 |
Tictac Tictac , avoir la toujours le crâne collé à ses silences. Se lover dans le creux de son mal-être malgré toute le bruit autour. La vie ça fait un de ces bruits. Un bruit sourd, parce qu'il n'écoute pas tes propres cris, mais sait seulement lancer les siens, morveux, méchants, tortueux, malhabiles. Des klaxons incessants dans cette ville et des langues étrangères mélangeant les ordres et les renseignements.Et des comptes à rendre à ceux que tu aimes.Et le venins des gens mauvais que tu as du affronter qui continue sournoisement à cracher dans tes oreilles? Le bruit, il n'est jamais temps que ça s'arrête. Mais tu as envie de dire stop, arrêtez de piétiner mes neurons. Besoin d'air. Alors il y a le refuge du silence. il est bon ce silence, meilleur ami des âmes qui pensent. Lorsque j'étais jeune fille, je racontais tout dans les détails les plus infimes de ce qui s'était passée de croustillant ou de dramatique dans ma vie. Lorsque désormais je me retrouve assise sur ce banc entourée de ces filles-là, je suis gênée. L'arrogance de la jeunesse rebelle me fatigue. Le silence repose, et connecte les neurones entre eux. Je voudrais que parois ce soit aussi pour simple pour toi que pour moi, et pour moi que pour toi, selon. Que ce bourdonnement s'arrête là, se pose dans le creux de main ou sur le rebord de la fenêtre, que je puisse le bousiller. Il y a ce corps qui change aussi peu à peu. Bonheur dérisoire dans une vie mordue et mordante. Découvrir des rides dans le décolleté, en rire parce qu'on a 25 ans, mais savoir qu'un jour il faudra parvenir à ne pas en pleurer, parce que c'est ainsi qu'on y passe et que ça passe. Mes mots ne me lâchent pas finalement, c'est peut-être grâce à lui. Ca entretient l'encre de mes doigts et permet d'y tisser quelques phrases salvatrices ou non. Des mots qui tournent et qui me retournent , s'entrechoquent et se tricotent de manière discontinue et derrière le premier jet, celui où je souris jusqu'à la niaiserie, où je me réjouis d'un rien qui représente un tout. Celui où un coup de fil qu se passe bien ou moins que prévu m'arrache un peu plus d'émotion, où se posent des faits établis, qui ne changent pas, malgré le temps qui file. Quelques équations imposées par mon rythme et le tien, un rythme saccadé, de pics en chutes, qui ne va pas très bien au teint mais te définis.
3:06 PM
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|