 |
CRACK CRASH L’auréole brunâtre sur l’aluminium, Alléchante et trompeuse, Nous appelle. Autant l’admettre, on a besoin d’elle… un minimum Le crépitement du cristal nous assaille Et les synapses déraillent. Perfide et insidieuse, la chose insère son dard Le dragon distille son venin du bout de la paille Qui part à la chasse perd sa place… La bête pétrifie nos palais, Anesthésie notre jugement Et fossilise nos sens. Le dragon momifie le monde alentour Et malmène notre amitié. L’espace d’un battement de cil (cristallisé), Dans cette épaisse fumée Subitement fragiles, Nos liens ont été pulvérisés (Poupée) Qui part à la chasse perd sa place… Chacune dans son film On soliloque, toute logique est abolie (ma jolie) Chacune dans sa bulle Abruties, démolies Nous sommes devenues des parodies De junkies (baby)
PROGERIA Alarme. Chant lointain du coq… Mécanique. Les paupières encore soudées par les séquelles d’une nuit sous médocs Léthargique, J’entrouvre ces fentes ourlées de sel séché Qui devraient me faire office d’objectif grand angle. Mais je suis exsangue; Pas d’autofocus, aucune netteté. Ma chambre est floue, mon souffle court. Je ne distingue que mal la lumière du jour Qui filtre à travers mes stores, toujours baissés. Juste quelques rayons fades matérialisés par la fumée de joints accumulée. La plante de mes pieds effleure le carrelage… Les fourmis y affluent et mes jambes, faibles, fondent sous moi, Quel dommage ! C’est loin d’être la première fois Que je vacille Malhabile, fragile, sénile... avant l'heure, quel malheur
Alors je réintègre le Bultex. Je me gave de Xanax Et caresse mon sexe, Sans jamais atteindre le climax. Vessie pleine, mais trois gouttes d’urine évacuées, Bien que sur les chiottes un quatre d’heure je sois restée… Scotchée. Puis café chaud, poigne shamallow, marre fumante sur le lino… Parkinson dans le pilulier, débordement, gestes patauds, Deux gélules bleues au creux de ma paume racornie Et trois cachets dragéifiés entravent ma ligne de vie. Plus tard, mes fesses frottent la faience froide de la baignoire, J’ai basculé, (à bout de forces), j’ai dû m’asseoir La flotte fouette mon anatomie atrophiée Et j’ai tout le loisir d’admirer ma chatte mal épilée. Mais trop de tremblements pour œuvrer. Devant le putain miroir (impitoyable), Je scrute les stigmates de mes symptômes, sans gloire (minable) Ma jeunesse s’efface et laisse place A de profonds sillons Précoces, (mais féroces) (On t’avait pourtant dit de faire attention)
Alors je réintègre le Bultex. Je me gave de Xanax Et caresse mon sexe, Sans jamais atteindre le climax. Le frigo regorge de seringues préremplies. C’est l’avantage d’une longue maladie... Pas de préliminaires, pas de chichis. Juste à chasser la bulle d’air, et on pique, c’est parti ! Les labos connaissent bien le cahier de charges De la SEP et de ses ravages… Pas d’aiguille émoussée, toutes savamment calibrées Pour pénétrer mes chairs, malgré tout méchamment meurtries Endolories, décomposées, déjà molles et flétries (t’as pas l’air en forme, Sophie) Quel carnage (surtout quand on connaît ton âge…) Sur mon corps : des creux, des bosses, un vrai terrain de cross ! Ma peau est celle d’une vieille bique, Mon ventre, un champ de mines thérapeutiques. Mes cuisses subissent les outrages du temps, A même pas trente ans… Alors je réintègre le Bultex… Et je me gave de Xanax J’éclate une plaquette de Subutex, héritage de l'ex poly-tox, La pille et en sniffe un max sur le plexiglas. La situation devient bien trop complexe Je me préfère vide et flasque. La progéria me colle aux basques.
