CHRONIQUES....
THE BIG ROYAL KUNAMAKA ORCHESTRA....
Tales from the Dead....
.. | Métal rock barré.... Avec un blaze issu du parler Hmong (ethnie vietnamo-laotienne chez qui Kunamaka voudrait dire « moi manger toi avec du riz » … l'histoire ne dit pas si c'est avec des baguettes ou non), une musique entre autre influencée par les améro-arméniens de System of a Down et un humour par moment très british (cf. dans les remerciements: « Always look on the bright side ooooof life … »), rien d'étonnant à ce que ce groupe nous vienne tout droit de … Clermont-Ferrand. Eh oui, voici encore que débarque un de ces groupes francophones improbables qui font de l'excellence et de la singularité le Graal de leur quête musicale. Avec déjà Unexpect Sebkha-Chott, Pin-Up Went Down, Ufych Sormeer et Ilkhah, il ne nous reste plus guère qu'à attendre une reformation de Carnival in Coal pour pouvoir tenter de mettre sur pied le pendant musical de l'Etrange Festival. Quelle forme prend donc cette nouvelle offrande sur l'autel du non-conformisme musical? Eh bien, comme c'est souvent le cas – mais en même temps comment réussir à contourner cette référence de l'inétiquetable ? – l'empreinte Pattonienne est bien là, plutôt sous son incarnation soft FNMesque que sous ses atours Bunglesques les moins fréquentables (quoique), le Big Orchestra ayant un pied fermement ancré dans l'univers metal rock. Néanmoins, comme cela était évoqué en préambule, l'autre touche caractéristique récurrente de la musique du groupe, c'est une démarche musicale qui emprunte beaucoup aux joyeux arméniens dont les noms font rien qu'à finir en –ian. Ce rapprochement se fait assez naturellement quand on considère: 1) ces attaques vocales à 2 voix, dont l'une d'elle évolue régulièrement dans des chevrotements nasillards à la limite de la rupture, élément caractéristique du chant de Daron Malakian (1:36 sur « Monolythic woman », 0:51 sur « Spider's Waltz » …) 2) la dynamique des mélodies alternant le chaud et le froid entre des parties ambiguës douces mais tendues et des pétages de câble en règle 3) des mélodies imparables construites plus sur le feeling et des riffs binaires que sur un raffinement harmonique extrême et une technique débridée Mais au-delà de ces 2 références évidentes, on sent que le groupe embrasse bien plus. On trouve ainsi du Opeth acoustique vers 2:47 sur « Megashit In The Woods », et puis une guitare typée U2 qui participe à l'aspect radio friendly de « I'm Fine » - morceau qui commence par ailleurs avec une voix parlée à la Leonard Cohen. On trouve aussi à 0:40 sur « Lord Gomez's Diner » des extravagances vocales qui peuvent rappeler celles du « The Trial » de Pink Floyd. Et puis rappelons encore que le groupe reprend du Elvis Costello en fin d'album. Au final, de la diversité, mais peu d'outrance dans l'originalité Kunamakienne. Non, même si beaucoup d'éléments divers sont impliqués dans cette grande fresque sonore, c'est autour d'un noyau rock standard, agrémenté il est vrai d'un clavier et d'un violoncelle occasionnel, que tout s'écrit. C'est plus dans la façon – dynamique, mouvante, variée, non-conformiste - dont sont accommodés ces éléments que le groupe se construit sa propre « patte », cet orchestre hors norme ayant un certain talent pour poser en chacun de ses morceaux des ambiances particulières et y insuffler une forte personnalité qui en fait des pièces uniques et distinctes les unes des autres. Il est vrai que de petits emprunts à des univers externes aident aussi à nuancer les couleurs de certaines parties: un passage un peu black vers 1:40 sur « Spider's Waltz », du hip hop sur « Megashit In The Woods », une ambiance disco sur le dansant « Demon Club 666 », des samples en introduction de « Your Highness » puis plus loin des touches fortement funky, de l'électro sporadique vers la fin de « Lord Gomez's Diner ». En parallèle de l'aspect purement musical, il semble que le groupe accorde une grande importance au rendu visuel du concept – élément qui semble d'ailleurs