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les hommes du president

fanzine Nantes


Last Updated: 11/18/2009

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Gender: Male
Status: Swinger
Age: 29
Sign: Gemini

City: NANTES!!!!!!
State: Pays de la Loire
Country: FR
Signup Date: 6/22/2006
Tuesday, January 13, 2009 
Elle nous manquait, Françoiz. On la savait bien occupée, entre vie personnelle et vie en tant que dessinatrice, mais on commençait quand même à pleurer ces kilomètres qui, chaque jour un peu plus, nous éloignaient d'elle, de sa voix, de ses histoires. Nous avait-elle abandonnée au bord du ravin ? Pourtant, on la suivait depuis son premier album, en 1997. Certains depuis bien plus longtemps, comme quand elle chantait au sein de Squad Femelle (le super-groupe réunissant Sarah de Pério et Françoiz, au chant, et la bande de Lithium - Dominique A, Eric de Pério, Pierre Bondu et Michel Cloup, comme backing band sauvage). Mais il n'y avait qu'à suivre les pépites qui ornaient ses albums pour la retrouver, et se retrouver. Toutefois, au superbe KM83, elle s'envola et on la perdit de vue. Aujourd'hui, elle nous revient, en pleine forme et bouillonnante d'idées, avec un nouvel album A l'Aveuglette entièrement écrit de sa main. Vingt ou trente mille kilomètres ne nous auraient pas empêchés de prendre la route pour la rejoindre à l'autre bout du monde. Ce fût en Vendée, à La Roche Sur Yon, que les retrouvailles eurent lieu et, même s'il n'y a que 63 km depuis Nantes, c'est quand même un peu le bout du monde, la Vendée. Vous voyez ici on ne vous ment pas, Françoiz Breut on l'aime et puisse cette interview vous faire comprendre pourquoi.


Rafff : On a pas beaucoup entendu parler de toi depuis 2005 et Une Saison Volée. Nous sommes en 2008, que s’est-il passé pendant toutes ces années, où étais-tu ?
Et bien le temps passe très, très vite (rires), j’ai fait beaucoup de concerts, j’ai commencé à préparer le disque en 2006 et… j’ai perdu ma maison de disque, enfin c’était pas une maison de disque c’était un distributeur. Et donc ben ça a pris du temps, aussi parce que les musiciens avec lesquels je travaille ont leurs projets et que moi je fais aussi de l’illustration, je fais des bouquins et puis voilà. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on a vraiment rôdé les morceaux sur scène avant de les enregistrer, donc on a pris le temps, vraiment, de voir ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas.

Rafff : Ce nouvel album a-t-il mis beaucoup de temps à être réalisé ?
Euh...ben…on a fait peut-être trois sessions de travail donc c’est pas beaucoup, parce que c’est genre on pourrait dire, une vingtaine de jours, en même temps, ouais… Une vingtaine de jours sur trois ans, c’est pas énorme.
Et puis il y a eu ces concerts qui ont pris du temps, refaire des nouvelles moutures, retravailler les morceaux pour la scène, donc, non, c’est pas beaucoup, mais ça devient complètement élastique et voilà.
Ca s’est fait aussi parce qu’on avait pas de label, on a autoproduit la moitié du disque donc il fallait qu’on trouve un label après pour distribuer. Tout ça est très long.
Mais si j’avais voulu j’aurai pu enregistrer fin 2006 parce qu’on avait déjà de la matière.

Rafff : Cette résidence en Vendée, au Fuzz’yon, était-ce un besoin, une opportunité?
Ecoute, c’est une opportunité. En fait, on a enregistré le disque ici parce que notre sonorisateur connaissait l’endroit et avait déjà travaillé ici avec d’autres gens. Et puis, ça s’est fait comme ça, on a eu le lieu gratuitement, on a installé un petit studio, c’était très simple. Il fallait quand même faire venir tout le matériel de Belgique, ça c’était un peu plus compliqué, mais on a eu du temps et c’était vraiment agréable, on avait absolument aucune pression donc c’était bien.

Lionel : Et peut être aussi la proximité de gens comme Luc (Rambo) qui sont de la région?
Oui, oui. Mais Luc se déplaçait habituellement, donc oui, qu’il vienne de Nantes à ici, c’est vrai que c’est encore plus près (rires) !

