Bellini + Chick Peas - le 27/09/2009 au SONIC
Ce sont les locaux de Chick Peas - pas vus en concert depuis presque une année alors que, comme ils le
disent eux même, le Sonic est leur deuxième maison tellement ils y ont
souvent joué - donc ce sont les Chick Peas qui entament la soirée avec
une conviction débordante et communicative. Nos pois sauteurs ce soir
portent bien leur nom tant leur concert est dynamique, les deux
bassistes gigotent dans tous les sens, s’acharnent et assaisonnent leur
noise punk d’une forte dose de bonne humeur.....Il me semble surtout qu’il y a plus de chant qu’auparavant - l’un d’eux ironise : voici un titre qui ressemble à une vraie chanson, elle aurait presque un refrain
- et quelques nouveautés agrémentent un set touffu (trois quart
d’heure) et sans temps mort. Mention très spéciale à ce titre joué vers
la fin, on va dire en antépénultième position (en avant avant dernier
quoi) et en forme de boogie infernal à vous donner envie de vous
trémousser le houblon du ventre frénétiquement et jusqu’à plus soif.....
Pour
le dernier titre de leur set, les Chick Peas parlent d’une reprise et
annoncent que celui ou celle qui trouvera quel est le titre qu’ils vont
maintenant jouer se verra offrir une bière. La proposition est tentante
mais j’ai beau me creuser la tête, je ne me souviens pas qui chantait
ces paroles d’un machisme triomphant couronnées d’un refrain qui en
substance dit she’s got balls… j’aurais ma réponse à la fin du concert - il suffisait juste de demander
- mais en attendant c’est l’occasion pour les Chick Peas de nous offrir
un final orgiaque et débridé. Ces petits gars sont fans de Bellini,
fiers d’ouvrir pour eux et donc particulièrement motivés.
Servo + Jordan + Chick Peas - le 06/02/2009 au CLAC'SON
Les groupes Servö, Jordan et Chick Peas étaient en
concert au Clacson ce vendredi 6 février. Une affiche chamboullée par
l’annulation de la tête d’affiche initiale, les allemands de Robocop
Kraus.
En effet, le chanteur du groupe Robocop Kraus étant
malade et donc incapable de chanter pour cause d’extinction de voix,
l’affiche de ce concert a été modifiée dans l’après-midi du vendredi.
Les Chick Peas, dont la participation à ce concert
n’était pas prévue initialement, ont donc finalement ’ouvert les
hostilités’. Ce groupe lyonnaiso-viennois a une fois encore délivré un
concert sans faille devant un public malheureusement bien clairsemé
pour cause d’annulation de la tête d’affiche. Si vous faisiez
écouter le CD des Chick Peas à l’aveugle à un amateur de rock
alternatif, il vous dirait probablement soit qu’il s’agit d’un groupe
de rock de Chicago du label Touch & Go enregistré par Steve Albini,
soit d’un groupe de Washington signé sur Dischord Records, le label de
Fugazi. Et bien non, il s’agit d’un groupe lyonnais enregistré dans les
studios SOL à Oullins ! Et la musique du groupe n’a rien à envier en
qualité à celles de ceux qui semblent être leurs références et
’modèles’ : Fugazi, Sonic Youth ou encore les trois groupes de Steve
Albini, Big Black, Rapeman et Shellac. On peut aussi penser à The Ex.
Et la composition du groupe est étonnante : deux basses et une
batterie, une des deux basses étant accordée très haut pour jouer le
rôle d’une guitare. Ils seront le mardi 3 mars à Ground Zero
(Rail-Théâtre Vaise) en première partie des Datsuns dans le cadre d’un
concert organisé par Under A Big Black Sun ! A ne pas manquer !
J’avais interviewé les Chick Peas récemment lors d’un concert au Ninkasi : pour écouter cet interview, cliquer sur : http://www.francra.org/emissions/recentes/2008-01-19_Chick_Peas.mp3
(...)
Par Hervé Laurent
Joe Lally + Chick Peas - Le 04/02/09 à EVE
Radio Campus et EVE organisaient ce mercredi 4 février la venue de Joe Lally, bassiste du groupe fondateur de ce que l'on appelle aujourd'hui le post-hardcore : Fugazi ; à l'occasion de la sortie de son nouvel album Nothing is underrated. Et c'est aux lyonnais de Chick Peas que revient l'honneur d'ouvrir la soirée.
Chick Peas
: deux basses et une batterie. Pas même besoin de regarder leur bio
pour savoir que le trio nous provient du fertile vivier lyonnais : leur
noise/punk a un certain goût de The Jesus Lizard et toute cette scène américaine qu'un certain nombre de groupes de Lyon digère depuis Bästard.
L'entrée du set est compacte, pour ne pas dire brouillonne,
certainement plus un problème de son que de jeu. Les instruments sont
difficiles à distinguer, je cherche l'intérêt des deux basses, outre
l'originalité de la configuration. Mauvaise langue, cette sensation
s'estompe après quelques chansons. La batterie reste assez timide, mais
la Rickenbacker à distorsion et la Fender se complètent finalement
bien. Leurs chansons instrumentales contiennent quelques longueurs et
c'est avec plaisir que le chant scandé/parlé/crié s'insère dans le
reste de la playlist. Un cassage de corde au milieu du set fera un peu
redescendre l'ambiance, mais la performance des Chick Peas est dans l'ensemble sympathique.
(...)