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KEHLVIN



Last Updated: 9/24/2009

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Status: Single
City: La Chaux-de-Fonds
Country: CH
Signup Date: 5/4/2006
Thursday, December 04, 2008 

La Horde Noire  10/10

Kehlvin, vous devez commencer à connaître à présent.
Après un premier album fracassant The Mountain Daylight Time, on peut se demander comment le groupe peut-il faire mieux ? Comment faire pour se surpasser après un morceau comme Albatross ?
Avec ce nouveau disque, on a quelques réponses, et plutôt très encourageantes... Car ce CD/DVD composé de trois titres et trois passages drones pour l’audio, est surtout là pour faire patienter nos oreilles, en attendant un prochain album pour 2009, qui d’après les premiers échos aurait moins de passages post-rock.
Mais revenons donc sur Holy Cancer, et là, Kehlvin arrive encore à nous bluffer. En effet, on ressent bien sur toujours la même base de composition dont nous n’allons surtout pas nous plaindre, mais avec un son plus sombre, moins propre, une volonté de rendre une musique un peu plus déchiré encore, qui est dû à un choix du chanteur lors du mixage ; Vous remarquerez alors peut-être qu’il est fan d’Eyehategod... Un mixage fait avec Julien Fehlmann (Unfold, Yog, Art Of Falling, Forceed, Vancouver…) qui s’était très bien occupé des précédentes sorties du groupe. De même, le disque sort sur l’excellent label Division Records (Zatokrev, Unfold, Vancouver...), comme l’album deux ans plus tôt. On note en passant une vrai richesse de cette scène suisse.
Mais alors à quoi peut bien ressembler ce nouveau CD ? Les plus irréductibles, qui avait déjà qualifié le premier album de Cult Of Luna ou Isis, continueront sur leur médiocre lancée. Mais je suis désolé de ne pas trouver d’autres groupes qui peuvent nous offrir la musique de Kehlvin.
Le Barnacle, qui débute l’EP, nous fait tout de suite entrer dans le vif du sujet, et on remarque aussi que la qualité sonore est impeccable, point fort incontestable de leur musique. Après quelques dizaines de secondes mouvementées et oppressantes, le morceau nous plonge dans un long passage atmosphérique planant comme ils en ont le secret, avant de remonter, doucement, vers du très lourd. Kehlvin arrive a nous transporter en altitude, varié à l’extrême. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, l’excellent God As A Mere Intentional Object arrive, avec un bien jolie titre au passage. Du début à la fin du morceau, on est complètement pris dedans, sans moment de repos, tout ceci orienté Hardcore. Et on remarquera ici sans doute un des tous meilleurs passages du disque, avec un riff simplement monstrueux qui reste accroché en tête et qu’on a perpétuellement envie de réécouter ; pour finir sur une ambiance assez chaotique. Ce n’est toujours pas avec cette deuxième chanson que le groupe s’est planté ! Et ce ne sera pas non plus avec la dernière, désolé une nouvelle fois. Car Atheist Hope (décidément, les titres sont vraiment pas mal dites-moi...) va clore le suspense dès les premières seconde avec un arpège sonnant à la perfection, encore une belle trouvaille du gratteux. Ici aussi, on voyagera dans divers altitudes avant une fin très lourde et tranchante. Un mélange de beauté et d’oppression. Un dernier passage drone vient clôturer l’EP, avec étrangement, la voix du batteur et des paroles, plutôt atypiques. C’est beau l’accent suisse !
