ROCK'N'FOLK – n°286 Février 2008
Première prise de contact avec un groupe, avant même l'écoute d'un morceau, son nom doit coller à son univers et éventuellement surprendre, provoquer, amuser… La sélection du mois constitue à ce titre un excellent cru, entre Dylan Municipal, Hot Dog Addict, Futurs Ex et Guerilla Poubelle – d'autant que la valeur discographique de ces petits malins est à la hauteur de l'impact de leur patronyme.
Déjà remarqués dans ces colonnes il y a 3 ans à l'occasion d'un EP prometteur, Hot Dog Addict récidive avec un premier album qui ne manque pas de soufle. Mélangeant instruments et programmation, le trio parisien s'adonne sans retenue à un électro-punk anglophone qui doit autant aux Ramones qu'à Daft Punk : rythmiques obsédantes et dansantes (entre house et rock frénétique), guitares sous tension, chant de dandy et compositions élégantes.
WALKED IN LINE RECORDS – Février 2008 – www. wilrecords.com
Enfin quelque chose qui change, on se croirait dans les années 80 avec cette boite a rythme à la Sisters Of Mercy, ce chant qui frise PIL ou d'autres groupes punks « sombristes » de l'époque. Le côté electro rappelle également New Order et autres pionniers du genre. Un premier album soutenu et qui donne la pêche. Les parisiens sont bien éclairés au niveau du style, on peut même penser à des groupes comme Gang of Four ou The Jam. La prouesse est d'avoir réussi à marier les sonorités d'aujourd'hui avec l'esprit des années 80. Un très bon disque à découvrir !
(Chris)
LONGUEUR D'ONDES – Décembre 2007 – www.longueurdondes.com
Les influences new wave tirent vite vers l'électro pour livrer une alchimie sonore tendance et réussie. Le trio parisien repousse les limites du genre en mâtinant ses accents punks d'une bonne dose d'électronique. Sur ces dix titres inspirés, et un morceau caché, la voix profonde et saccadée, voire épileptique, du chanteur Alain Pannetrat se montre convaincante. Il y a aussi les beat répétitifs d'une section rythmique sans batterie, mais soutenue par les abondants effets d'un clavier omniprésent sur lesquels se greffent des guitares bien triturées.
Martini Girl impose à grands coups de structuration / destructuration, une ambiance déglinguée qui ne lâche rien. La répétition des boucles sonores s'avère ensuite parfois « gavante», mais certaines ruptures et l'apport d'une voix féminine donnent un nouvel élan, comme sur Tonight et sa rengaine aux accents de Blur.
Un disque sautillant pour réconcilier rock et dancefloor.
I-MUZZIK – Décembre 2007 – www.i-muzzik.net
Pour un groupe dont nous n'avions jamais entendu parler, pour un disque autoproduit, on peut dire que « Photographic lights » déménage. Recueil de morceaux punk new-wave imparables aux rythmiques souvent électroniques, aux guitares flirtant avec les sonorités noise, il électrise l'atmosphère par une nervosité palpable, un sens inoui de la tension. Héritiers tant de punk que de l'électro-clash (qui sont eux-même en grande partie descendant des punk), ces chansons sont le résultat de croisements incestueux, et dans tous les sens, d'où un résultat bancal, sombre et parfaitement bienvenu. « Photographic lights » transmet une euphorie capable galvaniser les foules comme les individus. Avec ce disques et notamment des morceaux comme « Martini girl » ou « celluloid memories », Hot dog addict devrait se faire connaître et apparaître bientôt sous la lumière des appareils photos de la presse. La presse indie plutôt que la presse people.
Harry-D. Chabert
DYNAMOZINE – Décembre 2007 – www.dynamozine.net
Hot Dog Addict est né à la suite d'un séjour aux Etats Unis (plus précisément dans la grosse pomme) en 2002. Et comme New York c'est vachement bien parce que ya plein d'artistes, que c'est top tendance, et que les Hot Dog y sont vachement bons (meilleur que que par chez nous), Alain, Stéphane & Finf se sont décidés à monter un groupe et Hot Dog Addict est né.