RIP (au Pays des Merveilles) A la mémoire d'Alex Anger... Trente centimètres de haut, 18 de profondeur, 15 de large, Voilà à quoi ta grande carcasse est réduite Parallépipède rectangle de marbre rose, 1981 – 2008… Tout juste 28… La pute s’en contrefout, Elle se casse en plein milieu des adieux, Il faut bien qu’elle aille faire ses courses, grand Dieu ! Elle a déjà perdu trop de temps à piller les vestiges de ce que tu fus. Ton rire et tes scandales tiendront-ils dans ce pavé sinistre ? Tes cendres s’évaderont-elles de ta dernière prison ? La pierre pourra-t-elle contenir tes émotions ? Si grandes... démesurées Es-tu enfin moins malade, moins triste ? (Qu'est ce qu'on risque à se sentir mal ? Qu’est ce qu’on risque à se mettre minable ? A quoi bon souffrir dans cette vie fade ? J'laisse le vide devenir obstacle) La vieille chouine et la môme braille. Les potes souffrent, silencieux et graves. Ta mère s’ennuie, baille… Et l’ex d’Alex pleure Le point d’orgue de ta tragédie est à l’image du script Injuste et pathétique. L’occasion de rencontrer ton bourreau Est amère, navrante Mes pensées se court-circuitent Elle est venue… pourquoi ? Par conscience professionnelle ? Et moi ? Pour psychose obsessionnelle ? Et eux ? Pour bonne conscience occasionnelle ? Mais qui est là? Qui est là? Malgré les viols, les plaies et les crachats, Je suis là.
La vieille chouine et la môme braille. Les potes souffrent, silencieux et graves. Ta mère s’ennuie, baille… Et l’ex d’Alex pleure
Repose en paix Toi le poète trop fragile Toi le fou sans pareil, Repose en paix Au pays des merveilles.
RU 486 Je gobe, Je souffre, Je saigne, J’expulse L’Alien sanguinolent Qui ferait de moi une MAMAN Et je tire la chasse Avec classe Et détachement Franchement, lui et moi, des parents ?! Inutile de se poser la question, Je suis contre ce genre de création… Pas d’embryon dans mes entrailles Pas de "miracle de la vie" qui vaille Pas de dilemme cornélien qui tiraille Pas de putain de marmaille. A coup de pilules létales, Moi, je la mitraille ! Douce RU, viens là que je t’avale Et que j’évacue. Je gobe, Je souffre, Je saigne, J’expulse L’Alien sanguinolent Qui ferait de moi une MAMAN Et je tire la chasse Avec classe Et détachement Franchement, lui et moi, des parents ?! Le protozoaire issu du spermatozoide ne suçotera pas mon utérus Ma misérable existence n’a pas besoin de ce genre de malus… Le squatter perfide… insidieux… sournois, Celui qui fait de moi une baudruche Celui qui fait que je ne me reconnais plus Cette chose minuscule Qui fait que tout bascule Je préfère… l’arracher à ma chair, Violemment, irrévocablement. A coup de guillotine chimique Je joue à Dieu, je deviens christique En toute impunité En toute simplicité Je pratique l’infanticide légal Douce RU, viens là que je t’avale Et que j’évacue.
DOLOROSO ERGO SUM Confutatis, maledictis, flamis a cribus addictis Le mal est sourd, mais bien présent Cruel, latent, invalidant Il conditionne chaque instant, chaque mouvement, péniblement, Et j’ai mal Doloroso Ergo Sum Confutatis, maledictis, flamis a cribus addictis L’échine se tord, endolorie L’âme pleure un corps amoindri Un frisson fissure ma jeune moelle Quelle fâcheuse faille …. Et j’ai mal Doloroso Ergo Sum Système central – pelote de nerfs Sectionne, tronçonne si nécessaire Mais stoppe ce courant continu mortifère Isole ma colonne de cette prise de terre Je suis lourde, mes membres gourds, Mon Moi se meurt, mon enveloppe se fane larve triste et lamentable je me trimballe tant bien que mal Et j’ai mal SALOPE EN PROSE Une vieille dégoulinante dégobille dans le bidet Au menu : bile et bouillon alphabet Borborygmes bafouillés Patiente impotente dans le lit d’à côté Malades en miettes échoués sous les néons des couloirs Brandade fadasse dégueulée sur le brancard Miroir, mon beau miroir oh ! Dis moi quel teint blafard ! Laïus médical Lapsus radical Mais sans jamais rien savoir Blabla bidon Balivernes, putain d’balivernes Blabla bidon Branlette obsolète Bave âcre sur la couette Bullshit, bref...
Myéline pas maligne Trop sniffé de cocaïne ? Axones HS, Et tant pis la rime Paranoïa panoramique Micmac Médocs Neurones en berne Pauvre conne prends en de la graine Malades en miettes échoués sous les néons des couloirs Brandade fadasse dégueulée sur le brancard Miroir, mon beau miroir oh ! Dis moi quel teint blafard ! Laïus médical Lapsus radical Mais sans jamais rien savoir Chuuuuuuuut... Calme toi. Tout ira bien...
6:20 PM
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|