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..Slam qui peut… avec une icône !
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| Les prestations de qualité de la Nuit du Slam ont prouvé que cette poésie était ouverte à tous, mais qu’elle nécessitait du travail, de la discipline et une connaissance approfondie des mots…
Samedi soir 23h, l’ambiance est chaude et volubile… Les mots s’enchaînent et se déchaînent. Les muses passent d’un corps à l’autre, d’une voix à l’autre sans jamais faire défaut. Somna et Slam Tribu commencent et le succès semble au rendez-vous, pas de fausses notes donc pour toutes ces propositions où les générations et les styles se mêlent. C’est cela aujourd’hui le slam comme le souligne l’inventeur de cette poésie sonore le sympathique Mark Smith. L’histoire a commencé il y a 25 ans, à Chicago. Lorsqu’on lui demande si le slam est toujours le même, il n’hésite pas à raconter son évolution. « Au départ le slam était un petit noyau qui, au fur et à mesure, est devenu une toile d’araignée dans toutes les directions. J’aime l’idée que des communautés et des générations différentes se réunissent autour d’un intérêt commun. Les dix dernières années, je les ai passées à faire le tour du monde avec pour mission d’expliquer aux gens les racines du mouvement, de cette communauté très diversifiée, qui n’a pas de sélection ». Le slam, ouvert à tous, présente la poésie de façon conviviale et refuse toute élite artistique. Les racines du mouvement sont à chercher du côté du folk des années 40, des Beatniks, de Jack Kerouac... « Le but du slam est de rassembler les gens, de les rendre aptes à communiquer. C’est une communauté qui partage des choses qu’on n’apprend pas à l’école ; le slam est néanmoins un outil éducatif qui intéresse les jeunes. N’oublions pas qu’Obama a gagné grâce à cet « activisme social », je pense que la communication entre les personnes passe par cela ». Et quand la salle lui demande la définition du slam, Mark Smith répond qu’elle est multiple : le slam est le mariage de la performance et de l’écriture, un type de spectacle interactif qui peut réunir plusieurs arts. Selon lui, la définition la plus importante est celle d’une communauté très variée à l’échelle du monde, passionnée de mots. L’essentiel reste le don fait aux spectateurs, un partage qui va finalement au-delà des contingences langagières ou culturelles.
Amandine Lefèvre
Légende : « Father and son », selon un bon mot de Mark Smith (à gauche), Danny Sherrard (à droite) champion du monde de slam, représente la relève. jeudi 19 mars 2009, par l’hebdo Paru dans le n°116 | ..
10:29 AM
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