VENOSA - Dancing together under A Rain of Ashes:Le screamo est un style de hardcore, qui, lorsqu’il est bien joué, donne une sensation de souffrance, de douleur, de hargne et de perdition et c’est bien cela dont il s’agit ici avec ce premier album de
VENOSA, qui dépasse de loin toutes nos espérances. Précédé d’une démo en 2006 (" Whisper Sound "), d’un mini-cd en 2007 (" A Last Trip to Infinity ") et enfin d’un split avec
NESSERIA en juin 2008 (qui nous avait fait forte impression), la dernière livraison du groupe est fabuleuse à tout. Surtout par la haute tenue de ses compositions qui sans sortir du créneau émo arrivent à aller chercher et piocher dans des influences sludge, stoner (sur " Never Say Goodbye ") ou Rock n’ Roll (" We are all Living in a Romero’s Movie "). J’ai vraiment eu l’impression que
VENOSA a gagné en maturité sur cet album.
Rassurez-vous, vous aurez toujours votre ration de vocalises hurlés, de guitares tranchantes et puissantes et ce jeu de batterie bien speed car
VENOSA reste à 95% du temps screamo. Mais ces petites touches disséminées ici et là sur l’album, donnent vraiment du relief au disque, un peu comme le Beaujolais, qui ne serait qu’un vin banal sans son petit goût fruité, mais bon là je m’égare…
Sinon, comme à son habitude, Vincent d’
Emergence Records nous propose un superbe digipack avec, à l’intérieur, un feuillet pour les paroles.
Bref, c’est pour moi la grosse claque screamo de 2009 et je vous incite vivement à vous procurer ce cd au plus tôt (contact : vincemergence@hotmail.com), mais aussi à aller le voir s’il passe près de chez vous car c’est aussi un très bon groupe de scène.
NAWAK POSSE
Venosa nous avait abandonné, lessivé, sur le bord de la route suite au split avec
Nesseria. Dancing Together Under A Rain Of Ashes, premier album du combo, déboule en ce début d'année 2009 et se doit, on l'espère, de reprendre là où la précédente production du groupe nous avait délaissé.
Mais ici, le screamo semble avoir ralenti le tempo, s'orientant vers un rock'in screamo aux très légères effluves de postrock. Pas de quoi s'émoustiller après les sulfureuses compos que
Venosa nous avait précédemment livré. Car il faut bien l'avouer,
Venosa a perdu une partie de son charme une fois les premières écoutes de Dancing Together Under A Rain Of Ashes passées. Il y en a pour tous, peut être trop tant le groupe semble avoir mis un certain point à développer ses compos, si bien que les musiciens se perdent parfois dans leur propre jeu : le break douloureux de "Never Say Goodbye" ou le passage très typé
Pelican sur "Little Miss Mental Anorexia". Les interludes, véritables havres de paix, auront le mérite de permettre à l'auditeur de souffler, mais le malheur de casser le rythme de Dancing Together Under A Rain Of Ashes.
Bon, ne nous voilons pas la face, Dancing Together Under A Rain Of Ashes est heureusement empreint de petits moments de folie telle la fin de "I've Slept With The Devil's Bitch" ou le break
Orchidien de "We Are All Living In A Romero Movie". On retrouve la touche très
Gameness /
Daïtro sur "Our Spiritual Fathers Has Been Sterilized", ce qui n'est pas pour déplaire lorsqu'on l'on écoute ce qu'avait pu faire
Venosa sur le split avec
Nesseria. En sus, l'outro, "Dancing Together Under A Rain Of Ashes (Baby, I Think You Should Close Your Eyes)", glauque à souhait, apporte une certaine aura ténébreuse à la furie précédemment livrée par les français. Bref, de gros riffs intéressants, mais trop disséminés dans l’album, arrivant malgré tout à créer un équilibre avec les parties les plus faibles du disque.