caractéristique de cette « scène » nawak metal barré. Le fil rouge de cet univers est la mouche, si si, que ce soit à travers les superbes compositions arcimboldo-esques de la pochette de l'album (d'ailleurs l'ensemble du digipack est superbe), sur le site web du groupe ou lors des prestations scéniques – représentations où Sa Majesté Guy la Mouche volette tel le Mr Loyal de la soirée. Pourtant le groupe ne semble pas diffuser les odeurs caractéristiques attirant ce type de bestiole (en même temps je n'ai pas essayé Kunamaka en odorama). Je finirai en répétant lourdement (oui oui, je m'en rends compte) que cet album propose des morceaux superbes (mentions spéciales à l'épique et protéiforme « Megashit In The Woods », au lumineux et pattonesquement funky « Your Highness » et au fourmillant « Lord Gomez's Diner »), qu'il est varié mais cohérent, accrocheur et pas prise de tête. TBRKO est un groupe qui réussit à faire le grand écart entre un metal rock potentiellement radiophonique mais non putassier et un côté inclassable et iconoclaste qui lui permettrait de figurer sans trop dénoter sur un catalogue comme celui de Ipecac Recordings ou The End Records. Et donc au cas où vous n'auriez pas compris, j'adhère complètement à ce que font ces gars..... Cyil Glaume - 25 Avril 2008.... www.thrashocore.com....
Crazy Rock / Metal.... Kunamaka aurait pu être une simple farce, cette joyeuse troupe qui se prend pour un Faith No More Clermontois. Sauf que ce premier album est tout bonnement impressionnant ! Ce fourre-tout doublé d'un humour sarcastique n'est justement pas copié sur Faith No More. De la bande à Patton reste juste l'esprit. Cet esprit de folie, avec un souci constant de proposer des chansons valables. On pense un peu à System Of A Down, notamment au niveau du chant, totalement juste et très varié (il y a aussi du Daniel Gindelow (Pain Of Salvation)). Ce disque fou-fou de rock/metal a le potentiel pour plaire à un public très large, sans pour autant souffrir d'un quelconque compromis. Le groupe se permet quelques morceaux « radio friendly » accrocheurs et à fort potentiel commercial (l'étonnant « Demon Club 666 »). On peut également citer « Young But Dead » et « Megashit In the Woods ». Kunamaka a en fait parfaitement digéré les dernières décennies rock/métal pour nous sortir un OVNI moderne, drôle mais très pro et accrocheur. On a en plus droit à une reprise d'Elvis Costello et des pistes audio de remerciements hilarants. Frais et génial ! .... 8/10 - Yath.... www.noise-web.com....
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"L' Auvergne avait attiré l'attention avec les Elderberries, il se pourrait bien que l'on soit nombreux à s'intérresser, et c'est tout le mal que je leur souhaite, à THE BIG ROYAL KUNAMAKA ORCHESTRA, un excellent quintet basé à Clermont Ferrand dont le deuxième album, intitulé Tales from the Dead, présente toutes les qualités rares et nécessaires pour devenir un disque phare de la scène rock hexagonale. Les musiciens de The Big Royal Kunamaka Orchestra, associent à la leur sens aigu des mélodies une puissance et une maitrise instrumentales qui rendent leur album particulièrement convainquant dès la première écoute.Visiblement influencés par les constructions musicales des années 70, par les sonorités hardcores à la Mike Patton et plus accessoirement par l'électroclash, le groupe est également esthétiquement très marqué par les atmosphères sombres et romantiques des films de Tim Burton. Sur leur premier album paru en 2003 et déjà prometteur on trouvait une très bonne reprise de Jack's Lament, l'une des plus belle mélodie de la bande originale du film l'Etrange Noël de Mr Jack. Sur ce nouvel album le groupe fait cette fois un clin d'œil à l'opéra-rock Phantom of The Paradise écrit et réalisé par Brian de Palma en 1971 et mis en musique par l'excellent Paul Williams."
France Musiques - Tapage nocturne par Bruno Letort....
la chronique de l'actualité discographique par Eric Serva....
www.radiofrance.fr/francemusique....
