' Le punk-funk sagouin et débridé de Niortais
Après la génération fluo, la génération Phospho ? A force de Kissinmas, Pony Hoax, Adam Kesher ou Stuck In The Sound, on sait que la France peut être, sans complexes, un quartier agité et détendu de Brooklyn. Autour d'un feu de joie où finissent de se consumer restes de funk robotique, cendres de noise-rock et braises de disco, les Niortais de Phospho peuvent ainsi faire une ronde furieuse avec Rapture, PIL ou !!!, dont ils partagent un goût vicieux pour la danse sous électrochocs. A la fois arty et brutal, sophistiqué et primitif, leur punk-funk ne pourrait être que scolaire s'ils n'étaient eux-mêmes à ce point cancres, défonçant le dancefloor avec frénésie, en meute rageuse, sans manières, visiblement trop secoués par leur propre fièvre pour parader, poser. Et quand ils arrêtent de danser, hébétés, c'est pour castagner, avec des morceaux d'électricité en pelote, blêmes et irascibles. Blonde Redhead, Sonic Youth viennent alors à l'esprit – et Niort s'écrit alors définitivement NYort'.
Simon Triquet, LES INROCKUPTIBLES, Novembre 2008.
'... A l’écoute de ces 10 morceaux, on peut augurer du meilleur pour cette formation réjouissante de savoir-faire qui, une fois sortie des sentiers battus, ne manquera pas de faire parler d’elle. En attendant cette réalisation, cette promesse intitulée One Caballo Per Seven Frauen n’en reste pas moins l’une des meilleures raisons hexagonales de danser en ces temps de crise.'
MAGIC, Novembre 2008.
'... On raille souvent les groupes français pour leur manque d’impact sonore, ce n’est pas le cas de Phospho (...). Reste qu’une fois passé la muraille sonore, on découvre aussi et surtout des compositions talentueuses au juste équilibre entre voix assez New-Wave et musique plus New York. Hier Niort, demain, le monde quoi !'
TSUGI, Novembre 2008.
'Rock indé, pop, groove-electro, disco rock, post Hardcore ... la boite à musique de PHOSPHO est recouverte de ces petits magnets étoilés. Certes, Alan Douches ( qui a masterisé les Chk chk chk et autres LCD SOUNDSYSTEM) appose sa griffe sur le mastering, et en fait un disque qui sonne. Mais PHOSPHO a le sens des compositions, des harmonies, fait rimer musique avec énergie, avec plaisir, avec rock. D'un coté une sorte d'ivresse sonore, de l'autre une précision dans le jeu et des tensions millimétrées, Phospho fait fort ! Très fort ! A faire pâlir les filles ou les rockeurs quarantenaires. C'est selon ... '
Cécile Arnoux, TOHU BOHU, Automne 2008.
'Encore plus allumé, PHOSPHO œuvre dans 'l'Indie Rock Club'. un mélange à priori peu évident, qui réserve pourtant l'excellente surprise de s'avérer plausible, une fois quelques morceaux glissés dans les tympans. Aussi fans des Bee Gees que de Jesus Lizard, les rockeurs fluos proposent un son barré, rafraîchissant, et dansant comme on l'aime ...'
PULSOMATIC, Novembre 2008.
'Un Samedi midi sur la terre. Enfin dans les studios de Jet FM, la radio curieuse. L'émission hebdomadaire Travelling Avant, consacrée à l'actualité sous toutes ses formes, programme She, micro tube terriblement dansant du groupe Phospho. Mais qu'est ce qu'ils sont forts ces Américains ! Peut être. Mais pas sur ce coup là ! Car Phospho est installé à Niort, la capitale es assurances faisant passer Düsseldorf pour Monte Carlo. Qu'importe ! avec leur premier album, One Caballo Per Seven Frauen, les garçons de PHOSPHO invitent le rock sur le dancefloor. Leur musique est addictive, fun et électrique. PHOSPHO, le genre de groupe à vous faire danser les bras en l'air jusqu'au bout de la nuit.'
WIK, Novembre 2008.
'C’est de l’Ouest de la France (entre Niort et Nantes) que débarque Phospho au son résolument New Yorkais (entre Blondie, !!!, The Rapture, ESG…), agrémenté d’une touche de Pop anglaise pour le coté mélodique et d’un soupçon de rage Funk Punk.
Avec son titre cosmopolite, le premier album de Phospho va plutôt puiser du coté des américains cités auparavant. Sautillants et entrainants, avec ce qu’il faut de malice, les morceaux de Phospho mélangent allègrement les influences, dans un esprit résolument dancefloor. Les rythmiques au groove entrainant sont appuyées par des guitares au son vif et tranchant sur lesquelles viennent se poser les vocaux aux intonations fortement Pop. Une belle collection de tracks à se passer en boucles lors de fêtes arrosées où les belles gens sont coiffées de mèches désordonnées, aux slims troués et baskets déchirées aux pieds.'