La baffe infligée par le split précédent semble moins forte avec cet opus. Peut être plus tempéré, s'orientant dans une mouvance Rock'In Screamo teinté de Postrock, Dancing Together Under A Rain Of Ashes a le mérite de déménager, mais a le tort de ne pas être assez stable. Reste à Venosa de creuser sa musique, de gommer ses quelques défauts, et la pluie de cendres deviendra peut être pluie de larmes..
METALORGIE 13,5/20
Il est bien loin ce temps où le screamo Orchidien
consistait à une minute maximum de furie, de cris maladifs. Aujourd'hui
le screamo a grandi, il s'est inspiré d'autres musiques en tentant de
conserver cette sincère douleur de vivre. Puis, force est de constater
que la scène screamo française est sans doute parmi les plus
intéressantes du monde aux côtés des japonais, américains et suisses.
Venosa
fait donc parti de cette nouvelle génération de groupes pour qui la
décadence est un art de vivre, mais pour qui la progression vers le
chaos musical doit être un acte réfléchi.
C'est de cette démarche que semble être né Dancing Together Under A Rain Of Ashes.
Un
album qui comporte hélas des défauts relevables dès les premières
secondes. A commencer par une "hyper compression" du son. Sensation
plutôt désagréable car à aucun moment on se sent entièrement meurtri
par les violentes éructations du "chanteur" ou l'âpreté des riffs. Ce
traitement du son éloigne malheureusement un peu le groupe de son
auditeur pour un genre qui cultive la proximité voire "l'acuité" de son
public.
Mais quelques effets au contraire réussissent à tirer vers les abysses où Venosa a établi ses quartiers. Que dire de cette intro de "I've slept with the devil bitch"?
Grâce à la superposition de hurlements, elle nous tord les boyaux pour
que sur les 5 minutes suivantes nous devenions esclaves de la puissance
du groupe (avec ce passage mémorable au bout de 3 minutes).
Le point
le plus important de la musique du groupe est donc l'aspect progressif,
qui loin d'être pompeux, nous fait passer par plusieurs états pour
finalement nous laissés complètement lessivés à la fin de chaque titre.
Les breaks habilement placés en milieu de morceau sont en général des leurres pour nos oreilles, car toujours, Venosa
reprend son œuvre chaotique. Si ce modèle est un peu trop facilement
repris sur l’ensemble de l’album, il est une pause indispensable pour
la pleine appréciation de ce que produit le groupe.
A cela il faut ajouter les interludes que sont : "Voices breathes and whispers" avec sa superposition de chants ambiants, "Tell them this is not over"
avec le plus mélancolique des instruments : le piano. Ce même piano qui
clôt dans un flot de samples paniqués et ultra violents la décadence
que Venosa a recherché (et finalement atteint grâce à cette piste) durant 40 minutes.
40 minutes durant lesquelles on pense à certains grands noms de la scène, à savoir The third memory pour le côté rockin’core avec l’intro de "We are living in a Romero movie", ou encore Daïtro, Gameness, Mihai Edrisch pour certaines envolées de guitare ("Our spiritual fathers has been sterilized"), et certains cris agonisants.
La surprise tiendra peut être dans "Never say goodbye"
et son riff d’intro qui sonne rock sudiste, avec cette empreinte très
rock’n’roll avant d’accélérer, mais sans jamais tomber dans un
emballement trop poussif du tempo.
L’ensemble souffre d’une production qui aurait le mérite d’être plus léchée tant Venosa
trouve l’équilibre sur cet album relativement complet. Les fans du
genre y trouveront de toute façon leur compte mais avec la désagréable
sensation que le groupe aurait pu construire quelque chose d’encore
plus fort.
COREandCO. 7,5/10
Après la très bonne impression laissée l'an dernier par leur split en compagnie des orléanais de
Nesseria,
Venosa
franchit le cap du premier full-length, présenté dans un digipack épuré
mais stylisé. Niveau musique, les normands confirment tout le bien que
l'on pensait d'eux suite à leur prestation dans leur précédent split.
Il faut dire qu'ils ne se cantonnent pas qu'à un screamo "typique" mais
parviennent à élargir leur influences vers par exemple des sonorités
plus rock'n roll voire stoner ("
Never Say Goodbye").