Rafff : Justement les musiciens qui t’accompagnent sur cette résidence et sur la tournée, sont-ils les mêmes que sur le disque ?
Oui. Il y a donc Boris qui est mon guitariste, enfin multi-instrumentiste, avec qui je travaille depuis sept ans, et puis Luc avec qui je travaille depuis onze ans, il a  travaillé sur mon premier disque, sur les tournées, puis sur les autres disques. Donc là on est cinq pour ces dates en France, il y a un peu plus de moyens mais il y en a pas tant que ça, on est un peu plus nombreux, et puis pour les tournées à l’étranger, on est en trio et des fois à deux, mais jamais toute seule !  (rires)

Rafff : C’est quelque chose que tu as déjà fait, toute seule ?
Ah ben non, c’est pas possible, moi je ne suis pas musicienne. Enfin, je ne joue pas d’un instrument, j’ai gratouillé un petit peu mais je sais pas jouer d’un instrument, donc je suis obligée de m’entourer !

Lionel : Ce qui est nouveau, sur ce disque, c’est que tu as écrit les textes alors que jusqu’ici tu te l’interdisais plus ou moins. Quel a été le déclencheur ?
Et bien, en fait, j’avais déjà essayé à l’époque avec Dominique : je lui proposais des idées, des débuts de textes et puis ça ne l’inspirait pas, comme il a l’habitude de travailler vraiment tout seul et tout ça …

Lionel : Je me rappelle qu’à l’époque, tu me disais  justement que ça venait plus de toi. Tu me disais qu’en fait ça faisait « poésie de collégien » (rires), c’est ce que tu me disais à l’époque ! Mais, donc, justement, y a-t-il eu quelque chose qui a changé dans la façon dont tu écrivais qui fait que tu peux plus facilement te l’autoriser ? On est pas dans une poésie de collégien aujourd’hui par exemple.
Ben, écoute, c’est très bien ce que tu me dis, Lionel ! (rires)
Non, non, mais, en fait, je me suis dit que de toute façon j’allais pas écrire des grands textes. J’avais juste envie d’écrire des choses assez simples. Avant, je me disais non ce n’est pas pour moi, il y a des auteurs qui écrivent très, très bien, je vais faire appel à plein d’auteurs avec des styles complètement différents, et là je me suis dit ben je vais essayer ça sert à rien de rester sur un échec . Donc, j’ai essayé et je me suis dit que ça pouvait fonctionner, j’étais aussi encouragé par Luc et Boris qui m’ont dit  ouais vas y, c’est bon, et puis j’ai retravaillé les textes au fur et à mesure de l’enregistrement, parce que ça bouge tout le temps .
Moi, je viens avec un texte, habituellement les musiciens, les chanteurs, les auteurs, compositeurs, ils gratouillent et puis les mots viennent, moi je viens avec mon texte donc ça ne peut pas rester figé comme ça, faut que ce soit souple, ça doit se caser quelque part, donc je me suis dit essayons on verra bien. Mais c’est vrai que j’avais un peu peur que ça ne marche pas, que je puisse chanter des textes qui m’appartenaient alors qu’avant c’était très facile d’interpréter les textes des autres, de se cacher un petit peu, donc voilà . Après, le style, tu vois, je cherche.

Lionel : Ce qui est assez amusant dans le disque, c’est qu’on voit une réelle continuité, on pourrait  quasiment imaginer le disque écrit par les gens qui t’ont déjà écrit des chansons, comme si les textes qu’on t’avait écrit auparavant tu les avais peut-être dirigé, quel rapport tu avais avec les auteurs ?
En fait, je n’intervenais pas. Peut-être avec Dominique. Il y a eu des phrases qui ne me plaisaient pas, il les réécrivait et tout ça, parce que j’étais avec lui et que c’était facile de retravailler. Mais, sinon, les autres auteurs, quand je recevais un texte, une démo, j’adhérais complètement à l’histoire, je n’ai jamais rien changé, donc c’était vraiment de l’interprétation.

Lionel : Je me rappelle que Federico Pellegrini [des French Cowboy] m’avait dit que tu avais transformé la chanson qu’il t’avait écrite. Je trouvais intéressant, d’ailleurs, le fait que tu n’étais pas strictement interprète mais que tu intervenais sur ce que tu commandais.
Ah oui, peut-être dans la mélodie …

Lionel : Moi, il me parlait  plutôt d’une transformation…
Dans le texte ?

