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La Cigale à NYONS LE 17 OCTOBRE 2009 Annita Babyface & The Tasty Poneys avait la délicate mission de chauffer le public pour les vosgiens. Je ne sais pas si ses poneys sont réellement savoureux, mais ce qui est sur c'est que Annita Babyface est très jolie (ce n'est pas Mitch le bassiste de Diego Pallavas qui va me contredire) et qu'elle porte une culotte à moustache sous ses jupes. Au moins quand elle est sur scène en tout cas. J'avais déjà eu l'occasion de voir le groupe de Serrières sur scène à Lyon en janvier (déjà en 1ère partie de Diego Pallavas) et je n'avais pas trop accroché ce jour là. Depuis j'ai eu le loisir de découvrir le CD 4 titres éponyme du groupe et de me pencher plus en détail sur la musique du combo. Ce CD est vraiment réussi et le chant d'Annita, à mi-chemin entre Courtney Love et Brody Dalle, donne une saveur sucré aux mélodies pop-punk du quatuor. Le groupe a d'ailleurs attaqué son set avec ces quatre morceaux , interprétation live tout en puissance où Annita subjugue le public par sa prestance, sa voix, ses poses suggestives et.... sa culotte à moustache. On en oublie presque qu'elle est accompagné par trois musiciens qui sont pourtant loin de faire de la figuration. Seul Forest, le guitariste multi-activiste (il joue également dans The Pookies et Sons Of Budha) harangue également la foule, mais tous les trois assurent l'assise musicale du groupe sans faillir et avec une maîtrise jouissive de leurs instruments. Un très bon set donc entrecoupé d'une petite bagarre entre Annita et une meuf du public qui, apparemment, la chauffais un peu... En tout cas la belle à l'air d'avoir du caractère !
Shoot me again (BE): Derrière ce nom à rallonge se cache un groupe de punk-rock mené par Annita Babyface qui a déjà poussé la chansonnette pour ISP ou BAD CHICKENS. Le combo est jeune puisque le groupe s’est formé en 2008, mais derrière les autres instruments, on retrouve des membres expérimentés dont Forest qui joue déjà dans THE BLACK ZOMBIE PROCESSION ou SONS OF BUDDHA , à la guitare. Les 4 titres proposés sont sympathiques. La jeunesse du projet l’empêche quelque peu de sortir des carcans habituels, mais les compositions tiennent la route. Elles contiennent même les petits plus de-ci, de là, qui démontre le potentiel qui se cache derrière ANNITA BABYFACE AND THE TASTY PONEYS . Avec un chant féminin rocailleux et une étiquette punk-rock, la comparaison à THE DISTILLERS ou à la déchéance incarnée du Grunge, Courtney Love (HOLE), semble inévitable. Si Annita Babyface a plus de charme et de sincérité que la seconde, la première s’impose quand même dans le rapprochement. Ce premier essai est honnête mais sans grande surprise donc. Les quatre titres s’en sortent plus grâce à l’expérience de ses musiciens que par leur originalité. Mais c’est un premier effort, un premier jet, laissons faire le temps pour voir
Glitzine (UK) : Annita Babyface and the Tasty Poneys are a high energy pop/punk/rock band from France. This four track EP kicks off with "Cindy", a mid tempo romp, a great lil song that showcases the bands writing ability well, although the chorus is a lil uninspired. Next up is "Bad Taste" a real high enegry punk rocker. I could really imagine being in the pit for this one, damn it could get brutal! Next up is "Sex On the Balcony", which I guess is the EP's ballad. It really does slow things down, with Annita singing 'I want sex with you on the balcony...' hmmm not the most seductive lyric, but then again that never hurt KISS did it, lol! Finally we have "Why Was I Here", which is a more stylish rock track. I thoroughly enjoyed this EP, although I will admit that I did struggle at times to come to terms with Annitas accent, but that's just me. If you like your bands full of energy with a rockin punky pop edge, then this could be right up your street. Enjoy!