Pour conclure, Holy Cancer est parfaitement maîtrisé, avec une ambiance générale disons plus malsaine que sur l’album, mais toute aussi réussi. De part ses variations de voix et ses arpèges bien à lui, son style de fabrique, le groupe arrive à fournir un son dont on ne se lasse pas. A noter que le guitariste présent sur l’EP a quitté le groupe pour se consacrer à ses autres projets The Ocean et Switchback (oui je sais, quel dommage...).
Un mot sur l’artwork, réalisé par le même graphiste que leur premier album, pour dire tout simplement qu’elle claque vraiment et que le format digisleeve fait bien ressortir la pochette. Décidément, on cherche encore le point faible...
Mais ne partez pas si vite, car il y a encore le DVD ! Et Kehlvin nous propose des vidéos lives de leurs performances, à commencer par les trois chansons du CD, filmées lors de leur concert avec Red Sparowes en Mai 2007. Plus d’un an avant de sortir ceci, les chansons étaient donc déjà là, et déjà parfaitement exécuté. Mais on pourrait se poser la question : pourquoi sortir un DVD ?
Et bien, le groupe en live, d’après (plusieurs) expériences personnelles, c’est à coup sûr une énorme prestation, alors non, ces vidéos ne sont pas superflus, bien au contraire. On voit vraiment que le groupe vit sa musique sur scène, qu’il est sincère, et ça, je ne le dirais pas de tout le monde, ça en devient même rare. Je pense que c’est un élément très important aujourd’hui, où on voit s’amener sur la scène Post-Hardcore certains groupes qui n’ont rien à y foutre.
Mention spéciale pour God As A Mere Intentional Object, qui ne donne que l’envie débordante de voir ça de ses propres yeux. Ensuite, on passe sur le live du VNV Rock Altitude Festival 2006, avec quatre titres de The Mountain Daylight Time : Albatross, John Lemon, Frankenstein Bis et Fat Freddy. Autant dire du très lourd. Je ne reviendrais pas sur les chansons qui valent toutes le coup, mais Fat Freddy que je n’ai jamais eu l’occasion de voir en concert (et quel regret), est tout simplement destructrice.
On fini avec un clip montage (images et divers lives) de Red Diesel Revolver, la chanson qui nous fait irrémédiablement monter en pression à vingt-milles mètres d’altitudes avant de nous faire une énorme dépressurisation mais excellemment maîtrisée, pour nous poser lentement au sol, achevé.
Mais une chronique ne fait pas tout, il faut écouter ces titres et regarder ces lives, pour voir qu’il n’y a pas de mot pour décrire réellement la musique.
On appréciera également le bonus caché, qui retrace anecdotiquement l’enregistrement en quatre jour de leur split Ascension avec Rorcal en mai 2007, avec quelques images d’un live de celui-ci en février 2008, et également, nous rentreront dans la chambre d’hôtel des Kehlvins lors de leur concert à Athènes en novembre 2007. Ca vaut le détour !
On peut cependant noter un seul petit bémol concernant ce DVD : les changements de plans qui sont excessivement nombreux, même lors de passages calmes, et qui font qu’on ne rentre peut être pas assez dans la peau d’un spectateur. Mais ceci n’enlève aucun intérêt à la vidéo.
Il faut bien se le rentrer en tête, Kehlvin est là pour nous faire mal, et continue ça route avec brio. Ce CD/DVD montre que le groupe peut encore évoluer, sans tomber dans le piège, en ayant leurs propres attributs et dégageant leur originalité !
Le potentiel d’explosion est là, il ne reste plus qu’aux gens à savoir écouter de la musique.