Lionel : Non, pas dans le texte en soi, mais plutôt que tu n’avais pas utilisé le refrain en refrain. Enfin, que tu avais retravaillé la structure…
Ah, oui, c’est possible, mais j’ai oublié, tu sais ! En plus, ce morceau, on ne l’a jamais fait sur scène, parce que c’était très compliqué. C’était une personne qui chantait et l’autre qui répondait. Ca se chevauchait et on n’a jamais pu la faire. Donc, oui,  c’est possible. C’est pas si vieux mais j’oublie des trucs, tu me rafraîchis la mémoire !

Lionel : Ce qui est atypique, c’est que ce n’est peut-être pas la façon dont tu bosses d’habitude, d’imprimer une sorte de marque dans ce que tu écris.
Tu as vraiment choisi « l’exemple », le seul exemple, en fait. Parce que j’ai interprété, j’ai vraiment interprété mais je n’ai pas changé grand chose. Les arrangements ont beaucoup changé, parce que c’était souvent des démos, des trucs guitare-voix ou piano-voix, un squelette de chanson. Donc, les arrangements, on les a retravaillé avec les musiciens. C’est un travail de groupe. Après, on choisit ce qu’on veut, mais dans le texte et dans le sens …ça me parlait ou ça ne me parlait pas.

Rafff : Sur cet album, tu es derrière tous les textes. Cette pochette, ce n’est pas toi qui l’a faite, on ne te voit pas non plus dessus : ça fait un petit décalage comparé aux autres disques où ce n’était pas toi qui faisait tous les textes mais c’était toi dessus. Comment s’est fait cette pochette?
Les pochettes précédentes, c’est vraiment oui il faut qu’on voit ta tête, comme ça les gens te reconnaissent. Tout ça, c’est pas très réfléchi… Tu vois, les maisons de disques n’ont pas trop d’imagination : ils veulent juste avoir un portrait lambda. Et, justement, là, je me dis que c’est pas ça le plus important. C’est pas l’image, c’est le résultat, c’est la musique qu’il y a à l’intérieur. Alors, c’est quand même un portrait, mais voilà c’est l’artiste qui a fait ce dessin qui dit que le perroquet, c’est le perroquet qui répète ce qu’on dit. Et puis, moi, je ne répète plus ce qu’on dit, je le fais moi même ( rires ).

Lionel : D’accord ! Alors si tu expliques le symbole du perroquet, quel est celui de la glace?
La glace ? Il n’y a absolument rien derrière !

Lionel : Parce que tu te caches derrière la glace !
Oui je me cache derrière la glace ! J’ai le droit de manger une grosse glace! (rires) C’est vrai que les gens me demandent si il y a une signification derrière tout ça…

Rafff : Et où en es-tu dans tes diverses activités, dessin, illustration… ?
Et bien, je sors un livre quasiment en même temps que le disque. Je travaille avec des auteurs différents, c’est vraiment chouette parce que c’est comme si tout arrivait en même temps. J’ai davantage de travail en illustration, la musique ça dépend, ça va ça vient, mais c’est chouette parce que j’ai plein de projets en cours.

Rafff : Comment arrives-tu à allier vie professionnelle et vie personnelle, à placer l’écriture, le dessin dans ta vie de tous les jours?
Oui, il faut trouver de la place ! Il y a des périodes où je n’arrive à faire ni l’un, ni l’autre. C’est un peu dur de m’isoler, j’ai des enfants, je ne peux pas partir au Népal pour une résidence de trois mois pour l’écriture de mon disque! (rires) Je suis obligée de me concentrer sur de toutes petites périodes donc je n’ai pas beaucoup de temps pour travailler, malheureusement.

Lionel : Dans l’ensemble de ta discographie, si je ne me trompes pas, tu n’as fait qu’une seule reprise, de Françoise Hardy ?
Non, non il y a Peggy Lee. Et aussi La chanson d’Hélène avec Romy Schneider et Michel Piccoli.

Lionel :  Finalement ces reprises ressemblent plus ou moins à ce que tu fais artistiquement, et ça ne laisse pas transparaître les autres goûts que tu peux avoir qui sont plus rock ou beaucoup plus punk-rock, garage ou dance. Penses-tu que l’autre partie que tu aimes musicalement n’a pas sa place ? D’aimer les Monks, les Seeds, ou les Electric Prunes, par exemple…
Un côté plus rock, oui. Mais je crois que ça vient un peu plus dans ce nouveau disque. En fait, j’aime tellement de trucs différents que c’est dur de faire un mélange de tout ça.

