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L'univers de Joanne

Joanne



Last Updated: 11/8/2009

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Friday, August 21, 2009 

Current mood:  calm
Category: Music
Pour faire changement, un peu de musique.  Un titre que j'affectionne beaucoup, qui sort des sentiers battus. Une collab France-Québec avec deux amis. Comme quoi, l'internet a du bon. Bonne détente...

TITRE: Écoute
Duo Zone d'Hombres
Voix et texte: Runtigrou
(J'adore ses textes et sa voix)
Musique: Mdups
(J'adore ses mélodies qui me
 touchent)
Voix féminine: MOI

Wednesday, March 25, 2009 

Current mood:  complacent
Je participe à un COLLECTIF. Il se retrouvera entre les mains des lecteurs en juin.  Dix auteurs ont posé leurs mots sur les toiles de dix artistes-peintres.
Des lancements seront faits à St-Eustache et à Ste-Foy(dates à confirmer).
D'autres infos suivront bientôt.
J'ai adoré mon expérience et j'ai très hâte de faire découvrir cet univers, la rencontre de deux arts.
Un énorme merci à Carole Lussier pour sa patience, sa présence et son travail acharné ainsi qu'à Véronique Morel pour son positivisme et ses encouragements.
 

PRÉVENTE

Sortie prévue pour juin 2009


 


je plume et tu pinceaux

est la rencontre de deux disciplines qui se sont trouvées en une seule et même passion, celle de créer. C’est aussi l’aboutissement d’une longue démarche par laquelle ces artistes, peintres et auteurs, ont réussi à insuffler à chacune des pages de ce livre un univers entier, différent et nouveau. De la beauté et du rêve, du récit et du conte, ils en ont fait leur art, mais c’est du partage qu’est né cet ouvrage ; un échange grandiose de l’imagination.

Des encriers sur la table…

se veut le premier volume de cette vision collective où les talents se chevauchent pour mieux ouvrir les portes d’un avenir qui parle pourtant déjà d’eux.


 

 

 
Collectif

AUTEURS et AUTEURES

Annie Desbiens, Carole Lussier, Chantal Pelletier,
Joanne Ranzell, Laval Du Breuil, Marjolaine Bergeron, Myreille Barrette, Nicolas Vidril, Pierre-Luc Salvati et Véronique Morel.

ARTISTES PEINTRES

Carole Caron, Claudine Pieters, François Collin, Lise Poirier, Louise Aubé, Marie Gravel, Marlen Guérin, Marmo, Nancy Asselin et
Nathalie Boissonnault.

Monday, December 15, 2008 

Current mood:  chill
Category: Writing and Poetry

Jérémy se tient devant l'immense arbre de noël trônant au centre de la place publique.  Orné de décorations délicates et d'innombrables lumières scintillantes, jaillissant en un arc-en-ciel de couleurs sur les gens à ses pieds, le sapin est majestueux.  Jérémy est hypnotisé par la scène, oubliant pour un instant le froid qui le transperce.

La neige tombe doucement, contrastant avec l'animation dans les rues. Les gens se pressant, se bousculant même.  Ils font hâtivement leurs derniers achats en cette veille de noël.  Certains, inquiets de ne pas trouver CET article qu'ils veulent absolument donner en cadeau.  D'autres, le pas plus léger, prenant le temps de s'arrêter devant l'arbre de noël.  Des éclats de voix, des rires fusent de partout, entourant Jérémy d'une douce chaleur.  Soudain, il sent que quelqu'un tire la manche de son manteau.  Une ravissante fillette aux grands yeux verts lumineux, aux joues rosies par le froid et aux boucles blondes indisciplinées s'échappant de son capuchon, lui sourit radieusement.  Elle lui prend la main et y glisse une étoile de verre taillé.

-Joyeux Noël!,  Lui dit-elle, fais un voeu, c'est une étoile magique!"

Puis elle retourne en sautillant et riant auprès de sa mère. Jérémy regarde l'étoile, ébloui par ses détails et la façon dont elle capte les lumières de l'arbre.  Il serre l'étoile dans sa main, l'enfonce dans sa poche et lève à nouveau la tête vers l'arbre.

