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La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est, au bout du compte, son visage. Louis Aragon BLOG - ACTU LITTERAIRE (Lire, Buzz littéraire, Le Mag.Littéraire, Philosophie Magazine, le Mag des Livres, Senso, Cronic'art, Teknicart, Inrocks, Télérama, Nouvel Obs, GQ...

laurence biava

biava laurence


Last Updated: 11/4/2009

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Wednesday, August 12, 2009 
Rendez vous sur le nouveau site que je consacre à "un roman français" et que je dédie à Frédéric Beigbeder.

http://www.frederic-beigbeder.org

C'est un début. A compléter, bien entendu.

Lisez, et à bientôt.

lo

http://www.qg-le-cercle.skyrock.com reprend du servidce dès le 4 septembre pour Le Cercle et sera uniquement concentré sur le cinéma.
Tuesday, April 28, 2009 

Current mood:  good

Mes dernières lectures depuis 1 mois -


J'ai enfin pu clore la lecture du dossier du Paris Nouvel Obs sur "Les Nouvelles de Clichy sous Bois" - avec les nouvelles de Nancy Huston, Eric Reinhardt, Lydie Salvayre, Jean Rolin. Cela date de fin novembre 2008

Dans le même esprit, fin de la lecture des papiers consacrés à "2009" du télérama spécial de début janvier - avec Adam, Bégaudeau, Bordage, Brisac, Cusset, Davodeau, Dugain, Jauffret, Mordillat, Ovaldé, Pelot.

En une quinzaine de jours, j'ai lu ou relu des romans qui me tenaient à coeur
- Claire Castillon, On n'empêche pas un petit coeur d'aimer (avais pas lu)
- Faiza Guene, Du rêve pour les oufs (avais déjà lu)
- Richard Ford, Ma mère (avais pas lu)
- François Bégaudeau, Jouer juste (avais pas lu, très bien, mieux que le dernier Vers la douceur, mitigé, un peu barré) 
- Valentine Goby, Qui touche à mon corps je le tue, (avais pas lu mais coup de foudre pour l'auteur à la Foire du livre de Brive)
- Marie Darrieussecq, Le mal de mer (avais déjà lu mais m'étais interrompue. Cette fois ci, suis allée jusqu'au bout. Bien. Brillant.)
- Actuellement , je lis Eric Neuhoff, les Insoumis. Avant le dernier Lilas, Stéphanie Hochet dont la critique est excellente. On comprend pourquoi

- Ai terminé enfin mon papier sur Audrey Diwan, bientôt en ligne ici.
- Ai presque terminé mon papier sur "les groupes littéraires sur Facebook"
- Attends la seconde publication sur Buzz Littéraire de "l'édition française s'exporte t-elle ?", que je couplerais avec un article sur Beigbeder et Samuelson présents ensemble à une conférence sur les agents littéraires le 16 mars, le même jour que moi, au Salon du Livre. A lire bientôt sur QG-Le Cercle.

Et toujours,
le Magazine Littéraire, avec de beaux papiers sur le dernier Michon et sur Koltès
Transfuge pour Virginia Woolf
Muze de mai et Lire de mai.

Je lis aussi Wad, Twist, Voici, GQ, Citizen K, Vogue, Volume, et Purple Fashion.

A bientôt.

Monday, March 16, 2009 
http://www.dailymotion.com/video/k7meY0601uLDx6Z5V9
 
Merci à tous pour vos encouragements et vos mercis.
lo
 
Friday, March 13, 2009 
Hello les amis,
Merci pour vos encouragements, c'est tout de même une grande première pour moi.
Bisous.
Comme chaque année, le Salon du livre reprend du service à Paris, Porte de Versailles. Au menu de nombreuses conférences et dédicaces, avec comme thème phare, les auteurs du Mexique.
Cette année Buzz... littéraire est invité sur le stand de Radio France le samedi 14 mars à 16h, où Laurence Biava participera à un débat autour du thème "Littérature et Internet" (voir aussi la rubrique Internet et littérature). Elle y sera interviewée par David Abiker dans le cadre de son émission "Parlons Net" ainsi qu'Hubert Artus (Rue89.com). L'émission sera articulée autour de 3 thèmes :
> Comment les auteurs utilisent Internet ?
> Comment les éditeurs utilisent Internet ?
> Comment Internet influence-t-il l’écriture des romans contemporains ?

