Juste un petit billet d'humeur, avant de poursuivre mes mémoires;)
mardi 27 mars, très belle journée qui commence par la découvertes de deux de mes nouvelles chansons, je parle des musiques. J'avais envoyé mes textes à Bip et Gallou il y a plusieurs mois, ils me sont revenus mis en musique... le même jour ! Etonnant, non ?
Je suis très content du résultat, il me faut maintenant les maquetter, les arranger, mais j'ai confiance, ce seront de belles chansons. Merci les filles.
Merci aussi à vous tous de tous vos petits commentaires affectueux sur ma page. Ca fait très plaisir.
Ensuite il y a ce satané projet des Margaux qui me prend la plupart de mon temps depuis septembre dernier... Chaque jour, penser aux plannings, aux rendez-vous, en amont... pour le mastering du titre par exemple, les émissions de radio ou de télé, bouclées de longues semaines à l'avance... Et puis ces putains d'élections afin de voter pour le moins con des connards... Elles vont nous faire de l'ombre, monopoliser les médias.
Le clip est bientôt achevé, il devrait passer au graphisme, avant, pour le plan de fin - que vous découvrirez prochainement.
Un projet de longue haleine mais qui va enfin prendre forme... et puis toutes ces attachés de presse qui ne rappellent jamais et ne répondent pas aux messages qu'on leur laisse. Ca aussi je ne comprends pas. Si au moins les gens de la radio et de la télé daignaient rappeler. J'aime ce milieu mais je déteste les gens qui y travaillent. Imaginez : j'envoie toutes les infos à des dizaines de contacts, et rien. Pas de réponse. Par contre quand on les rappelle et qu'on arrive à les toucher, c'est à dire au bout d'une demie douzaine de relances pour cause d'absence, de réunions, de congés, de pauses-café et j'en passe... on vous répond que "oui", qu'on a "tout bien reçu" et qu'on veut "en savoir plus". Mais pourquoi attendent-ils que je les rappelle, indéfiniment. Tout devrait se jouer en deux coups de fils. C'est usant. Serions-nous tous des "hommes pressés" ? Très certainement. Parfois il m'arrive d'avoir envie d'être vieux, un gentil papy, serein, sans stress, sans rendez-vous, sans plus d'ambition que celle de se retrouver entouré des gens qu'il aime, dans un jardin, au soleil, ou à son ombre, à jouer au tarot avec ses potes, vieux aussi, et remplis de souvenirs. Ce serait une formidable idée de chanson je trouve. Même si Salvador l'a approché avec "Jardin d'hiver". Mais Salvador il avait l'âge d'en parler. Aussi, pour être serein, je me dois de réaliser mes projets car mieux vaut avoir des remords que des regrets, et que c'est maintenant, ou jamais.

Ce soir, pour finir ma belle journée que je n'ai, une fois de plus, pas vu passer... je suis allé au cinéma voir "La vie en rose"; "La môme" autrement dit, en Allemagne le film a changé de titre. Bon... que dire... et pourtant je l'attendais ce film; la bande-annonce m'avait donné la chair de poule. La bande-annonce. Pour résumer, le film ne tient qu'à Marion Cotillard (et quelques autres formidables comédiens de Sylvie Testud à Emmanuelle Seigner - qui vient d'ailleurs de publier un album avec le groupe Ultra Orange que je vous recommande -...)
Parce que pour ce qui est de la réalisation et du scénario... mon Dieu ! Déjà Olivier Dahan est un réalisateur que je n'apprécie pas particulièrement, mais là j'en ai la confirmation. Flash-back incessants qui finissent par perdre le spectateur chronologiquement, énormes absences dans le récit de la vie de Piaf... où est passée son histoire d'amour avec Théo Sarapo avec qui elle a chanté "A quoi ça sert l'amour" en 1962 ? Suggérée au bord d'une piscine seulement... et cet enfant ? Edith Piaf a eu un enfant, une petite fille, Marcelle, décédée à l'âge de deux ans d'une méningite foudroyante. Un seul plan, dans un hôpital, arrivé comme un cheveu sur la soupe. Sans explications. J'avoue ne pas avoir su, avant le film, que Piaf avait été maman, imaginez ma stupéfaction ! Je me suis demandé un instant et jusqu'à la fin du film qui était cet enfant que la chanteuse vient trouver au milieu des médecins... car rien dans le film - avant cela - sur sa présence. Rien après non plus. Allez hop ! On en parle en deux deux, histoire de... histoire de perdre le spectateur. Et ses mariages ? Edith Piaf s'est mariée plusieurs fois. Pas l'ombre d'une évocation. C'est comme la présence de Marcel Serdan dans la chambre au petit matin qui suit son départ en avion - alors que celui-ci s'est écrasé. Un rêve ? La réalité ? Pourquoi ? De quelle manière cela sert-il le film ? Edith apprend - après ces quelques minutes de présence de son amant (pourtant décédé) à son chevet (elle a même pris le temps de lui préparer du café...) qu'en fait, l'avion s'est écrasé. Alors s'en suit le choc de la nouvelle, Edith trébuche, s'effondre, se relève, prend un couloir et arrive directement sur une scène devant son public (????)... puis le plan suivant nous la montre dans une sorte de Cadillac bleue sur une longue route dans le désert américain, avec ses amis, riant à gorge déployée... est-ce avant ou après la mort de Marcel Serdan ? Du fait de ces incessants flash-back, on est complètement largué. Et ça n'est pas les quelques dates inscrites à l'écran, dans l'ordre ou le désordre, qui vont nous y aider. J'ai eu l'impression pendant tout le film de regarder un DVD en zappant les chapitres un à un... donc pas d'émotion, parce que pas le temps de rentrer dedans. Et quel dommage car certains passages (notamment la musique, la voix légendaire de Piaf, mais aussi son amour pour Marcel Serdan) commencaient à me tirer les larmes aux yeux, brusquement stoppées par un retour en arrière, ou en avant. Serait-ce réalisé ainsi parce que "The Show Must Go On" ? Parce que la vie d'Edith n'était en fait qu'une succession de grandes émotions, de joies et de peines énormes, de claques, qui ne lui laissent pas le temps de digérer les évènements, de prendre du recul... Le montage du film qui commence par la fin puis le début, puis la fin, le début, incessamment, pour finir par mélanger dans la tête d'Edith sur son lit de mort, les images, plus du tout chronologiques, comme un étau qui se resserre est-il voulu pour ces raisons ? Peut-être... et je le souhaite en tout cas... ça apporterait une réponse à mes questions et justifirait une réalisation hasardeuse, mais le réalisateur a-t-il vraiment pensé son film de la sorte pour toutes les raisons que je viens d'énumérer ? Je n'en suis pas sûr...
Heureux quand même d'avoir trouvé un parallèle entre Edith Piaf et Britney Spears. Deux stars, deux époques si différentes, si lointaines, et pourtant... deux cures de désintoxication, et deux pétages de plombs ! Edith Piaf s'auto-détruit en coupant ses cheveux, à l'arrache, devant sa glace; Britney, avec une tondeuse électrique dans un salon d'esthétique, mais publiquement, avec les paparazzis au cul - époque oblige... et puis, quoi qu'on en dise, c'est quand même plus pratique; elle aurait eu bien tort de s'en priver... je suis certain qu'Edith Piaf aurait choisi cette option elle aussi, si elle avait eu le choix... -
Bref, si Marion Cotillard se doit d'obtenir un César pour sa performance d'actrice, c'est indéniable; le film, lui, n'en mérite aucun.