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the Tatianas



Last Updated: 11/24/2009

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Status: Single
City: Paris, Stockholm
Country: FR
Signup Date: 12/30/2005
Thursday, March 12, 2009 
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Le Régine, un mercredi soir de fin février, c’est la release party du single « I am Swine » du groupe The Tatianas et l’ambiance est bien loin de celles des habituelles soirées électro et hip hop parisiennes. De quoi faire ravaler son tee shirt Sixpack à un habitué de passage dans l’antre de Jean Nippon, dj plus branché Institubes que Summer of Love. Un sentiment renforcé dès l’entrée, en croisant Tim Burgess, chanteur des Charlatans, groupe british qui s’imposait dès 1990 avec la plus belle chanson post-phénomène Madchester, « The Only One I Know ». Le bonhomme assurera plus tard un dj set tout en enflammage brit rock.

Une soirée dont l’ambiance prend direct quelques degrés avec les londoniens de Rodeo Massacre qui ouvrent la soirée. Un live rock psychédélique d’un autre âge où le fantôme de Keith Richard semble se disputer l’attention du public avec une chanteuse oscillant entre Nico et Jefferson Airplane. Le groupe en impose scéniquement, cela même si les chansons ne cherchent pas gratter un peu plus loin que leurs influences.

Puis débarquent les Tatianas, trio de jeunes rockers qui ne cherche pas comme une certaine scène rock parisienne à quitter les territoires indie pour s’aventurer dans la pop rock FM mollassonne. Le groupe reste collé à son style : rock old school, british power, influence d’une autre décennie, refus de se plier à quelques diktats sonores de grosses productions et des textes lâchés en anglais, porté par un chant qui impressionne une fois constaté la jeunesse du chanteur. Un gros potentiel déjà affirmé par des tubes évidents comme « Crackhead », énorme riff d’intro, ou « Neurosis », et qui se confirme encore sur le petit dernier « I am a Swine ». Quelques pépites pour le coup réellement indie, réellement portée par un sentiment d’urgence, oubliant de calculer et de problématiser l’influence des Libertines, pour ne citer qu’eux. Ces titres les ont déjà propulsé sur les premières parties des feu Dirty Pretty Things ou des affreux de Razor Light. Pas de cela ce soir, c’est frais, ça bouge et slamme vers la fin. En plus d’avoir les chansons, The Tatianas n’ont pas oublié d’assurer en live et cela malgré des éclairages scéniques un peu trop sadiques pour mes rétines.

On espère que ce n’est qu’un début tout en attendant le reste de l’album à venir, enregistré à Stockholm l’été dernier et produit par le rejeton d’un des ABBA, cela ne s’invente pas…


—Alex B—