De retour en France ils se mettent à travailler dans l'ombre pour composer une musique qui se veut influencée de plusieurs genres du punk des Ramones en passant par la new wave des Joy Division et la house des Daft Punk. Ce qui donnera naissance en 2003 à leur premier EP « premier Jet » (dont je ne résiste pas à mettre la pochette ci-dessous), suivi l'année suivante par un second EP « Automatic City Line », ainsi en cette glorieuse année 2007 l'album sort dans les bacs (nous en parlerons plus bas).
Donc ils font du Punk Club, mais qu'est ce qui dit le monsieur, du punk et du club ça va pas ensemble, c'est pas fait pour se croiser, faut pas le faire : c'est mal (toutes ressemblance avec SOS Fantôme est totalement involontaire et inconcevable de ma part). Pour simplifier je dirais que c'est un mélange de rythmiques très club (cela doit être du aux synthés) auquel on ajoute une construction musicale très orientée rock.
Dans la pratique ce disque de Hot Dog Addict, est totalement innovant de part son approche musicale, ce mélange de house et de punk est complètement détonnant. Les Hot Dog Addict n'ont pas choisi la facilité pour créer leur musique mais ils le font bien. Ce mélange électro / guitare rappel d'ailleurs étrangement les débuts des frères chimistes, dont les adeptes du chien chaud s'en rapprochent, avec cet album. Ce combo guitare / basse / synthé / voix arrive vraiment à mixer les genres sans « casser » les différentes structure musicale propres à ces différents courants. Si vous n'avez compris à la précédente phrase jetez une oreille sur le player audio ci-dessous.
A découvrir absolument, j'ai vraiment hâte de voir maintenant ce que cela peu donner sur scène.
Julien – 15.12.07
PRESTO – N°116 Décembre 2007 – www.presto.presse.fr
Je me souviens encore de ce groupe de la banlieue parisienne… J'avais chroniqué une démo non commercialisée. Ca devait peut-être déboucher sur quelque chose. En tout cas c'était un petit coup de pouce qu'ils avaient apprécié. Puis plus rien…
Les revoilà enfin avec un CD, un vrai, avec 10 titres, une pochette et le reste. Les morceaux sont toujours dominés par les claviers graves, mais l'énergie est plus rock…. Ils appellent ça du punk-club, c'est une étiquette qui colle bien. La voix désinvolte, la guitare hargneuse, la batterie répétitive et le clavier très présent. Les ingrédients sont tous là et la recette prend forme au fur et à mesure des titres qui s'enchaînent. Quelques accents new-wave (« Celluloid Memories » déjà publiée sur une demo), pour le reste c'est plus electro clash avec quelque chose de pop en plus.
Une démarche et un son originaux, un nom à retenir… Ils finiront bien à réussir quelque chose…
Steff LE CHIEN
THE FRENCH TOUCH – Décembre 2007 – www.thefrenchtouch.org
HOT DOG ADDICT est le genre de groupe qui essaye de scalper la mélodie à la tronçonneuse. Pas facile d'être précis, par contre pour tailler, sa taille, sévère même.
Né à New-york (ouaip c'est plus classe que Montluçon de toute façon), ces parisiens donnent vie (hum ! C'est aussi froid qu'un macchabée tout de même cette histoire) à leur premier maxi « Premier Jet » (hum ! Perso je dirais Premier coup de canif). 2004 voilà que « Automatic City Line » réinjecte son atmosphère d'équarrissage et offre des ouvertures au combo. Le trio n'est pas du genre Charles Ingalls (le bûcheron patient de la chtit maison dans la prairie), plutôt dans le concentré sucré avec du piment d'espellette dans le slip, autrement dît : du post-punk.
Attention, quand je dis post-punk c'est époque guerre froide avec glaciation sanguinaire au fond des reins, découpe fibreuse à la Jason (le polisson du jour du poisson). Un palliatif vindicatif de Gang of four, et Public Limited Image pour le bas-côté rigide, avec cette dose de malices et de saturations crispés.