LEGRANDBAZART.com, Le DisK Du Jour, Octobre 2008.
'On le dit on le répète : le french rock est en pleine bourre ! Encore une illustration avec le premier album de ce groupe originaire de Niort. Pop-folk, punk-funk, disco-rock, rock indé, ça part dans tous les sens pour le bonheur de nos oreilles, et ça prouve à qui en douterait encore que le rock se joue plus que jamais au pluriel : le rock est mort, vive les rocks !'
EPICURE, Octobre 2008.
'Genre : rockqui fait bouger les pieds, héritier des meilleurs sons des années 80 et 90.
Auteur d'un excellent premier album estampillé 'club punk', Phospho fait partie de ces quelques groupes qui partent avec talent à la reconquête des dance-floors, monopolisés depuis trop longtemps par la soupe 'dance' et autres impostures 'R'n'B' - non parce qu'à un moment il faut quand même dire les choses.'
EPICURE, Novembre 2008.
Report du concert de Phospho à LA FLECHE D'OR, Paris, 11 Octobre 2008 :
' PHOSPHO, Gang Of Niort
Sickboy avait raison. On l’a, et avec le temps on le perdra, ou alors on ne l’a jamais eu. C’est quand même fou que ce type, sorti de l’esprit explosé à la bombe “H” de Irvine Welsh, coincé entre le post punk et l’émergence de la culture house, ait pu avoir un tel flash de lucidité alors qu’il allait se cramer les yeux sous les premiers néons de ce que l’on allait appeler les eighties. Et sous lesquels aujourd’hui réchauffe mon mojito à vitesse grand V.
Au 102 bis. Équidistant des Buttes Chaumont et du Père Lachaise. Le point le plus diamétralement opposé d’Edinbourgh. Ou Cleveland. Quoiqu’une triangulation serait sûrement intéressante à tenter. C’est surement parce que l’endroit est une ancienne gare qu’on s’y sent si rapidement en Grande Bretagne. Ou alors c’est ce foutu mojito…
Arrivé trop tard pour les Marie Antoinettes, ou pour trouver une fille/un canapé de libre, je n’attendais rien de quoi que se soit et encore moins de ce type à la grâce d’un Frank Black monté sur scène affublé d’un t-shirt rose cochon et de lunettes de madame Claude. Je commençai à mâcher mes feuilles de menthe mal pilées quand Black Francine s’est mis à onduler entre lascivité putaine et extravagance disco.
Stupeur : moi aussi. Du bout du câble tourne le micro, comme un sac à main sur Barbès, pendant que des clones à lunettes de comptables crachent des statiques par leurs fender jaguars et des notes stridentes. Les éclairs électriques me mordent la gueule, la basse s’arrache des frettes à chaque remontée de manche, et le sacro-saint charleston - condition sinequanone pour jouer du rock dans la seconde moitié de cette décadente décennie - galope vers la gloire.
Merci mon dieu, Wire n’est pas né pour rien. Et Devo mort en vain. Pardon ? Ah si, ils sont morts…
Hi Hat here, Hi Hat there !Tentation shoegazer dégueu à en redemander des pleines plâtrées. Gimmick volé au Lady deMojo. Et Phospho gueule. Surtout son maracas. Dans son micro saturé,David prend soudain des airs de Jello Biafra du funk, guerrier disco post moderne comme si les années plexi-glacées étaient encore là.Derrière, des notes déréglées clignotent au-dessus de Tokyo. Ça ne pouvait pas louper : j’ai perdu une partie de mon mojito sur la veste de mon voisin. Et ma raison dans un T-shirt rose.Backstage, on reprend en pleine face la réalité des années Champs-Elysées : le groupe vient de Niort, a passé la trentaine et fait pousser des enfants dans les Deux-Sèvres en suant sang et paillettes tous les samedis pour promouvoir un album que relègueront Magic et les Inrocks derrière le dernier Rapture et Franz Ferdinand. Les cons. Je maquille ma honte en dehors alcooliques pour ne pas pleurer devant ces braves rescapés des plus beaux espoirs de la new wave. La vraie, celle qu’on aurait pris comme un homme, si Debbie Harry n’était pas devenue une icône pop, si Siouxsie n’avait jamais eu à enregistrer Hong Kong Garden.
Et en attendant le bus, je repense à Sick Boy en me disant que Phospho l’a. Définitivement. Alors que Bloc Party toujours pas.'
Hilaire Picault, GONZAI.com, Octobre 2008.