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ROMAN DE CUISINE Le blog de Polo

Polo



Last Updated: 9/1/2009

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Tuesday, March 31, 2009 
Je suis effaré de lire les commentaires des internautes à propos de la loi création et Internet. Non seulement on assiste à des amalgames plus rocambolesques les uns que les autres, (liberté et gratuité, notoriété et richesse, etc…) mais surtout il transpire envers les artistes qui se sont exprimés à propos de cette loi un mépris et une haine que je ne soupçonnais pas… En gros, les artistes, musiciens, chanteurs, sont dépeints dans les forums comme des sortes de feignants cyniques et arrivistes obsédés par l’argent. Pire, ils sont « de droite », puisqu’ils soutiennent la loi conçue par le gouvernement qui, pour une fois, semble adaptée à la réalité bien plus que les délires démagogiques et pervers de notre belle « gôche » toujours prompte à s’opposer à la barbarie. Généralement, elle y réussit peu, mais ici, tout change : on parle du statut des artistes. Un artiste de gauche, c’est une sorte de crève-la-faim professionnel. Il ne mange pas, ou peu, ou mal. Il dépense peu pour ses enfants, (il s’occupe à peine, d’ailleurs, voyez Jean-Jacques Rousseau), préférant consacrer son budget à la cocaïne qu’il ne cesse de s’enfiler par tous les trous que Dieu lui a fourni. Il ne va pas s’habiller chez H&M, l’artiste. Ses potes les pédés dans la mode lui refilent tout gratuit, vestes à paillettes, Ray-Bans et diamants dans le nez à gogo. De l’argent ? L’artiste de gauche n’en a pas besoin. Mieux : il le méprise, laisse ces futilités aux chefs d’entreprise véreux et autres profiteurs de crise. Ses droits d’auteurs ? Une manne inattendue dont il se passerait bien. Leur pérennité ? A quoi bon faire hériter ses enfants du travail d’une vie ?  L’héritage, c’est pour les bourgeois, pas pour les artistes d’opposition qui sont purs esprits, ne souhaitent laisser à leur progéniture que leurs idées géniales et se construisent un trésor dans le ciel.
Pendant ce temps, les internautes de gauche kiffent leur race, téléchargent à gogo des MP3 pourris, mal indexés (vestiges du fascisme des requins de la finance), des DIVIX moitié flous qui sautent à toutes les images, des tonnes de chansons gratuites qu’ils appellent pompeusement de la « culture » dans les colonnes des forums qu’ils honorent de leurs fautes d’orthographe et de syntaxe à chaque mot qu’ils écrivent. Tout leur est dû, la qualité, la quantité, la crémière et son cul qui leur rappelle leurs premiers flirts ou la surboum de Ducon.

Quand aux artistes réels, multiformes, nébuleuse complexe, ils subissent comme les autres la crise économique et les transformations du marché. Les budgets d’albums se réduisent à peau de chagrin, quand ils ont encore la chance d’en faire. Seuls les artistes qui "vendent" arrivent encore à faire tourner les pales du moulin à merde. La plupart de mes amis ont été pour leur part virés de leur maison de disque, faute de bénéfices des autres pour les aider. Untel fait de la régie, du merchandising, grattant les derniers jours du système des assedics, (voilà encore un truc qu'il faudrait leur sucrer, tiens...), d'autres animent des ateliers d'écriture, courent le cachet, font du porte à porte, comme dirait l'autre vieux salaud. Obispo mange un peu moins de caviar et les autres crèvent de faim, dans la joie, l’amour et l’allégresse. Mais comme de bon petit soldats, ils se tiennent chaud dans leurs partouzes et attendent le grand soir avec confiance.

Ouf, ça va mieux. C’est tellement bon, la caricature, ça soulage ! Ils en savent quelque chose, les Internautes assoiffés de culture et de liberté. Bientôt les chanteurs ne les embêteront plus. Tout le monde sera artiste, chanteur, les employés de bureaux seront les saltimbanques, il n’y aura plus de lois, plus de marché, on chantera n’importe quoi, n’importe où, n’importe quand, les larmes aux yeux, tout sera gratuit, les privilèges seront abolis, et il m’arrive de me demander ce qui sera le plus agréable à vivre, entre le bourdonnement universel d’une humanité téléchargeante et le grand silence qui suivra.

Polo



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Leslie T.

 
Au risque de me faire taper dessus, quelques petites questions:


1°) Pourquoi quand j'étais petite on pouvait enregistrer des morceaux qui passaient à la radio sans pour autant que les artistes et le "marché du disque" soit "mourrant" ? Les radios-enregistreurs K7 étaient pourtant largement aussi répandus qu'internet...


2°) Pourquoi les artistes touchent un ou deux euros par CD vendus facilement 20€ en magasin ?


3°) A qui profite tout ce fric ?


4°) Ne nous prend-on pas pour des buses en nous faisant croire que ce sont les méchants internautes (je parle uniquement des fous de musique, ceux qui téléchargent pour revendre sont de vrais arnaqueurs, voleurs, voyous etc) qui sont responsables du marasme culturel actuel ?


...


En ce qui me concerne je vais continuer à découvrir plein de musiques, pas toujours de façon légale, et à la diffuser, gratuitement, bizarrement jusqu'à présent je n'ai eu que des remerciements, de la part d'artistes sans label, qui sont contents que des gens les fassent connaitre et leur permettent de faire des scènes, nettement plus "rentables" que les CD. Après c'est sûr, avoir un revenu entre deux tournées, c'est indispensable, mais la répression des internautes nourira-t-elle les artistes et incitera-t-elle les gens à dépenser plus pour écouter plus, j'en doute.



Et je ne parle même pas de la redistribution des fonds de la Sacem qui fournit le caviar de certains au détriment du talent de beaucoup d'autres...



 
Posted by Leslie T. on Tuesday, March 31, 2009 - 6:06 PM
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LA CHAMBRE NOIRE DE SERGE

 
idem
 
Posted by LA CHAMBRE NOIRE DE SERGE on Thursday, June 04, 2009 - 4:25 PM
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cortella

 
Encore un argumentaire bidon d'un de ces internautes ignorants,comme beaucoup d'autres...le telechargement illegal a flingué ce business,c'est clair ou pas?!!!??quand est-ce que vous allez arreter de debiter les debilités habituelles sur les mechantes maisons de disques et ces pauvres artistes qui ne touchent qu'1 euro par cd...pffff...c'est pitoyable..ça n'est PAS du tout comme ça que ça se passe!!!C'est dingue comme l'ignorance conduit à affirmer n'importe quoi...
La musique,tu veux l'ecouter,la faire decouvrir,vas sur Deezer.com...Tu veux la telecharger,la mettre dans ton baladeur ou sur un cd ,tu payes entre 70 cts et 99 cts le titre,point barre,ne pas comprendre cela,ne pas l'accepter revient à tuer ce metier,qu'on se le dise.Quant à moi,je suis l'ennemi declaré de ces pilleurs,au nom de mes potes qui ont fermés leur studio,au nom des employés que ma societé a du licencier l'année derniere,au nom de tous ces jeunes artistes qu'on renvoie des labels et maisons de disques,au nom de ces 20 milliards de fichiers musicaux illegalement telechargés en 2007 et en 2008.

Yann Cortella(Artiste/Producteur,Compositeur,Musicien)

 
Posted by cortella on Monday, April 20, 2009 - 7:37 PM
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victor
victor le juste

 
Cortella je partage ton point de vue à 1000%.Comme nous l'a rappellé Bono de U2 "la musique est sacrée,on ne devrait meme pas avoir à se defendre".Le telechargement pirate est un des gros scandale de ce debut de siecle et l'absence de pedagogie qui l'entoure est encore plus dingue,notamment venant de ce pauvre PS qui m'a laissé sur le cul!!Le jour ou je les ai vu se tomber dans les bras,se congratuler et s'embrasser à l'assemblée nationale pour avoir reussi à bloquer la loi Creation et Internet restera graver dans ma memoire comme un affront aux artistes et aux producteurs.
Pitoyable posture venant de gauche,la gauche qui fauche,la gauche qui triche,la gauche demago,passons!!
Pour ma part je continuerai à telecharger legalement et j'en suis fier :)
 
 
Posted by victor on Wednesday, April 22, 2009 - 6:21 PM
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grabenwouick

 
Je pourrais commencer mon commentaire, comme le précédent, en remplaçant simplement le mot internaute, par artiste, tout simplement parce que je ne suis pas du même avis. Mais je ne pense pas que cela fasse avancer le débat, car l'intérêt de poster sur un blog, c'est d'entretenir le débat.
N'est-ce pas ?
Pour faire plaisir à Mr Cortella, je vais adopter l'axiome suivant :"le téléchargement illégal a flingué ce business".
Même si je ne partage pas ce point de vue, je dois donc être un internaute ignorant :) Bref

Voila pourquoi, selon moi, la future loi HADOPI ne va absolument rien résoudre. Tout d'abord, il faut être conscient que les pirates ont toujours un métro d'avance sur le pouvoir répressif (loi, flic, mpaa, etc...). Le piratage (dans le sens de ceux qui violent les droits d'auteurs et droits voisins) existent depuis le début d'internet, mais il a évolué avec les technologies utilisées, les verrous adoptés et les lois promulguées. On peut rapprocher cela du problème du dopage dans le sport de haut niveau. Les agence de lutte contre le dopage recherchent les produits référencés et interdits, mais les produits inconnus passent entre les mailles du filet. Et comme les sportifs ont souvent un produit d'avance, ils ne risquent rien. Le téléchargement, c'est pareil. La loi HADOPI n'a pas encore été votée, que des outils pour contourner le flicage des réseaux P2P ont déja été publiés. Je peux vous affirmer qu'ils vont rapidement remplacer les anciennes versions de Emule et consort.


Maintenant, je vais revenir sur l'évolution de la société concernant la consommation de musique ou films. Actuellement, tout une génération de personnes (< 25 ans) n'a jamais acheté le moindre morceau de musique, et télécharge ce qu'ils écoutent ou bien récupère ces morceaux chez des copains (comme à l'époque ou l'on gravait, ou copiait sur K7, le CD prêté par un pote). Toute cette catégorie de personnes, qui a un budget pour consommer, a déplacé la part qui aurait pu servir pour acheter de la musique, dans d'autres besoins inhérents à nos sociétés (Tel portable, fringues, abonnement tv, internet, etc ....). On remarque même que depuis 30 ans, la part du budget de chacun, qui sert à se nourrir diminue (elle a été divisé par 3 depuis les années 60), au profit des nouveaux besoins que nous avons créés. Ce qui prouve que ces besoins, sont devenus aussi vitales que le fait de s'alimenter, puisque qu'on préfère manger moins ou plus mal, que de ne pas avoir le nouveau téléphone à la mode.

