Mais aujourd’hui, la Marie-France que j’étais s’est éteinte. Elle
n’existera plus jamais, elle est bel et bien morte, sous le poids de
la douleur, et je dois consacrer tout ce qu’il me reste de vie, à
essayer de me reconstruire une nouvelle vie. Peut-être qu’un jour je
serais assez forte pour revenir, mais ce ne sera plus jamais la même
fille qui écrira ses vers et délires…
J’ignorais qu’il était possible d’avoir aussi mal… Quelques
répliques de Macbeth me traverse le corps… Comme tant de larmes dans
lesquelles je me noierai… La tristesse est la pire des morts, parce
qu’on y survit… Mais à quel prix?