21h54 à Montréal, 3h54 en France, et quelques pertes d'attention
au moment d'attaquer ce billet... pas encore complètement enfoui dans
les profondeurs aguicheuses du lit queen size (152 x 203 cm, pas
dégueu) de l'hôtel qui nous accueille, mon managueur et moi-même, à
deux pas du Mont-Royal, à Montréal.
Roch Voisine chantait : "l'été qui s'achève, tu partiras, à cent mille lieues de moi."
pour notre part, l'été s'achève également plus ou moins, et il faut
bien admettre que nous sommes partis moins loin que cette fameuse
Hélène qui lâchait l'ami Roch de manière un peu cavalière. nous avons
fait un peu moins de 6.000 bornes certes, mais rien de comparable avec
100.000 lieues malgré 7h27 de vol.
je dois ici remercier Air Transat pour les pâtes au pesto à la crème,
ainsi que pour la sélection de films retenue pour notre voyage. Star
Trek 11 était vraiment très très bien, surtout les effets spéciaux et
le personnage de Spock sans lequel Star Trek ne serait pas Star Trek.
mais il y a surtout eu Hannah Montana, un film à l'histoire touchante
et drôle, poignante et juste, belle et enrichissante, film dans lequel
une adolescente devenue superstar de la chanson retrouve, en revenant
dans la petite ville où elle a grandi, son identité réelle. situation
qui n'est pas sans provoquer une réflexion profonde sur le star system
et la schizophrénie latente qui peut découler de la célébrité sous nom
d'emprunt, et je dois dire que j'ai vu ça d'un œil très extérieur mais
que ça m'a beaucoup plu quand même, parce que c'était facile à
comprendre et qu'en plus le moment où le gamin il tombe de l'échelle il
est super drôle, et y'a d'autres gags aussi, mais aussi de belles
chansons, et que c'est bien.
j'étais encore plongé dans une méditation sans fin autour des questions
soulevées par Hannah Montana lorsque nous avons atterri, et c'est sans
trop d'attente ni de difficultés que nous avons franchi les barrières
douanières pour nous retrouver lancés à vive allure, en taxi, vers le
cœur battant de Montréal.
il était alors 17 heures pour la deuxième fois ce dimanche, ce qui
ferait normalement une de trop, mais en fait non, pas aujourd'hui. du
coup, dépôt des valises à l'hôtel, et descente en ville pour humer
l'ambiance et repérer les lieux. ce que notre équipe de rédacteurs a
fait avec le plus grand sérieux. voir photo 1.
notre équipe de rédacteurs faisant preuve d'un grand sérieux dans le repérage de lieux et l'humage d'ambiance.
j'ai même réussi à pas me foirer sur ma première commande en débit de
boissons avec le pourboire nécessaire de 15 à 25% à calculer à la
volée, comme ça, paf. 9 $ de boire, 2 $ de pourboire, et hop.
la joie règne donc, à tel point que nous allons très probablement nous
vautrer demain dans le shopping et le tourisme, à deux jours du premier
concert de la tournée.
sur ce, il est l'heure d'aller déverser des litres de bave sur les oreillers moelleux.
bien cordialement,
Rotor J.