Alors si vous avez des pistes, des idées, des bonnes adresses sur le sujet que vous souhaiteriez que Laurence relaie à l'antenne, n'hésitez-pas.
Et très bon salon du livre à vous !
Wednesday, March 04, 2009 

Jean-Baptiste Del Amo a reçu mardi 3 mars le Prix Goncourt du premier roman 2009, pour Une éducation libertine, paru en septembre 2008 chez Gallimard. Cet écrivain, né en 1981, faisait déjà partie des finalistes pour le Prix Goncourt 2008, et pour le Prix Goncourt des lycéens. Jean-Baptiste Del Amo a choisi le Paris de la fin du XVIIIe siècle comme toile de fond de son roman, qui retrace le parcours d’un jeune homme quittant la province pour la capitale.

Le 11e Printemps des Poètes commence aujourd’hui, sur le thème « En rire(s) ». Au programme jusqu’au 15 mars, plus de 15000 événements en France et dans 60 pays, mettant à l’honneur la poésie française et étrangère. - Hommage à Jean Tardieu : Michael Londsale et Daniel Mesguich joueront Monsieur Monsieur, le 15 mars au Théâtre 13 à Paris. - Le Grand jour du poème à l’autre : le 10 mars, des poèmes circuleront dans les rues, les trains et les écoles. Pour participer, il suffit de télécharger les textes sur le site du Printemps des Poètes. - Les poètes étrangers à l’honneur : coup de projecteur sur la poésie chinoise, libanaise et catalane, grâce à une série de lectures assurées par Liu Hongbin, Abbas Beydoun et Iskandar Habache, puis par Narcis Comadira et Alex Susanna.

Le Salon du Livre se tient à la Porte de Versailles du 13 au 18 mars 2009. Je serais présente, comme l' année précédente à quelques conférences et à quelques rencontres avec les auteurs afin de réaliser, avec la complicité de mon amie et collègue Anne-Laure Boveron, des portraits d'auteurs ou des bilelts d'humeur. Je posterais à cette occasion, ici les chroniques personnelles réalisées des romans de Diwan, et Mouzat.  La vérité est que je compte bien rencontrer leurs auteurs au Salon du Livre, d'où mon retard sur ce blog.

La Chronique Lire de mars 2009 de Beigbeder est sur http://qg-le-cercle.skyblog.com où 10 posts sont consacrés à la Centième de son émission le 6 mars.

Et toujours le Magazine Littéraire, Philosophie Magazine et la revue Mixte et Senso du mois. 

 

A bientôt.
 

Tuesday, February 17, 2009 
LE QUARTIER GENERAL DU CERCLE

A FAIT PEAU NEUVE DEPUIS LE 4 FEVRIER.

 

BLOG COMPLET REUNISSANT TOUTES LES ACTUS

CONCERNANT FREDERIC BEIGBEDER

 

 
Catégorie : Cinéma, TV, célébrités
..

et toutes les news sur Frédéric Beigbeder
(Le Cercle, Lire, Voici, GQ, Canal plus, New York fin février....)

 

et un article dans Femmes, "paroles d'homme", février 2009  

 
Il y aura un Spécial Oscars, un Spécial Césars.
Le point sur Anne Hattaway, l'actrice "qui monte" BIENTÖT....

 

Allez voir !

A bientôt
Saturday, January 17, 2009 
La chronique de Frédéric Beigbeder
Les critiques apothicaires

par Frédéric Beigbeder
Lire, février 2009


 

C'est sans doute un des dommages collatéraux les plus inattendus de la crise financière de septembre 2008: de nombreux critiques littéraires se comportent désormais comme des actionnaires mécontents, exigeant de certains auteurs mieux payés qu'eux une rentabilité immédiate, un «return-on-investment» instantané. Didier Jacob du Nouvel Observateur, à la suite de Mohammed Aïssaoui dans Le Figaro littéraire, a inventé une nouvelle forme de journalisme culturel: la critique apothicaire. Il ne s'agit plus de juger un livre, mais de calculer un audimat. La critique apothicaire se fiche des Lettres, elle ne mesure que les Chiffres. Sa nouvelle méthode ne consiste plus à lire des oeuvres ou à juger un style, mais à comparer le montant des à-valoir reçus par les écrivains avec leurs chiffres de vente. En cette dernière rentrée, on a senti jubiler la critique apothicaire de constater une chute des obligations Angot, un cash-flow insuffisant des bons Catherine Millet, la possibilité d'une destruction de valeur par la Houellebecq-Lévy Incorporated. Parfois, en lisant les pages culturelles d'un hebdomadaire de gauche (à la rubrique «Les raisons d'un succès»), on a l'impression de feuilleter Les Echos ou le Financial Times. La critique apothicaire est une des conséquences les plus surprenantes du krach de Wall Street.