Attention, je vous connais vous allez vous jeter sur la chronique, matter l'intro, la conclusion et vous faire un rapide avis de ce Tales From The Dead grâce à ça et la belle note apposée sur cette chronique. Mais là on va la faire sérieux et discipliné, on se mets en rangs avec à ma gauche les personnes ayant déjà posé une oreille sur Kunamaka (donc oui, à droite ceux qui n'ont pas encore eut cette chance).....
Donc pour le groupe de gauche avancez directement un paragraphe plus avant, les autres, rapide mise au point histoire de rattraper vos petits camarades. Alors Kunamaka c'est quoi? C'est un groupe venu de Clermont Ferrand qui en 2003 avait réussi à chatouiller les esgourdes de quelques chanceux ayant pu poser une oreille sur leur premier album. Le Kunamaka est d'un naturel discret, pas de une des magazine spécialisés, pas de passage au petit écran, non rien de tout ça, donc il est préférable d'être attentif pour ne pas le rater (alors ne le rater pas!). Au niveau du profil musicologique Kunamaka est à classer dans la branche des « Musiques tordus » où l'on retrouve des cousins forts connus comme Mike Patton et une évolution ayant pioché dans le patrimoine génétique d'espèces plus éloignées comme System Of A Down, Psykup, The Melvins, ...
Nous voilà donc réunis avec tout le monde. Alors après la belle réussite de l'album éponyme qu'est ce qui a changé? Déjà le patronyme, Kunamaka devient The Big Royal Kunamaka Orchestra et pour le reste et bien les habitués ne seront pas dépaysés. Les clermontois nous offrent toujours leur mélange iconoclaste, mélange de fusion rock avec nombre de styles et toujours avec une patte assez unique et reconnaissable.
Je vois déjà le groupe de droite émerveillé par tant d'idées, tant d'accouplements musicaux et la maîtrise de celles ci, le groupe de gauche est lui par contre moins surpris face à cet album, car si Kunamaka reste l'un (le?) meilleur représentant de cette fusion barrée en France, en 5 ans la musique du groupe a peu évolué. Défaut? Difficile à dire, d'un coté c'est si bien fait qu'il est difficile de faire la fine bouche et de l'autre on aurait bien aimé ce prendre une claque aller et retour façon 2003.
Les nouveaux arrivants n'y verront que du feu et bien leur en prend de ce pencher sur ce groupe unique et ô combien talentueux, les intimes de nos amateurs de vulcania resteront peut être un peu sur leur faim au début.
Car même en faisant sa fine bouche difficile de résister au groove déhanchant de Your Highness ou ce disco rock'n roll sur le fabuleux Demon Club 666. On trouvera tout de même quelques nouveautés (ou des aspects plus exploités) avec notamment quelque passages « poignants » ou tout du moins très prenant comme Evil avec son mix piano / voix rauque / voix douce (qui n'est pas sans rappeller System Of A Down) ou encore le très « smooth » (comme disent les jeunes) I'm Fine.
Kunamaka reste Kunamaka, avec son univers délirant, ses mélanges contre nature et son humour très second degré. On accroche direct, ou pas, mais pou tout amateur du genre c'est du bonheur en galette.
Quelques longueurs tout de même, par exemple le coup des remerciements oraux sur le CD font bien marrer au début (même si l'idée a déjà été utilisé sur le précédent album) mais à la longue lasse.
Au final un très bon album, qui aurait peut être pu gagner en efficacité mais qui reste tout de même l'un des tous meilleurs de ce style et qui a coup sûr régalera les amateurs de mélanges. Et comme on l'a dit, ceux ayant déjà eut des contacts avec nos auvergnats seront un peu moins désarçonnés. ....
Voilà, visite finie, merci m'sieu 'dame, pensez à laisser un petit commentaire ça fait toujours plaisir. A vot' bon coeur. ....
Note : 15 / 20
Bacteries.....
www.metalorgie.com....
