J avais même pas imaginé quand j t’ai
rencontré
Trop lâche pour s’inventer des
histoires
Qu’on était pas fait pour s’éprendre
Au bout du compte c’était le bout du
monde
Si tu me voyais toujours comme celui
que je suis pas
Un genre de masque planté sur la scène
Juste un visage, un aplat, un nom a
peine..
Les regards jetés, sortis de nos
frontières
Tout ce qu’on a perdu, sortis de nos
frontières
L ennui qui t’as eu, sortis de nos
frontières
On est plus rien, sortis de nos
frontières
C’est pourtant pas des vies aussi
compliquées
Tu prends le temps dont j ai pas besoin
pour y penser
On est parfait pour s’étendre en
vain, ça n’à pas de cesse
T’es pas jolie Nastenka , t’es
bien plus que ça
J’ai dû baisser la tête même si
t’es plus grande que moi
Qui de nous deux, ira le mieux..
A L INTERIEUR
Je sens monter à l’intérieur ce même foutu refrain
Cette saloperie qui s’insinue à chaque fois que je m’arrache
Ça creuse toujours au fond de moi sans que ça ne s’arrête
Un souvenir chauffé à blanc, plus qu’un trou dans ma tête
J’ai souvent cru m’en tirer avec un simple sourire et pourtant
Tourner les talons, regarder devant n’est jamais assez
Ça dort toujours au fond de moi, ce qui me guette est habile
Dommage que ça m’arrive, c’est un peu tôt mais c’est le deal
Ça dort toujours au fond de moi, ce qui me guette est habile
Dommage que ça m’arrive, c’est un peu tôt mais c’est le deal
Je sens cette goutte d’acide dans mon cerveau jouer avec mes nerfs
Sa trace à la longue finira bien par laisser passer la lumière
J aurais pu rester les yeux braqués sur les pixels le cul en plomb l’écran de télé dans les prunelles
Au lieu de ça j’ai eu de quoi m’en faire avec mes chimères
Ça dort toujours au fond de moi, ce qui me guette est habile
Dommage que ça m’arrive, c’est un peu tôt mais c’est le deal……..
LE DEUXIEME SUIVRAJ’ai déjà le cul en forme de canapé planqué toujours
derrière mes Ray Ban anti-lendemain de bourre
rien de très exotique
la même foutue musique qui déroule
les soirs où je me dérouille
Encore un jour de défaite putain faut qu’ça se fête
le goût de la c monte à la tête
Y’aurait mieux valu que je me tire
Avant de reprendre le coup et de plus rien avoir à fuir
Une tête à claque, genre à chaque fois
que je m’en vais on dirait que j reviens
Sonny a cogné trop fort pour moi
J’ai un genou à terre, le deuxième suivra
Louis, Liston Ali, Patterson
autant de coups de poing qui m disent de rester au sol
Au tapis
le décompte est sur moi
j’ai un genou à terre, le deuxième suivra
Rien qu’un pantin, j parle plus aux vivants
Pas l’temps de faire le mec avenant
mon estomac le sait bien
J vois au travers et ce que j vois sent la fin
Retour à la case départ
Rien ne change j’ai le cul planté dans la fange
Y’aurait mieux valu que j me tire
avant de reprendre le coup et de plus rien avoir à fuir
SALE TEMPSL’hivers se glisse dans ma rue sale temps
Un bail que j’amoncelle mes heures perdues
L’attente plus longue que l’ennui m’assassine
Devant ces murs immobiles comme des guillotines
Le tout c’est de rester digne et d’ blaguer non stop
Quand ce silence de plomb nous fera sortie de l’enveloppe pour rentrer dans la nuit
Ca descend comme un voile
Comme on y pense , je garde rien je jette tout
Encore une fin de moi, meubler mon salon
Penser à ma prochaine gueule de bois
Sale temps, plus rien à m’dire
Rien à mettre dans le sac
Même pas un souvenir
Juste de quoi s’envoyer planer un bon coup et finir
Sans tomber par le fer
DE LEUR COTE
Voici la nuit qui entre en chacun de nous, voici le feu qui fait rompre le poux
Devant ces paires d’yeux assassines prêtent a bronzer la chair
Quand les voix seront noyer dans une pluie de fer
L’affront du silence à venir et puis se trouver là en plein milieu des « si j avais pu »
Surtout garder de quoi se refaire, voici la nuit qui entre en chacun de nous
Tous ceux qui n’ont pas eus de trêve, et à qui on a balancé du plomb dans les rêves
Tous les vaincus les fédérés, c’est pas pour dire mais je suis de leur coté…
C’est pas la mort, c’est presque pire ,à chaque fin de nous c’est l’esprit qu’on nous prend
Pour en faire un vieux souvenir, demande à la poussière
Ces gens là savent, faut croire, ce qui vient juste après la mémoire
Et qui dans la patrie du temps, efface tour à tour le peu de mot qui restait franc
Ces bons à rien suceurs de sang, qui cherchent à plaire toujours le canon devant…
CETTE PETITE MORTÇa fait un bout de temps que je suis là
Comme un paumé le long du comptoir
Faudrait que je pense à y aller
avant de cracher mon histoire
Les masques s’enchaînent
j’ai encore trop bu ce soir
Vaudrait mieux pas que je la croise
Planqué ici ou là
J’voulais seulement noyer mes peines
Avant qu’elles n’apprennent à nager
J’aimerais bien t’entendre dire pourquoi je crache aux visages
Des amoureux de passage qui croient se toucher sans se salir
Vu que les hommes sont des crevards, les femmes, des pauvres connes
Puisque le monde est un cauchemar, j’vais rêver que la vie est belle…
Elle se lève et elle danse le long des sentiments
Et elle brûle encore et encore, cette petite mort…….