Rating 7/10
La 442 eme Rue/ N°83 : Premier effort pour Annita Babyface and the Tasty Poneys avec 4 titres de pop-punk frétillant comme une première communiante qui viendrait de découvrir les vertus du goupillon. Annita Babyface est une sorte de Debbie Harry qui, de la lolita un brin perverse, serait devenue une jeune fille à l'assurance affirmée, mais ayant gardé cette volonté de séduction sensuelle et tentatrice qui fait qu'on ne peut que capituler devant tant d'effronterie. Ne vous fiez pas à ce minois innocent, vous succomberez comme tout le monde. Derrière la gisquette les Tasty Poneys assurent le service après vente avec une conviction sûrement renforcée par la troublante vision qu'ils ont en permanence devant les yeux. Le groupe (au sein duquel on reconnaît Forest, mercenaire de la 6 cordes chez les Pookies ou les Sons Of Buddah, entre autres) nous envoie de séminales décharges électriques en trois accords essentiels. Rapide, joliment troussé, émoustillant, que demander de plus ?
CAFZIC N°50 : ANNITA BABY FACE c’est la chanteuse, elle est accompagnée de Forest (l’invité privilégié du CAFEMUSIC’, SOB, POOKIES) de Bazile (NO GUTS NO GLORY) et Ben et ces 4 zoulous font du punk version pop. 4 petits titres mais de suite l’impression d’avoir en face de soi un groupe excellent, pas une compo à foutre au placard, version speed, version plus pop, il y a tout ce qu’il faut en un minimum de temps et de place. Le dernier titre « Why was I here » est une tuerie que je mettrais à côté d’un titre des SONS OF BUDDHA dont je vous avais tant parlé dans le CAFZIC 48 je crois, le reste est tout aussi excellent. Un vrai plaisir de punk rockeur !
METAL SICKNESS :Annita Babyface And The Tasty Poneys. C’est sous ce nom de groupe euh… particulier, que se cache en fait un jeune quatuor qui-n’en-veut. Et si le combo ne vous dit rien, les membres qui le composent n’en sont pas à leur premier coup d’essai dans le monde du punk rock. Ainsi, la chanteuse Annita Babyface a fait quelques apparitions remarquées avec I.S.P. et Bad Chickens, Ben le bassiste a formé feu The Tasty Poneys, le batteur Le Bazile vient de chez No Guts No Glory et tout ce petit monde s’est payé les services d’un mercenaire à la fine gâchette : Forrest (The Pookies, Sons Of Buddha, The Black Zombie Procession…) à la guitare. C’est le label Dirty Witch Records (Condkoï, I.S.P., Sons Of Buddha…) qui a signé Annita Babyface And The Tasty Poneys dans son écurie (…mouahahaaarrrgh Jean Roucas 4 ever !) et sur lequel vient tout juste de sortir le premier maxi éponyme du groupe. Yiiiiihaaaaaaaaa ! Dès les premiers accords de "Cindy" sur lesquels va se poser la fois d'Annita Babyface, on peut dire que le groupe taille directement dans le vif du sujet avec son power pop punk frais et accrocheur. Il va donc être difficile de résister à ce vent de fraîcheur tout droit venu de (la trèèèèès célèbre ville de) Serrières, le sein nourricier d'une multitude de formations punk comme Uncommonmenfrommars, Sons Of Buddha, X-TV, AG Sugar…) car le quatuor ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Distillant allègrement des riffs primaires mais bien foutus et des rythmes qui font taper du pied jusqu'à la fracture ouverte du tibia, Annita Babyface And The Tasty Poneys va déployer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire des morceaux nerveux et mélodiques comme on aimerait en entendre plus