Il a passé des heures à parcourir les rues, à admirer les décorations, les vitrines attirantes des magasins.  À regarder par les fenêtres aux rideaux ouverts où des gens s'affairaient aux derniers préparatifs avant que les festivités commencent avec les premiers invités qui se pointent le nez.  La famille que l'on retrouve avec émotion une fois par année à cette occasion, ou ceux que parfois on se tape encore avec un sourire forcé, avouons-le.  Les tables bien garnies de victuailles, qui feront dire aux enfants dans les jours à venir: "Ah non! Pas encore des restants!".  Les cadeaux qui reposent sous le sapin, porteurs de cris de joie à venir.

Jérémy sort de sa rêverie et pousse un petit cri.  Il sort sa main de sa poche.  Il serrait l'étoile si fort qu'il s'est piqué avec une des pointes.  Il sent une chaleur sur ses joues.  Des larmes y roulent doucement.  Il y a si longtemps qu'il n'a pas pleuré.  Sa mère lui dit toujours de faire son grand, de ne pas pleurer. 

Jetant un dernier regard à l'arbre, il soupire et prend le chemin du retour. Vers cette maison, où l'attend le regard fuyant de sa mère, les effluves d'alcool de son père et l'éclat des coups sur son corps frêle.  Mais au creux de sa main, il tient une mince lueur d'espoir qu'un jour, peut-être...

Joanne R.(texte protégé)

Pour tout ceux pour qui noël est une journée comme les autres, qui rend peut-être les coeurs encore plus lourds.  Parfois, juste un geste, une parole peut redonner l'espoir.  Pour ceux qui ne pourront être en famille, par la distance, par devoir dans un pays étranger , par choix aussi.  Pour ceux qui ont perdu un être cher et pour qui ce noël sera difficile.  Pour tout les autres, je souhaite également de très joyeuses fêtes et pour 2009, santé et capsules de bonheur. Je vous embrasse très fort!

Tuesday, August 12, 2008 

Current mood:  mischievous
Category: Writing and Poetry
Tu m'attends, porteur d'une promesse de douceur
Mon corps se tend dès que tu m'effleures
Je retiens mon souffle, je ferme les yeux
Ma peau frissonne, quel supplice délicieux
 
Je m'abandonne à tes caresses, douces vagues berçant mes sens
Seul ton doux murmure à mon oreille perce le silence
La tête me tourne légèrement devant ta beauté
Sentiment de liberté, capsule de bonheur exalté
 
Hum! Sublime bain de minuit en mon lac scintillant
Eau douce, fraîchement apaisante sur mon corps brûlant
Il est temps de rejoindre la berge, voilée d'ombres animées
Sous les lueurs d'une lune blanche immaculée
 
Le souffle chaud de la brise sur mes cellules en émoi
Sèche les perles d'eau châtoyantes glissant sur moi
Rassasiée, je vais me glisser nue dans mes draps de satin
Avec sur les lèvres, l'ébauche d'un sourire coquin
Oui, l'été, c'est DIVIN!

Joanne R.

(texte protégé)

 

 

Sunday, June 15, 2008 

Current mood:  amused
Category: Writing and Poetry


Je suis attablée à mon café préféré. J'attend Marc-Antoine, il doit arriver d'une minute à l'autre.



 

J'en profite pour regarder les gens évoluer autour de moi. Je fais souvent ça, j'en ai le temps maintenant.

J'ai 84 automnes bien sonnés! De vieux automnes sur le corps mais c'est encore le printemps dans ma tête! Mes enfants m'ont placée ou plutôt "stationnée" dans un centre pour personnes âgées. Parce qu'il y a deux hivers, je suis tombée lourdement sur la glace me cassant la hanche, on a tout de suite assumé que la Angèle pouvait plus tenir maison!

On n'élève pas nos enfants pour qu'ils deviennent nos bâtons de vieillesse. Et je comprend que mes enfants soient occupés mais tout de même! Ma fille habite à l'extérieur du pays. Et il doit pas y avoir de téléphone où elle habite! Enfin, elle en trouve un à noël et encore! Bon, je sais bien qu'elle a le téléphone et bien d'autres moyens de communication mais je fais de l'ironie! C'est plus facile que de réaliser que ton enfant n'a pas de temps pour toi.

