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Le 8 juillet 2009.
Alerté
par Pauline Paris, à laquelle j'avais fait faux bond quelques jours
plus tôt, je me suis rendu rue de la Forge Royale le deuxième jour du
Festival. Comme j'aime bien avoir une idée de ce que je vais entendre,
je ne m'y serai pas aventuré autrement, le programme du Réservoir
n'ayant aucun lien vers les groupes et le + Génération Réservoir
conduisant à un site qui date de janvier, mais si tu veux gagner des
places pour la finale de l'année dernière, tu peux cliquer sur Full of
Sound ! Reste la voie Spidart, où pour voter il te faudra t'inscrire
comme producteur, mais moi je ne participe pas à cette version
musicale du Madoff system.
Un
peu tristounette cette version 4. Je m'attendais, comme les années
précédentes, à un présentation de la soirée: rétrospective, clip du
dernier gagnant, annonces des participants du jour . . . bernik ! Dans
le plus grand silence et sans prévenir le premier groupe entre en scène
et commence à jouer. C'est elle, avec sa gapette, je l'ai reconnue: Pauline de son prénom, Paris de son vrai nom et ce nom à quelque chose de prédestiné.
Sa
gouaille, évidente dès les premiers mots, en font la digne soeur de
Poulbot, mais gageons qu'elle ne terminera pas le cul dans le ruisseau.
Rien ne lui fait peur et celui qui voudrait la classer dans un style
serait bien prétentieux, c'est du Pauline Paris un point c'est tout.
Pop avec "Corrida", valsant avec "Nez rouge", bossa avec "Sourde et
muette", jazzy avec "Me prend pas le chou Jack" ou "X", tango dans "Les
hommes du pont des arts", parigote en tout, Pauline nous entraine dans
son univers peuplé des réalités de la vie et nous les livre à l'état
brut, à l'état vrai. "Le Grand Jeu", quoi.
Chantant assise
sur son tabouret, sa guitare n'est pas qu'un objet de décoration, sa
section rythmique: guitare, contrebasse/basse, batterie/percussions vit
à l'évidence à son rythme. Les interventions de la section cuivres:
trompette, sax, trombone sont brillantes, mais je lui préfèrerai un son
plus hard, un peu moins Mariachi. Enfin, si j'osais . . . mais vas, j'ose: Pauline Paris c'est la Fréhel du XXI siècle.
par bruno
3:05 PM
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