Anorexorcits


Eklektik   17/20

A peine trois mois après la sortie de leur split avec Rorcal (Ascension, dont vous pouvez retrouver la chronique sur ce site), mes petits Suisses préférés de Kehlvin sont de retour avec Holy Cancer, un EP/DVD que j’attendais avec une certaine impatience.
Comme le groupe n’aime pas faire les choses à moitié, il vous propose donc de découvrir trois nouveaux morceaux, ainsi qu’un DVD contenant sept titres live enregistrés entre 2006 et 2007 (au VnV Rock Altitude Festival et au Bikini Test), le clip de Red diesel revolver, mais aussi un mini reportage 'fait maison' sur l’élaboration et l’enregistrement d’Ascension avec les joyeux lurons genevois de Rorcal. Le tout est présenté dans un très joli digipack concocté par Dimitri Jeannottat (Forceed), qui était déjà responsable du visuel de The Mountain Daylight Time.
Maintenant que les présentations sont faites, entrons dans le vif du sujet et voyons voir ce nous réservent ces trois nouveaux morceaux qui, disons-le d’emblée, ne risquent pas de décevoir les amateurs de la formation.
L’auditeur n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive lorsque déboule Le barnacle (love will never be enough), qui ouvre les hostilités dans un magma sonore similaire à une tornade ravageant tout sur son passage. La production de Fabien Zennaro (qui n’est autre que le batteur du groupe) n’est d’ailleurs pas étrangère à ce déluge de décibels, et, une fois ce premier choc passé, on se rend alors vite compte que la voix de Yonni a largement gagné en puissance, et n’a jamais véhiculé autant de hargne et de désespoir. Si le titre débute sur les chapeaux de roues, la pression retombe largement un peu avant la deuxième minute, pour se muer en une longue épopée mélodique et aérienne qui fait la part belle à de nombreux arpèges. Après ces quelques minutes de répit, la lourdeur refera progressivement son apparition, pour un final tout simplement terrassant où, là encore, on reste bluffés par la prestation de Yonni qui nous prend littéralement aux tripes.
Comme par souci d’immersion, le groupe a décidé de séparer chacune de ses nouvelles compositions par de courtes plages aux accents ambient / drone, qui, sans franchement être indispensables, apportent tout de même une certaine touche d’originalité et maintiennent une certaine tension durant ces phases de transition.
Retour aux choses sérieuses avec God as a mere intentional object, qui vous propose une facette du groupe plus virulente que jamais, et qui ne laisse s’installer aucun temps mort. Le titre s’articule principalement autour d’un riff simple mais hyper efficace, pour un résultat qui laisse clairement entrevoir la direction que risque de prendre la formation sur son prochain album. Un résultat intense et rentre-dedans à souhait et qui offre un final tout simplement terrassant, dans la lignée du premier album de Norma Jean.
Une vague de chaleur et de bien être envahit l’auditeur lorsque les premières notes de Atheist hope se font entendre. Débutant par une magnifique succession d’arpèges, le titre se fait plus menaçant et mélange parfaitement lourdeur et mélodie (un des gros atouts du groupe à mon avis), pour un résultat tout à fait cohérent. Entrecoupée par quelques passages aériens, la force de frappe du combo gagne en puissance pour atteindre son paroxysme durant les trois dernières minutes du morceau. A ce moment là, l’auditeur n’a pas d’autre choix que de subir les attaques vocales de Yonni, martelées par un riff bien lourd et acéré, qui lui-même est porté par une section rythmique dévastatrice. Avant que le silence ne s’installe définitivement, vous aurez encore droit à un peu de rab avec la dernière plage 'ambient' à l’atmosphère assez glauque (comme les précédentes d’ailleurs) et ponctuée par l’intervention du batteur qui enchaîne des paroles pour le moins assez bizarre, que je vous laisse le soin de découvrir.

En ce qui concerne le DVD, vous aurez droit aux trois titres du EP enregistrés durant la prestation du groupe au Bikini Test en 2007, alors qu’il effectuait la première partie de Red Sparowes, ainsi que quatre autres titres enregistrés eux en 2006 dans le cadre du VnV Rock Altitude Festival. Le tout a été filmé par cinq caméras, et monté de façon très pro, même si les nombreux changements de plans peuvent s’avérer assez pénibles à la longue, surtout durant les passages plus calmes. Mis à part ce petit hic, la qualité est au rendez-vous et permet au spectateur de se rendre compte de l’énergie déployée par le groupe durant ses prestations.
Comme je l’ai mentionné plus haut, vous aurez aussi droit au clip Red diesel revolver, qui regroupe principalement des images live, entrecoupées de quelques séquences du groupe en tournée ou dans leur local, ainsi qu’un mini reportage sur l’enregistrement et l’élaboration du split Ascension avec leurs potes de Rorcal.