Mon fils, lui, habite à 5 minutes du Centre. Mais il est cadre, il travaille des heures de fou, il ne voit rien! D'ailleurs, je crois qu'il ne s'est pas encore aperçu que sa femme l'a quitté il y a 7 mois! hihi J'aime autant en rire sinon, je ne pourrais plus m'arrêter de pleurer!

Ce qui me dérange le plus de vieillir n'est pas de voir mon corps d'ancien pétard(si! si!;-) flétrir, mais plutôt comment les gens parfois, réagissent devant la vieillesse.

De plus en plus les gens courent après la jeunesse éternelle. Des crèmes, des recettes miracles, des chirurgies, différents moyen de gagner du temps pour en faire plus! Ils n'osent pas regarder dans les yeux de ceux qui portent déjà la vieillesse comme une 2e peau de peur que ce ne soit contagieux!

Ce qui me fait rire le plus, c'est qu'ils courent comme des malades à gauche, à droite, ils ont peine à souffler avec des horaires chargés et paf! un jour la vieillesse va leur rentrer dedans et ils auront rien vu venir!

Bon, je ne généralise pas. Il y en a plusieurs qui traitent les personnes âgées comme des humains à part entière qui ont encore quelque chose à dire. Pour les autres...ne savent-ils pas que c'est le regard qu'ils posent sur nous ou l'indifférence qu'ils nous servent qui nous fait vieillir le coeur, l'âme?

Mais c'est le ton sur lequel on me parle parfois qui me tue! Tout d'abord, pourquoi on m'adresse la parole sur un ton fort automatiquement? Je ne suis pas sourde! Enfin, pas encore! hihi Et la nourriture au Centre beurkk!! Infecte! Sans goût, sans couleur! Pourquoi se forcer, c'est peut-être notre dernier repas de toute façon! pfff

Est-ce qu'à mesure que les plis s'accumulent sur la peau, que la gravité fait son oeuvre, on perd automatiquement de la vue, de l'ouïe, de la sanité? Et bien, j'ai manqué ce bout-là moi! Il me semblait bien qu'avoir la mauvaise habitude de ne jamais être à l'heure dans ma jeunesse me servirait un jour!;-)

Je n'ai pas envie qu'on crie pour me parler car on assume que je dois être dure de la feuille, je n'ai pas envie qu'on me serve de la bouffe sans saveur comme si je n'avais pas droit à ce plaisir, je n'ai pas envie qu'on me gave de pilules pour que je dérange moins!

J'ai encore envie de m'amuser, d'aimer même! D'ailleurs, le jeune Mr.Tardif(78 ans!) dans la chambre au bout du couloir me chatouille le désir!! Bon, Mme Brossois à côté dit que c'est un vieux croulant mais elle se voit pas elle! Toujours à chiâler sur tout! Ce sont des gens comme elle qui nous font mauvaise réputation! Son mari est sourd! Homme heureux!

D'accord, Mr Tardif n,est pas un Dieu Grec! Sa bedaine le précède dans les pièces, il a une jambe qui traîne plus que l'autre mais il a un de ces regards! hummm! il est vif, allumé, drôle! Et quand il met ses dentiers, il a l'air d'un tit jeune de 60 ans! hihi

J'ai envie de rire, de découvrir encore. De suivre le courant de la vie et non de le regarder défiler sans embarquer à sa suite. J'ai encore tant à donner, à vibrer, à aimer! ET S'IL FAUT QUE JE CRIE À MON TOUR POUR QUE L'ON M'ENTENDE, JE LE FERAI! Ils se diront:

-Tiens, la vieille gâteuse qui s'énerve! Elle a encore de la vie pour son âge hein!

Ah! voilà Marc-Antoine qui arrive. Mon rayon de soleil! Eh qu'il ressemble à son père cet enfant-là! Physiquement je parle. Sinon, mon fils et lui n'ont rien en commun! Marc-Antoine, du haut de ses 19 ans, me parle normalement. Il sait reconnaître l'étincelle qui brille encore au fond de mes yeux.



 

Joanne Ranzell(texte protégé)

Ce texte se retrouve aussi sur le www.carole-lussier.com

 

 

Sunday, May 11, 2008 

Current mood:  mellow
Category: Writing and Poetry

ÊTAT DE GRÂCE

Je sens tes ailes d'ange qui papillonnent en moi

Bientôt s'achève notre voyage fusionnel

Pour faire place à celui corporel

Que fait-on en arrivant ici?