Tout ça, pour dire que cette catégorie de personnes, ne va pas revoir à la baisse certaines parties de leur budget pseudo-vitales, au profit de l'industrie du disques. Vu qu'il préfère déjà diminuer la part de l'alimentaire pour augmenter d'autres parts.


En conclusion, je reste convaincu que :
-- La loi HADOPI ne freinera pas le téléchargement illégal, elle le rendra encore plus opaque, ainsi que tout autre criminalité informatique (pédophilie, terrorisme, intrusion, vol de numéro de CB, etc....). Au moins le gouvernement aura l'impression d'avoir éradiqué le problème, vu qu'il ne sera plus détecté.

-- Il faut remettre à plat, la façon dont est financée la création, et toute la filière musicale, car on ne lutte pas contre un phénomène de société. Et le téléchargement est un phénomène de société.


Maintenant, je défends mon point de vue, ma vision des choses, mais par pitié, si vous n'êtes pas d'accord, faire des affirmations sans les étayer, c'est fatiguant et surtout ça ne fait pas avancer le débat.


Carlito
 
Posted by grabenwouick on Tuesday, April 21, 2009 - 3:22 PM
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cortella

 
Mon cher Grabenwouick vous avez en partie raison,mais,comme nous tous ici,en partie seulement.Saviez-vous que la simple perspective d'une loi contrant le piratage a déjà fait baisser le nombre de téléchargements illegaux en France?c'est magnifique comme la peur du gendarme calme rapidement bon nombre de petits c... loooool.

Certes Hadopi ne reglera pas le probleme de fond,néanmoins cette loi est necessaire et ses effets se feront sentir à coup sur.
D'autre part pour vous repondre sur l'etayage de mes affirmations,voyez-vous il me faudrait des heures pour cela,et,presomption mise à part,je n'en ai nul besoin,je connais mon metier comme ma poche,j'en connais la moindre des evolutions et je ne perds pas mon temps en palabre inutile,mon message quant à la musique enregistrée est clair:
-Vous voulez ecouter,comparer,vous impregner de musique "gratuite":aller sur deezer.com ou myspace ou youtube etc etc..
-Vous voulez mettre cette musique sur Cd ou dans votre baladeur:vous payez ce droit.


Ce point de vue n'est pas negociable.Le point de vue contraire est malhonnete et,comme je l'ai dit plus haut,j'en suis l'ennemi declaré.


 
Posted by cortella on Tuesday, April 21, 2009 - 3:44 PM
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mups
mups mups

 
Cette loi va très certainement faire baisser les téléchargement, mais elle ne fera surement pas augmenter les ventes! Il aurait été plus judicieux d'investir les sommes allouées pour hadopi directement dans des petits labels sous formes de subventions plutôt que de rechercher le repressif à tout prix et de mettre ainsi en conflit les artistes et les internautes...

Ton point de vue n'est pas négociable, mais on ne force plus les gauchers à écrire de la main droite, le p2p est un fait et il faudra faire avec, tu passes ou tu trépasses!
 
 
Posted by mups on Saturday, April 25, 2009 - 9:57 AM
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grabenwouick

 
Trouvez qu'étayer une affirmation n'est que palabre, je trouve ça, fort dommage.

Personnellement, je n'adhère pas au principe, de "je sais de quoi je parle, donc mes affirmations sont justes"

Je trouve normalement, que vous essayer de défendre votre gagne-pain, tout comme je défends l'industrie numérique, qui risque de gros problèmes si cette loi passe en l'état. Surtout pour les personnes qui travaillent dans le monde de l'open-source. Mais cela est un autre problème.


Sans trop rentrer dans la technique, je vais juste faire un parallèle entre téléchargement et les radars automatiques.

Les radars sont placés à des endroits précis sur les routes, donc à force, les automobilistes freinent avant le radar, et accélère après pour éviter l'amende. Donc le radar flashe moins de monde.

Peux-t-on en déduire pour autant que les automobilistes roulent moins vite ? Je ne crois pas.

Pour le téléchargement, c'est pareil, on surveille quelques protocoles P2P (les plus connus) et on regarde le trafic. Donc si il y a moins de trafic sur Emule, cela veut dire que les gens télécharge moins. Je ne crois pas non plus.

Je pense, que beaucoup de personnes ont commencé à s'orienter vers d'autres techniques de téléchargement, qui elles ne sont pas surveillées. Et il y en a un sacré paquet.

C'est comme l'automobiliste, qui décide de prendre les routes départementales pour éviter les radars de l'autoroute.

De plus, si le nombre de téléchargement a diminué ces derniers temps, la vente de musique est-elle repartie à la hausse ? Si ce n'est pas le cas, alors soit il n'y a pas de diminution du téléchargement, soit la vente de musique n'est pas corrélée au téléchargement illégale.


Juste un point sur deezer, qui est d'ailleurs un très bon site. Savez-vous qu'il existe des techniques pour transformer le flux envoyer par deezer, en mp3 ? Et c'est pareil pour myspace. Rien qu'en mettant des morceaux en écoute sur une page myspace, vous ouvrez la porte aux internautes pour récupérer votre musique illégalement.


Je suis convaincu, que les effets de la loi HADOPI vont se faire sentir, mais surement pas dans le même sens que vous espérez. J'espère que vous êtes maîtres à 100% de votre ligne internet, et que vous ne vous en servez pas pour travailler. Si vous avez une personne dans votre foyer, qui s'adonne au téléchargement et que la ligne est coupée pour tout le monde, je pense que vous allez faire la gueule. De même, j'espère que vous n'utilisez pas le WIFI chez vous, à moins d'être un expert en sécurité informatique ou que vous habitiez à plus de 300 mètres de tout autre habitation. Car télécharger, via la ligne internet de son voisin en piratant le WIFI, c'est à la portée de ma grand-mère.
(façon de parler ;) )
Ce faire accuser, quand on a rien fait, c'est déjà dur à encaisser. Mais en plus devoir prouver qu'on est innocent alors que l'on ne comprend pas grand-chose à l'informatique, ça va être coton.


Enfin, je voulais juste revenir sur l'histoire de la pétition des 10 000 artistes mis en place par la SACEM. Quand on voit que sur les soi-disants 10 000 artistes, on trouve plus de la moitié des salariés d'Universal ou Sony, voir même des "vrais" artistes qui se sont prononcés contre le texte de loi. On se rend compte que le gouvernement fait de la propagande pour vendre sa loi dans l'opinion. Si une loi est bonne, on a pas besoin d'inventer des arguments pour que les gens suivent. Rappelez-vous la guerre en Irak, les armes de destructions massives, Colin Powel à l'ONU avec sa fausse fiole d'anthrax à la main.


 
Posted by grabenwouick on Tuesday, April 21, 2009 - 4:45 PM
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Leslie T.

 
Qui "gagne" combien dans un album ?



Des chiffres pas toujours faciles à calculer tant le nombre d'intervenants est grand et le nombre de contrats personnalisés.


Grosso modo, les redevances (= revenus) de tous les acteurs se calculent pour la majorité par rapport au prix de vente en gros HT. Comprenez par le prix de vente en gros comme le prix vendu au revendeur qui pourrait être n'importe quelle enseigne.




Prenons un exemple.


Imaginons que le prix de vente en gros HT soit de 85 francs HT (12.96€) (les francs ont été foncièrement conservés pour une meilleure compréhension).




Ce que touche l'interprète sur un album: Entre 7 et 9 % du prix de vente en gros HT (ce % est fixé lors du contrat d'Artiste ou d'Enregistrement).


Dans notre exemple, il percevra donc entre 5.95 (0€91) et 7.65 (1€17) francs.




9 % du prix de vente en gros HT : c'est ce que touche l'ensemble des Auteurs (= Auteur + Compositeur + Éditeur). Cette somme qui correspond au droit de reproduction mécanique (DRM) est à partager en 3.


Le partage est fonction du contrat de Cession signé entre les auteurs (auteur & compositeur) et l'éditeur.


Plus généralement, l'éditeur a 50%, le compositeur 25% et l'auteur 25%.
(Attention: de 9% du total!!)



Dans notre exemple, le compositeur gagnera donc seulement (85 X 9%) X 25% = 1,91 Franc ! (0€29) Notez que la présence d'arrangeur ou d'un adaptateur supplémentaire diminuera cette somme.




Entre 18 et 22% du prix de vente en gros HT : c'est ce que touche le producteur sur un album.


Ce % a été négocié entre le producteur (juridiquement, celui qui est propriétaire des "bandes" car financeur de la production) et l'éditeur phonographique (celui qui prend en charge la fabrication des CD) lors du Contrat de Licence.


Sur une licence négociée à 20 points (donc 20 %), le producteur touchera 85 X 20% = 17 francs.
(2€59)



Enfin, n'oublions pas le distributeur qui peut toucher jusqu'à 40%.


L'éditeur phonographique tirera sa marge brute de la différence entre le prix de vente au distributeur et ses coûts de fabrication (+ droits SDRM à verser à la Sacem).




Vous comprendrez donc pourquoi les Majors qui détiennent "la Prod", "l'Édition" et la "Distrib" accumulent des sommes considérables.


( environ 87% du prix de vente du CD !!!! )



Il n'est donc pas rare d'aller négocier des avances sur éditions, des parts éditoriales ou des "points de prod" lorsqu'on est artiste/auteur.




Vous comprendrez aussi pourquoi l'Itunes Music Store est capable de proposer des titres à 0.99 $ sur son site ; car en matière de téléchargement, les aspects classiques de la distribution, du stockage, du transport, des redevances SDRM,... n'existent plus ou tout du moins, plus dans le mêmes proportions !



Exemple récapitulatif:



Disque vendu au grossiste: 13.
34 € HT



Interprète: 1.
17 € --- 9%

Auteur: 0.
29 € --- 2%

Compositeur: 0.
29 € --- 2%

Editeur: 3.
82 € --- 29%

Producteur: 2.
59 € --- 19%

Distributeur: 5.
18 € --- 39%

Combien faut-il vendre d'albums pour toucher le SMIC ?

Pour toucher l'équivalent du SMIC en droit d'auteur, un compositeur doit vendre a peu près 24.000 albums par an s'il n'est pas édité, et 48.000 s'il est édité (ces chiffres ne prennent pas en compte les éventuels passages radio, TV, discothèques.


