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Last Updated: 11/17/2009

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Wednesday, October 01, 2008 

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La reponse de Mr Bono,Deputé PS Européen:

Cher Monsieur,

J'ai bien reçu votre courriel et vous remercie pour votre franchise.
Permettez-moi de prendre l'occasion qui m'est offerte pour clarifier ma position tant sur le sujet de la riposte graduée que vis-à-vis des créateurs.

J'ai travaillé pendant 18 années dans le secteur culturel et je crois avoir une bonne connaissance du dossier.

Dans le cadre de mon rapport sur les industries culturelles en Europe adopté le 10 avril dernier et fruit d'une année de travail, j'ai pu rencontrer l'ensemble des acteurs du secteur, au premier rang desquels les représentants des grandes majors du disque que vous mettez en copie et qui sont clairement informés de ma position.

En ce qui concerne les indépendants, je tiens à souligner que je suis le seul homme politique français à m'être élevé contre l'autorisation de la fusion entre Sony et BMG par la Commission européenne, il y a un an : (http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+WQ+P-2007-5280+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR)

Comme je le dis dans mon rapport, je suis favorable à un équilibre, entre les possibilités d'un accès aux contenus culturels et la propriété intellectuelle, qui garantit à la fois une rémunération juste et efficiente de toutes les catégories d'ayants-droit, un vrai choix pour les consommateurs et la diversité culturelle.

J'attire votre attention sur le fait que la criminalisation des consommateurs qui n'agissent pas dans un but mercantile n'est pas la solution adéquate afin de combattre les échanges illégaux de contenus sur internet.

Ces échanges ne sont pas la cause mais bien plus la conséquence d'une industrie qui n'a pas su s'adapter. Une étude réalisée par la FNAC elle-même en 2004 a conclu à un impact très limité du peer-to-peer sur les ventes de disques et a évoqué plusieurs autres raisons à ces baisses de vente, au premier rang desquelles l’obsolescence du CD : l’industrie n’a pas su proposer un format succédant à celui qui avait relancé le disque avec la disparition du vinyle et le manque de structure du marché.

L'échange illégal de contenu s'explique bien davantage par la promotion tardive des offres dites légales: Les offres commerciales sont arrivées tardivement sur le marché, contraintes et forcées par la masse des échanges en peer-to-peer et le modèle i-tunes, bâti sur la promotion du baladeur Apple. Cependant, plusieurs handicaps ont freiné son développement pendant plusieurs années: un répertoire disponible limité, un manque de « valeur ajoutée » pour les consommateurs (information sur les artistes, sur les chansons, images, photos…), un prix considéré comme beaucoup trop élevé, un marketing qui n’était pas adapté aux jeunes consommateurs, cible pourtant essentielle sur le plan commercial (paiement par carte de crédit…), des dispositifs de protection incohérents, incompréhensibles et mettant en jeu le respect de la vie privée (DRM et TPM mis en place pour des coûts prohibitifs, et largement abandonnés depuis…), des problèmes d’interopérabilité liés aux différents formats existants.

Je suis opposé au projet de loi Création et Internet car il est techniquement irréalisable sans porter atteinte aux libertés publiques, pratiquement inefficace (avec la généralisation des systèmes d'échange chiffrés), contraire au droit communautaire, politiquement dangereux et surtout économiquement contre-productif.

Les contentieux développés dans de nombreux pays du monde contre les internautes ont toujours eu des effets désastreux : l'expérience a montré que la cible première des poursuites est constituée des internautes, qui sont souvent les meilleurs clients de l’industrie, consommateurs de disques, de vidéos, de produits de haute technologie. Avec le projet de loi français les ayants-droit (artistes interprètes, auteurs et aussi producteurs) ne seront pas davantage rémunérés.

Enfin, le coût financier de l'autorité administrative indépendante sera exorbitant : L'Hadopi (l'autorité administrative qui coupera l'accès aux internautes présumés téléchargeurs) coûtera, selon la ministre de la culture, 6,7 millions d'euros au contribuable. C'est ce qu'elle a inscrit au budget 2009. A cela s'ajoutera les coûts d'identification des internautes, qu'on ne peut en aucun cas laisser à la charge des FAI, selon le Conseil d'État. Les réquisitions judiciaires sont d'ailleurs facturées 8,50 euros par les FAI. Alors que l'Etat n'a plus un sou et que les français ont du mal à joindre les deux bouts...