On pleure, on a froid, on a faim, on veut que quelqu'un nous prenne, nous aime et nous cajole

Je m'émerveillerai devant tes premiers pas, je serai touchée et fière de tes premiers mots

Je te guiderai vers l'amour, le respect de soi et des autres, l'ouverture d'esprit

Je veillerai sur toi durant tes maux du corps et du coeur et remplirai mon âme de tes sourires et tes rires

Être ainsi liée à toi avant ta grande entrée parmi nous, chavire mon âme de bonheur

En attendant petit ange, dors en mon sein, bien au chaud

Sens mon coeur battre pour nous deux et laisse-toi bercer au rythme de mes pas

Maman

Joanne R.

Texte protégé

Monday, April 28, 2008 

Current mood:  cooky/wacky
Category: Writing and Poetry

Le printemps naissant nous entraîne

Dans un tango sensuel, sans gêne

Pulsions à l'état pur, sur un air langoureux

Regards brûlants, baisers intenses, amoureux

 

Sentir ton corps qui vibre sous mes mains

Se moulant au rythme du mien

Une valse à trois temps

Coeurs, âmes, corps! Un volcan!

 

Langage corporel annoncant haut et fort

La passion folle qui nous dévore

La musique se tait? peu importe!

En nous, flambe encore le désir sans fausse note!

Joanne R.

(texte protégé)

 

 

 

 

 

Friday, March 28, 2008 

Current mood:  warm
Category: Life

(S’applique au virtuel...et au réel...)

Il y a de ces gens, bêtement méchants

Qui trouvent un pervers plaisir à détruire

Que ce soit les rêves des uns, les accomplissements des autres

Ils vivent leurs vies à travers ceux qu’ils dénigrent

Leurs vies étant trop minables

Ils s’acharnent à critiquer à droite, à gauche

Plus facile, mais plus lâche

Que de construire son avenir

Il y a ceux qui râlent sans arrêt

Pour tout, pour rien

Les éternels incompris, insatisfaits

Braves devant un écran ou par derrière

À répandre leur fiel

Mais sans  couilles pour le dire en face

Pourquoi le font-ils?

Que ce soit par bêtise humaine, par un passé difficile

Ce qui, à mes yeux, n’est pas une excuse valable

On a tous nos vécus, parfois très cruels

On choisi de vivre dans le négatif ou le positif

Est-ce que ça existe un négativisme inné?

Peu importe la raison, ces gens, je les emmerde!

Heureusement, il y a de ces gens

Qui nous font oublier ceux ci-haut

Des gens de coeur, de tête

Qui ont le rire qui fuse

Comme une cascade joyeuse

Dont la chaleur d’un sourire peut faire fondre une banquise

Qui par leurs seules présences, apaisent nos coeurs, stimulent nos esprits

Ils sont francs, répondent "Présent" dans les moments difficiles

Peuvent nous dire nos quatres vérités mais sans blesser

Ou sont tout simplement là

Pour partager de doux instants

Ces gens qui illuminent nos vies

Je leur dit "MERCI"!!!!!!!!!!!!!

Joanne R.

 

 

 

Wednesday, December 19, 2007 

Current mood:  calm
Category: Writing and Poetry

Ils errent, sans but, sans destination

cherchant à survivre à l'heure qui suit

Leurs lendemains semblent si lointains

Un pays dont ils entendent parler mais qu'ils

ne verront peut-être jamais

Victimes de guerres, de désastres, de mains brutales,

de haine, d'indifférence

Peu importe leurs destins, ils promènent leurs enfances

malmenées, hagards, cherchant un hâvre où poser leurs

âmes blessées.

Si l'on ne rêve pas, on meurt alors,

que leur restent-ils à part leurs rêves?

Rêver de parents aimants, disponibles

Rêver des silences que la guerre leur dérobe

Rêver de corps forts, qui ne connaissent pas

la maladie, les blessures

Rêver de paix, d'amour, d'entraide

N'est-ce pas les voeux que la terre entière s'apprête

à se souhaiter dans quelques jours?