Le moins qu'on puisse dire c'est que l'objet a de la gueule: digisleeve 3 volets gris argent, orné en ses deux faces d'un insecte muscomorphe… une mouche donc. Si au recto, le diptère est constitué de fragments plutôt organiques ou naturalistes, les éléments qui le constituent au verso sont clairement militaires et guerriers. L'objet déplié dévoile la liste des titres, dans le plus pur style carrousel de la roue de la fortune de la mort, et un intérieur joliment agrémenté d'une nuée de squelettes argentés virevoltants et… d'une mouche, encore, mais cette fois en forme de ministre du culte ou de divinité païenne (au choix). On peut ne pas aimer, mais c'est bien fait, et c'est soigné… seul bémol : pas de livret, donc ni info sur qui fait quoi, ni paroles, ni rien (à part les quelques rares partenaires de l'aventure et l'aujourd'hui incontournable site internet du groupe).
« Tales From The Dead » est semble-t-il le deuxième album du groupe Kunamaka, mais le premier sous l'appellation à rallonge The Big Royal Kunamaka Orchestra, due à la pléthore d'invités qui épaulent la formation de base (dixit les remerciements occupants 2 des 3 dernières plages du disque et palliants donc au bémol émis plus haut). Lorsqu'on apprend que le groupe se réclame, entre autres, de Patton et de ses projets divers et variés, on s'attend au pire : d'abord parce que le monsieur peut agacer par son omni-présence/potence, et ensuite parce que ses trop nombreux suiveurs sont bien souvent loin d'être inspirés. Cependant, si l'influence est assumée, elle est ici particulièrement bien digérée et c'est assez rare pour être souligné.
Les parties vocales sont évidemment variées, allant du crooning aux hurlements de sorcières (avec tout ou presque ce qui peut se trouver entre ces deux extrêmes), mais elles ne sonnent finalement que rarement réchauffées. Quant à leur musique, que ces Auvergnats définissent eux-même comme du « carnival-core », elle pioche allégrement dans tout ou presque ce qu'une certaine musique moderne « barrée » a de plus riche, tout en gardant une cohérence et une précision d'exécution trop rare dans ce style. Les influences revendiquées du métal mutant de System Of A Down, ou encore de la musique de film de Danny Elfman se font elles aussi sentir, alors que l'ensemble exprime un feeling prog digne d'un King Crimson, le tout au service d'une musique rock extravagante ne se prenant pas plus au sérieux que nécessaire, comme en témoignent les humoristiques plages de remerciements, encadrant une reprise sauce TGRKO du « Shot with his own gun » d'Elvis Costello (autre influence déclarée du gang).
L'ambiance générale du disque est définitivement carnavalesque, tirant parfois sur le côté sombre d'opérette des trains fantômes (cf. les titres du disque et de certains morceaux): grandiloquence et théâtralisation potaches sont au menu musical, mais aussi visuel puisque le groupe agrémente ses prestations de costumes, personnages burlesques et autres divertissements… ce qui s'avèrerait presque préjudiciable au regard de la qualité intrinsèque de la musique. Question de goût. La démarche pourrait rappeler dans une certaine mesure celle de l'excellent trio 31Knots, d'ailleurs pas très loin musicalement, en particulier sur le premier titre. Du rock urgent donc, mais aussi de la fusion prog pseudo-rappée, du disco-rock survolté, des envolées croonées, des orchestrations riches convoquant ici un violoncelle, ou là des claviers, du classic rock bluesy barré et psychédélique, et la liste est loin d'être exhaustive… le tout se télescopant dans une musique pas si bordélique qu'elle en a l'air, mais surtout interprétée avec un feeling certain et un talent hors du commun.
Rédigé par : Nico sata | 16/20 | 08/04/2008 @ 00h59....
www.vs-webzine.com....
Always look on the bright side of life ....
On avait adoré leur premier album et on attendait impatiemment leur deuxième disque, et c'est chose faite. Tales from the dead vient de sortir.
The Big Royal Kunamaka Orchestra, le nom complet du groupe, nous sert donc un nouveau cd qui assied un peu plus encore le band dans la scène française.
Double tranchant, surprise, revers, retournement, l'artwork donne déjà le ton avec les deux côtés de la mouche. D'un côté une mouche organique, à peu près normale, de l'autre la même mais faîte toute en armes, canons et cartouches. L'intérieur est plus inquiétant, squelettes fantomatiques au menu, avec un aspect fantôme de l'opéra, ou du Kunamaka Orchestra, en l'occurrence.