souvent. Même si le groupe n'invente pas la poudre tout au long de ses compositions influencées par Screeching Weasel, The Donnas, The Muffs (de la belle époque) et consorts, il a le mérite de nous envoyer des titres enlevés et carrément décomplexés (voire même décérébrés). Il n'y a qu'à écouter le terrible "Sex On The Balcony" (qui me rappelle des biens beaux souvenirs…) pour s'en rendre compte ! Pas le temps de se prendre la tête sur des structures compliqués et des plans à rallonge qui n'amènent à rien. Ici on fait du punk rock à la sauce pop et on le maîtrise parfaitement. 4 morceaux en moins de 8 minutes. Il n'y aura pas de place pour la tergiversation ou les fioritures ("Bad Taste"); Annita Babyface And The Tasty Poneys va enfiler les brûlots comme Rocco les filles de l'est (quel poète, je fais…) et nous envoyer la sauce directement aux visage…comme Rocco sur les filles de l'est (pas de doute, je suis vraiment poète). Pour clôturer le disque, Annita et sa bande vont nous sortir de derrière les fagots un "Why Was I Here ?" attractif qui ne peut que faire penser à Sons Of Buddha. L'ami Forrest doit y être pour quelque chose… Même si Annita Babyface And The Tasty Poneys est un groupe à part entière où chacun a mis sa patte dans les compositions, il faut bien avouer que la délicieuse chanteuse reste la clé de voûte de la musique du combo. Avec sa voix chaude et rauque (rock ?), force est de constater que la vocaliste se rapproche du timbre de voix de la terrible Brody Dale. Mais au risque d’en contredire plus d’un – et je l’assume car j’ai toujours raison – Annita est aux antipodes de la gouaille nerveuse de son illustre aînée dans The Distillers, mais se rapprocherait plutôt du côté de The Spinnerette (le nouveau projet plus pop de Brody Dale). Il est cependant intéressant de noter que les attaques vocales de la jeune chanteuse rappellent à s’y méprendre celles de l'excellent Scott Reynolds (un homme, oui…) dans Goodbye Harry notamment… Bref, quoiqu’il en soit, Annita Babyface réalise ici une prestation sans faille qui ne peut laisser de marbre ("Cindy", "Bad Taste"). De plus, elle a intelligence de ne pas en faire des caisses comme le font trop souvent "les groupes punk à chanteuse" mais plutôt de ménager ses effets pour donner énormément d'impact aux morceaux et pour étoffer ses textes en faisant passer des émotions. Bien sûr, avec seulement 4 morceaux à se mettre sous la dent, il n'est pas facile de dire si la bougresse possède ou non une maturité musicale solide…mais le disque nous donne une opinion plus que favorable sur ce point-là ("Sex On The Balcony", "Bad Taste"). Diantre ! Me voilà conquis… Reste maintenant à savoir ce que vaudrait le pop punk du groupe sur toute la durée d’un album. Mais si on s’en tient à ce qu’on a pu entendre sur ces 4 morceaux, on ne peut en attendre que du bien. Qui plus est, l’expérience de Forrest dans le domaine de la composition n’est plus à prouver depuis belle lurette et Annita possède un joli brin de voix - en plus de son personnage de pin-up cheap (une pouille-up ? hihihi ! Putain, c'est un festoche de calembours, là…) assez accrocheur… Quoiqu’il en soit, on sera vite fixé puisque le premier album d’Annita Babyface And The Tasty Poneys sortira en novembre 2009 et devrait s’accompagner d’une petite tournée dans nos contrées. Moi, je serai aux avant-postes pour voir le groupe, en tout cas !
