Sur
Zicazic :
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Marjolaine Babysidecar flirte ouvertement avec la chanson française un peu rock et un peu jazz mais se démarque du reste de la scène actuelle en trouvant une voie très personnelle dans laquelle on sent l’urgence du projet, cette volonté de créer un groupe hybride installé à mi-chemin entre un one man band et un power trio … mais à deux et c’est là que réside toute la subtilité du projet !
Entre textes drôles, chansons caustiques et poésies modernes, ces
autodidactes au bagage musical déjà bien chargé se fendent d’un album
qui s’apparente à une sorte de remède alternatif et qui dénote
formidablement quand on le juxtapose au reste de la pharmacopée
musicale contemporaine. De guitares un peu crades en voix claires et
parfois presque trop délicates, de percussions véloces en basses
synthétiques, c’est tout un état d’esprit pour le moins original qui se
dégage de « La fuite », de « Une de trois », de « Stravinsky » ou
encore de « Désaime-moi » … Passant avec brio de la verve de Gainsbourg
à la sensualité de Birkin, de la bluesitude de Bashung à la punkitude
de Gotainer, Marjolaine Babysidecar se joue de tous les interdits et ne
manque jamais l’occasion de pratiquer avec un certain bonheur la «
Médecine foraine ». Promis, on ne manquera pas de les dénoncer mais
c’est sans doute ce le duo cherchait en enregistrant ce premier album
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