Source : L'Édition Musicale, Éditions Irma. (IRMA = Centre d'Information et de Ressources des Musiques Actuelles, mais sans doute n'y connaissent-ils rien...)
 
Posted by Leslie T. on Tuesday, April 21, 2009 - 8:43 AM
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cortella

 
oui et alors??tout est schematique et n'est qu'un exemple.Pour ta gouverne sache que le pourcentage que tu evoques concerne des artistes "debutants" sur lesquels le "risque" est plus grand,et encore,le dernier deal que j'ai signé avec Waqrner pour un artiste "débutant" est sensiblement plus important que l'exemple IRMA...Pour tous ceux qui vendent réelement des disques tu peux multiplier par 2(pour certains par 3) et tu seras plus proche de la realité...
Autre chose:as tu la moindre idée de ce que coute un enregistrement?la promotion autour d'un artiste?..
Bref..on s'ecarte du debat qui tourne autour des vols commis par certains internautes,car c'est bien de vols dont il s'agit,et moi je pourfends les voleurs!...
 
Posted by cortella on Tuesday, April 21, 2009 - 8:55 AM
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Love15 (Enzo)

 
oui mais... autant je suis d'accord pour ta critique de l'irresponsabilité des téléchargeurs (et ce qui est effectivement plus choquant, que ça soit vu comme une "liberté"), autant ça ne change pas tant que ça le vrai fond du bizness du disque. Je me souviens d'un paquet de groupes qui dénonçaient, avec raison, le système des maisons de disques des années 80, lui même hérité des années 60. Et à l'époque, le téléchargement n'existait pas.




Ce qui me choque toujours le plus, c'est qu'un disque "culte" pour moi, que j'écoute des milliers de fois (comme ta chanson "ma PRP", au hasard), a souvent moins rapporté à l'artiste (voire nada, comme l'intégrale de mes albums de Bijou, tous achetés chez Librairies Parallèles, qui était le vrai ancêtre du téléchargement), que certains CD que j'ai écouté UNE fois, simplement parce que manifestement un rock critic en qui j'avais confiance avait été acheté par un bon repas au resto (ou "de la coke et des putes" ??? c'est de toi ;-) par la maison de disques. Alors...
 
Posted by Love15 (Enzo) on Tuesday, March 31, 2009 - 6:11 PM
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CESVAINE

 
Hé bien dis-moi Polo, tu n'écris plus très souvent mais quand tu t'y mets ça explose... J'aime ton "franc écrit"... J'apprends petit à petit les dessous de vos professions... Apparemment la position fataliste et visionnaire (?) de Jacques Attali n'est pas du goût de tout le monde. J'attends impatiemment la réaction de Laurent sur ton article...





Je vais te faire un peu de pub car j'aimerais bien qu'il soit lu par une de tes collègues...






 
Posted by CESVAINE on Tuesday, March 31, 2009 - 6:44 PM
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Maia Griffonnière

 

j'ai également trouvé cet article très... bien assené.
Merci MaLola de me l'avoir fait lire!



Je n'y connais rien à ce sujet car je ne sais même pas télécharger!! Mais je sais combien la vie est dure pour des tas d'artistes, même pour ceux qui à une époque se sont trouvés tout en haut de l'affiche...



je sais aussi que bien des écrivains ne joignent pas les 2 bouts et qu'un bouquin rapporte nettement, mais alors nettement moins qu'une chanson déclarée à la Sacem et qui tourne...



Voilà, c'est tout!


 
Posted by Maia Griffonnière on Tuesday, March 31, 2009 - 9:43 PM
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CESVAINE

 
Décidément qu'est-ce que tu causes bien toi aussi... (rires) !
 
Posted by CESVAINE on Tuesday, March 31, 2009 - 8:06 PM
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Maia Griffonnière

 
Normale c'est notre présidente de la république en terre Cesvaine...
 
Posted by Maia Griffonnière on Tuesday, March 31, 2009 - 9:46 PM
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François Guibert
François Guibert

 
Salut Polo ! Je ferai partie des derniers des mohicans sur terre qui achèteront des vrais CDs officiels tant qu'ils existeront. Il faut avoir les vrais objets, avec une pochette, un livret (parfois digipackisé, mais s'il ne l'est pas, c'est pas gênant du tout). Soutien total à ton billet d'humeur ! Les gens (en général, il y a — heureusement — des exceptions par milliers, mais face aux millions qui téléchargent, c'est bien peu) s'en foutent de la musique, au sens où ils prennent ça comme de l' « entertainment », un produit/loisir à consommer comme un autre, etc. Ils n'ont plus la notion de plaisir d'avoir un disque. La musique, les chansons, les artistes sont dévalorisés... :(
 
Posted by François Guibert on Wednesday, April 01, 2009 - 1:23 PM
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graziella de michele

 
Merci pour le lien François!
 
Posted by graziella de michele on Wednesday, April 01, 2009 - 5:21 PM
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graziella de michele

 
Hola Polo!!!



Déjà, pourquoi artistes de gauche ?La loi fut conçu par un mec de gauche, toujours de gauche à ce qu'il dit ...

Des téléchargeurs en masse, de films, de musique, j'en connais quelques uns, mais vraiment pas tant que ça.Et ce ne sont pas fatalement des gens qui n'auraient pas les moyens d'acheter le CD ou le DVD, paradoxalement

Mais ils se placent d'emblée au dessus des lois qui existaient déjà, en particulier celle dont il est fait mention systématiquement sur le support d'origine .Je n'ai rien contre un beau rappel à la loi dans ce cas là ...

Maintenant les débats sont bien souvent hystéros certes sur le net...en revanche je m'autorise à dire quelque chose,si tu permets: de ma génération nombre ont été virés des majors ou de leur label indé déficitaire pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le téléchargement

Dans les usines on vire même quand on est bénéficiaires

On nous enfume juste Polo

J'ai bossé pour une entreprise qui fait son beurre avec son hardware mais aussi le contenu , tu sais au moins ce que génèrent les sonneries de portable et autre gâteries à la demande? Et comment est réparti ce pognon, via des contrats groupes absolument nébuleux?

Je dis aussi: faute de commercialisation et pour peu que ton activité réelle d'artiste reprenne un peu vie, un seul moyen pour ceux qui veulent trouver tes songs: télécharger, peer to peer etc ...



Cette loi Hadopi c'est une clé pour autre chose, comme bien souvent le sont les lois ces temps ci: permettre sans aucune intervention de justice d'accéder à ton PC

Si si...

Sous couvert de ...

Tiens sinon, je consomme du youtube à gogo, où va la tune versée par Youtube aux multipartenaires...et comment est -elle répartie aux ayants-droits?

en revanche grâce à youtube j'ai du acheté au bas mot ces derniers temps ...une quinzaine de CD...de chanteurs morts ou oubliés d'ailleurs souvent!



Bref

Beau papier cela dit, on est auteur où on ne l'est pas, et je vais le faire tourner, même si ...


 
Posted by graziella de michele on Wednesday, April 01, 2009 - 5:18 PM
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KRAJ

 
gauche droite gauche droite gauche droite...l'avenir est en marche...silence svp!!!
 
Posted by KRAJ on Saturday, April 04, 2009 - 11:21 PM
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KRAJ

 
.

 
Posted by KRAJ on Saturday, April 04, 2009 - 11:22 PM
[Reply to this
Jimi-Sue
Jimi sue Hesse

 
Si je peux y aller de mon hyatus, j'ai acheté bien des albums dès leur sortie, après les avoir attendus avec une impatience délirante. Les avoir payés au prix fort, sans broncher donc. Mais ne pas avoir surmonté une certaine amertume quand deux ou trois mois plus tard, on en trouvait un nouveau pressage avec des inédits auquel je n'aurais pas droit à moins de passer à la caisse une deuxième fois...

Aujourd'hui je suis moins impatiente, j'attends, mais n'aurait pas trop de scrupules à télécharger dans ce cas précis. Je ne sais pas comment on fait, mais c'est l'histoire longue de mon rapport avec la technologie...



Enfin je me suis laissé dire que le disque n'est pas mort, mais les disquaires, oui: même dans les grandes enseignes, on vire le personnel - celui qui guide, justement sur les artistes un peu moins connus, répond aux questions, cherche et trouve - et les éventuels clients en sont réduits à errer dans les allées, sous la seule influence de critiques plus ou moins objectifs; et quand ils se décident à acheter, ils doivent affronter des files d'attente incroyables parce qu'aux caisses aussi, on a diminué les effectifs... Le nombre d'acheteurs qui reposent les CDs et s'en vont est hallucinant.




Pour conclure, un peu de pédagogie ne serait pas inutile: qu'un même album passe de 24 à 7 euros en l'espace de 6 mois est de fait assez troublant. Quel est le 'prix réel', celui de la juste rémunération de tous les intervenants, celui que je veux bien payer sans avoir la cvonviction d'être prise pour une conne...




 
Posted by Jimi-Sue on Sunday, April 05, 2009 - 6:46 PM
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barbamaman

 
"Non seulement on assiste à des amalgames plus rocambolesques les uns que les autres..." . Encore heureux que l'on n'entend pas à longueur de temps que ce projet de loi sanctionne les "pirates" au lieu d'un défaut de sécurisation de ligne internet, sinon, quel amalgame ça serait...
 
Posted by barbamaman on Tuesday, April 07, 2009 - 12:40 PM
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John

 
@"la critique est Pigeon"
1º) bien sûr ce vous pouviez vous faire des cassettes, tout le monde en faisait. rappelons quand même qu'une chanson s'enregistrait à la vistesse de sa diffusion, sur un seul support à la fois, dans une qualité plus que douteuse. Aujourd'hui n'importe quel pékin download l'intégrale de bashung en 15 minutes et la renvoie à tout son agenda facebook en autant de temps.

2º) combien croyez-vous qu'un agriculteur aura touché sur le kilo de carottes que vous acheterez ce soir ? ha ça oui, ça vous ulcère tellement que vous allez de ce pas les voler dans le champs d'à côté. plutôt ne rien lui donner que ce pourcentage indigne.