ADDICTIF-ZINE : Serrières, petite ville de l'Ardèche, est-elle en passe de devenir notre Gainesville à nous ? On pourrait le croire tant un paquet de (bons) groupes punk… de consonance différente mais d'égale démarche, gravitent autour de cette cité minuscule. Ainsi, après Uncommonmenfrommars, Sons Of Buddah, The Pookies, Bad Chickens, ISP et No Guts No Glory, voici venir Annita Babyface et ses Tasty Poneys dont le premier CD, s'il ne contient que 4 titres, est une énorme surprise pour les amateurs de pop-punk énergisante. On appréciera particulièrement "Sex On The Balcony", vénérable pop song au parfum des Distillers (Annita a une voix très proche de celle de Brody Dalle), ainsi que "Bad Taste" et son refrain imparable. Non, vraiment, il y a à Serrières un savoir-faire particulier. On demande la suite. Vite ! -
Frank Frejnik
PUNK TOFS : Basé à Serrières, Annita BabyFace And The Tasty Poneys est un jeune groupe qui sort là son premier maxi. J'ai eu l'occasion de les voir en concert à Lyon fin janvier et je n'avais pas forcément accroché à ce moment là. Mais le skeud est différent et les morceaux pop-punk sont plus mélodiques et accrocheurs ici qu'en live. La prod est de bonne qualité (la galette a été enregistrée à Décines au
Warmaudio où pas mal de groupe de la région lyonnaise, dont les Unco, enregistrent en ce moment) ce qui permets de mieux appréhender les morceaux, quand on ne les connais pas, qu'un son live parfois cradingue. Le chant d'Annita, à classer à mi-chemin entre Courtney Love et Brody Dalle, est envoûtant et nous transporte dans son univers sucré soutenu par les riffs mélodiques à souhait des grattes et la rythmique sans faille de la section du même nom.
Why Was I Here ?, présent en version acoustique sur la compile
Go Folk Yourself à même des sonorités tubesques. Les titres sont courts afin de condenser les idées et ainsi éviter de ce perdre en chemin comme cela peut parfois être le cas avec ce style musical. Quatre titres c'est court pour ce faire une idée mais assez pour voir que le groupe à du potentiel et qu'il faudra voir ce que donne la suite et comment le groupe abordera l'étape du premier album. En tous cas Annita et ses poneys ont toutes les armes en main pour réussir à passer cette épreuve sans embûches.
THE FRENCH TOUCH : Un nouveau groupe de punk avec une fille au chant, le genre est éculé pour le meilleur et pour le pire...Hein ? Qui à dit rire ? Faîtes gaffe, on va s'attirer la fourrière des chiennes de garde. Bon aller, sans dec, méfiance absolue dans la redite. Matons le groupe : Les Tasty Poneys sont en fait Ben à la basse, Bazile (No Guts No Glory) à la batterie et Forest (Sons of Buddha, The Black Zombie Procession) à la guitare et chœurs, Ok, ils ne sont pas du genre à se chier des bouses sur les patounes en tournant en rond autour du manège enchanté. Moi, en fait, je voudrais savoir qui est Annita ? On l'a entendu sur divers featurings pour Bad Chickens, ISP. Mais bordel d'où elle sort cette nénètte ??? Y a quelqu'un qui la séquestrait à cette fille où quoi ? Vous vous attendez à des barrissements vaginaux de Riot Girl avec des zozos derrière qui appuient comme des bourrins. Non ! Mouais pourtant je jugerais que vous aviez cela en tête. Son chant est bien rauque mais elle ne crie point à gorge déployée, elle dégage le bon timbre de voix, puissant, éraillé, sucré. Ok, j'arrête de vous faire mordre à l'hameçon. Premier 4 titres aussi rationnel qu'énergique puisqu'il définit les fondements du quatuor : Pop punk gonfler de sucre et de propulseur euphorique. D'emblée leur « Cindy » carbure à 300 km/h et libère un titre crunchy du plus bel effet, avec un refrain génial, riff limpide et hargneux, tiens le truc sucré que Joan Jett faisait du temps de son album éponyme en pfiouuuuuuuuuu putain ça date, c'est, c'est 