Mots vains, vides de sens, dit avec automatisme par un

nombre trop grand

Mots puissants, résonnants de l'espoir d'un jour meilleur

Pour ces enfants de l'oubli

Joanne R.

 

 

 

 

Friday, November 23, 2007 

Current mood:  calm
Category: Writing and Poetry

Le doute, si longtemps compagnon de route

Ce doute né de l'abandon paternel

Ce père qui devait aimer, protéger et non blesser l'âme

A engendré une indépendance intense, inatteignable

Derrière ma forteresse de pierre

Le doute, je croyais l'avoir abandonné

Je l'ai senti remonter doucement, comme une couverture resserant

Sournoisement son étreinte autour de mon âme, se jouant de mon bonheur, glacial

Je le réchauffe par ma volonté d'être, de créer, d'aimer, pour le faire fondre, le voir disparaître

Ce doute qui m'a habité si longtemps, je le nomme, je le reconnais, je lui dit merci de m'avoir fait évoluée au-delà de mes limites, surpassant mes peurs

Puis, je le laisse aller, sa voix se taisant à jamais.

Cette forteresse, la mienne, où j'ai joué selon mes règles

Cette antre doré, sécurisant, je le quitte

Qu'une seule façon de vivre à présent, en me laissant aller à l'immensité, mon âme saura me guider

Et si un jour je tombe, j'ai confiance que mes mains seront fermes, confiantes, aimantes

Pour me projeter vers l'avant et non vers l'arrière dans cette forteresse, maintenant de verre

D'AILLEURS, QU'ELLE ÉCLATE AU GRAND JOUR!!

Je m'en délivre, j'avance sans me retourner, refusant à nouveau d'y séjourner

Mes doutes, ma forteresse, je les enlèvent comme de vieux vêtements usés

Pour aller, dénudée de mes peurs,libre de sentir le vent de la liberté, de l'amour sur chaque cellule de mon corps

La tête levée vers l'univers qui m'accueille dans sa confiance, ses possibilités

Assez de ces chaînes qui briment mon âme, mon coeur

JE LÂCHE PRISE!!

Je suis amour, passion, sensualité, confiance, émotion

Je suis sérénité, accueil, générosité, humour, patience, persévérance

JE SUIS LIBRE!!

JE SUIS!!!!!!

Joanne R.

Sunday, November 18, 2007 

Current mood:  loved
Category: Writing and Poetry

LE MOMENT PRÉSENT

Je suis là, en silence, à respirer

Chaque parcelle de ce temps qui s'écoule doucement

Je suis à l'écoute du vent qui me souffle ma vérité

M'appelant à prendre le temps d'apprécier, de goûter

 

J'ai le bonheur qui coule dans mon sang

Je suis sereine, je prend mon temps

J'accueille ce moment présent le coeur souriant

J'embrasse ce nouvel amour tout naturellement

 

Je me laisse envahir par ces ondes régénératrices

Je me laisse toucher par ces belles âmes pleines de vie

Ce moment de délice, j'en suis l'actrice, non la spectatrice

J'en suis le moi authentique, qui vibre au rythme de ma vie

Joanne R.

Sunday, November 18, 2007 

Current mood:  creative
Category: Writing and Poetry

Ce poème, je le dédie à une amie, au prise avec une dépression. La dépression fait encore trop souvent l'objet de préjugés. Derrière ce mal, se cache des êtres qui souffrent profondément.

JE CRIE EN SILENCE

Je me sens en dehors de ma vie

Je subis, j'endure, en silence, je crie

Ma vie s'écoule, ma vie s'écroule

Les nerfs en boule, il faut que je me défoule

 

La seule forme de vie en moi sont mes larmes

Qui déferlent de mes entrailles, qui blessent mon âme comme une arme

Elles ne sont pas salvation, ni purification

Elles brûlent mon coeur, mon corps, un puits sans fond

 

J'échoue à être femme, à être mère

La culpabilité est mon souffle de vie, mon univers

Comment faire pour me sortir de ce cercle vicieux

Où mes rires, mes sourires sonnent faux, n'atteignent pas mes yeux

 

Suis-je condamnée à cette douleur sourde, profonde

Qui me tord le coeur de sa main froide, sans pitié

Ai-je le droit au bonheur en ce monde

Ou suis-je destinée à vivre ainsi, à  m'en détester!

Joanne R.