
Quoi de mieux qu'un retour à la zic', en période de grand blues imprévu, fatigue incontrôlée et désenchantement croissant ! Histoire de reprendre la route des excès "acceptables" et de l'ivresse libératrice. Celle que j'ai connu pendant presque une année. Refuge risible, au mieux mystique, bien nécessaire face à l'abandon et à l'absurde. Visiblement, sur lequel je peux toujours compter, au risque de l'oublier.
Précieuse errance de l'aventure festive, souvent laborieuse, pleine d'ennui à éviter, de mauvaises situations et rencontres. Mais au delà d'un vecu beaucoup plus sinistre, immergé dans l'inacceptable. A la croisée parfois des pires chemins de honte et de violence.
Ce bain de concerts, je m'y rattache mollement désormais, en désespoir, sans y croire vraiment au départ. Quand l'amour vous manque, des emotions absentes, un enlisement recurrent. Au moment où le soleil pointe son nez, avec les sourires et les décoltés banalisés. Que les souvenirs de tendresse d'étés perdus reviennent, de passions inabouties, avortées, détruites. Pathétiques expériences de mes faiblesses.
Quand l'on sait que la vie peut être si belle, qu'on y a goûté par petites touches renversantes. Transformation de soi, feu d'artifice de l'Amour, devenus une quête impossible, s'effaçant inexorablement. Une amnésie des sens, l'âme lointaine, egarée. L'intérieur en eau trouble qui vous met dans une sueur immédiate, de pleureuse maladive. Lente accumulation, inondation, le corps abimé, une chute interminable, anorexie de tout.
Un moment magique hier soir, sur les quais, juste devant la scène, certes sur une ritournelle commerciale. Mais l'occasion de se laisser aller, et retrouver une once de naturel, de sens et de compréhension de mes vibrations eteintes ou disparues.
http://www.youtube.com/watch?v=gjszjvkzpG0Tu y étais aussi ?