1980. Bon, le truc est fruité et bien bourratif, ouaip c'est peut être le rendez vous des filles dans les chiottes tu vois le truc, avec les Distillers et Joan Jett, punk et pop rock seventies. Il y a cette mélodie un brin sixties que La rockeuse américaine avait le don de sur-vitaminé en bubble-gum puis la grogne de Brody Dalle par dessus en cache sexe. D'ailleurs en parlant de cul, on va directement sur la chanson 3 « Sex on the balcony » qui cette fois est assez explicite pour ne pas que je pénètre dans le fond des choses. Toujours du pop punk mais qui se cale volontiers auprès de la diva trash Courtney Love pour qui la mélodie s'accroche à l'oreille comme les feuilles aux branches avec son côté bancal, déviant du grunge qui part un peu à la renverse dans le chant et qui dévoile un déchirement et une certaine mélancolie. « Bad Taste » aurait pu être un hommage au film culte du Peter Jackson de 1987 mais non, par contre il déchire une méga énergie, limite hardcore et franc du collier. Ça dépote bien, le morceau dure 1:11, le compteur indique que les enceintes sont en surchauffe et qu'il faut faire gaffe à pas trop abuser de la chose sinon c'est une douleur au bras gauche qui ne s'arrête qu'à l'extinction totale de tout le système vital. « Why was I here ? » est un copier coller des chansons des Sons Of Buddah, donc ici c'est Forest, vu, t'as perdu, tu vas direct au coin. C'est d'une évidence à te stranguler la carotide avec des boyaux de chat séché du côté de Serrières au mois d'Août. Tiens je m'aperçois que j'ai omis de vous parler de leur côté Screeching Weasel, et surtout des Donnas pour cette saveur fruitée d'œstrogènes en montée d'orgasme. Une prochaine fois car ben maintenant, et comme tout le monde j'attends l'album comme un con en espérant qu'il viendra et qu'Annita ne va pas disparaître de sitôt.
PARANOIA #8 (avril-mai 2009) : Serrières n'est pas une ville comme les autres. On y retrouve les Unco, Sons Of Buddha, X-TV et maintenant Annita Babyface and the Tasty Poneys. Au départ le groupe était formé d'Annita et de benoit mais l'arrivée de Forest et Bazile à la batterie ont complété le duo. Le quatuor à mis en boite 04 titres chez alex Borel. La pochette est toute simple, le logo du groupe est mis en avant et au niveau musicalon a droit ici à du punk mélodique agrémenté d'une power pop démoniaque. Annita gère le groupe d'une main de maître, son chant est clair et speed comme la rythmique, le tout mélangé à la voix de Forest qui donne encore ici un plus. 8 minutes de pur bonheur.
KRITIK ROCK : Serrières a encore frappé, et se rapproche dangereusement du titre de « ville la plus punk de France » avec l'arrivée décapante du groupe Annita Babyface and the Tasty Ponneys, énième projet auquel participe Forest (Sons of Buddha, The Black Zombie Procession). Avec ce premier EP éponyme, le quatuor compte bien se faire une petite notoriété et pourquoi pas arpenter les routes à la recherche de son public. Notre avis sur ces dix minutes de pop-punk aux œstrogènes. Pas d'introduction pour cette première galette, on commence les choses sérieuses avec Cindy, apparemment nouvelle copine d'Annita. C'est électrique, bien rythmé et le chant féminin un peu rauque colle bien à l'ambiance des titres. Evidemment, les cœurs de Forest rappellent l'excellent dernier album des Sons of Buddha. Heureusement, les autres titres sont un peu plus authentiques : Bad Taste est beaucoup plus énervée, Why I Was There est savoureusement mélodique, alors que Sex on the Balcony me fait étrangement penser à du Distillers. Allez savoir pourquoi... Peut-être que le chant en anglais et la voix d'Annita y sont pour quelque chose. Ce premier EP est une excellente mise en bouche. On reste un peu sur sa faim, mais la tactique est parfaite : on attend maintenant un album avec impatience !