L AIR DE RIEN
C’est l’éternel retour, c’est le pareil au même
Les idées qu’on nous ressort en coffret collector
Ce bon vieux coté fouille-merde de prendre hier pour demain
De remettre ça encore et encore a chaque poignée de main
La grande maladie du siècle, c’est la connerie en direct
Les sourires plein de dents, les torchons à évènement
Faudrait peut être penser de temps en temps
A lever le voile
Toujours ce don de trouver ça normal…
COMME SONNY COGNE
le vent lèche les trottoirs il fait vide et froid dans mes veines
encore un verre pour la route, y a rien a faire
j ai plié que d'un coté, un seul genoux à terre
faut que ça résonne comme un crochet droit de Sonny Liston
la nuit me porte toujours un peu plus loin
le seul moyen de perdre le goût de s'étonner de rien
pense en marchant, parle de ce qu'il y a devant
avoir de quoi foncer dans le tas comme Sonny cogne.....comme Sonny cogne
j attends la peine au tournant, virage droit devant
la monnaie oxydée de toutes ces nuits noires
comme les conduits de ma mémoire
racler la suie pour retrouver la couleur des murs
et merde au fond j m'en tape, qui voudrait savoir
sous combien de couche de mensonge il est enterré
alors pense en marchant, parle de ce qu'il y a devant
avoir de quoi foncer dans le tas comme Sonny cogne.....comme Sonny cogne
LA BELLE AFFAIRE
Chez moi ça sent la poussières et pas que sur les étagères
Pas le temps de me mettre au vert j’ai toujours un truc a faire
Je suis pas qu’un vieux croche qui délaie du vide
Pour que ça rapporte je suis bien obligé de passer dans le poste
Je me contrôle plus, dès que je suis sur les ondes
Je vends des lacunes en bloc, faut que ça plaise à tous le monde
C’est la devise, jamais un mot plus con que l’autre pour faire du business
C’est toujours là qu’on se blesse
C’est pas de ma faute si j’ai l’air profond, c’est l’art de prendre des banalités pour des faits divers
Et dire que je suis née dans cette caravane
La belle affaire, mon style est dans les bacs
Y a rien a faire..
J’étale, j’ai toujours la dalle, j’caresse les gens dans le sens du poil
Les mains qui collent, y a plus qu’à se faire la malle
On peut pas dire qu’on me paie à la commission, lais comme mission
J’ai l’ordre de faire tomber les soupçons
Un mec comme moi, ça transpire l’amitié, et dans le milieu je suis connu
Pour ma consensualité, pour le plan de carrière, autant de défauts
Sont une qualité rare dans le monde des affaires….
La belle affaire…..la belle affaire…
XXXOn parle souvent de l’après, de nos vies en chantier
De cette putain de trouille qui ouvre ton regard
Habillé de convenances
Jamais franc et droit, arrondir les angles
Sortez les faux culs qu’on les taille en pointe
Les lancer dans le tas…et foncer dans le tas
On parle souvent de l’après, de ce qui aurait pu
Se faire mais qu’on a pas fait, pour sûr
Puisque c’est acquis, pourquoi ne pas s’en tenir là
Au goût light, sucré, salé, espèce d’enfoiré
Le sens de l’harmonie me fou les boules, plus qu’à
Les lancer dans le tas…et foncer dans le tas