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chronique de "Lasse Vegas" sur Longueur d'Ondes:
"NADJ “Lasse Vegas” (Autoproduit) Cette rockeuse puise ses forces dans les essences du rock, appelant les mystères de la spiritualité à illuminer et à emporter ses compos. Sauvage, primale, explosive... et libre. Elle ne doit son parcours artistique qu’à elle-même et le revendique encore fièrement. Même si l’histoire troublée enregistre une nouvelle mésaventure, Nadj, jetée par son label, sort quand même sa galette toute seule. A l’intérieur, des morceaux construits avec le guitariste et le batteur qui ont formé avec elle un power-trio de choc pour la tournée du précédent disque, Là. L’énergie qui vient des tripes, qui gronde tel le ciel orageux, mais qui émerge aussi de tourments sensuels... On retrouve cette essence-là dans Lasse Vegas, un disque plus stoner, plus américain, plus brûlant. Il marque aussi un tournant pour la musicienne qui attaque le prochain chapitre en solo... (Disponible sur www.cd1d.com) myspace.com/nadjnadj Béatrice Corceiro"
et sur adrenalyn.net:
http://www.adrenalyn.net/critique/2232-lasse-vegas
"Aride, désertique, frontal, sauvage. Autant de mots qui collent bien à Lasse Vegas, le deuxième album de Nadj,
pendant rock'n'roll de la Nadja d'André Breton : insaisissable,
musicalement énigmatique, aussi vite disparue qu'apparue l'espace de
huit titres qui laissent une impression forte.
Le plus excitant dans cet album auto-produit, qui a des
allures de revanche sur un passé trop troublé par les démélés
judiciaires de maisons de disques trop lâches, c'est son
anticonformisme profond. Loin d'être un objet qui crie "achetez-moi,
prenez-moi, j'ai des tubes en pagaille", Lasse Vegas se visite, se traverse. On ne survole pas un disque pareil, surtout quand chaque titre, du nerveux Pick A Card à la ballade malade A Circle, s'impose comme un voyage.
Les paysages ne manquent pas : stoner en transe (Le Danger, Medecine Man), hymnes de rock lourd et puissant (Jesus Freak), punk savoureux et francophone (La Fuite)...
Nadj attrape des sons de partout (Led Zeppelin, Ennio Morricone, Queen
Adreena...) pour construire son univers, certes très arizonien mais
truffé de jolies surprises (le lancinant Le Serpent), de
pauses, de murmures, d'agressions, dans un dépouillement rock et avec
une écriture surtout réussie en français, ce qui est assez rare pour
être remarqué.
Lasse Vegas est tout simplement réussi, massif et séduisant.
Bande originale de journées solitaires ou moment de défoulement primal,
ce disque est on ne peut plus à l'image de cette artiste éloignée des
carcans FM et prête à faire vivre son monde jusqu'au bout.
Par palem, le 2009-10-05 09:46:04"
merci...
9:56 AM
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