Ce projet est d'autant plus indéfendable que les droits versés aux artistes par les sociétés d'auteur ont progressé en 2007 de 0,4% (voir le dernier rapport de la Cour des comptes sur les sociétés de perception). Le discours misérabilistes sur les pauvres artistes ne tient pas la route car leurs revenus tirés des droits généraux (danse, musique d'ambiance, sonorisation des magasins, cinémas et concerts), ont progressé de 5,2% à 254,3 millions d'euros. De même, le secteur des concerts enregistre à lui seul une hausse de 8,7% à 62,8 millions d'euros. La copie privée à augmenté de 3,7% à 51,5 millions d'euros et les droits provenant du multimédia, de l'internet et de la téléphonie mobile ont progressé de 26,8%. C'est vrai, les revenus des ventes de CD s'effondrent, mais parce que l'on change de modèle économique!

Ce n'est pas en traitant vos clients de "voleurs", en insultant leurs représentants élus ou en en faisant voter des lois qui portent atteintes aux libertés les plus fondamentales que vous changerez quoi que ce soit à ces paramètres.

Ce choix de préserver à tout prix les libertés fondamentales plutôt que les intérêts sectoriels de quelques industries obsolètes agonisantes a été fait par une large majorité (89%) de députés européens allant de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par le centre, les socialistes, les verts et la droite traditionnelle. Je vous suggère par conséquent d'envoyer votre message aux représentants de tous ces groupes politiques.

Etre contre ce projet de loi liberticide ne signifie pas que l'on est opposé au créateur, bien au contraire.

Jeudi dernier, le Parlement européen a approuvé l'idée d'une licence européenne pour la musique en ligne. Les avantages d'un système type licence globale sont nombreux et touchent à la place et au rôle de la culture dans la société. En France, la licence globale réconcilierait en outre les créateurs et leur public. Elle mettrait fin à une gratuité préjudiciable aux ayants droit. Sur la base de 10 euros par mois, si 10 des 17 millions de foyers avaient souscrit à la licence globale, c’est plus de 1,2 milliards d’euros par an qui auraient été perçus pour les artistes interprètes, les auteurs et les producteurs. En période de crise, ce n'est pas rien! La licence globale serait enfin garante de diversité culturelle, puisque en dehors du contrôle de groupes industriels (contrairement aux licences collectives qui sont en train de se mette en place), tous les styles pourraient y être représentés.

L'existence d'un mécanisme de financement mutualisé n'est pas un substitut temporaire à de nouveaux modèles économiques, il est complémentaire. Les nouveaux modèles se développeront autour de sites/réseaux privés offrant des services à valeur ajoutée autour de contenus phares (contenu complémentaire, qualité de service, communautés de fans), tandis que les réseaux publics d'échange feront circuler le fond de catalogues et les œuvres rares.

C'est la seule réponse viable que l'on peut apporter actuellement à l'unique question que devrait se poser aujourd'hui le gouvernement : comment assurer une rémunération de tous les ayant droits, tout en préservant le libre accès à la culture et en assurant la promotion d'une véritable diversité culturelle.

Avec le projet de loi de Sarkozy, le résultat on le connait déjà: le droit d’auteur en général perdra encore davantage de sa légitimité, les échanges sur Internet ne diminueront pas et les artistes ne toucheront pas un centime de plus.

Une industrie qui part en guerre contre son propre public ne peut que perdre.


Guy BONO

Ma réponse:

Mr Bono,

A mon tour de vous remercier de votre eclairage que je crois volontiers sincere.J'en profite pour vous presenter des excuses quant à la virulence de mon precedent email...Mais il y a des choses qui fachent.J'ai egalement plus de 20 ans de metier derriere moi en tant qu'artiste/musicien/producteur/auteur&compositeur.
Je connais bien le fonctionnement des majors pour avoir travaillé sur des dizaines de projets avec elles,je ne connais que trop bien leurs defauts.Je partage votre point de vue sur le fait que l'industrie n' a pas vu venir le changement profond lié à l'internet.
Néanmoins je continue de penser que l'urgence est à l'arret immediat et sans condition du piratage des oeuvres musicales/cinématographiques.
Je crois que la bonne solution se situe quelque part entre nos deux avis.
Commençons par mettre un terme,fut-il motivé par la sanction,au piratage.D'un point de vue purement culturel et éducatif il serait quand meme bon de rappeller qu'on ne peut pas spolier impunement les biens d'autrui,que les innombrables consequences recentes de cette attitude sont tout simplement insupportables pour TOUS les acteurs de nos professions.J'imagine que vous vous etes déjà amusé à transposer l'ampleur de la crise qui touche la musique enregistrée sur l'industrie automobile...Un marché qui s'effondre de plus de 50% en quelques années,s'il s'agissait d'un secteur majeur de l'emploi,pourrait engendrer une situation veritablement catastrophique n'est ce pas?Surtout si cet effondrement était la consequence directe d'un pillage!

Or,la situation dans nos metiers est bel et bien nauséabonde,je le vois concretement autour de moi.Sauf exception,les contrats de jeunes artistes sont rendus les uns après les autres,les studios d'enregistrements ne tournent plus,les studios de mastering ferment,les societés de production independantes deposent des bilans les unes après les autres et,bien sur,on licencie à tour de bras dans les majors.Et il est evident,c'est factuel,que le probleme vient du telechargement illegal.En effet,j'insiste sur ces chiffres,20 milliards de fichiers musicaux echangés sur 1 an dont 5% seulement le sont legalement.C'est donc indiscutable,c'est une verité fondée.Si seulement un 1/3 des echanges illégaux l'etaient legalement cette crise n'existerait pas et la baisse des ventes du CD serait naturellement compensée par le telechargement.Moi meme je n'achete plus aucun CD,je télécharge toute la musique que j'écoute,legalement bien sur...Je conçois donc parfaitement que le modele soit entrain de changer.L'internet et ses possibilités sont tout simplement fantastiques et j'en suis un fervent utilisateur.

Mr Bono,j'attire aussi votre attention sur le fait qu'il ne faut pas tout mélanger.Ne confondez pas les droits d'auteurs,les recettes generées par le spectacle vivant et les revenus de la musique enregistrée.Vous qui etiez contre la fusion Sony/BMG vous ne pouvez pas faire "fusionner" ces 3 sources de revenus sous peine de voir les choses se concentrer davantage.Que penser du départ de Madonna de chez Warner pour confier tous ses interets à LiveNation(son tourneur...)?Est-ce premonitoire?
Vous dites que les revenus d'activités liés au spectacle vivant augmentent,certes,mais que pour les gros spectacles et parce que le prix des places est de plus en plus elevé.Pour les petits et moyens spectacles c'est au contraire d'une baisse des revenus dont il s'agit...On ne peut pas dire que le monde de la musique aille "bien"...

Je vous entends quand vous evoquez les nouveaux modeles basés sur des communautés de fans,c'est precisement ce sur quoi je travail avec un artiste  dont je m'occupe.C'est evident que ,dès à present,il faille travailler sur ce genre de concept.Mais ça ne saurait empecher le recadrage necessaire à ce qui se passe actuellement.
Recadrez d'abord,et ensuite proposons differents types de solutions adaptées aux souhaits des consommateurs comme à ceux des professionnels.
Que ceux qui ne souhaitent pas faire partie d'une licence globale n'en fassent pas partie.Chaque structure de production doit pouvoir vendre et faire vendre son catalogue comme elle le veut dans le respect de ses droits.Si une oeuvre circule sur internet contre son gré elle doit pouvoir y mettre un terme,ça n'est que justice,ça n'est que liberté.

Yann Cortella

Polo

 
Ma foi, on ne peut que s'incliner devant la pertinence des arguments de Mr Bono, dont le mail est particulièrement bien rédigé et semble en effet mu par un vrai désir de légiférer sainement. De plus, on sent qu'il a vraiment pris la peine de répondre en détail à ta question, ce qui fait plaisir quand au fonctionnement de notre démocratie. D'ailleurs, tu n'y es pas non plus insensible. Après, on se trouve dans le cas où le dernier qui a parlé a raison, puisque vous êtes tous deux dans deux idéologies différentes, lui de prévention un peu angélique peut-être et toi dans une répression d'homme de terrain, éxédé avec raison du spectacle consternant des fnacs vides, des studios désertés et des budgets qui réduisent comme peau de chagrin. En tant qu'artiste de plus en plus confidentiel, je ne peux qu'approuver ton point de vue, tout en me prenant à espérer d'avoir tort face à la grande sagesse et à la clairvoyance de Monsieur Bono... En tout cas c'est passionnant.
Bravo d'avoir lancé le débat !
 