Plus varié qu'à l'accoutumée, la base de la musique distillée par
Venosa est tout de même bel et bien du screamo. Tempétueux et désespérés, les morceaux de ce "
Dancing Together Under A Rain Of Ashes"
jouent les montagnes russes au niveau rythmique en collant de nombreux
breaks un peu partout, le tout surplombé d'un chant qui hésite entre
hargne et retenue sur les quelques moments parlés. Un aspect un peu
chaotique auquel il faut s'adapter mais qui fonctionne, notamment grâce
aux quelques accalmies permettant de faire retomber la tension (les
interludes au piano).
Ce premier long format de
Venosa est habité et tourmenté à la manière d'un
Orchid meets
Gantz, une petite réussite qui mérite qu'on s'y attarde.
POGOSLAM. 8/10
"Venosa", je les avais découverts grâce à leur split
CD avec "Neseria" que j’avais gagné dans un concours sur un webzine
concurrent. Une bonne découverte pour ma part, mais je ne vais pas
refaire la chronique. Maintenant, voilà l’album (acheté ce coup ci).
Ce que j’aime bien dans ce groupe est que son screamo-hardcore est
teinté de pas mal d’influence diverse comme le stoner ("post modern
pop-art(rtificial)") de rock ("Nevers say goodbye"), de passage sludge
et autre et n’hésite pas à changer en plein milieu d’un titre.
Parfois rentre dedans ("We are all living in a Romero movie"), parfois
subtile ("Tell them this is not over"). Aussi bien sérieux dans ses
ambiance qu’ironique dans ses titres. "Venosa" a de nombreuses facettes
et s’en sert efficacement, j’ai toujours un peu de mal sur le chant
personnellement et la caisse claire, le son aurait mérité d’être plus
percutant pour faire gagner en dynamisme l’ensemble. Mais un bon album
dans l’ensemble.
EZEKIEL
J'avais découvert Venosa sur le split avec Nesseria qui était il faut
bien le dire, terriblement bon. Leurs deux morceaux annonçaient le
meilleur pour le futur, alors qu'en est-il concrètement? Ont-ils réussi
à développer leur screamo sur la longueur d'un LP? Hum… pas si évident
de donner des réponses précises à ces questions. Je peux déjà vous
révéler qu'on a là un disque très intéressant pour peu que l'on soit
sensible au screamo et à ses avalanches de rage et de souffrance.
Premier bon point, les plans sont toujours aussi inventifs. Venosa
n'hésite pas caler des riffs proches du sludge ou du stoner par endroit
ainsi que d'autres carrément rock. Idem pour les breaks inattendus et
les accalmies aériennes parfois assez surprenantes. Ceci évite en
partie l'effet répétitif et poussif qui est malheureusement présent
chez trop de formations du style. Deuxième bon point, le chant est
toujours à fleur de peau. Vraiment, on y sent beaucoup de cœur et les
textes me semblent pour la plupart intéressants. Certaines déferlantes
de guitares impressionnent, tout comme le jeu de batterie même si le
son de la caisse claire n'est pas au top. Six bons morceaux, deux
interludes bien placés et une outro malsaine à souhait. Mais vous
m'avez bien senti mitigé en début de chronique pas vrai? La production.
Pourtant enregistré par la même personne que les deux morceaux du
split, le son a perdu en puissance, la faute à une compression qui
empêche les aigus de s'échapper complètement et les mediums de donner
du corps à leur son. Je peux paraître pointilleux mais j'ai fait
l'erreur de me repasser les morceaux du split après l'écoute de ce
dernier disque et il est malheureusement évident que les nouvelles
compositions de Venosa sont comme handicapées par ce manque de
profondeur. C'est bien dommage! Mince! Zut! Flute! … Tant pis. Reste
que nous avons là un bon disque comme le laissait présager les titre du
split CD qui possède un artwork soigné (qui est plus appréciable et
compréhensible une fois le digipack déplié). J'aimerai savoir si cette
intensité qui reste le principal atout du groupe est aussi palpable
qu'on pourrait le penser en live.
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