Comment décrire la musique ? Progressive, c'est certain. D'un point de vue technique, aucune raison que les musiciens aient régressés depuis leur premier disque, donc pratique instrumentale parfaite. Ruptures de rythmes, tempos dingues, musique déglinguée, et comme toute vraie musique déglinguée, cela demande une maîtrise des instruments impressionnante. Alternance de passages calmes et excités, de beauté calme et de rage furieuse. Globalement le disque est plus sombre que le premier qui comprenait plus de moments gais. Nombre de pistes se rapprochent de certains groupes de metal dépressif type Anathema ou Porcupine Tree, sauf qu'ici les structures musicales sont beaucoup plus décalées et surprenantes. Et surtout là où les groupes sus nommés restent dans un certains genre musical très particulier, Kunamaka explore tous les registres, tous les rythmes, tous les types de mélodies, toutes les ambiances.
En même temps il y a une distance critique avec ces ambiances. Il y a un côté « je m'amuse de moi-même », qui montre que le groupe ne s'enferme pas dans le dépressif. C'est comme un jeu. Je joue du dépressif en souriant, c'est tout l'état d'esprit, me semble t-il, de Kunamaka. Vous verrez, en entendant les remerciements sur la musique « Always Look On The Bright Side Of Life» des Monty Pythons… Tout est permis, rien n'est vrai, tout est illusion. C'est là dessus que le groupe s'est forgé un veritable univers, déjanté, qui aspire l'auditeur.
Mention à Dead Club 666 qui poutre sévèrement, et qui a un côté tellement prog que j'adore. Le grand fan de rock prog que je suis a été plus que comblé par ce disque génial, ceux qui ont aimé le premier disque ne seront pas déçu, les amateurs de bizarreries en tout genre qui ne passent pas sur les bandes FM devraient se l'arracher. J'ai même rien de négatif à relever, et pourtant j'aime bien l'exercice du démontage.
Pas prise de tête, assez arrogant pour être rock, assez complexe pour ne pas être oublié…
Vive eux.
A part si King Crimson se reforme dans l'année et sort un disque, pour moi Tales From The Dead est déjà l'album de l'année 2008.
Courrez vous le procurer.....
par Doc
www.zonemetal.com....
Rock à la curiosité insatiable, The Big Royal Kunamaka Orchestra s'illustre par plusieurs aspects, celui d'être entouré d'une mouche n'étant pas le moindre d'entre eux. Entre un Flying Pooh et un Miss Goulash plus rock'n'roll, les méchants beats disco, les cris de Lord Gomez, le violoncelle et les guitares lascives de Kunamaka sont une aubaine pour les tympans.
La référence à Warehouse 99 Project aurait presque pu passer inaperçu, mais "Demon club 666" a des accents du "cult hero" de l'excellent Social leper's club. Kunamaka s'énerve avec ferveur, se laisse aller à des pulsions de crooner. "Monolythic woman" s'empare de la bande son, mélodie qui fait mouche dès les premières notes, avec un petit synthé pour finaliser l'atmosphère, The Big Royal Kunamaka Orchestra progresse sur ce titre avec délicatesse, touches de couleur parcimonieuses, impressionnisme musical sur des paroles assez crues, pornographie musicale, l'orchestre s'emporte et enfonce le clou sur ce rythme binaire prenant.
Loin de se prendre au sérieux, The Big Royal Kunamaka Orchestra explose la baraque avec des titres comme "Megashit in the woods", chant jouant sur plusieurs registres, featuring hip-hop, faire ses affaires dans un bois n'aura jamais eu aussi grand hommage. Que dire alors de "Great satanic revival (Phantom of the paradise medley)", énorme cosmo-fusion rock, Culture Club rencontre Manu Chao sur des airs de piano honky tonk. Kunamaka est juste un bouillonant creuset, avec une volonté de pousser les frontières musicales existantes, Tales from the dead est le passage obligé pour tous les insectes nécrophages musicologues. ....