3º) à un auteur ? un interprête ? des musiciens ? un manager ? des ingénieurs du son ? à la secrétaire du studio d'enregistrement ? au magasinier qui entrepose le CD ? au transporteur ? etc etc etc
4º) personne ne parle de marasme, on parle juste de ne pas voler, vous voyez, on se met au niveau des buses.

la scène nettement plus rentable ? vous connaissez vraiment mal votre sujet.
ou bien êtes-vous en train de faire une entorse à votre règle en ne parlant cette fois que des gros groupes ? parceque voyez-vous, les petits groupes, ceux qui jouent devant 100 ou 200 personnes, vous croyez qu'ils y gagnent quelque chose ?
quant à la sacem, elle ne fait jamais que reverser en fonction des ventes. alors évidement, comme les "pirates" achètent peu ou pas les CD des groupes qu'ils aiement, forcément ceux-ci touchent pas grand chose de la sacem.

finalement les internautres qui disent clairement qu'ils piratent tout simplement pour ne pas avoir à payer sont moins hypocrites que ceux (celles) qui essaient de se justifier par des dicsours grandiloquents à deux balles.



 
Posted by John on Tuesday, April 07, 2009 - 3:20 PM
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Leslie T.

 
c'est justement un groupe qui fait de petites scènes qui m'a appris que tourner était plus rentable qu'enregistrer (http://myspace.com/lareplikbx) Les carottes et l'art. Intéressant. J'ai tendance à considérer l'art comme une nourriture, mais j'ai du mal à le considérer comme un produit. Je rêve (oui, je fais des discours grandiloquents et je rêve, j'ai tous les défauts) d'un monde où les artistes seront rémunérés de façon juste. D'un monde où il ne sera pas possible d'être considéré comme un "grand" artiste parce que l'on vend des milliers de disques après avoir été "fabriqué" de toute pièce par un producteur véreux.


Voler. Oui. C'est mal. Mais applaudir quand un gouvernement se propose d'espionner ses citoyens, de bloquer leur accès à l'information/communication, ou de les envoyer en prison pour simple copie d'un produit culturel (je ne parle toujours pas de revente) je trouve ça irresponsable. C'est ouvrir la porte à toujours plus de surveillance et de sanctions.


Aujourd'hui le téléchargement, demain mon ami ira en prison pour m'avoir prêté un CD ? Où commence le vol d'une oeuvre ? Parce qu'il s'agit de copier les carottes hein... Pas de les arracher.




Je ne peux pas penser qu'une loi comme l'Hadopi soit une solution au problème du téléchargement illégal. Je ne sais pas s'il y a une solution. Mais la buse persiste et signe: on ne me fera pas croire que les bénéfices des grosses majors servent seulement à payer tout le personnel qui gravite autour du disque. Parlons des clips, des publicités, du matraquage, car c'est comme cela, à juste titre, que cela s'appelle, qui est fait autour de certains qui n'ont d'artiste que le titre.


Pourquoi tant d'artistes aujourd'hui doivent avoir recours à l'autoproduction quand des dizaines de gus sont propulsés à la télévision pour disparaitre aussi vite qu'ils sont venus.
Des qualificatifs comme "génial" "prodigieux" et toutes les salades qu'on peut nous sortir sur "l'artiste de la décennie, déjà 2 tubes sur son album" ne suffisant visiblement pas à faire durer le "phénomène"

Oh et je vais me justifier, pour de vrai: je ne télécharge que les albums proposés gratuitement par les artistes eux-mêmes, pour le reste, je vais sur les plateformes légales, sauf une seule chanson me plait mais n'est pas disponible seule en téléchargement légal. Alors si je mérite une amende ou la prison, soit. Mais quand tous les amoureux de musique seront en prison, qui achètera des disques ? Je fais dans le sarcasme, mais la réflexion m'intéresse plus que le tapage sur les doigts.




Deux liens, pour réfléchir, quelle société voulons-nous ? Une société du juste prix, ou une société juste ?

http://parti-pirate.fr/2009/03/17/manifeste-du-parti-pirate/#more-52

http://www.pcinpact.com/actu/news/50030-daniel-vangarde-hadopi-droit-auteur2.htm


 
Posted by Leslie T. on Monday, April 13, 2009 - 4:46 PM
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Leslie T.

 
et tant qu'on y est, l'archive du texte de loi:

http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/index-5.htm
 
Posted by Leslie T. on Monday, April 13, 2009 - 6:28 PM
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Polo

 
Bien dit, mon pote !
Polo
 
Posted by Polo on Tuesday, April 07, 2009 - 3:45 PM
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cortella

 
toi va apprendre à faire de la musique et on en reparlera,que ta musique soit gratuite c'est normal looooooooooool
 
Posted by cortella on Monday, April 20, 2009 - 8:01 PM
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Polo

 
La différence entre vous et moi, c'est que je gagne ma vie avec la musique. Je n'en ai pas honte, j'en suis même fier, aucune hypocrisie là dedans...
Très cordialement
Polo
 
Posted by Polo on Tuesday, April 07, 2009 - 5:00 PM
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grabenwouick

 
J'ai l'impression que la plupart des artistes sont persuadés que la loi HADOPI va régler tous les problèmes de téléchargement illégaux sur internet. La je vous arrête, tout de suite. Etant un professionnel du monde de l'informatique, je pense savoir un peu de quoi je parle.

Tout d'abord, cette loi ne résoudra rien, et elle finira dans le grand panier des lois inapplicables comme la très belle loi DAVDSI.

Pourquoi est-elle inapplicable ? Tout d'abord pour des raisons techniques (collecte d'adresses IP, filtrage et surtout coupure partielle de l'abonnement internet dans les offres triple-play), mais aussi pour des raisons juridiques. (la cour européenne ayant voté que la connexion internet était un droit fondamentale comme le droit à l'éducation, un internaute pourra attaquer au niveau de l'Europe, pour que ce droit fondamentale soit respecté, pour récupérer une connexion suspendue).


Cette loi ne stoppera pas le téléchargement illégal, parce qu'elle est trop facile à contourner.
Pour les personnes qui ne sont pas des technophiles, je vous conseille de parcourir cette article (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=54212).

De plus, la jeune génération qui a toujours connu internet, n'a jamais acheté une CD de leur vie, pour eux musique = gratuit, je doute fortement que cette loi change radicalement leur comportement, et les envoient tous à la FNAC. Enfin on verra avec le temps.


Cela fait des années, que l'on dit que l'industrie du disque est en crise, c'est la faute aux internautes qui téléchargent, etc... Je tiens à préciser que plusieurs études ont essayé de montrer que téléchargement illégal et baisse de la vente de CD n'était pas corrélé. On parle beaucoup de l'industrie du disque, mais l'industrie du film est aussi très touché par le téléchargement, mais par contre, il n'y a jamais eu autant de spectateurs dans les salles de cinéma, et on n'a jamais autant vendu de DVD. J'ai beaucoup de mal à comprendre, pourquoi d'un coté les internautes sont responsables de la baisse de vente du CD, mais pas de la hausse de la vente du DVD. C'est surement parce que je suis nul en économie.

Je pense surtout que le modèle de l'industrie du disque, est arrivé en fin de vie. Les Majors vont disparaître, si elles ne veulent pas s'adapter aux nouvelles pratiques de consommation de la musique. Et cela me fera plaisir.

C'est le principe de l'évolution définit par Darwin.


Je n'ai jamais pensé que tous les artistes étaient tous des milliardaires, j'ai des amis qui essaient de percer dans ce milieu depuis plus de 10ans sans succès, souvent parce qu'il ne rentre pas dans les cases des Majors. Désolé, mais ce n'est pas comme ça, que j'imagine la diversité culturelle.


Pour revenir, sur la loi HADOPI, trouvez-vous normal, que cette loi sous prétexte d'aider les ayant-droits, l'état mette en place en filtrage/flicage du net ? ( le seul média qui n'est pas encore contrôlé). On se rapproche de la vision de 1984. On essayer de faire de la répression à tout va, qui de toute façon ne concernera que les personnes qui connaissent mal l'informatique, par contre il n'y aucun volets dans cette loi, pour trouver des moyens de rémunérer la création.

Il vaut mieux faire de la répression, au lieu d'essayer d'amener des solutions.


En conclusion, je rajouterais que cette loi a été rédigée par des politiques qui ne connaissent rien aux nouvelles technologies, et qu'elle risque de faire beaucoup de mal aux industries du net. Qu'elle ouvre une brèche dans le flicage du net, made in China. Et surtout qu'elle a été voté par 16 députés sur 577, pour faire plaisir aux lobbys de l'industrie du disque, qui ne veulent pas perdre leur poule aux oeufs d'or.


 
Posted by grabenwouick on Tuesday, April 07, 2009 - 5:32 PM
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John

 
@grabenwouick
Roi du bit, j’ai bien peur que surtout étant un professionnel du monde de l'informatique, vous n’ayez précisément aucune idée de quoi il retourne.


Vos arguments sont à la hauteur des fascicules de hall de gare (aujourd’hui on dit un blog) dans lesquels ils ont été pondus, ils sont gratuits, n’ont aucun fondement ni base ni données comparatives (je ne peux quand même pas résister à l’envie de mettre en pièce l’idée que les hardis – hardis, cf.
cachés derrière leur écran 19 pouces- défenseurs de la musique gratuite s’efforcent de diffuser à tout va, comme quoi la baisse des ventes de CD ne serait pas liée au piratage, quelle rigolade, et à quoi d’autre donc roi du bit ?), c’est pourquoi je souhaiterais simplement revenir au point de départ de tout le problème :

Je ne sais pas quel âge vous avez, mais qu’importe, vous devriez me suivre facilement : auparavant, disons avant la fin du XXème siècle, la musique faisait partie intégrante de nos vies, il y avait des artistes, des concerts, des albums, des singles, des journaux et des revues, des majors et des labels, des tourneurs, des salles et des stades qu’on habillait pour un soir. On se fringait en fonction de ce qu’on écoutait, on s’identifiait à des “tribus”, on haissait celui qui adorait tout ce qu’on détestait, on se mettait des pins vengeurs sur la poitrine, des graffitis au vitriol sur le sac US, la tignasse et les pompes en révélaient plus sur notre personnalité que tout autre attribut. On achetait les disques qu’on pouvait, forcément on faisait vite le tri. Il nous en coutait entre 50 et 60 FF, soit 8 ou 9 euros pour faire simple. Parfois un noel abondant ou un anniversaire tardif permettait de compléter et d’enrichir la collection. Et si on n’avait pas le pognon, he bien on ne l’achetait pas, le débat n’allait pas au-delà.