Ça tourne au vinaigre, c'est corrosif, faîtes gaffe à votre couenne car sa attaque en profondeur. Pour le côté contemporain on émettra quelques accointances avec un rapprochement entre les !!! (si c'est un groupe, prononcez les chik chik chik)et surtout le déhanché d'une électro trépidante. Où une version soft des Liars cueillis avant maturation, l'enveloppe verte, le suc acide.
Ok, ok, cette musique est faîte pour les jambes, pour les clubs même, mais va falloir virer les ptits cons qui ont la diarrhée à force de tektonik aigue. Parce que là pour le coup il va y avoir des coups de mornifles qui vont pleuvoir sur la piste... Parce que ce trio s'éloigne des combos comme Bloc Party (3 hits et puis spchitttt), pour se rapprocher des Radio 4 il aura immanquablement un avis favorable des indés.
Carnage, carnage et auto-tamponnante seront les maîtres mots pour danser sur HOT DOG ADDICT, à moins que vous ne préfériez vous emmurer vivant dans ce souterrain abrasif ?
Bir – publiée le 8 Décembre 2007
ZICAZIC – Novembre 2007 – www.ziccazic.om
C'est assurément le trio le plus étrange que cette pauvre terre ait été tentée de porter et ce n'est pas franchement un hasard si ces Parisiens ont attendus d'être à New York en 2002 pour former leur groupe qu'ils baptiseront Hot Dog Addict en hommage à la Big Apple qui s'avère également être la capitale mondiale du hot dog … Avouez que l'on démarre de très loin quand même ! Avec un tel patronyme, il fallait ensuite se trouver un genre et c'est vers ce qu'ils appellent le punk-club qu'Alain Pannetrat (voix et synthés), Stéphane Guyonneau (guitares, programmations et voix) et Finf (basse et voix) se dirigeront, brassant à contre courant une pop nerveuse et un indie-punk très électrisant pour en arriver à accoucher de deux maxis, « Premier Jet » et « Automatic City Line », puis de ce premier effort long format qui emprunte autant aux Ramones qu'à Daft Punk ou à Joy Division. Bien décidé à mettre le feu aux dancefloors et aux salles rock, Hot Dog Addict travaille ses prestations en live et nous invite à découvrir son travail !
On serait presque tenté de dire que « Photographic Lights » sent bon la saucisse chaude et le pain croustillant mais ce serait quasiment un péché de ne pas s'attarder sur la force de la moutarde qui le parfume et sur cette légère pellicule de gruyère fondu et de crème fraîche qui magnifie à merveille des morceaux qui invariablement invitent à battre la mesure du pied droit tandis que les mains s'escriment à trouver une occupation entre l'air guitar bien tentant et le bidouillage technoïde qui voudrait bien lui aussi avoir droit aux égards dus à son rang … Vous l'aurez vite compris, Hot Dog Addict est bien plus qu'un simple groupe alimentaire, c'est une véritable institution gastronomique populaire qui ratisse large et qui séduit de la même manière les jeunes et les moins jeunes, panachant les influences mais aussi les sons et se passant de batterie pour obtenir une véritable mobilité qui lui permet de se produire partout où l'électricité arrive ! Ecorchés vifs, les morceaux éclatent comme autant de grosses pustules gonflées à bloc et déversent leur venin et leurs humeurs au gré d'un « Blond Turkey », d'un « Sexy Organic Surgeon » ou d'un « Monkey Liar » dans lesquels on trouve à part égale l'énergie, les guitares et l'electro.