Pooly - Avril 2008 ....
www.w-fenec.org....
Rock/metal alternatif....
Il suffit d'écouter les 20 premières secondes de ce second album des clermontois de Kunamaka pour y déceler deux de leurs influences les plus évidentes : Patton et surtout System Of A down. Patton dans l'expérimentation, dans la petite graine de folie qui ne demande qu'à éclore, comm sur « Your Highness » ; SOAD pour tout le reste. Les petits gimmicks à la batterie, le chant – le placement des voix, le timbre chevrotant, les cuchotements -, certains riffs et arpèges en son clair, l'organisation et la structuration des chansons. Malgré cette touche System très prononcée, cette tension quasi permanente que l'on ressent à l'écoute comme chez les Amèricains, TBRKO est loin d'être un simple ersatz en quête du jeune public amateur du style. En parvenant à renforcer un feeling purement rock'n'roll, disco (« Demon Club 666 ») ou presque hip-hop (« Megashit in the Woods »), les Français sculptent leur propre personnalité et se créent un univers, un style presque unique et que l'on a en tous cas rarement l'occasion d'entendre par chez nous. Sans oublier une autre source d'inspiration, reflétée par la reprise de « Shot with his own Gun » d'Elvis Costello.....
7,5/10 – Sven....
Hard Rock Magazine / avril-mai 2008....
Deuxième album méchamment percutant pour le Big Royal Kunamaka Orchestra... Intitulé Tales From The Dead - sans doute pour effrayer les grands mères et les âmes sensibles non adeptes de rites sataniques -, ce fort bel objet présenté sous une pochette aussi effrayante que classe devrait permettre aux six Clermontois de casser la baraque au niveau national. Car tout y est : un univers foisonnant, ultra personnel et étrange (entre disco métal maléfique et messes noires pop), des morceaux qui arrachent véritablement (certains ont même un potentiel radiophonique : Demon Club 666, Young But Dead, Monolithic Woman, Evil... ) et une volonté hallucinante d'en découdre sur toutes les scènes de France et de Navarre, voire plus si affinités... Sur Tales From The Dead, la voix malléable à l'envi de Lord Gomez domine les (d)ébats, entre cris hystériquement terrifiants et miaulements salement sexy... Pendant ce temps-là, les musiciens chaperonnés par la mascotte Guy La Mouche se font une joie de lâcher les chevaux hardcore métal ou de jouer de douces mélopées pour crooner à femmes. Adepte du grand écart permanent (entre Mike Patton, Phantom of The Paradise, Tim Burton et Elvis Costello), The Big Royal Kunamaka Orchestra réussit dans son entreprise de destruction des défenses de l'auditeur, conquis au final par la versalité des compositions et le nombre d'émotions provoquées. Tales From The Dead, un disque capable de réveiller les morts vivants !....
Pierre Andrieu - mars 2008....
www.concertandco.com....
Méfiez-vous des mouches... Celle qui a piqué les membres du Big Royal Kunamaka Orchestra se prénomme Guy... Guy la Mouche... ça ne s'invente pas... Mais ne riez pas, le diptère en question n'est pas sans danger.......
Contrairement à de nombreuses espèces de mouches qui pullulent dans les latrines et les étables, Guy s'est installée dans les salles de concerts jadis enfumées et dans les échoppes des disquaires où elle est attirée par l'odeur du vinyl. Dans ces atmosphères sombres et chargées en décibels, elle trouve un espace propice à son développement car ils sont fréquentés par les mélomanes avertis dont elle se délecte.
Si la plupart des mouches sont considérés comme des insectes sales, tel n'est pas le cas de Guy. L'espèce est racée, elle se distingue même par son bon goût. En général, elle s'attaque en priorité aux amateurs de "pattonneries" en tous genres, le fan de Faith No More constitue donc pour elle une "cible" de choix, mais aussi ceux de Mister Bungle, Fantomas, Tomahawk et Peeping Tom dont elle apprécie le grain de folie. Insecte joueur, Guy s'attaque aussi occasionnellement aux fans de metal dont elle s'amuse des manières un peu brutes mais pas à une contradiction prés notre mouche est capable l'instant d'après de se précipiter sur un amateur de rock finement ciselé à la mode britannique ou sur un féru de jazz.