Aujourd’hui, heureusement la musique est toujours là. Les ingrédients de base sont identiques, les artistes, les concerts, les albums, les singles, les journaux et les revues, les majors et les labels, les tourneurs, les salles et les stades qu’on habille pour un soir (voire plusieurs lorsqu’il s’agit d’un vieux de la vieille). Bien sûr, les grands débats sociaux et culturels sont différents, on y adhère avec enthousiasme, même si la musique fait moins partie du décors. De temps en temps sort le nouvel opus d’un groupe chéri, il en coute entre 15 et 18 euros, c’est à dire comparativement beaucoup moins d’argent qu’il y a 20 ou 30 ans (mais oui roi du bit, fais le calcul!). Là où tout a changé, c’est que le consommateur a une alternative : acheter le disque, ou le voler. Houla bien sûr que non, pas sur le point de vente devant tout le monde, non non, chez lui ou à son bureau, dans sa chambre, à couvert, sans remord, sans crainte, inodore incolore ni vu ni connu.
Mais c’est pas suffisant, non content d’acquérir pour 0 centime une chanson, un album ou la collection complète d’un artiste et le travail que ça aura supposé, aujourd’hui il lui faut en plus se vêtir de sa cape de victime : la musique est trop chère, les majors s’en mettent plein les fouilles, les pauvres artistes gagnent que dalle, je leur fais de la pub, qu’ils gagnent leur vie sur scène, grace à moi ils ont de la visibilité et finiront par vendre un disque à leur pauvre mère, les politiques comprennent rien et me poursuivent, ma liberté élémentaire de voler est mise à mal, mais que fait l’Europe…

Voilà où on en est. 10 ans après les premiers émois sur emule, je n’ai toujours pas vu l’ombre d’un seul argument valable en faveur du téléchargement gratuit. Et quand quelqu’un, comme roi du bit, se fend de plus des 4 lignes habituelles, c’est un plaisir de lui proposer d’appliquer ses arguments aux carottes (les champs en sont pleins), à l’électricité (les Duqesnoy se branchaient sur le réseau EDF sans arrière pensée), aux paradis fiscaux (gaffe quand même, roi du bit, l’étau se resserre), et à tous ces biens et services que la technologie permet de contourner et ne pas payer et que les politiques feraient bien de comprendre parceque franchement on est en 2009 et faudrait voir à voir.


Moi, fan du beat, j’aurai fait ce que j’aurai pu.


 
Posted by John on Tuesday, April 07, 2009 - 9:59 PM
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Leslie T.

 
Pourquoi les ventes de CD baissent-elles si ce n'est pas la faute des pirates ?



- j'ai pas envie d'acheter du Céline Dion, ni de Halliday, ni de Coldplay ni un tas d'autres CD très abondants partout, ben, oui, je fais aucun effort, je sais.




- je suis souvent obligée de commander les CD qui m'intéressent. Ah bon quand même, je suis pas si feignasse mais je suppose qu'il y en a que ça embête, de commander.




- certaines personnes se fichent de "l'objet CD" et préfèrent télécharger (légalement, on reste calme, on a dit qu'on essayait de voir qui est responsable si ce n'est pas les pirates) et forcément les ventes sur le net rapportent moins, puisque les musiques y sont moins chères, puisqu'il y a zéro travail pour le magasinier, le conducteur du camion plein de CD etc...



- beaucoup plus de gens sont abrutis par leur journée, la télé a pris plus de place dans nos vies, ainsi que la virtualité (pas nécessairement en musique) ? Mince alors, une société ça change ? Nooon ?



Allez trève de mauvais esprit, s'il y avait un peu moins de bling bling à la télé justement, et une interview de Polo diffusée à heure de grande écoute, où il expliquerait pourquoi c'est important qu'un artiste puisse être libre de créer en gagnant des sous avec son travail d'artiste, ce serait pas plus sympa qu'une loi agressive ? Mmm ? Y'aurait-il pas quelque chose à faire pour que ce monde aille vers plus d'intelligence plutôt que vers plus de répression ? Je dis ça, je dis rien.
Mais bizarrement je repense à ce discours de Bouygues où il promettait que TF1 serait une chaine tournée vers la culture et je me demande, combien de temps encore ferons-nous le jeu du fric sale et d'une société toujours plus policière, au mépris de l'art et de la liberté, et de la rémunération juste ?
 
Posted by Leslie T. on Monday, April 13, 2009 - 5:05 PM
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Leslie T.

 
après lecture du texte du projet de loi, je retire mon qualificatif "agressive" envers la dite-loi. Mais je continue de la trouver inutile au sens où elle cache, selon moi, le vrai problème du rapport culture/fric.

 
Posted by Leslie T. on Monday, April 13, 2009 - 6:32 PM
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grabenwouick

 
Cher Mr John,

vous qui semblez connaître bien mieux que moi, tous les aspects de la loi HADOPI.
Dites-moi :
-- Comment cette loi va enrailler le téléchargement illégal ?
-- Est-ce normal de devoir installer un mouchard sur son ordinateur (sous windows) pour prouver sa bonne fois, lorsque son abonnement aura été coupé ?
Je ne parle même pas des personnes qui utilisent des OS alternatifs (linux, mac os, bsd, etc ....), vu que ce mouchard n'est prévu que pour windows. Et qui dit Windows, dit bien sur payant.

-- Est-ce normal que la CNIL, et l'ARCEP aient été bannis des commissions précédent la rédaction de cette loi ?
-- Est-ce normal que le seul recours dont dispose l'internaute accusé ne puisse intervenir qu'après la suspension de l'abonnement ?
-- Est-ce normal que ça soit à l'internaute de prouver son innocence, au lieu que ce soit à l'administration de prouvé la culpabilité ?

Je vais m'arrêter à ces 5 questions, je pense que cela devrait pouvoir, vous occuper pendant quelques semaines. Et bien sur, il est interdit d'aller copier les réponses sur des blogs sans rémunérer l'auteur.


Mais comme vous semblez, m'avoir collé dans la case, du méchant internaute (ou pirate), je vais accepter cette étiquette, pour éviter de faire surchauffer votre esprit binaire (et pourtant, c'est moi qui suis dans l'informatique)

Je trouve que comparer les choses matérialisées/dématérialisées est un argument fallacieux, (ou dit aussi argument de hall de gare). Si je télécharge un morceau sur une plateforme légale, bien entendu, avec des verrous numériques (ou DRM), je veux écouter ce morceau sur ma chaine hifi, ou sur mon baladeur MP3, je suis obligé de racheter ce morceau en CD, vu que les DRM bloque la gravure sur un CD, et que j'achète une nouvelle fois ce morceau dans la version compatible avec mon baladeur MP3. Donc je viens d'acheter 3 fois le même morceau pour l'écouter sur mes 3 supports de prédilection (ordinateur, chaine Hifi, baladeur MP3).Et je ne parle même pas du jour où disque dur rend l'âme et que je perds tout le contenu. Maintenant je vais au marché acheter des carottes chez mon vendeur de légumes, je ne vais pas payer 3 fois mes carottes, car je veux les faire en salade, à la cocotte ou à la poêle. Donc a part prendre le consommateur de musique pour une vache à lait, je ne vois pas à quoi jouent les majors. Si vous me rétorquez que je n'ai qu'a acheter que des CD, expliquez-moi comment faire pour transférer mon CD sur mon baladeur MP3, vu que les CD sont aussi protégé contre la copie. Et je ne parle même pas de la taxe sur les supports numériques.


Après vous avez surement raison, quand vous me parlez d'une époque ou l'industrie de la musique fonctionnait avec les maisons de disques, je n'ai jamais remis cela en cause. Maintenant je vais remonter dans le temps encore plus loin, au début du XXème siècle, quand la musique a commencé a être enregistrée sur des supports, les compositeurs ont criées au scandale. Ils avaient peur de perdre des auditeurs lors des concerts, et donc leur revenu. Les états ont donc rédiger des lois pour protéger le droit d'auteur, et ainsi apporter une nouvelle source de revenu. Et heureusement qu'ils ont fait cela, car c'est comme ça que 100 ans plus tard, comme vous le dites, la musique fait partie du quotidien de chacun, et peut toucher le plus grand nombre, au lieu d'être réservé à une élite. L'évolution de nos technologies et de nos sociétés sont arrivées à un nouveau tournant dans la consommation de la culture, et qu'il faut donc repenser ce modèle et trouver une nouvelle forme de revenu pour la création. On peut toujours jouer le conservateur, et dans ce cas on serait encore à utiliser le minitel, au lieu d'avoir un ordinateur connecté à Internet.

Je reste convaincu, que le modèle des maisons de disques est dépassé, et qu'il faut trouver un nouveau modèle dans l'industrie de la musique.


Mais, étant le dernier des abrutis,et je n'ai surement rien compris à nos sociétés et à leur évolution.

Je ne suis qu'un égoiste, voleur de musique qui veut la fin des artistes, ainsi je pourrais écouter en boucle le dernier tube de la Star Ac', culture made in Major.

Je place donc ce commentaire sous licence GPL, afin qu'il puisse être reproduit et diffusé librement.


PS : Mr John, éviter de dénigrer les personnes qui ne sont pas d'accord avec vous, cela ne sert en rien votre argumentaire. Et lisez un peu mieux mon 1er commentaire, ou je ne fais aucunement l'apologie du téléchargement illégal.


Carlito
 
Posted by grabenwouick on Tuesday, April 07, 2009 - 11:37 PM
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Jimi-Sue
Jimi sue Hesse

 
Les carottes...

C'est vrai qu'un peu déconcertée par leur prix en grandes surfaces, j'ai tendance à me tourner vers les petits producteurs. Je n'en suis pas sûre mais j'espère qu'au moins ils reçoivent une bonne part du prix que je paye, qu'ils pourront réinvestir dans de nouveaux plants ou toute autre auchose qui leur ferait plaisir. Il se trouve qu'en plus, elles ont souvent meilleur goût et se conservent mieux, mais c'est un avis personnel.


Sinon, les carottes sous serre et bien conditionnées, j'en consomme aussi. Et parfois, c'est seulement la crainte de me faire pincer à piquer des carottes pourries que je ne les vole pas dans les (au)champs. Ca et aussi parce que je sais pas escalader les barrières.




A part ça, ça me rappelle quand j'étais à l'école, quand un prof me faisait sentir qu'il me prenait pour une imbécile, comme je déteste les conflits, je n'avais de cesse de lui prouver qu'il avait raison...
 
