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Last Updated: 12/17/2009

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Tuesday, November 04, 2008 

DISQUE DU MOIS
Rubrique FORUM (les actualités souterraines Françaises)

Article de Gérome Guibert :

Dans l’impressionnante pile d’enregistrements reçue chaque mois pour cette rubrique, il y en a peu qui se distinguent à ce point. Au moins , par leur singularité…Certes, ce n’est pas une preuve indéniable de qualité à priori. L’auditeur pressé, rétif aux risques et aux terres inconnues, l’accueillera d’abord de manière suspecte. Un nom d’artiste, Donation, et un titre d’album, nouveau chemin de guerre, qu’on imaginerait plutôt du côté de la culture gothique…Une pochette loin des canons esthétiques de la pop actuelle, mais finalement pas si éloignée des photographies ornant les premiers disques de Leonard Cohen ou de Bob Dylan. Dans l’enveloppe qui accompagne la demo, une lettre manuscrite écrite par l’artiste lui- même : « j’espère que ce disque vous plaira autant qu’il me plait à moi. Ce disque est un grand disque ». le moins que l’on puisse dire c’est que ce type, Mathias Dufil, est en plein trip. Dés la première écoute, l’originalité subodorée prend alors corps. D’aucuns n ‘aimeront pas sa prose, mais ceux qui sont à la recherche d’une valeur espérée (3e plage du disque) et sensibles à la fragilité de la condition humaine y trouveront leur compte. Voici une œuvre pleine de spleen et de désirs inassouvis. C’est une poignée de chansons flippées, mais qui transcendent cette mélancolie en une performance rare. A ostende, en ouverture, pose l’ambiance générale du disque. On dirait un inédit de Nick Drake période Five leaves left (1969), chanté en français. Mais le présent de Donation ne se limite pas à la construction de quelques orfèvreries pop folk, pour intenses qu’elles soient. Le pendant de cette première facette, c’est le côté expérimental de Dufil qui bidouille des machines et s’adonne au collage de sons du quotidien. Il nous plonge dans les climats les plus improbables à l’aide de conversations captées par son dictaphone. Dialogue au sortir d’une boîte de nuit (le temps), rassemblement dominical entre amis (les odeurs) ou chants d’oiseaux pendant une ballade champêtre (Françoise) se juxtaposent à sa guitare ou prennent le pas sur elle. La cohésion de l’album est consolidée par des morceaux inclassables comme Seule, qui commence comme une chanson de La fossette (1992) et finit comme un extrait de Rock Bottom (1974)…

JULIEN A. JULIEN

 
Bien vu !
 
Posted by JULIEN A. JULIEN on Tuesday, November 04, 2008 - 2:51 PM
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Périphérique Sud

 
Waouhhhhhhhhhh, c'est brillant. Astrophysicienne cherche Géographe/ Bravo.

 
Posted by Périphérique Sud on Thursday, November 06, 2008 - 1:37 PM
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jrdrennes

 
Felicitation Cousin !!! Ton disque est vraiment bon, Continue comme çà !! @+ Jean-René
 
Posted by jrdrennes on Saturday, November 08, 2008 - 9:22 AM
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Dumatin

 
J'opine du chef. Mais arrête de jouer dans les bouges. choisis-nous un bel écrin avec une sono convenable. Bises,
 
Posted by Dumatin on Sunday, November 16, 2008 - 11:43 AM
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chevo légé

 
ta chronique espérée...
 
Posted by chevo légé on Thursday, November 20, 2008 - 2:14 PM
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