Si pour beaucoup Kehlvin n’est un groupe de plus parmi tant d’autres, ce n’est clairement pas mon cas. La formation a toujours mis un point d’honneur à proposer quelque chose de personnel, sans jamais s’imposer de barrière, et ce n’est pas ce nouvel EP qui prouvera le contraire. L’évolution – tant au niveau du chant que de la maîtrise des instruments – est flagrante, et ceux qui n’avaient pas vraiment été convaincus par The mountain daylight time risquent bien de revoir leur jugement. Jamais lourdeur et mélodie n’avaient aussi bien cohabité, et c’est d’ailleurs ce qui fait la force du groupe. Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre patiemment pour voir ce que nos cinq compères nous réservent pour leur deuxième album, qui est prévu pour le début de l’année prochaine.

Wakos


Noise mag   7/10

La « scène » post-hardcore peut être comparée à un ensemble de donnée sous la loi du traitement de masse. Le traitement de masse, outre sa capacité à faire du vite/moyennement bien fait, impose des oublis (comme au rayon gâteaux, on zappe le nouveau goût à la mangue pour se ruer sur les Pepito). Ainsi s’intéresse-t-on à AmenRa (tête de gondole), ou va-t-on au plus rapide avec Cult Of Luna (fidélisation à la marque), mais on a laissé ..é les Suisses de Kehlvin. Celui qui à bout de nerfs à force de « lent, beau, massif, montées progressives, minimalisme jusqu’au post-magma sonore, chant hurlé » s’arrête ici. Kehlvin n’est ni le nouveau Mare ni un bidouilleur de sons, « ce n’est qu’une » bande de potes aux belles références et en quête de plaisir, jouant un postcore décontracté. Des rockers cool qui font une musique massive : dans le plus rageur, dans les poussées monolithiques, Kehlvin garde cet aspect rock. Ici comme sur le premier album (The Mountain Daylight Time, où régnait le titre « Albatross ») les riffs sont simples, efficaces, la rythmique est attendue, mais précise et volontaire, le chant est abrasif (même hurleur que dans YOG, le bon groupe chaotico-grind-core) classique, mais en manque de rien. Le groupe est soigneux. Holy Cancer est un beua digi, dure 40 minutes, s’enrichit d’un bon DVD (8 titres live) : c’est d’ailleurs tellement soigné qu’on a beau connaître le topo, on se fait berner, par de beaux arpèges, de franches cassures, un feeling bien réel, des grattes pleines de plombs, un désespoir en rage. Ni trop long dans le calme d’éléments drone ni trop bruitiste dans le chaos, ce qui vaut pour leur collaboration avec Rorcal (Ascension) vaut ici. Avec un excellent son sali, la densité prend du grade, et Holy Cancer de l’ampleur. Sans nouveauté, mais sans fautes de goût ; c’est plus rare qu’il n’y paraît. Kehlvin n’a rien d’un faire valoir, par un exigent travail de composition, la musique est rendue immédiate. Comme sur scène, spontanée.

