 |
Vers le fond du baril ou comment la scène indépendante québécoise devient un congrès d'idiots....
Avec quelques prix à l'Adisq et des festivals qui font de plus en plus de place à la scène de la relève ( mot qui me relève le cœur sans arrêt) la plupart des observateurs s'entendent pour dire que la musique indépendante québécoise est en pleine santé. Il n'y a qu'à voir les succès story de Malajube et de Karkwa pour en être convaincu. Cependant la scène hard et vraiment indépendante ( pas par choix mais par l'absence de labels crédibles et de structures associatives) est en déclin total. Finis les festivals avec 7 ou 8 têtes d'affiches du punk,du métal,du rock québécois en fait, tous les styles mélangés. Terminée l'ouverture d'esprit pour avoir des line-up autre que seulement trash-death doom mélodique ou punk-crass-wannabee-briseur-old-new-school. Il reste bien Mononc Serge et Anonymus ou les Ékorchés pour faire courir 150 personnes dans la dizaine d'événements en région mais sinon...rien...silence radio... qu'est-il arrivé pour perdre si rapidement la hype du milieu des années 90?
Nous, chaque membre de la scène sommes responsables. Nous sommes des loups pour nous même. Nous avons cloisonné les styles par peur de la diversité. Nous nous sommes divisés des auditoires déjà trop petits. Nous avons laissé des bandits, des escrocs, des revendeurs de drogues qui se servent de leur propre organisation de concert pour refiler de la scrap aux kids, prendre le contrôle. Nous avons, par peur de ne plus avoir de portes ouvertes, protégés la réputation de trop de bars merdiques et de bookers clownesques au nom de la solidarité de la scène hard indie. Il reste bien 25% d'honnêtes personnes qui le font pour la musique, l'autre 25% étant de pseudo-producteurs-directeurs généraux de zic business qui se la joue big et d'un affolant 50% qui veulent être ami avec des bands ou avoir du pouvoir dans la scène.
Il reste quoi comme avenir...pas grand chose...à moins de sacrifier le peu d'occasions de jouer à vouloir cracher une fois de temps en temps dans le caviar (essentiellement du caviar molson dry) et d'ouvrir sa gueule. Il est de bon goût de critiquer le capitalisme ou le racisme dans la scène punk québécoise mais en même temps, le mal est déjà dans nos rangs et il faudrait commencer à faire le ménage. Alors la prochaine fois que vous vous ferez fourrer pour un cachet de 30$ à Trois-Rivières,au Trash à St-Hyacinthe ou fucking Venise-en-Québec...ouvrez-vous la gueule. Et zicos, reprenons ensemble le contrôle de notre scène.
Les Mashamboys
6:58 PM
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|