Difficile de s'en séparer une fois que la rondelle est dans le lecteur …
Kronics – Octobre 07 – www.kronics.com
Depuis la sortie en 2004 de l'enthousiasmant Automatic City Line, Hot Dog Addict a perdu un de ses membres mais a continué à travailler pour parvenir à la sortie cet été de leur premier album, Photographic Lights. Si l'esthétique de la pochette reprend l'esprit du précédent maxi, ceux qui comme nous ont pris le train en marche possèdent également de bonnes bases pour appréhender l'univers musical du groupe. On retrouve en effet sur Photographic Lights, quatre titres d'Automatic City Line ainsi que trois titres de leur bien nommé premier maxi, Premier Jet. L'album ne se résume heureusement pas à ces quatre nouvelles compos (dont une cachée) puisque chaque titre a été reliftée et parfois même totalement réécrit. C'est le cas notamment de "Playground" qui abandonne sa frénésie pour des guitares bien senties au service d'un fond sonore énergique à souhait ou de "Celluloid Memories" plus Fisherspooner encore qu'avant. Si le trio s'apparente de plus en plus à un mix improbable entre les Rakes, Franz Ferdinand et Underworld, il s'attache surtout à proposer un travail fouillé, soucieux d'explorer de nouveaux territoires avec plus ou moins de réussites (Le titre final "Don't be shy" est une franche réussite alors que "Reason" est un peu poussif). Malgré quelques hors-pistes, Photographic Lights parvient à nous séduire tant par l'énergie qu'il dégage que par la construction de morceaux longs mais jamais ennuyeux. On est encore loin du sans-faute mais vu l'évolution entre Automatic City Line et Photographic Lights, on ne peut qu'être enthousiaste sur l'avenir du groupe.
Kronic de Geoffrey - publiée le 10/10/2007
PPPzine n°4 - Septembre 07 - www.myspace.com/pppzine
Je sais que j'ai une féroce tendance à m'enthousiasmer pour plein de trucs, mais dans le cas de Hot Dog Addict, il n'y a pas photo : c'est l'un des meilleurs groupes que j'ai entendu ces derniers mois. Imaginez un rock ultra dansant et hypra énergique à la croisée entre punk et électro, quelque chose qui mélangerait l'impitoyabilité (faudrait vérifier si ce mot existe) d'un Blue Monday avec son beat hypnotique et implacable, des guitares saturées à fond les ballons, des sonorités synthétiques froides très eighties, à la Anne Clarke par exemple, une basse chantante à la New Order, des rythmiques dignes de raves et un chant désincarné à la Wire.
Le résultat c'est cet album en forme de grande baffe dans la gueule, par ce trio parisien pro jusqu'au bout des ongles, y compris dans le packaging. Ils dénomment eux même leur musique du « punk club », la définition est bonne, on peut parler d'électro-punk aussi, ou même de « new-rave », terme adéquat que j'ai déjà entendu quelque part. Hot Dog Addict renvoie au panier leurs concurrents, fort peu nombreux par ailleurs dans ce créneau, je pense par exemple à cette hype anglaise dénommée The Klaxons, qui n'arrive pas à la cheville de Hot Dog Addict.
C'était donc le meilleur album de ce numéro, le meilleur pour la fin. C'est décidé moi j'arrête les Big Mac et je me mets aux Hot Dog.
A Découvrir Absolument - Septembre 07 - www.adecouvrirabsolument.com
Derrière ce pseudo à consonance boulimique se cache un trio parisien qui se lance dans l'exercice du long format cinq ans après son éclosion du côté de New York. Influencé notamment à l'époque par le post-punk de Joy Division, Hot Dog Addict a depuis disséminé une poignée de maxis lui permettant de se forger un style singulier qu'il se plaît à qualifier lui-même de " punk club ". En effet, si le spectre du groupe de Ian Curtis plane sur les 10 titres composant photographic lights (la ligne de basse qui introduit l'album en est une preuve flagrante), Hot Dog Addict a su aussi adopter une démarche audacieuse où rythmiques électroniques, claviers vintage et guitares bouillantes se percutent de plein fouet pour insuffler de la sueur à l'ensemble. Un peu comme si Ian Curtis faisait un b--uf avec les Chemical Brothers, l'univers autant barré que décapant des parisiens doit prendre une tournure frénétique sur le dancefloor. Avant de pouvoir le vérifier, on se contentera de la version enregistrée, idéale pour enflammer un début de soirée.
Jim
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5:59 AM
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