Comme toutes les mouches, Guy n'en demeure pas moins une espèce nécrophage. Une expérience a été récemment réalisée en laboratoire au moyen de vieux disques des années 70, elle révèle que l'espèce est aussi particulièrement sensible au "vintage", du disco au rock psychédélique en passant par la pop. De nombreuses personnes sont donc susceptibles d'être piquées par Guy la Mouche.
Ce type de piqûre même s'il n'est pas particulièrement douloureux n'en est pas moins dangereux, puisqu'il en résulte la plupart du temps des troubles aigus de la personnalité. La communauté scientifique prend donc le sujet très au sérieux, elle vient d'ailleurs de lancer une étude poussée sur les membres du Big Royal Kunamaka Orchestra, cinq spécimens particulièrement intéressants car exposés depuis de nombreuses à la mouche Guy, ils en ont mimétiquement adopté le mode de vie.
Si vous craignez de basculer vous aussi dans la folie, tenez-vous à l'écart de Guy la Mouche et du Big Royal Kunamaka Orchestra, ils pourraient vous piquer.
Rédigé par SeB "D" le 30 janvier 2008.....
inde-ssence.blogspot.com....
Weird Varieto Core classieux....
Sors de ce corps Mike Patton, enlève ton masque Fantomas, Kunamaka t'a reconnu.
Ou plutôt The Big Royal Kunamaka Orchestra. Nous n'utiliserons l'abréviation que lorsque nous serons intimes, toi et moi l'album.
Comme dirait l'ami Vince, Clermont Ferrand serait-il en passe de devenir le nouveau Liverpool ? Le berceau des futurs groupes qui osent expérimenter et se donner les moyens d'autre chose ? Il doit y avoir de ça. Feu les parfaits Original Molock Product, les Kafka et autres Cocoon, ne viendraient-ils pas de Clermont et sa région, chauffés dans le chaudron Coopé de Mai ? Oh que si ! Notons également le mythique one-man-band Gergovia, qui est au Black Metal ce que Carlos fut à la pop expérimentale mais c'est une autre histoire.
Kunamaka donc ('ayé on est intime copain), deuxième album et accroche toi à tes accoudoirs mon ami, « Tales from the Dead » est grand. Vraiment. Un de ces albums barrés, à la croisée complète des genres, ne devant rien à personne mais redevable de tout le monde, une galette intrigante. S'il devait y avoir un seul et unique parrain, c'est bien le sieur Patton, mentionné d'emblée dans cette chronique, qui s'est penché sur le berceau des Kunamaka. Et Mr Bungle qui leur a appris que la schizophrénie musicale, si elle est bien maitrisée, peut s'avérer plus marquante que pathologique.
Décrire par le menu l'éventail des sensations provoquées par « Tales from the Dead » serait un exercice fastidieux. Tout d'abord parce que ce sont les miennes après tout, et que si vous voulez des émotions, ben vous n'avez qu'à vous procurer l'album. Ensuite parce que ce serait vraiment long et qu'il faut que j'aille place de Jaude voir si je peux snipper un de ces gaillards. Mais sachez simplement que personne ne pourra rester insensible face à ce déferlement d'idées.
Pour conclure ma prose sans queue ni tête, et parce qu'au final il faudrait que je discoure un minimum sur l'objet initial de mon propos, si vous cherchez une nouvelle idée de Faith No More et de Mr Bungle, « Tales from the Dead » est pour vous. On a vu pire références. Et gardez à l'esprit qu'on ne voit pas tous les jours des albums de cette trempe. ....
Note : 84%....
par Nikö....
www.obskure.com....
Penchons nous sur le cas de The Big Royal Kunamaka Orchestra… Autrefois connu sous le plus court nom de Kunamaka, soit « moi manger toi avec du riz » dans un dialecte dont je n'ai pas retenu l'origine. Qu'importe. ....