UNDER-GRE : Au concours 2009 des noms de groupe à rallonge et complètement con, Annita Babyface And The Tasty Poneys serait certainement classé en très bonne place... Adepte d'une pop punk à l'ancienne, qui semble particulièrement bien poussée sur les terres drômoises, ce nouveau combo n'en est pas pour autant complètement inexpérimenté. Constitué de membres de No Guts No Glory (Basile aux gros tambours qui font du bruit), des Pookies, Sons of Buddha et autres Black Zombie Procession (Forrest à la guitare et aux choeurs dont on se demande quand est-ce qu'il dort entre ses différents projets...), sans oublier la figure de proue, Annita Babyface, que l'on a déjà pu entendre sur les galettes des ISP et autres Bad Chickens en tant qu'invitée, on peut se dire que l'on sent déjà le coup venir. D'abord au niveau qualité musicale, pas grand chose à dire si ce n'est que ça tourne déjà méchamment pour une première démo. C'est carré, propre et l'on sent que les lascars n'en sont pas à leur premier coup d'essai. Ensuite, au niveau du style c'est sûr que là aussi on s'y attendait et que sans être de mauvaise qualité, il y a quand même un petit goût de déjà entendu. Là où le groupe se distingue et trouve son intérêt pour l'amateur du genre, c'est d'abord grâce à la voix de la susdite Anita. Rocailleuse tout en gardant un caractère féminin et très mélodique, c'est sûr que ce genre d'appendice vocal ne se rencontre pas au premier coin de bois et donne une vraie couleur au groupe. Ensuite les mélodies sont bien accrocheuses, Cindy ou Sex on the balcony sent le soleil, la virée en voiture fenêtres ouvertes bref c'est bien agréable... Les choeurs de Forest sont au poil, comme on pouvait s'y attendre. Bien sûr on pense à pleins de trucs déjà sorti de ce petit coin de Drôme, mais étant donné que ce sont aussi toujours les mêmes que l'on retrouve aux manettes, il ne faut pas non plus s'en étonner, mais plutôt se réjouir d'une telle vitalité ! En attendant le premier album pour voir si la sauce prend au delà du quart d'heure de la démo, jetez déjà une petite oreille aux quelques titres dispos, histoire de se préparer à l'invasion (encore !) venue de la Drôme...
PUNKFICTION : Annita Babyface And The Tasty Poneys est un jeune groupe pop punk originaire d’Ardèche. Comme quoi il n’y a pas que des châtaignes, des cités gallo-romaines et du vin rouge dans ce joli département du sud de la France. La scène punk rock commence même à y être bien fournie. La bande est donc menée par la plantureuse Annita, entourée par trois gaillards habitués de la scène nationale, notamment Forest à la guitare, qui comptera bientôt autant de projets musicaux que son acolyte Nasty Sammy (The Black Zombie Procession). Cet EP self titled est la première réalisation du groupe (2009 – Dirty Witch Rcds) : quatre titres mis en boîte au désormais célèbre Warmaudio Studio d’Alex Borel. Ça traîne pas. Pas d’intro, pas de fioriture, d’entrée avec « Cindy », Annita et sa bande de petits poneys annoncent la couleur : pop punk jusqu’au bout des ongles, rouge à lèvre généreux, vernis noir et serre-tête de rigueur. Mais derrière la jaquette fluo, le sobriquet « babyface » et les mélodies sucrées, la blondinette en garde pas mal sous le pied. Ce n’est donc pas l’énergie qui manque pendant ces même pas 8 minutes de musique. On y parle ainsi beaucoup de cul, on hésite parfois pas à pousser l’accélérateur, ce qui ne réussit d’ailleurs pas forcément le mieux au très beau timbre légèrement éraillée d’Annita. La miss a de belles capacités vocales, une tessiture de velours qu’elle utilise à merveille sur les morceaux mid