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basement



Last Updated: 9/16/2009

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Status: Single
City: Libourne
State: Aquitaine
Country: FR
Signup Date: 1/11/2006
Wednesday, March 07, 2007 

Huit ans que les libournais avaient disparu du paysage rock français. Discographiquement parlant du moins. Leurs deux premiers EP « Head On » et « Underneath » (paru chez Vicious Circle celui-là) en avaient mouché plus d'un à l'époque. Aux côtés des Sleeppers, Portobbello Bones, Dickybird et autres Condense, ils portaient bien haut l'étendard d'un noise rock à la française et d'une certaine scène indépendante que les années 2000 semblaient avoir balayé. Le bug du nouveau millénaire, c'était certainement ça…

Mais alors qu'une multitude – j'exagère, mais à peine – de formations se réclamant de cette scène et avouant les mêmes influences américaines (Unsane, Cop Shoot Cop, Touch'n'Go, Am Rep and co) fait parler d'elle, Basement ressurgit, plus fort que jamais.

Troisième volet donc.  Encore une fois, l'enregistrement est court, huit titres seulement, mais la concision a toujours réussi au groupe. L'album a beau s'intituler « Everything Gets Distorted » et faire effectivement honneur à la saturation, le héros principal de l'histoire est clairement la mélodie. L'arrivée d'un second guitariste a certainement permis un gros bond en avant dans le domaine, et le résultat ne se fait pas attendre : dès l'introductif « Release Me » le ton est donné : imparable. Voilà le genre de chanson qui te reste dans la caboche des journées durant. Et le pire ou plutôt le meilleur, c'est que ça continue comme ça, et tout du long. Encore une mélodie sublime pour « Negative Land » , puis arrive le bien nommé « Maelström » qui nous fait découvrir Basement sous un jour nouveau, plus post-rock et instrumental, même si le morceau explose le temps de refrains dantesques où des hurlements lointains se mêlent aux mélodies en vrille des deux guitares : magnifique de puissance et de mélancolie. Envy, Isis et consorts sont passés par là… Comme de coutume dans le genre, la basse n'est pas en retrait, solide, elle est le véritable moteur de la machine. Au niveau des voix, on passe du murmure, au spoken word, au mélodique pas lyrique à l'agressif, avec toujours de légers effets forts à propos. Pas le temps de s'ennuyer, on varie les plaisirs. C'est aussi valable globalement, car on sent les titres travaillés dans les moindres détails, chacun d'eux enthousiasme d'ailleurs pour des raisons différentes : le riff titanesque et le solo de « Slow Waiting » en sont deux excellentes. Parmi tant d'autres. 30 minutes de bonheur, ni plus ni moins.

O. Drago / Versus Magazine