Le plus important dans cette histoire est de bien comprendre que des individus - des musiciens en plus - prêts à officier (quel que soit le type de messe) sous un tel sobriquet ne sont pas des gens normaux. De là à dire qu'ils méritent la qualification de cinglés et la lettre de cachet qui va avec, il y a un petit pas que je serais sans nul doute joyeux de franchir si ces cinq habitants des montagnes auvergnates ne connaissaient pas mon adresse.....
Parce que oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, ce groupe est français. Dans un pays où un bon à rien reconnu comme Benjamin Biolay explique sur un plateau de télé que les BB Brunes sont ce qu'attendait la scène rock hexagonale, Tales From The Dead ne devrait pas exister. Et pourtant… Les plus ou moins 14 titres de cet album sont bien de chez nous. D'un autre monde que celui des empaffés cités ci-dessus également. Un mélange d'influences revendiquées - Mike Patton et Danny Elfman - mais digérées et retravaillées aux sauces rock, métal, jazz, western, rap, classique, disco et électro.....
Impossible de classer Kunamaka. Impossible de coller une petite étiquette. Ou alors, celle d'un hypothétique meilleur album de ce début d'année. Ca part dans tous les sens, c'est agité du bocal comme un épileptique en crise terminale mais aussi cohérent qu'un bataillon de Panzer filant sur un village de Pologne. D'un tube de dancefloor disco-métal sur relent de textes à l'ambiance outreau-esque à la bande son gothique d'une cérémonie démoniaque pratiquée par des prêtres en chemises hawaïennes, Tales From The Dead balade son auditeur dans tous les sens. Musicalement bien au-dessus du lot - je cause aussi bien des terribles musiciens que de leur putain de pute de phénoménal chanteur - et avec un univers unique, mais vraiment, vraiment unique, Kunamaka vient d'enfanter le monstre que tout groupe rêve de pondre au moins une fois dans sa carrière.....
Ouais, Tales From The Dead, c'est du pur coco. Un album dantesque, hallucinant comme 400 micro-grammes de LSD, qui te mettra la gaule ou la culotte en feu - ne soyons pas sexiste - et te fera saliver tout comme il faut.....
GLOIRE AU MAITRE. GLOIRE AU BIG ROYAL KUNAMAKA ORCHESTRA.....
Vincent Duke....
www.gonzai.com....
Ce mois ci, le ni vus ni connus ne vous parle que de deux groupes. Trop peu me direz vous ? peut être pas, car ces deux groupes là méritent largement que l'on s'y attarde. Clément vous explique pourquoi sans plus attendre.....
Emmené par Lord Gomez (voix), et comptant parmi ses rangs Bertrand Venet (basse), Harry Mc Thompson (batterie), Gilou la Figue (claviers) ou encore John Fitzgerald Kakao (guitare), tous asservis à leur unique dieu Guy la Mouche (la mascotte du groupe, toujours présente à leurs côtés sur scène), le groupe The Big Royal Kunamaka Orchestra est, vous l'aurez compris, un groupe plutôt...hors du commun!....
Tous issus de la scène hardcore/métal, ayant tous pour influences communes Fantomas comme Dany Elfman, les Big Royal Orchestra ont unis leurs forces pour créer un rock corsé, à l'image d'un second album, fraîchement sorti, baptisé Tales From The Dead.....
Il suffit d'écouter des titres aussi puissant que "Monolythic Woman", "Demon Club 666", "Megashit In The Woods" (avec la participation sur ce morceau de Mc Dynamax) ou encore "Evil" pour s'en apercevoir.....
L'extravagance les séduit plus qu'autre chose et leur rock aux riffs assérés, à la rythmique précise et puissante et aux cris fréquents provoque déluges, tremblements de terres, voir tsunamis dans les pays où ils font escales (leur prestation au Sziget Festival a d'ailleurs beaucoup fait parlé d'elle...)....
Aussi schizophrène que leur musique, les Big Royal Kunamaka Orchestra menace même leur public de leur couper les pieds si il n'assiste pas à leurs prestations scèniques démesurées...c'est vous dire! Tales From The Dead est un album murement réfléchi qui regorge de surprises: précipitez vous et risquez de plonger dans un monde aussi inquiétant que palpitant, qui ne demande qu'à vous engloutir!....
Clément T.....
www.froggydelight.com....