Lionel : Et un disque un peu plus rock au sens « Rock », ce serait envisageable ou ce n’est pas une envie que tu as ?
Oh, si, si. J’ai envie de faire plein de trucs, envie de faire quelque chose de complètement différent, faire de la Soul par exemple, faire un truc super dansant, je rêve de ça. Sauf que tu te mets à travailler, c’est la surprise totale, tu ne sais pas où tu vas, on ne sait pas où on va… On a de vagues fantasmes qui traînent, chacun d’ailleurs a ses fantasmes, donc il y a des frustrations et tout ça de la part de tout le monde, et tu arrives à un truc, tu ne sais pas trop où ça va parce que ça part dans tous les sens. Il faut essayer de rassembler, de créer une unité mais en même temps on « fait » et on fait et on voit ce qui se passe ! Quand on a un ensemble de morceaux, est-ce bien de mettre Nébuleux Bonhomme et un morceau plus calme, plus doux, l’un à côté de l’autre ? C’est très dur de tout mélanger, mais en même temps j’aime bien ce qui est très doux avec plein de petites choses toutes fines et puis j’aime bien ce qui bourrine, qui décape !

Lionel : Tu avais déjà envoyé ça en partie, à l’époque où tu faisais Squad Femelle, on peut imaginer un groupe où tu donnerais quelque chose plus dans ce registre là.
Et bien, écoute, oui. J’espère, un jour. Mais on ne sait pas ce qui peut se passer. En tous cas, ce qui était chouette dans les Squad femelle, c’est que c’était vraiment deux voix. On faisait des chœurs et tout ça. C’était vraiment du pur plaisir, de chanter à deux c’était génial.

Lionel : Et vocalement, quelles seraient tes influences ou tes modèles ?
Euh… En fait, j’adorais la chanteuse de Tarnation, Paula Frazer, et puis, euh… Après, j’aime plein de trucs mais c’est pas des modèles. Enfin… Je suis fan de Nina Simone… Il n’y a pas que les femmes, hein, mais…j’aimais bien les premiers Cat Power. J’aime moins ce qu’elle fait maintenant, c’est devenu trop lisse, trop propre. Et puis quoi d’autre ?

Lionel : Elle a tenté la Soul aussi !
Elle a tenté la Soul ?! Ouais mais… Il y a un morceau qui est super où elle chante avec Handsome Boy Modeling School, c’est un groupe de Hip-Hop, elle a fait un morceau qui s’appelle Be my Boy, c’est super beau parce que c’est vraiment de la Soul et ça va très bien, c’est pas trop clean et tout ça, j’aime beaucoup moins son dernier disque. Et puis sinon j’aime bien Electrelane. J’adore !

Rafff : Du coup je ferai bien un petit clin d’œil à Nantes, comme on est à La Roche. Les Mansfield. Tya pour une collaboration, les Tazio & Boy pour une pochette d’album, as-tu toujours un lien avec Nantes, comment se sont fait ces rencontres, est-ce lié à la vie ou aux personnages ?
Les Mansfield. Tya, on s’est rencontré à Lorient. On a partagé une scène. Elles jouaient avant nous, et c’était vraiment super bien, ça m’a scié, j’ai trouvé ça super beau. Et puis, nous, on était dans une période où ça tanguait un peu sur scène, on était un peu perdus, à ce moment-là. On a eu tellement la pression qu’on a fait un de nos meilleurs concerts, donc c’était une super rencontre, et puis je leur ai proposé de chanter sur le disque, j’aime bien avoir des invités, j’aurai bien aimé en avoir plus, et puis voilà ça s’est fait comme ça. Et puis, Tazio & Boy, je ne les connaissais pas, je connaissais la personne du label qui sortait le disque en Belgique, je lui ai demandé s’il avait besoin de quelqu’un pour faire la pochette comme quoi j’étais partante et puis je les ai rencontré et puis voilà c’était chouette.

