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En attendant Betty ...



Last Updated: 7/15/2009

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Status: Single
City: Paris
Country: FR
Signup Date: 3/13/2006

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Thursday, November 29, 2007 
Retrouvez ici les chroniques complètes du 4 titres acoustiques.

Merci à ces webzines pour leur passion, et leur motivation à faire decouvrir les nouveaux talents, soutien qui se doit d'être souligné.

www.metalorgie.com

Fin 90, une époque ambiguë qui voit la musique rock être bannie des ondes françaises, et qui pourtant, est le berceau de l'émergence d'une multitude de groupes Rock inspirés, en France (Melville, Candie Prune…) comme à l'étranger (Addict, V.A.S.T., Unbelievable Truth…)

Quelques écoutes d'En Attendant Betty pourraient laisser croire ce disque tout droit sorti d'un des premiers catalogues V2. De fait, si cette formation de 2006 orchestrée par Samuel Jenkis sonne ainsi, c'est qu'elle puise, essentiellement et de manière assumée, ses influences de cette période.
Au travers de ces quatre titres, c'est un audacieux et agréable retour en arrière qui nous attend. Bien loin des pérégrinations emo-pompeuses et folky-pop en vogue, EAB nous livre une pop simple, sans fioritures ; et d'une sobriété exemplaire à une époque où tout ou presque n'est que paillettes.
Derrière des paroles figurées, presque métaphoriques - contrastant toutefois avec un choix de titres trop évident (détail ne gênant en rien à une écoute passionnée) -  cette sobriété fait donc irrémédiablement penser aux groupes sus-cités.
Sous de simples mélodies entourant une très jolie voix mise en avant, ne se cacherait-il pas une once du monde  d'Andy Yorke (  le frère de Tom Yorke, et fondateur d'Unbelievable Truh), ou de celui de John Frusciante ? Cette manière de se construire un univers propre, littéraire, qui pousse à l'éclosion des sens n'est-elle pas la définition du Visual Audio Sensory Theatre (V.A.S.T.)?
La différence avec ces grandes formations, trop rapidement retournées aux oubliettes, se situe toutefois au niveau d'une production très, pour ne pas dire trop, effacée. Sans forcement chercher à atteindre les folies de Jon Crosby (Chanteur et principal compositeur de V.A.S.T.) quelques arrangements bien pensés pourraient transformer cette démo prometteuse en un EP plus ambitieux. Mais replaçons les choses dans leur contexte, on se rappellera qu'il ne s'agit ici que d'une démo avec les restrictions financières comme temporelles que cela implique.

Nul doute qu'avec un plus d'expérience et d'autres moyens, En Attendant Betty se donnera la possibilité de grandir, pour pourquoi pas devenir – tel un autre de leurs groupes favoris – le Biffy Clyro à la française. On attend la suite avec impatience. 3,5/5


www.thefrenchtouch.org
Projet solo d'un chanteur guitariste, En attendant Betty mise sur une formule simple, épurée et bien rôdée, celle du dialogue entre l'homme et son instrument de bois, unique dépositaire de ses peines. En France actuellement c'est peut-être Christophe Leroy (ex-guitariste de Leave) qui représente le mieux pour moi ce style. Hors de nos frontières on peut bien évidemment citer le travail en solo de John Frusciante (guitariste de Red Hot Chili Peppers) comme influence évidente. La différence de Samuel Jenkis avec ces artistes, c'est bien sûr son chant en français, harmonieux et juste. En tant que parolier le musicien fait également preuve d'un certain talent, mariant poésie douce et style littéraire sans pour autant faire preuve de prétention. Certains effets forcent un peu le trait, surtout sur "Des papillons touchés en plein vol", avec des coups de feu qui troublent la douceur de l'introduction et la voix de Samuel qui déboule, presque trop présente pour un début d'album. Pour autant la suite rattrape sans problème ce départ troublé, et les morceaux "Vieux chêne" et "Qui qu'on y fasse" nous rassurent sur la vision qu'a le musicien de son oeuvre. Samuel Jenkis instaure avant tout une mélancolie ambiante où seules les six cordes nourrissent l'esprit et animent la voix. Un bon début, court mais prometteur. Note : 4/6

www.sucrepop.com
En attendant Betty a eu l'excellente idée de prendre contact avec moi pour me faire écouter leur démo 4 titres. Assez mélancolique, sensation probablement accentuée par le choix de l'acoustique, les chansons d'En attendant Betty ont une profondeur pas si commune dans le domaine qui nous intéresse. Une vision presque littéraire de la musique, portée par une voix et une guitare, le reste de l'instrumentation permettant de les mettre en valeur. Leurs influences sont anglo-saxonnes mais leur rapport aux textes me parait plutôt francophone.

hexalive
Samuel Jenkis : retenez bien le nom de ce jeune auteur-compositeur- interprète !J'ai été d'emblée conquise à l'écoute de ce 4 titres : musique épurée, voix troublante, textes empreints de mélancolie…

Des accords de guitare qui nous emportent dans un univers tout en douceur, enrichi par les programmations et la batterie de Nico et Koiki, deux amis venus prêter leurs talents respectifs…

Qualité de l'écriture, des phrases fortes et pleines de sagesse qui nous invitent à réfléchir : « On n'appartient jamais à personne, même si un jour on dit que l'on se donne » ( Des papillons touchés en plein vol), …

En Attendant Betty…
Une démo qui démontre un travail déjà bien abouti et qui donne envie d'en découvrir davantage.


W-Fenec
Une guitare, une voix, voilà de quoi faire quelque chose de sérieux si on sait les utiliser. Les inventeurs du rock, du blues et de la country le savent, c'est une formule qui marche toujours aussi bien... Et si en anglais, on a une panoplie de grands noms qui nous viennent à l'esprit (le mien étant sacrément occupé par Jonah Matranga), ceux qui osent gratouiller sur leur guitare sèche et écrire en français sont moins nombreux... ou alors on tombe dans la variétoche, dans la chanson française gnan gnan ou dans les perdants de la Nouvelle Star Ac... La tentation de l'anglais est grande, même Kristov (ex-Leave) semble s'y être remis après avoir fait le chemin inverse par le passé.
Samuel prend donc les risques d'exposer sa voix, son jeu de guitare et ses textes au travers de 4 titres plutôt poétiques et bien construits. Centrés sur les relations avec l'être aimé et les regrets, les textes sont entre parlées et chantées, les mélopées vocales sont discrètes, le chant joue davantage sur les changements de tonalité et de rythmes ("Vieux chêne"), laissant les lignes directrices des mélodies à la guitare. Une guitare qui se fait aider d'une batterie quand elle s'aventure un peu seule et qu'il faut booster un peu le titre ("Des papillons touchés en plein vol"), une guitare qui se fait accompagner d'arrangements à cordes quand il faut donner plus de profondeur à l'ambiance (on navigue alors entre Vicki Vale et Arman Melies). Mais plus de la moitié du temps Sam est seul à la mène et se sert de ses textes, de ses accords et de ses notes pour nous toucher et à ce titre le morceau "Une seconde" est très réussi.
En attendant Betty... est un bon galop d'essai pour Samuel Jenkins et sa pop acoustique, maintenant, ce n'est pas Betty qu'on attend mais la suite...