dans "jet lag", il y a "lag".
dans "lager", il y a également "lag".
ce double constat s'impose à l'issue de ce mardi passé en intégralité
sous le soleil de Montréal, une ville qui décidément suscite la
sympathie sans en faire des tonnes, et ce avec un plan en damier d'une
efficacité redoutable.
conformément aux consignes données hier, la plus grosse partie de la
journée a été consacrée au shopping et au tourisme à caractère
commercial, ce qui revient à peu près à la même chose, à savoir qu'on a
moins d'argent à la fin qu'au début, qu'on ne voit pas trop la
différence entre le 2è et le 3è étage du centre commercial, et qu'en
plus on a légèrement mal aux pieds.
à la faveur d'un taux de change relativement favorable et d'une
digestion moyennement réussie de décalage horaire, mon manageur et
moi-même avons optimisé notre journée en commençant à magasiner avant
même l'ouverture de la plupart des échoppes, ce qui démontre - si cela
était nécessaire - une implication maximale.
sans même sortir les emplettes de leurs sacs, l'effet recherché
d'augmentation du niveau de classe s'est fait sentir, comme en témoigne
cette photo :
au-delà de ce soutien concret à l'économie montréalaise, j'ai appris
aujourd'hui que la soupe de lentilles à la tibétaine déchirait grave
pour vraiment pas cher, qu'on pouvait trouver de la bonne ginger ale
sur Saint-Laurent, j'ai rencontré des gens du coin et / ou de Brest, et
j'ai parfait mon éducation au pourboire sans pour autant en avoir
assimilé toute l'ampleur.
après tant d'épreuves, il fallait décompresser, ce que notre équipe de
rédacteurs n'a pas manqué de faire au restaurant Fameux, 4500
Saint-Denis, restaurant au slogan aussi simple que limpide : "c'est
fameux au Fameux".
notre équipe de rédacteurs en pleine décompression. inscription sur le verre : "Vieux-Montréal".
demain, moins de shopping et beaucoup plus d'administration générale de
la tournée qui commence toujours jeudi soir, sauf guerre nucléaire ou
autre cas de force majeure.
bien cordialement,
Rotor J.