Lionel : Justement quand tu parlais de collaborations qui n’avaient pas pu avoir lieu, il y a des gens avec qui tu aimerais travailler, avec qui ça ne s’est pas fait mais ça pourrait se faire après, en attente… ?
Je vais peut-être faire un truc avec Angil & the Hiddntracks. On a déjà fait un concert, il n’y a pas longtemps. J’ai chanté deux chansons avec eux. C’est vraiment par à-coups, c’est des rencontres. Moi, j’aimerai faire plus de choses parce que je n’ai pas envie d’être que dans mon projet, c’est lassant au bout d’un moment. Et puis ce nom, là, j’ai l’impression que ça me colle aux baskets. Les gens, ils te mettent dans une boîte depuis des années, on me dit Oh Françoiz Breut, c’est un truc un peu triste ça, c’est quoi ce machin. Je ne supporte plus d’entendre ça. Ecoutez, écoutez ce que je fais maintenant ! C’est vrai, c’est super énervant parce que je n’ai pas l’impression de faire un truc triste, bon il y a des chansons qui sont un peu sombres mais il y a des trucs assez relevés, assez gais, assez positifs, et voilà il n’y pas que du noir. C’est comme la vie, il y a du noir et du rose. (rires)

Rafff : Justement maintenant avec un peu de recul, il y a des chansons que tu ne voudrais plus jouer, que tu ne pourrais plus jouer ?
Oui, il y a plein de chansons, même les vieilles que j’aimais vraiment bien, il y en a plein du premier que j’adore faire, du deuxième, c’est un peu plus dur, c’est un album où il n’y avait pas de très bons souvenirs, et puis le dernier on l’a beaucoup fait aussi sur scène donc il y a des morceaux on s’en lasse vraiment. Mais dès qu’on fait des nouvelles versions, là, oui ! Notamment, on faisait Overall, un morceau d’Herman Düne que j’adorais, mais je n’en pouvais plus d’entendre cette version. On a fait une nouvelle version et je suis super contente parce que j’ai à nouveau envie de la faire.

Rafff: Et c’est fréquent, ça, de ressortir des plus vieux titres et de se dire Ah tiens il est bien mais si on le modifiait un peu ?
Oui, oui. Et puis, là, de toute façon, il n’y a que onze titres sur le nouveau disque. Donc je ne peux pas faire un concert de onze morceaux, c’est beaucoup trop court. Et puis les gens sont contents aussi d’entendre les vieux morceaux, moi si je vais voir un groupe j’aime bien entendre les vieux trucs.

Rafff : Sur tes disques il y a régulièrement des interludes, comment naissent ces pièces musicales ?
En fait, moi, j’aime bien les petits ponts, comme ça. Là, pour le dernier, ce sont des impros. Notamment l’intro du disque La Conciergerie, ça s’appelle comme ça car quand on a commencé à travailler le disque on était dans une maison de concierge à Roubaix, à La Condition Publique, qui est une salle de concert. C’est une impro que Luc et Boris ont faite. Ils ont branché les micros et puis ils ont joué, ils ont retenu ce truc là, ils ont enregistré, moi je trouvais que c’était super beau. On avait l’impression que c’était dans une espèce d’église, ça me faisait penser aux Beach Boys, sur certains enregistrements. Enfin ce sont des petites idées ou des souvenirs des enregistrements dans le camion, là il y a le gars du label en Allemagne qui parle en français, ses leçons de français qu’il a retenu de l’école, on l’a enregistré on était plié en quatre, voilà c’est des petits souvenirs comme ça.

Lionel : Et alors ce titre A l’aveuglette, quelle est sa signification ?
C’est une chanson qui parle de l’amour aveugle. Là, c’est l’histoire de quelqu’un qui fait les choses mais pas comme elle en a envie, aveuglée par l’amour. Et à la fin de la chanson, c’est l’émancipation. Elle se dit qu’elle va pouvoir enfin faire ce qu’elle veut. En gros, c’est ça. Mais A l’aveuglette c’est qu’on ne savait pas où on allait, on est parti comme ça, à l’aveuglette !

Interview : Lionel Delamotte et Rafff
Transcription : Ka
Photos : Ka

www.myspace.com/françoizbreut

Eddy

 
A lire, pour compléter votre belle interview, une petite chronique parue sur le site Froggy's Delight: http://www. froggydelight. com/article-6307-Francoiz_Breut

Mi-figue mi-raisin (qui aime bien châtie bien)... mais approfondie et argumentée.

 
Posted by Eddy on Wednesday, January 14, 2009 - 2:17 PM
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