Posted by Polo on Wednesday, October 01, 2008 - 7:05 PM
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Polo

 
Quant à excédé ... Désolé
 
Posted by Polo on Wednesday, October 01, 2008 - 9:29 PM
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Polo

 
C'est pas très clair, mon truc... Je veux dire que j'ai fait des fautes à "quant à" et à "excédé" et que sur ces putains de blog on ne peux corriger ses comments quand on les relit bourré !
 
Posted by Polo on Wednesday, October 01, 2008 - 9:32 PM
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Polo

 
On ne peut...
 
Posted by Polo on Wednesday, October 01, 2008 - 9:34 PM
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cortella

 
on a ka ecrir en sms:)))
 
Posted by cortella on Thursday, October 02, 2008 - 9:12 AM
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Florin7
Florin Iancovescu

 
C’est fou ça, tous tes fans ont réagi à ta révolution mais ils ne sont pas nombreux à pouvoir répondre à la lettre de Mr Bono. Ca me fait plaisir de voir qu’il y a encore des personnes lucides et pragmatiques parmi vos politiciens français. C’est même rassurant.
Quand un fait est établi, on ne peut que composer avec en comprenant les mécanismes afin de pouvoir en tirer profit plutôt que d’essayer de le remettre en cause. Nombreux étaient les défenseurs de la machine à vapeur ou du charbon, pour l’intérêt de peu de gens et non pour l’intérêt général. La Licence Globale est LA SEULE solution aujourd’hui, qui permette en plus une répartition EQUITABLE des revenus par un référencement plus large des écoutes, ne se limitant pas juste à la radio qui nous fourgue ce que l’industrie lui impose pour ses propres intérêts, qui ne sont pas forcément ceux des artistes. Dans l’analyse fort pertinente de Mr Bobo il manque juste un élément essentiel quant à la façon d’effectuer le « comptage » des écoutes, LastFM, UPlayMe et certains autres en apportent la clef. Quant à dire que le public doit avoir le choix de payer cette taxe, ce serait affirmer qu’il existe des gens qui n’écoutent jamais de musique. A part une infime minorité, qui pourrait du fait de son handicap en être exemptée, la musique a été de tout temps un besoin pour tous.
Pour finir, on avait tenté de rendre la K7 audio illégale à l’époque où Philips l’avait introduite, les gens louaient ou s’échangeaient des vinyles pour les copier dessus… il faut chercher toute l’histoire pour comprendre pourquoi on n’en a pas fait un tel vacarme, c’est assez révélateur … iTunes est arrivé sur un marché en pleine explosion de « piratage » et a vendu malgré ça 1Millions de morceaux le premier mois, sa baisse actuelle n’est pas due au « piratage » mais à la diversification de ce moyen de vente par l’arrivée de concurrents… le fait que des gens téléchargent est une évidence qui rend service à l’industrie mais pas à certains producteurs qui n’ont encore rien compris ! Si les dinosaures avaient des politiciens ou des magnats de l’industrie derrière eux, ils seraient encore parmi nous … je n’ose même pas imaginer … grrrr
Arrêtons de croire à « l’axe du mal » qu’on veut nous faire gober et cherchons des solutions humaines et pratiques aux problèmes en tentant avant tout d’en comprendre les mécanismes et à qui profite quoi afin de pourvoir rester simplement JUSTE.