Posted by Jimi-Sue on Wednesday, April 08, 2009 - 1:44 PM
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Frank Forrester
Francois Forestier

 
Un texte (un peu long ?) que j'ai écrit il y a un an, et qui semble faire écho aux propos de Polo :

ÇA RESSEMBLE À UN ARTISTE,
ÇA A L’APPARENCE D’UN ARTISTE,
ÇA PARLE COMME UN ARTISTE,
ÇA S’HABILLE COMME UN ARTISTE,

Mais ce n’est pas un Artiste.

C’est un parasite.

Avez-vous déjà rencontré ce genre de personnage qui hante les plateaux télé, squatte la radio et les plans médias de toute nature, sans posséder le moindre talent, la moindre expression artistique authentique à promouvoir ?
Oui ?
Alors nous sommes au moins deux à avoir découvert leur existence. Ou plutôt, leur non-existence. Par souci de commodité, et pour être compris du plus grand nombre (ahaha !), nous nommerons ce parasite : le faux artiste.

Le faux artiste, donc, est un individu qui a parfaitement décodé et assimilé le mécanisme artificiel et superficiel qui régit la société de consommation d’aujourd’hui. C’est un ersatz, un succédané sans goût ni saveur, que l’on nous vend comme un plat surgelé, prêt à l’emploi, pré digéré, et surtout rapidement biodégradable, à l’instar de ce que nous déposons dans nos toilettes chaque matin (plorf !).

Mais, avant d’aller plus loin dans la description nauséabonde de tels individus et de ceux qui en profitent, penchons nous sur le côté historique, et tentons d’analyser un peu comment nous avons pu tomber aussi bas !
Pour cela, nul besoin de remonter jusqu’à la préhistoire. Il suffit d’ouvrir le grand dossier de « l’Art et l’argent ».

Il y a quelques siècles, l’Art était l’apanage de l’Artiste, qui produisait des oeuvres, sous différentes formes : Musique, peinture, sculpture, littérature etc. À ces époques incertaines, il était fort peu aisé de vivre de son Art. Le mécénat (rebaptisé par la suite « sponsoring », et aujourd’hui « partenariat », quelle hypocrisie dans la terminologie !), par l’intermédiaire de commandes provenant de la royauté, de grands bourgeois ou de l’église, représentait le seul moyen d’obtenir des espèces sonnantes et trébuchantes en contrepartie de son « travail ». Car, oui, être un Artiste signifie que l’on travaille pour produire quelque chose – ce n’est pas évident pour tout le monde, nous y reviendrons plus loin.

Ce système, imparfait, laissait déjà de nombreuses victimes « artistiques » dans son sillage, qui n’avaient pas eu l’heur de plaire à monseigneur ou à sa cour, ou qui avaient eu le mauvais goût d’être en avance sur leur temps. Qu’à cela ne tienne ! Ces avant-gardistes, qui avaient vécu une vie misérable à tenter d’exprimer ou représenter quelque sentiment de toute leur âme, et qui étaient morts dans l’indifférence générale, ceux-là, donc, se trouvaient soudain vénérés et admirés, provoquant la richesse de quelque marchand d’Art dont le seul effort avait consisté à mettre la main sur des œuvres qui ne lui appartenaient pas.

Dépossédé de sa vie, puis de son travail, au profit de parasites qui imposaient le diktat d’une côte excessive et honteuse au regard de la fin miséreuse de l’Artiste concerné, celui-ci n’accédait qu’à une reconnaissance posthume qui ne lui était d’aucune utilité au fond de sa tombe.

Toutefois, de grands Artistes furent encore à l’origine de grands mouvements artistiques, et purent prétendre à un statut « contemporain » qui leur permit d’être reconnus et de vivre de leur Art.

Cependant, une tendance de fond se dessinait depuis quelques temps déjà, qui considérait que, finalement, l’Art était une activité trop importante, trop lucrative surtout, pour être laissée aux mains des Artistes, et à leur seul bénéfice.

Dès le début du Xxe siècle, les chansons à la mode, les airs populaires avaient pris un essor considérable, suffisant pour que l’on imprime cette musique sur papier, et que l’on commence à la graver sur des microsillons 78 tours vinyles, ancêtres de nos chers compact discs ! Ce furent en quelque sorte les prémisses de la commercialisation de masse qui fait notre bonheur aujourd’hui.

Cette « évolution » s’accompagna naturellement du développement du statut de « vedette », ce mot ringard qui a laissé place aux « stars » actuelles. Il devint rapidement évident que pour vendre des quantités de supports et remplir les salles de concert, mieux valait composer des airs simplistes, mémorisables par tous, et les matraquer jusqu’à ce qu’ils vous entrent dans le crâne de gré ou de force ! Toutefois, c’était encore à cette époque (pas si lointaine) que de véritables Artistes parvenaient souvent au faîte de la gloire et de la consécration, et dont le succès était mérité par leur talent, leur travail, et leur obstination à faire ce métier. Bien entendu, rôdait déjà à ce moment là le syndrome de l’Artiste « connu », valeur sûre et reconnue, dissimulant la forêt de ceux qui tentaient en vain de « se faire un nom », d’exister malgré la déferlante étouffante de ceux qui étaient « en place », avec la complicité d’un système qui se faisait fort de sélectionner les rares et dociles élus au vedettariat.

La véritable industrialisation de la chansonnette ne prit réellement son essor que lors de l’avènement du 45 tours (le futur « single » !), véritable machine de guerre dont surent aussitôt profiter les maisons de disque d’alors. Devant la profusion des ventes, qui se chiffraient bientôt par millions, comment résister à l’attrait irrésistible des profits vertigineux engendrés par cet engouement populaire envers un tel support ? Des politiques commerciales se mirent en place, favorisant les « équipes » artistiques, dont le regroupement de talents était censé illustrer la force.
Un auteur pour la musique, un autre pour les textes, un spécialiste des arrangements, des musiciens triés sur le volet, un ou une interprète (plus opportuniste que véritable Artiste) représentant la mode et l’esprit du moment, et le tour était joué ! On constate donc que, dès cette époque, le germe de la dégénérescence était déjà dans le fruit…Diviser pour mieux régner ! Fractionner pour mieux contrôler (on dirait une devise de management !)…
Certes, des Artistes à la démarche authentique arrivaient encore à se faire une place parmi ces « produits » culturels de masse dont j’éviterai de citer les noms, que tout le monde à forcément à l’esprit en lisant ce constat !
Il est amusant de constater que nous faisons aujourd’hui référence à cette époque (la décennie 1960) comme étant celle de l’âge d’or, où les maisons de disques faisaient encore leur « travail », en finançant et soutenant à bout de bras les Artistes auxquels elles croyaient ! Il est aussi vrai que les directeurs artistiques de cette période possédaient souvent un réel bagage musical, à défaut d’une véritable formation, et savaient encore de quoi ils parlaient, lorsqu’ils prodiguaient des conseils à leurs poulains !
Mais cette décennie est aussi celle qui a vu l’émergence de nombreux styles de Musique Pop, Rock, entre autres, dont de nombreux et fabuleux Artistes anglo-saxons ont porté l’étendard…Ce furent souvent eux qui créèrent de nouveaux genres, de nouveaux mouvements musicaux, et qui repoussèrent les frontières du métissage musical et culturel. Les médias se contentaient alors de suivre, de relayer, bref, de profiter de la situation. Cependant, en aucun cas, ils n’étaient les initiateurs de quoi que ce soit ! Cela n’aurait eu aucun sens de vouloir monter un style ou un mouvement artificiel de toutes pièces, à l’époque. Ceux-ci étaient suffisamment nombreux pour « nourrir » la société de leur diversité. Personne n’aurait compris le sens d’une telle démarche, forcément vouée à l’échec dans ce contexte, où le communautarisme supplantait encore l’individualisme (ah, période bénie des Dieux !).

La décennie 1970 a vu progressivement l’essoufflement de tous ces nouveaux genres, poussés quelquefois dans leurs ultimes retranchements.
Et l’industrie musicale continuait patiemment sa montée en puissance…Le 33 tours, format long du 45 tours, s’imposait désormais de plus en plus, permettant à de nombreux Artistes de présenter des œuvres de plus en plus longues, voire conceptuelles ! Il était évident qu’un tel support se vendait plus cher, ce qui n’était pas pour déplaire à nos chère maisons de disques (et aux distributeurs, ne les oublions pas)…
Au cours de la décennie 1980, l’avènement de l’informatique musicale, de synthétiseurs nouvelle génération, et des premiers échantillonneurs (les fameux « samplers » !), ainsi que de studios ultra modernes, vinrent bousculer la conception artisanale de la chansonnette. Pour la première fois, de véritables techniciens étaient requis pour l’utilisation de certains matériels sophistiqués, qui commencèrent à écarter les véritables Artistes de certaines étapes de la conception de leurs œuvres. Il leur fallait s’en remettre à ces bidouilleurs pour la programmation, la réalisation, la façon même de travailler. Certains Artistes considérèrent ces nouveaux « outils » créatifs comme une chance de se renouveler et d’être en phase avec leur temps, profitant de l’aspect clinquant des sons (qui ont fort mal vieilli par ailleurs) et des séquenceurs Midi de cette époque.

Le premier avatar de toute cette révolution technologique fut le « home studio », aussitôt accueilli comme le messie par de nombreux compositeurs (dont je fis partie) avides d’entendre le résultat immédiat de leur travail.
Inutile de préciser que le développement à outrance de cette formule, dans les années qui ont suivi, a inéluctablement précipité le déclin des musiciens de studio ! C’était là pain béni pour une industrie qui sut saisir le moyen de recréer un groupe de variétés, voire un orchestre symphonique à peu de frais, sans avoir à s’encombrer de sessions interminables et onéreuses impliquant de nombreux intervenants dont il fallait gérer les insupportables caprices et autres exigences artistiques !
Enfin se présentait l’opportunité naissante de « produire » de l’Art sans ces Artistes à la personnalité encombrante, exubérante, incontrôlable, et qui, de surcroît, exigeaient d’être rétribués pour leur travail ! Il est bien connu que l’Artiste passe son temps chez lui à glander, à se distraire, et à s’éclater à jouer sur son instrument en fumant des pétards ! Et ils voudraient qu’on les paie pour ça ? Allons donc.
Comme je l’ai déjà dit plus haut, la Musique est une activité trop sérieuse, trop rentable pour être laissée aux mains (forcément calleuses) des musiciens !
Ces bouleversements, auxquels il faut ajouter le développement commercial à grande échelle de la bande modulation de fréquence (la « FM » !) accélérèrent jusqu’à l’écoeurement le déferlement de tombereaux de soupe indigeste dans nos oreilles, jusque là habituées à être mieux traitées.

