 |
LORS D’UN RÉCENT PASSAGE À PARIS, À L’OPUS CAFÉ, SEAN HAEFELIVENAIT DÉFENDRE SES CHANSONS, ENTRE JAZZ ET SOUL. INFLUENCÉ PAR GIL SCOTT HERON, TERRY CALLIER OU ANDY BEY, LE JEUNE CHANTEUR AUTEUR COMPOSITEUR N’A PAS CHOISI LA FACILITÉ. MAIS NE COMPTE PAS CHANGER DE REGISTRE POUR RÉUSSIR. Grand, fin, athlétique, Sean Haefeli a un physique de mannequin, profession qu’il exerce de temps en temps pour des rai- sons avant tout économiques. D’abord retenu, bridé, son passage parisien s’est avéré de plus en plus convaincant au fil des minutes. Notam- ment lorsque le jeune homme au piano a lâché les standards pour jouer ses compositions dans un style personnel. Sean Haefeli aime la musi- que, l’art pour l’art. Sa démarche n’en est que plus méritoire, lui qui, avec son timbre mat et sa belle stature pourrait jouer sur des registres plus évidents, dans la pop ou le r&b. « C’est sûr,je n’ai pas pris la voie la plus évi- dente (rires).Mais peut-être qu’un jour,je vien- drai m’installer chez vous en Europe. Les artistes de jazz sont souvent partis d’Améri- que.Les gens en France,en Scandinavie,en Allemagne sont curieux et connaissent la musi- que,la tradition du jazz.Les personnalités y ont leur chance.Cela dit,je trouve que la scène indépendante existe davantage aux Etats-Unis depuis quelques années.Le public jeune est en attente de nouveauté et d’originalité.» Sean Haefeli a grandi à Indianapolis, à quelques heures de Chicago. Son père trompettiste jouait dans des grandes formations et a même accom- pagné le grand Frank Sinatra. « Je n’ai pas eu la chance de le connaître.Il est mort dans des conditions jamais élucidées.» Par pudeur et réserve, Sean Haefeli n’en dira pas plus. Alors qu’il poursuit des études de littérature à l’université, il continue le piano classique (appris depuis l’âge de sept ans). Il se mettra à chanter plus tard, vers dix-sept ans. « J’as- pirais à autre chose.La musique me permet de combler un manque. J’ai joué dans un groupe de r&b tout en côtoyant la scène avant- garde de Chicago.J’évoluais dans l’under- ground,pour continuer à apprendre et me trouver.» En 2001, Sean Haefeli travaille sur un premier album, Natural Hunger, avec des amis musi- ciens de la « Windy City». « Je le vendais sur le net», explique-t-il. Pour gagner sa vie, il fait des séances photos, des pubs tv, pour Nike, Louis Vuitton. « J’ai été influencé par des artis- tes comme Jimmy Scott,Terry Callier,Andy Bey et ses disques avec Gary Bartz.Mais j’aime aussi beaucoup le spoken word,la mouvance poetry.» Sound Strategy, son nouvel ep (ndr : disponi- ble sur son site : www.seanhaefeli.com) est plus cohérent. « Le précédent était esthétique.Celui- ci est consistant.Je rassemble mieux mes idées, mes envies.Je sais qu’il me reste des aspects à améliorer.Je veux m’y consacrer.J’aime l’idée de progrès,d’avancer et de maîtriser davan- tage ce que je propose.Il faut de la patience, c’est tout.»
-Romain Grosman
5:07 PM
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|