tempo à l’ambiance douce-amère. Quatre titres en forme de carte de visite, c’est classique pour un premier disque qui cherche avant tout à ouvrir des portes au quatuor. Le groupe y fait donc étalage de sa palette stylistique (et de son accent anglais un peu approximatif). Tantôt bubble gum avec « Cindy » (qui rappelle Screeching Weasel autant que les gugus de Sons Of Buddha), tantôt chargée en testostérone (« Bad Taste » punky et plutôt simpliste, expédiée en une grosse minute), tantôt démontrant une grande classe mélodique (Forest n’y est sans doute pas étranger). Les deux derniers morceaux sont ainsi les plus intéressants. Le refrain notamment pour « Sex On The Balcony », ça vous rentre en tête à coup de masse ; vraiment très réussi. Et puis vient pour clore le disque la petite pépite « Why Was I Here ? » où Annita emporte véritablement l’auditeur dans une mélodie plus profonde et plus en nuances. L’apport encore une fois de Forest dans les chœurs est imparable. Les deux voix, masculine et féminine, s’entremêlent parfaitement rappelant une ébauche de Fifth Hour Hero par exemple. Une ébauche seulement, le groupe en est encore là, soyons clairs. Pour autant si le quatuor se prend un peu plus au sérieux et bosse dur du côté des titres les plus riches dont il semble avoir la clé, ça pourrait faire mal. Et si la seule pop punk au soleil n’était pas la vocation première d’Annita Babyface ?…
SKARTNAK : C'est la dernière arrivée dans la florissante scène punk-rock de la région Rhône-Alpes, et donc forcément la nouvelle recrue de l'écurie Dirty Witch. Pour tout vous dire, vous avez, peut-être sans le savoir, été victime d'une stratégie marketing des plus vicieuses. On fait ça dans le milieu punk-rock? Eh oui, chers amis. Tout fout le camp. En effet, l’infâme label Dirty Witch vous habitue à Anita Babyface depuis plus d’une année à l'aide de petites doses sournoises. Jugez plutôt : vous écoutez ISP? Les Bad Chickens? Si oui, vous avez forcément déjà entendu la voix d’Annita Babyface! Et pour booster le coefficient crédibilité, ce groupe, sans doute monté de toute pièce par un imprésario véreux, compte un certain Forest (Pookies, Sons of Buddha, Black Zombie Procession) à la guitare. Bon, la seule erreur marketing c’est le nom. Anita Babyface and the Tasty Poneys. Tu parles d’un truc engageant ! On dirait le nom d’un dessin animé pour les 0 à 7 ans. Et alors qu’est ce que ça vaut ? Eh bien en fait c’est carrément bien. Du punk-rock à tendance power-pop, avec des refrains entêtant qui sentent le Lookout (Queers, Mr T Experience, Screeching Weasel, Donnas) jusqu’à l’os. Vocalement, Annita s’en tire bien avec une voix qui passe volontiers de l’éraillée façon Distillers au tout mélodique. Rien de bien nouveau sur ces quatre titres (en écoute intégrale sur le myspace du groupe), mais de l’efficacité à revendre et un vrai sens du punk-rock à l’ancienne. Spontané, simple, rugueux.
SPIRITRIBE : Originaire de Serrières, petite cite d'origine gallo-romaine en Ardèche et j'arrête maintenant mon côté syndicat d'initiative, Annita & the tasty poneys est chaperonné par dirty witch et ils ont bien décidé de nous donner leur version du punk rock. Eux ils aiment la mélodie, les guitares rock'n'roll avec une voix de rockeuses qui fume et qui boit. C'est un quatre titres honnêtes et sans fioriture, ils vont à l'essentiel, faire un Chinese Democracy ou autrement dit un album épique et prétentieux n'est pas le but recherché, c'est une carte de visite, une invitation à faire du live et prendre du fun dans tous les clubs au sol détrempé par l'alcool et le vomie en France et ailleurs.