Quelle est la meilleure recette pour toucher un maximum d’oreilles, de préférence décérébrées ? Nous abordons là une sous-section que j’intitulerai :

LA CONFITURE ET LES COCHONS

Comme cette expression populaire résume bien la « politique » artistique du moment !
« Cibler » (beurk) une masse de plus en plus nombreuse nécessite d’utiliser le « Plus Petit Dénominateur Commun » (rappelez-vous, on appelait ça le PPDC en 6ème !), afin de toucher le maximum d’individus. Rappelons toutefois que, même si le niveau de culture général a tendance à s’élever depuis un siècle, il subsiste malgré tout de grandes lacunes dans les franges populaires crédules, évidemment les plus vulnérables et réceptives à toute forme de sollicitation bas de gamme. Nos chers amis de l’industrie de la chansonnette l’ont bien compris, qui n’ont de cesse que de s’abaisser à leur niveau, bien contents de trouver là un vivier de choix pour fourguer leurs daubes.

Une authentique démarche Artistique consisterait au contraire à « éduquer » (au sens noble du terme) cette catégorie de population afin de l’amener à exercer son libre arbitre et à savoir trier le bon grain de l’ivraie. Ce que d’aucuns définissent donc en citant le vieil adage populaire : « On ne donne pas de la confiture à des cochons ». Bien sur, dans la mesure où l’on souhaite que les « cochons » demeurent des cochons !...
Cependant, prenons-nous à rêver un peu : Que se passerait-il si ces fameux « cochons » se mettaient à choisir ce qu’ils veulent se mettre dans le gosier, voire entre les oreilles ? Ce n’est évidemment pas dans l’intérêt de nos chers industriels producteurs d’art (sans majuscule, cette fois, faut pas exagérer !) de « tuer la poule aux œufs d’or », autre adage populaire signifiant qu’il n’est pas question de tarir un filon de quelque nature qu’il soit (même nocif) sans en avoir extrait la substantifique moelle !
Mais revenons à nos moutons (un peu trop de métaphores bétaillères dans cet article !). Ah, l’éducation des masses ! Il y a bien longtemps que la société de consommation a piétiné tous nos principes pour les remplacer par du bourrage de crâne formaté à sa convenance, dans le seul but d’une croissance économique inhumaine, irréaliste et suicidaire ! Il existe aujourd’hui suffisamment de preux chevaliers récemment convertis pour nous avertir des dangers de la surconsommation et autres concepts durables (de lapin de mes deux), déjà dûment récupérés à leur avantage par de grands conglomérats aussi peu vertueux qu’hier et qui s’érigent en donneurs de leçon, suffisamment de faux prophètes à la mode, donc, pour que je me contente ici de ne dénoncer que la pollution sonore qui sévit jusque dans les endroits les plus incongrus, ravalant la Musique au rang de fond sonore (ouf !).

Bon. J’en étais où ? Ah oui, la décennie 1980. Honnêtement, à cette époque, j’écoutais surtout de la Musique provenant des deux décennies précédentes (les meilleures, insurpassables pour toujours ! –quelle objectivité). Ironiquement, avec ce qui a suivi dans les décennies 1990 et 2000, je me suis pris (et je suis loin d’être le seul) à regretter tous ces tubes des années 80, qui finalement n’étaient pas si pourris que ça.
C’est dire à quel point le « numérique » (les 1 et les 0 qui vont désormais diriger le monde) a parachevé le désastre qui s’annonçait…
J’ai aussi le souvenir qu’à cette époque naïve, nous, le public, nous moquions du côté grotesque et pré fabriqué de certains groupes destinés à « cartonner » au hit para..ait le comble du foutage de gueule, et de nombreux magazines musicaux (dont Rock&Folk) n’avaient de cesse que de démasquer ces « créatures » des maisons de disques qui tentaient de dissimuler leur forfait tant bien que mal.
Rappelons que ce type de mascarade était une honte, à l’époque !
Ces créatures (au sens Faustien du terme –voir à ce sujet l’excellent film de Brian de Palma : Phantom of the Paradise) étaient bien évidemment les ancêtres de nos artistes de variété actuels, adulés dès leur premier pet en public.

Puis le vide sidéral s’est installé (musique technoïde primale s’adressant aux bas instincts, DJ’s promus au rang de musiciens, j’en passe et des meilleures), qui a permis le retour en force et en fanfare de ces marionnettes fantoches, misérables et pathétiques pantins manipulés par une industrie aux abois avide de contrôle total sur des Artistes de plus en plus insaisissables (rappelons tout de même que c’est l’industrie musicale qui s’est éloignée des véritables Artistes, et pas le contraire).

Voilà donc nos faux artistes qui font leur entrée par la grande porte, cette fois, surfant sur la décadence totale d’un système qui n’en finit pas de disparaître dans de derniers soubresauts vomitifs. De faux artistes, donc, cautionnés par toute une horde de vieux losers sur le retour espérant remettre au goût du jour leur fond de catalogue aussi rassis que le fond de leur pantalon. Les « daubes » d’hier (entendez la variété produite depuis les années 80) sont désormais élevées au rang de tubes cultes incontournables, preuve s’il en est du vide débilitant de la soi disant « musique » actuelle.

Et que deviennent les authentiques, les véritables Artistes contemporains, à part crever la gueule ouverte en assistant au spectacle décadent offert par de véritables usurpateurs qui occupent leur place ? Et bien, je suppose qu’ils créent tout de même, car c’est vital pour eux ! Quant à vivre de leur Art, c’est évidemment une toute autre affaire.
Un de ceux-ci parvient-il à produire quelque chose d’un tant soi peu nouveau ou original qu’il est aussitôt copié par un bataillon de suiveurs aux dents aussi longues que leur carnet d’adresse qui n’attendent qu’une occasion pour vampiriser l’œuvre d’autrui et s’en attribuer la paternité (ainsi que les retombées « staresques » et financières, bien entendu) !
Quand je vous disais que la Musique est un Art trop sérieux pour être laissé à ceux qui ont du talent…
Il est vrai que je pourrais faire tout un chapitre sur l’argent corrupteur, l’appât du gain et de la notoriété qui pourrit tout…
Et alors ?
Ça changera quelque chose ?
Du temps perdu, encore…Je préfère créer !



 
Posted by Frank Forrester on Wednesday, April 08, 2009 - 1:46 PM
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victor
victor le juste

 
passionnant,engagé,merci d'avoir pris de ton temps pour nous faire cette piqure de rappel.Meme si je ne suis pas d'accord avec tout ce que tu dis j'en apprecie le sens.
Bonne route à toi!
 
 
Posted by victor on Wednesday, April 22, 2009 - 6:39 PM
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victor
victor le juste

 
nous ne sommes plus il y a quelques siecles...il y a quelques siecles on tuait les rouquins,on pratiquait l'inquisition,la chasse aux sorcieres,l'esclavagisme,que sais-je encore.
Depuis il y a eu Beaumarchais,le droit d'auteur et les lumieres
 
 
Posted by victor on Wednesday, April 22, 2009 - 6:26 PM
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cortella

 
comme toi quoi!!
 
Posted by cortella on Monday, April 20, 2009 - 8:02 PM
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Nadia

 
A qui profite le téléchargement ?

Peut-être bien, les entreprises qui vendent les produits qui permettent le téléchargement justement.


Par conséquent, ce ne sont pas elles qui devraient payer plutôt ?



Courage ! Bien mal acquis, ne profite jamais.

 
Posted by Nadia on Thursday, April 09, 2009 - 5:32 PM
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victor
victor le juste

 
bravo Polo!!!!!
 
 
Posted by victor on Wednesday, April 22, 2009 - 6:23 PM
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Polo

 
Merci Victor, mes respects
 
 
Posted by Polo on Thursday, April 23, 2009 - 8:48 AM
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Demian

 
Quel ramassis de connerie que je vois là...

Le téléchargement illégal n'a pas tué l'industrie, bien au contraire, il a permis à des milliers d'artistes de se faire connaître et d'acquérir une notoriété qu'ils n'auraient pas eu sans internet et sans le téléchargement illégal. Les gens n'aiment pas acheter quelque chose dont ils ne sont pas sûr qu'ils vont aimer, ce n'était pas comme ça il y a 20 ans, maintenant ça l'est. Oui les majors se sont plus que gavés sur le dos des "artistes" qu'elles produisaient, à 20€ un album sur lequel l'artiste qui l'a crée ne touche que 2 à 3€ grand maximum, quand sa maison de disque ne les lui reprend pas, c'est une évidence qu'ils se sont fait pété la panse avec ce business. Désormais les choses changent, internet crée une révolution culturelle et permet à n'importe quel artiste de se faire connaître comme il le désire, et ce mondialement. Un album d'un groupe qui débute est vendu dans une des boutiques de leur patelin, ça ne les fera pas connaître, ou très peu, et très localement. Mais s'il est sur internet, en téléchargement gratuit, ça peut toucher la terre entière, et par la suite ça peut assurer un potentiel de ventes énormes (car, quoi qu'on en dise, les gens sont encore très attachés à l'album-objet, ainsi qu'aux différentes éditions collector).


Internet peut être un excellent outil pour acquérir une notoriété énorme, donc une énorme fan-base. Le comportement complètement abruti que certains ont ici, à dire qu'Internet a tué leur "métier" (si déjà tu pars du principe qu'être artiste est un métier, arrête alors, tu n'as strictement rien compris et tu dénatures complètement l'appellation d'artiste, tu mérites plus de t'appeler "opportuniste"), c'est tout bonnement parce que vous faites cela pour l'argent, mais il y a d'autres manières d'en acquérir tout en satisfaisant son public, et tenter d'aller à contre-courant du progrès ne vous attirera rien de bon, pire, pourra foutre votre carrière en l'air. Il y a un truc dans la vie qui s'appelle l'évolution, le progrès. Sois tu progresses, sois tu régresses, et les "artistes" qui veulent faire du net une prison et qui voudraient voir le téléchargement illégal endigué régressent complètement et finiront par se mettre leur public à dos.


Le "piratage", ça existe depuis les premières cassettes, que l'on pouvait copier facilement. On en parlait moins, et c'était pourtant très présent. Les maisons de disque n'étaient seulement pas aussi avides et cupides, tout comme les artistes.


En tout cas, bravo à l'auteur de cet article, que je nommerais être un ramassis de la connerie la plus crasse qui soit. Oui, bravo à lui, grâce à son flot affligeant d'idiotie, il vient de se faire connaître sur la toile, alors que c'était un parfait inconnu. Cela dit, il vient de se faire connaître en mal.