Florin. (un passionné de musique, adepte de solutions constructives et du tutoiement)
 
Posted by Florin7 on Sunday, October 05, 2008 - 12:23 PM
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PIER
Pier Alessandri

 
Bonjour à Tous, Un petit avis:La France reste le pays ou on reste dans l'ignorance sur les vrais chiffres dans quelque domaine que ce soit.Specialiste du pourcentage qui arrange bien les choses, on peut donc en gros raconter n'importe quoi, et surtout ne pas prendre le Français de base pour plus intelligent qu'il n'est! Sans pessimisme aucun, la Culture n'existe plus en France (juste quelques millions d'€uros pour quelque chateaux à restaurer).Créer, innover, chercher coute cher.Les sites officiels (genre Assemblée Nationale) qui publient aprés chaque Midem les chiffres censés être réels, parlent de chiffres positifs de vente,surtout sur les artistes français (que ce soit 1° album,ou autre)Certains styles sont plombés par le piratage.(Single international,Rap,A&R,HipHop ces 3 derniers ne représentant que 4% des ventes)Et l'on apprends que les Artistes ont touché presque 5% de droits en plus en 2007. Mais la plus grande révolution dans la musique est l'arrivée des cadres vendeurs en electro menager (specialistes du contenant pour vendre et non du contenu donc de l'artiste et insensibles aux nouvelles technologies qui pour eux ne rentrent pas en ligne de compte: la Bourse est une science exacte?)et l'arrivée des Actionnaires (capables par exemple de faire chuter l'action EMI pour le retard de sortie du dernier Coldplay).La plus grosse chute des ventes ne s'explique que par le prix d'achat du CD, DVD etc..Le piratage a toujours existé mais quant aurons nous les chiffres exacts comme en Angleterre par exemple(Ils sont capables de chiffrer même les emprunts de CD aux amis!). La France s'est sorti (!!) de la crise en virant 25% du personnel,des labels, des artistes. Ne pas dépenser n'occasionne pas de perte. On est repassé en positif!Par exemple chaque baisse de TVA n'a jamais vu les prix baisser mais le pourcentage des maisons de prod et distri augmenter.(3/4 du camembert) En Angleterrre, les Labels Indé ont du miser encore plus sur la création, la nouveauté. Certes en France,l'argent n'est pas réinvesti dans la création. La logique du métier a évolué par l'acces à du materiel informatique pour tous donnant l'illusion que la création est possible,(travail en moins pour les studios et le mastering) que les gens vont se reconnaitre dans les propos et l'attitude de tout homestudiste.
Mais n'est pas Artiste qui veut!!En 2007 sur 15 sorties d'albums seul 2 seront fait en studio. Je m'aperçois que le débat risque d'être long. Je ne dis pas qu'il faut revenir en arrière (loin de moi cette pensée!)mais analyser la nouvelle donne et agir.Les gros studios vont couler au profit des H-studios qui vont devenir des studios moyens (le materiel pro chutant en prix).
L'idéal serait que même les grosses maisons de disc ferment au profit d'indé specialisés dans tel ou tel style musical. Le public sera toujours là et fera la difference sur les artistes surtout ceux qui ont quelque chose à dire. Bien sûr je suis d'accord sur le respect de la propriété artistique. Mais rappellons nous qu'un LedZep a autorisé les pirates de l'époque à enregistrer plus de 80 concerts qui se sont retrouvé en albums pirates sans gener les ventes des albums officiels. Le temps ou CLash forçait sa maison de disc a vendre le double LondonCalling au tarif du simple.C'est aussi une question:Si les artistes ne bougent pas plus c'est que tout va bien. Pirater le dernier single de Br. Sp au prix hallucinant (prod,promo,achat d'espace: tout a augmenté sauf les salaires des musicos,technos) est presque un acte de résistance, surtout pour l'effaçer 5 jours aprés. Voilà vraiment en vrac et désordonné! PIER
 
Posted by PIER on Tuesday, October 07, 2008 - 1:01 PM
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cortella

 
il y a du vrai dans tout ce qui est dit ici...mais je reste totalement refractaire au piratage par le biais d'internet. On aime un artiste,on veut avoir sa musique sur son baladeur ou la mettre sur un CD?on paye.Point. Si on veut simplement ecouter,pour decouvrir,sans avoir a payer quoique ce soit on va sur Deezer,y'a tout ce qu'il faut pour "gouter".Mais on reste dans le respect des artistes/auteurs/compositeurs/realisateurs/arrangeurs/musiciens/ingenieurs du son/techniciens/producteurs/studios/labels/secretaires/coursiers que sais-je encore... Plein de choses à dire encore mais il est tard,au lit!
 
Posted by cortella on Wednesday, October 08, 2008 - 1:24 AM
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