui perpétuent l'esprit du Punk Rock, en particulier dans le domaine de la fraternité. Puisque l'Etat n'est plus capable de la susciter, ce sont les Punks qui reprennent le flambeau, en particulier Dirty Fonzy et Bad Chickens qui mettent donc en avant leur fraternité sur ce split CD. Un split CD sans surprise ni innovation, et c'était presque couru d'avance! On s'en fout d'ailleurs, car ce CD réunit deux fleurons du Street Punk français et leur donne l'espace (4 titres chacun) de s'exprimer et surtout de partager un nouveau bout de route ensemble. D'un côté: un Punk rugueux, poilu, et rempli de houblons distillé par Dirty Fonzy. De l'autre: un Punk abrasif, sale et respirant la sueur dégueulé par Bad Chickens. Et au final: un disque qui a tout pour me rendre nostalgique des années où j'envoyais des notes approximatives sur ma basse en gueulant dans un micro. En résumé: voici huit morceaux torrides, toniques, cinglants et parfaits qui viennent nous démontrer brillamment et avec la manière que le le Punk n'est pas mort. N'est ce pas l'essentiel?
DONT LOOZE TOUCH Si le punk rock made in France était une cuisine, Dirty Witch serait sans aucun doute mon restaurant favori ! Le label rhodanien servant les productions de ISP, Sons Of Buddha, Bad Chickens… nous propose en ce début 2009 un menu alléchant : le split de 2 groupes phares de la scène punk alternative française, j’ai nommé les albigeois de Dirty Fonzy et nos valentinois préférés de Bad Chickens ! Parmi leurs nombreux points communs, ne citons que leurs reconnaissances pour le pop/punk des Ramones, de Rancid ou bien sur de Screeching weasel, dont ce disque est d’ailleurs un hommage appuyé !
On a donc plus à faire à un repas entre potes plutôt qu’à un battle entre 2 groupes (comme on peut avoir l’habitude de le voir sur les splits), et ce sont les fameux Alex Borel et Christophe Arnaud du Warmaudio (ISP, Sons Of Buddha, Annita Baby Face, etc…) qui sont les chefs de ce repas et à l’origine de cette qualité de production. A TABLE ! L’entrée se fait avec un Dirty Fonzy que l’on ne connaissait pas à l’époque de Playing Punk Song avec « Keep your shit » un premier titre hardcore oldschool qui démontre que les Dirty Fonzy évoluent et sont compétents partout où on peut rentrer dedans !
On retrouve le Dirty Fonzy que je connais sur le mélo « White line » qui rappelle bien les premières influences du groupes (particulièrement de Rancid et des Clash ou encore des Copyrights) et donne le sourire ! Ça joue vite et bien, et la recette albigeoise est toujours efficace : refrains accrocheurs, chant à l’arrache, et ce fameux Dirty Midier -que l’on entendra plus à l’harmonica qu’à la trompette sur ces 4 titres- donne toute la festivité de l’ambiance Dirty Fonzy !
Tant qu’à « Hey Suburbia », reprise inéluctable de Screeching weasel, certains regretteront peut être une cover un peu trop proche de l’originale, d’autres y verront tout simplement une amélioration du tube des ricains avec un son plus cogneur et cette voix plus tranchante qui laissera encore la place à l’harmonica durant le solo, bonne petite touche perso des chefs Albigeois ! Et bam, à peine l’entrée digérée on arrive déjà au dernier titre des Dirty Fonzy, mon coup de cœur de la galette avec « Bad Chickens », un titre qui, comme son nom peut l’indiquer est un hommage à leurs collègues rhodaniens et qui est d’ailleurs constitué de paroles cultes des tubes du dernier album des Bad Chickens (« I only play in punk rock band to get some free beers and get some chicks », « She Male », « Mary is gone », j’en passe et des meilleurs… !), une vraie tuerie, un vrai plaisir à écouter, on a l’impression de connaître, mais en fait non, c’est bien toujours le son Dirty Fonzy, un son punk rock plus fait pour danser en live que pour parler ! En tout cas la transition est parfaite pour entamer le plat chaud : mauvais poulets élevés aux Ramones et autres produits bios comme Bombshell Rocks ou Teenage BottleRocket ! C’est d’ailleurs à ces derniers qu’on peut penser sur le tube « She was my girlfriend » doté d’un refrain que vous n’êtes pas prêt d’oublier et d’une ligne mélodique bien intégrée pour seulement 1 minute 40 de pop/punk bien crade dont les Bad Chickens sont les maîtres francophones ! Ce mélodieux tube diffère donc de la première bouchée « Drinking Problem » qui elle, suit la ligne street punk de leur dernier album sans grand changement mais avec toujours la même sueur ! Et quand on avale tout droit 2 morceaux de mauvais poulets, la meilleure des choses est de reprendre un digestif obligatoire signé Screeching Weasels, ce que nos 5 costauds ont fait avec « Slogans ». Et si Ben Weasel est remercié sur la pochette, il sera certainement jaloux de la voix tonitruante de Damien (je ne le dirais jamais assez que je suis archi fan de cette voix crade !!!) qui donne plus de goût et de caractère à cet excellent titre. Sans passer pour un goinfre, y a encore de la place pour une bouchée de punk rock, ça tombe bien « All the things I’ve ever done » est le meilleur dessert qui pouvait terminer un tel menu : punk’n roll oldschool joué mid-tempo, fûts qui claquent, riffs lourds et accrocheurs, refrain entêtant, bref, c’est fort comme un babao rhum et moelleux comme un fondant au chocolat (mais pas en boîte…^^), allez on remet ça, juste par gourmandise !
PUNK TOFS : Après avoir réussi avec brio l'exercice du second album,
Dirty Fonzy nous revient avec ce split CD partagé avec leurs potes de
Bad Chickens, groupe originaire de Valence et dont je n'avais jamais entendu parler avant. Comme quoi ça sert les potes. Sous cette pochette immonde se cachent donc huit morceaux. Trois inédits de chaque groupe et deux reprises de
Screeching Weasel. Sûrement une influence commune aux deux groupes pour avoir décider de poser chacun une cover de ce combo. Pour ma part n'ayant jamais écouter ces américains je ne vous en parlerait pas plus. Après avoir écouté en boucle les deux albums des albigeois, je doit dire que je suis un peu déçu par les titres présentés ici. A part
Bad Chickens, les deux autres titres (je ne tiens pas compte de la reprise) sont loin du niveau de
Here We Go Again, l'excellent second album du combo sorti l'année dernière. On sent pourtant tout de suite la "griffe"
Dirty Fonzy mais il manque quelque chose aux morceaux pour m'emballer vraiment. Dommage c'est la première fois que je suis déçu par le groupe. Je ne lui en tiendrais pas rigueur pour autant et il reste à mes yeux un des meilleurs groupes français actuel, notamment sur scène. Ma première réaction à l'écoute des morceaux de
Bad Chickens à été de me dire qu'il y avait un problème et qu'ils avaient du mixer les prises du chanteur sur des morceaux de
Dirty Fonzy. Et bien non en fait il n'y pas d'erreur, c'est juste qu'on a ici affaire pratiquement à un copier-coller tant les deux groupes sont extrêmement proches. Les titres ne sont pas forcément mauvais, au contraire ils sont plutôt pas mal, mais on a l'impression d'écouter le même groupe et ce n'est pas le but recherché avec un split, en tout cas pas le mien. Je reste donc sur ma faim avec ce disque : des morceaux qui ne m'ont pas trop convaincu pour
Dirty Fonzy et
Bad Chickens trop proche des albigeois.
NEW BOX MAGAZINE N° 67 : Orchestrant la rencontre entre Dirty Fonzy et Bad Chickens, cet album offre quatre brûlots de chaque formation. Ouvrant les hostilités, Dirty Fonzy enfonce le clou de l’efficacité Punk, avec la bonne humeur d’un pogo entre amis, jamais avare en riffs et autres refrains accrocheurs qui ne laissent pas de place au doute. Bad Chickens secoue ensuite la crête de toute ses forces au gré de quatre missiles en provenance de Valence avec au passage, le morceau ‘’She was my girl friend’ sous lequel se cache probablement un vibrant hommage au Ramones. Fil rouge, le groupe américain Screeching Weasel se voit ici repris deux fois. Dirty Fonzy s’approprie brillamment l’hymne nihiliste ‘’Hey Suburbia’’, tandis que les’’mauvais poulets’’ se chargent du non moins brûlant’’Slogans’’. Un album aussi percutant qu’un bon coup de pompe dans les’’bollocks’’ !