 
 
Posted by Demian on Friday, April 24, 2009 - 3:22 PM
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mups
mups mups

 
Bonjour Polo,

Que penses-tu des initiatives comme celles de Prince, Barbara Hendricks, Radiohead qui ont proposés aux internautes de payer le montant qu'ils souhaitaient pour acquérir leurs albums, où encore les initiatives de Saul Williams et Trent Raznor qui ont purement et simplement mis leurs albums en libre téléchargement?
Apparemment, il existe des alternatives dans lesquels des artistes peuvent s'y retrouver, et cela, même en s'affranchissant des maisons de disques. Les modèles évoluent constamment, certains savent en tirer parti et d'autres non. Il faut savoir vivre avec son époque, ce n'est certainement pas simple pour tous, mais de toutes évidences il existe des possibilités viable.

 
 
Posted by mups on Friday, April 24, 2009 - 3:27 PM
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Polo

 
Voir réponse ci-dessous à Acid Skumps.

Amicalement
Polo
 
 
Posted by Polo on Saturday, April 25, 2009 - 10:38 AM
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Acid Skunp

 
Je n'ai plus acheté un cd depuis 10 ans, pourtant j'ai une collection de quelques 200cds(achetés auparavant et non piratés). Quand je lis ce blog et ces réactions, il est sûr que je n'achèterai aucun cd dans les 10 ans à venir.


Qui n'a jamais acheté un cd de 12 titres contenant seulement 3 ou 4 bons titres et le reste uniquement de remplissage, vous voulez des noms d'artistes ?

Il existe une multitude de net label, de site qui diffuse de la musique libre de droits. Sous licence libre ! Je ne ferai pas de pub, il est très aisé d'en trouver. Évidement le téléchargement de ces œuvres est légal. Un fois téléchargé, on peut diffuser à souhait sans restriction autre que commerciale, il est interdit de vendre du libre sans en avoir référé à son auteur.


Alors l'offre est variée ET de très bonne qualité, tous les genres, sous genres de musique sont représentés. Les téléchargement se font en MP3 , OGG et WAV, non pas de la merde comme j'ai pu lire.


En sachant cela, je vous invite à réfléchir avant d'acheter vos prochains cd, faites un tour dans le monde du libre, vous risquez d'oublier votre disquaire.


Le monde change, bien à vous .

 
 
Posted by Acid Skunp on Friday, April 24, 2009 - 5:00 PM
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Polo

 
Je ne vois pas en quoi ce que je dis empêche les artistes qui le souhaitent d'offrir leur musique librement sur ces sites, pas plus que la loi hadopi ne le fera. Peux-tu admettre que les autres puissent défendre le droit d'auteur qui est un acquis social ? Je suis sûrement très ringard, mais j'ai une vie dans le réel, (le monde prisonnier ?), avec une famille à nourrir, des impôts à payer, des projets... Et comme tout le monde, je vis du fruit de mon travail.

Moi même, je n'achète plus guère de CDs, je télécharge légalement ou j'écoute en streaming, et ça me va...
J'entends tes arguments et je ne trouve pas que nous soyons tellement en désaccord. Et si le monde change, tant mieux. Vivement les boulangeries libres, les super marchés libres, les livres de Jacques Attali en libre téléchargement sur le net (Je suppose qu'il y travaille...).

Merci à toi et aux autres de m'avoir fait part de votre avis, que j'écoute avec attention.

Amicalement
Polo




 
 
Posted by Polo on Saturday, April 25, 2009 - 10:36 AM
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Felix

 
Je ne connaissais pas ce type... Maintenant vu le peu de considération pour les internautes et donc d'une certaine manière pour "son public" je sais à quoi m'en tenir... Pour ma part, je n'ai pas acheté de Cd depuis ? En fait je ne sais plus... Je trouve ce support si démodé! Et puis si c'est pour écouter un ou deux morceaux sympa et de la soupe histoire de remplir la galette... Bof...
Pour ma part, depuis l'avènement de l'internet, je ne me limite plus à écouter deux ou trois groupes et à les aduler. Au contraire j'écoute de la musique tout azimut... Je surfe de genre en genre, de style en style en me fiant à l'avis de mes homologues internautes... J'y découvre grand nombre d'artistes que je n'aurais jamais découvert d'une autre manière... Bref je me cultive...
Non monsieur Polo tout ne vous est pas dû... Si vous voulez poursuivre, va falloir vous adapter et peut être retisser des liens avec votre public parce que là... Je ne parlerai pas de votre homologue qui intervient de temps en temps et de ses arguments bétons (pardon!) bidons du genre " je connais le sujet à fond, j'ai raison sur tout alors cela ne sert à rien de discuter"...
Et oui... Dure est la loi de l'évolution...
Je ne souhaite pas votre perte. Je souhaite la perte de toutes ces majors qui se sont enrichis sur le dos du public et surtout des artistes... Je souhaite que tous ces dinosaures disparaissent... Sur la Terre quand ces monstres reptiles ont disparu d'autres espèces plus petites et plus élaborées ont fait leur apparition et ont à leur tour évoluées... Il en sera ainsi dans le monde de la musique... Ici ou là émerge des sites où des artistes avides de communiquer avec leur public propose gratuitement ou contre une faible rétribution leur création... Les gens communiquent, échangent, partagent... C'est quand même chouette la modernité...
Et après avoir combattu le P2P vous vous attaquerez à quoi? Au satané marché de l'occasion qui plombe vos ventes de Cd?
 
 
Posted by Felix on Friday, April 24, 2009 - 9:32 PM
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Jimi-Sue
Jimi sue Hesse

 
Je n'étais pas forcément d'accord avec tous les arguments du post de départ, et je suis loin d'en maîtriser tous les points mais pour avoir longtemps écumé les festivals et aujourd'hui encore, tenter de voir des concerts divers, je sais qu'on ne peut pas accuser Polo de ne pas tisser de liens avec son public.


 
 
Posted by Jimi-Sue on Sunday, April 26, 2009 - 10:26 AM
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Acid Skunp

 
On est en total désaccord, surtout avec la dernière partie du coup de gueule mais je l'exprime avec courtoisie.


La notion de libre est vraiment mal comprise, c'est désolant de faire un amalgame entre les ouvriers et les artistes. On croirait entendre l'autre, là, michel blanc qui veut voler du camembert.

Comme si le libre visait à piller les droits d'auteurs, c'est méconnaitre le copyleft, le libre vise à rétribuer ceux qui le mérite sans aucun intermédiaire, fini le temps de sortir un album tous les 4 ans pour se remplir les poches. Ne doit vivre de sa musique que celui est bon et reconnu par le public comme tel. Comparer un boulanger qui passe ses nuits à travailler 6 jours sur 7 pour le smig et un artiste, pourquoi pas une profession libérale et un ouvrier sur les chantiers d'autoroute ? Certes la vie d'artiste c'est surement pas tous les jours rose, surtout pour les petits, mais faudrait proportion gardée : tout ce qui est exagéré est insignifiant.
N'il y a pas t'il plus exagérée que la sacralisation de l'artiste ?

Alors l'offre est plus grande, fini le temps des studios, les techniques évoluent et tout un chacun avec quelques milliers d'euros peut s'auto-produire. Alors comme devant tout offre accrue, il y a du mauvais et du bon. Dire que " le grand silence suivra" est stupide. Les gens le sont moins, un mauvais musicien ne sera pas téléchargé alors qu'un bon musicien sera plébiscité. Une nouvelle forme de rapports apparait, du direct producteur-auditeur, sans les majors, voilà pourquoi Hadopi. Pour tenter de sauvegarder les stocks-options de quelques magnats du CD.


Tu accuses les gens d'êtres des pirates, mais tu es aveuglé. Qu'est-ce que propose l'industrie musicale : les maisons de disques vont faire de la publicité sur les pages internet de leurs artistes. Elle vont récupérer 92% des bénéfices pour en donner 8% à l'artiste, tu me diras, c'est la même marge qu'avec les cds. Et ça c'est protéger les droits d'auteurs ? Non c'est de le spéculation sur un poulain. C'est du pillage.


Sans compter qu'hadopi est dépassée, forcément il y a moins de gens sur p2p classique, les gens passent au crypté. Hadopi attaque, le vil peuple répond. C'est stupide, au lieu de prendre le probleme à bras le corps et restructurer le monde de musique, celui s'enferme sur des vieilles positions et nous traite de pirates.
à quoi s'attend l'état en traitant les gens de la sorte?

Si j'ai parlé de mes 200cds c'est parce que je les ai acheté, j'ai donc fais le jeu pendant mon adolescence des maisons de disques et entendre pascal nègre nous traiter de pirates, de gens à museler est insultant et navrant.
Il croit qu'il ma donné envie de lui donner mon argent ?

On ne comprend pas une nouveau mouvement, une nouvelle idée, on l'accuse de sorcellerie. La technique est rodée. Cependant le temps passe, la sorcellerie devient avenir et on oublie les inquisiteurs. Ça aussi c'est rodé. Tiens on croirait que je parle des DRMs, ceux-là même que l'etat à imposés en 2006 et qu'il se vante aujourd'hui de supprimer.
Patience, le serpent se mord la queue, il arrive aux oreilles!

J'aime les artistes....pas l'industrie de la musique.


 
 
Posted by Acid Skunp on Saturday, April 25, 2009 - 12:25 PM
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didier

 
La loi "création et internet" était mal foutue dans le sens ou le papy qui n'a pas suprotéger son pc va voir sa connection coupée pendant un certain temps tout ca parce qu'un petit malin aura réussi à pirater sa connection et téléchargera à bon escient....normal que le projet soit tombé à l'eau,de plus comme par hasard nos braves députés étaient peu nombreux ce jour-là,ca ne les interesse pas ? peut étre qu' eux aussi sont des adeptes du téléchargement.....
Maintenant "si" la loi passe ,il faudra encore trouver les moyens pour la faire appliquer.....
qui n'a jamais téléchargé une sonnerie de téléphone ? on peut apparenter ca à du vol?

Maintenant ,au lieu de pondre des lois à la con,à faire la chasse aux gamins qui téléchargent parce qu'il ne peut pas se payer son cd à 20€,que l'on traque plutot pédophiles et cyber-criminels ,personnages bien plus dangereux pour notre société !

Répression dans l'hexagone.....


 
 
Posted by didier on Saturday, April 25, 2009 - 10:14 PM
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