W-FENEC : Annita Babyface and the Tasty Poneys est assurément une excellente surprise. Ce genre de surprise au goût rafraîchissant, qui se laisse consommer sans réflexion ni modération. Le quatuor mené d'une main de maîtresse par Annita Babyface respire la fraîcheur, la bonne humeur et la classe. Ce premier maxi (Annita Babyface and the Tasty Poneys) déboule sans crier gare, à peine huit minutes de son, mais un moment terriblement excitant !! "Cindy", premier titre de ce maxi éponyme, met tout de suite les choses en place : couplet punk jusqu'au bout du vernis à ongle, refrain et mélodie power pop à s'en taper la tête contre les murs, et cette voix féminine légèrement saturée qui en impose déjà. 168 secondes de bonheur, guitare efficace, batterie en place, du très bon. "Bad Taste" enfonce le clou en durcissant la donne par la vitesse et la rage. Pas de fioritures, Annita Babyface and the Tasty Poneys va indéniablement à l'efficace. "Sex on the balcony" (les (h)a(rd)mateurs apprécieront !) est quant à lui un bijou de power pop qui voit débouler très rapidement un refrain très accrocheur avec toujours cette voix attachante et affirmée. Mais le meilleur est pour la fin avec ce "Why was I here ?". La transition entre les deux derniers titres de la galette est finement exécutée, et on se retrouve avec un riff de guitare simpliste mais bien envoyé, un couplet efficace et un couplet qui n'est pas en reste. Forest y va de son intervention vocale (ce qui n'est pas pour me déplaire, ce mec est vraiment bon !) pour servir au mieux ce petit bijou. Quatre titres, ça peut paraître très peu pour se forger une opinion sur un groupe, mais quand on se retrouve avec quatre chansons de qualité, brillamment exécutées et, de surcroît, efficaces à souhait, on ne peut pas se tromper. On ne peut que prêter à Annita Babyface and the Tasty Poneys un avenir brillant. Maintenant qu'ils nous ont mis l'eau à la bouche, un album est exigé par votre serviteur, et le plus vite possible. Pour vous faire une idée sur ce groupe et vérifier que vous n'êtes pas en train de vous faire entuber par Monsieur de Champi himself (ce qui resterait toutefois un honneur, admettez le), la totalité de ce maxi est en écoute intégrale sur le Myspace du groupe.
ZICAZIC : On avait déjà croisé Annita Babyface sur divers featurings pour des groupes comme Bad Chickens ou encore ISP mais The Tasty Poneys est sans aucun doute son premier véritable groupe et elle a choisi de le faire en compagnie de trois pointures puisque l’on retrouve aux côtés de la furieuse chanteuse rien de moins que Forest des Pookies et des Sons Of Buddha à la guitare et au chant, que Ben à la basse et que Bazile de No Guts No Glory à la batterie. En quatre titres transperçants comme une flèche indienne, le quartet qui affiche ouvertement son appartenance à Serrières, la ville punk certainement la plus prolixe de l’hexagone, nous laisse entrevoir quelques belles prestations live d’ores et déjà annoncées … Ca va chauffer ! Comment ne pas réussir à faire de bons titres quand on compte en son sein quelques-uns des plus brillants représentants d’une mouvance punk mélodique capable à chaque instant de se remettre en cause ? Alors c’est sans se poser la moindre question et en y mettant non seulement le fond mais aussi la forme qu’Annita Babyface And The Tasty Poneys se sont fendus de quatre hymnes de très bonne facture, quatre brûlots punks en diable que le public n’aura aucun mal à retenir et qu’il reprendra à tue tête au gré des gigs que ce nouvel ovni musical donnera bientôt. De « Cindy » à « Why Was I Here ? » en passant par « Bad Taste » et par « Sex On The Balcony », c’est toute la panoplie du skate punk qui s’étale devant nos regards éblouis par tant de vigueur et c’est en combinant avec beaucoup d’ingéniosité une voix féminine éraillée au possible et son pendant masculin quelque peu embrumé que le groupe en arrive à nous mettre le feu avec sa rythmique survoltée et avec ses guitares particulièrement bien affûtées ! Ce n’est peut être que de la musique, mais ça contribue sans le moindre doute à mettre de la bonne humeur dans cette période maussade … Merci qui ?