Il y a des épaisseurs qui font mal,
des sourires qui crèvent tous les maux,
des poings se levant sous la nuit tombante,
la lumière devant,
nos pas guident nos élans...
J'ai mes frères de chaque côté de mon regard et j'avance avec eux
... allons y…
mes larmes s'envolent devant chaque étoile,
marque de mes ancêtres,
sous leur ciel gris j'ai mal à la tête
…allons y…
notre rage se lève,
féroce,
se relève,
sales gosses…
on se joint à la fièvre qui sent bon,
à celles des Hommes qui craignent pour leur vie,
qui voient leurs enfants et sous la tension globale
tiennent bons
…confiants…
car nombreux
…confiants…
avec une lueur dans les yeux…
et nous mettons nos paumes contre les leurs,
nous plaçons notre foi en sûreté dans nos coeurs…
allons y frère,
nous avons la force des vrais,
nous avons la force de ceux qui savent marcher,
de ceux qui
aiment
et pleurent
et crient…
chacune de leur mascarade condamne un peu plus,
mais nos pieds debout sur nos barricades que nous construisons
sont un peu plus solides chaque jour…
Un mur, nous sommes, avec nos bouches tendues
pour sourire au nouveau jour qui se lève…
Un mur, plus de larmes mais des poings levés
Le mur bouge, regarde, nous sommes uns, nous sommes plein
Nous sommes une armée, libre et indépendante…
nous sommes nés libres et il n'y a que nous pour nous défendre…