A. Laffillé


W-Fenec

Après un The mountain daylight time qui avait déjà marqué les esprits des amateurs du genre à l'hiver 2006 et quelques semaines après un retentissant split CD partagé avec Rorcal, Kehlvin, tout seul cette fois, sort de sa manche un nouvel EP, baptisé Holy cancer et accompagné d'un DVD live. Un CD/DVD au visuel particulièrement soigné, présenté dans un digisleeve classe, l'objet ravira en l'état les inconditionnels du genre mais l'essentiel est ailleurs, savoir si le contenu est ici à la hauteur du contenant. Car après l'expérience Ascension, le groupe lève le voile sur trois nouvelles compositions découpées en six plages (original...).
Véritable grand huit musical, 'La barnacle (Love will never be enough)' débute comme un énième morceau de post-hardcore, montée en saturation électrique, redescente vers des contrées plus apaisantes avant le chaos. Le son de l'inéluctabilité illustré par ce crescendo diabolique où les guitares s'embrasent et les enceintes se consument dans un même élan post-hardcore. Monument de brutalité et de rage désespérée, au pied du mur, le groupe lâche les chevaux et après un premier titre labyrinthique, agresse les tympans avec le monolithique 'God as mere intentional object'. Des hurlements qui emplissent le studio, des riffs lestés de plomb, une batterie qui avance comme un rouleau-compresseur avant de conclure sur un final plus apaisé en terme de décibels mais à l'atmosphère aussi déviante qu'oppressante. Après ce coup de force métallique, Kehlvin repart sans reprendre son souffle en appuyant là où ça fait mal avec 'Atheist hope'. Titre plus rock dans l'âme, mais pas moins abrasif que ses deux prédécesseurs, surtout quand les hurlements du vocaliste nous prennent à la gorge et que les riffs se fond de plus en plus tranchants. Quelques passages 'dronisants', des envolées progressives et telluriques, mises en exergue par une puissance instrumentale peu commune et une exigence d'écriture à mille lieux des habituels clichés du genre. Les suisses se vident les tripes dans les enceintes. On ne sait pas trop quel mal ronge le groupe suisse, mais ce Holy cancer en est assurément l'exutoire.
De bruit et de fureur, la rage brute qui suinte des guitares, à l'heure de découvrir le DVD, on se doute bien que pour être aussi puissants sur CD, les Kehlvin doivent tout démonter sur le passage lorsqu'ils passent du studio au live... Et c'est le cas, les 8 morceaux live (dont les 3 de l'EP) ont été enregistrés au Bikini Test à La Chaux-de-Fond (d'où sont originaires des Kehlvin) et lors du VnV Rock Attitude Festival à Le Locle et à chaque fois, le traitement appliqué par le groupe au public est impressionnant. Sans états-d'âme, les suisses génèrent une puissance de feu bluffante et mettent en transe un public qui n'en attendait pas moins d'eux. Impressionnant.

Aurelio


Metalorgie  15/20

Malgré des influences tenaces, Il aura suffit d'un album à Kehlvin pour se mettre au niveau des meilleurs éclats de Cult Of Luna et Isis. Toutefois, la comparaison risque fort de s'arrêter là car les suisses démontrent avec Holy Cancer, EP de 3 morceaux (découpés en 6 pistes), qu'ils ont définitivement les bras et les jambes assez lestes et solides pour aller chasser le tympan en autonomie parfaite.....

La gueule béante, les crocs étincelants et acérés, la meute helvête a flairé le bon sentier et piège sa proie par une approche labyrinthique et une force de frappe décuplée. En écumant alternativement les surfaces pacifiques et rugueuses, Kehlvin parvient à maintenir son cap relativement imprévisible. Ce qui dans le style, couplé à l'intensité sonore, est la condition obligatoire pour espérer sortir la tête de l'eau sans se faire instantanément scalper. Leçon retenue. Intraitable sur les passages tempétueux, Kehlvin agresse et lacère à s'en faire péter la jugulaire avec un post metal aux guitares extravagantes et à la rythmiques enlevée ('God As A Mere Intentional Object'). Le chant dantesque, vomi sur du papier de verre, jouxte voire surpasse la rugosité typique des excellents Rosetta. Kehlvin se veut encore plus sombre que sur The Mountain Daylight Time, et même si quelques mélodies cristallines pointent au sein de l'orage ('Athesit Hope'), ces dernières débouchent la plupart du temps sur un trou noir où l'espoir se dénature en terreur oppressante et les visages calmes se transfigurent en masques de colère. Une impression qu’on ne retrouve pas forcement aussi vivement sur le DVD Live qui accompagne Holy Cancer. Kehlvin joue droit et propre. Kehlvin joue carré sans déborder du cadre. Trop sage.

Kehlvin passe donc l'épreuve du feu et rentre dans l'âge adulte. On regrettera seulement le fait que le format ne permette pas aux suisses de modeler un véritable monde. Les fondations sont là, reste à bâtir l’édifice.

Senti
Currently listening:
Old Wounds
By Young Widows
Release date: 2008-09-09
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YOG

 
Mmmmh. Tant que c'est facile, je reste.
 
Posted by YOG on Thursday, December 04, 2008 - 1:48 PM
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