S'il est un secteur où l'on ne s'attendait pas à devoir rendre des comptes à des analystes comptables, c'était pourtant bien la littérature. Jusqu'en 2008, l..'auteur d'un roman craignait beaucoup de choses: qu'on critique sa syntaxe, qu'on moque sa construction, qu'on éreinte ses allitérations, qu'on remette en cause la crédibilité de ses personnages ou l'originalité de sa vision. Mais il supposait, sottement, que le monde des Lettres était à l'abri de la vulgate bassement économique et des bilans pécuniaires. On croyait qu'un écrivain était quelqu'un qui était surpayé pour perdre son temps, peaufiner ses paragraphes, flâner autour du monde. On se fichait de la non-rentabilité de Marcel Proust, puisqu'il nous apportait la beauté, et que la beauté rapporte à long terme davantage que le CAC 40. En outre il était généralement admis par les éditeurs comme les critiques littéraires d'antan que les comptes définitifs d'un livre n'étaient apurés qu'un siècle plus tard.....


Personnellement je me suis toujours réjoui que des éditeurs soient prêts à donner des centaines de milliers d'euros à des auteurs non rentables, considérant que cet argent était toujours plus à sa place dans la poche d'un artiste oisif que dans celle d'un banquier véreux. La jalousie et le puritanisme de Didier Jacob sonnent le glas de cette époque bénie où les écrivains pouvaient se comporter comme des enfants gâtés. Désormais un écrivain qui touche un chèque devra affronter la même angoisse qu'un chef d'entreprise à la veille de la présentation de ses comptes devant son conseil d'administration. Publier un roman à la rentrée s'apparente à présent à une ouverture de capital:....


- Millet a touché 500 000 euros....


- O.K., but what are the numbers please?....


 

Tout romancier à succès est maintenant soupçonné de malversations qui feraient passer Bernard Madoff pour un bon Samaritain. Pour sauver la liberté des écrivains, je suggère que le ministère de la Culture débloque un crédit spécial afin d'accorder aux critiques apothicaires l'augmentation salariale qui les fera taire

Tuesday, January 13, 2009 

http://qg-le-cercle.skyrock.com

Nouvelle mise à jour demain - 07.01.09 //14.01.09 - sorties semaines et Cercle Littéraire du 09 janvier.  

Salut les amis,

LE BLOG LITTERAIRE REPREND ENFIN APRES UN ARRET DE 3 SEMAINES. Fatigue hivernale, fêtes de fin d'année, déplacements, en sont la cause.

Avant de se replonger dans les nouvelles parutions littéraires françaises de janvier-février 2009,  observons un court détour par ce qui s'écrit de mieux chez nos amis américains. Lisez l'article. Et regardez l'émission !

Il n'est pas trop tard pour vous souhaiter une bonne année 2009.

Si vous êtes féru de littérature américaine, vous pouvez réserver votre soirée du jeudi 15 janvier : Arte diffusera ce soir-là "Romans made in New York", un documentaire réalisé par Sylvain Bergère, consacré aux jeunes auteurs américains qui renouvellent la fiction contemporaine.

Figures de la nouvelle garde littéraire, Jonathan Franzen, Jonathan Safran Foer, Nicole Krauss, Rick Moody et Marisha Pessl évoqueront leur travail devant la caméra, interrogés par Nelly Kaprièlian, critique littéraire aux Inrocks. Après Bret Easton Ellis et Jay McInerney qui, dans les années 80, ont révolutionné le roman par leur style empreint de cynisme - de substances hallucinogènes parfois - ces écrivains puisent eux aussi une partie de leur inspiration dans la ville de New-York, "la cocotte-minute de la culture américaine", comme l'appelle Rick Moody. 

Quel discours cherche à faire entendre cette nouvelle génération, qui cite comme références Melville, Ellis, Roth, Oates, Carver, Faulkner, Joyce et Kafka ? Que reste-t-il à écrire après la catastrophe du 11 septembre ? Peut-on parler d'un renouveau du roman américain ?

Quelques réponses en livres et en images, jeudi soir donc.

"Romans made in New York", documentaire de Sylvain Bergère et Nelly Kaprièlian. Jeudi 15 janvier à 22h30 sur Arte. 


Prochain post : Maurice Dantec

Autre post : Audrey Diwan 

Saturday, December 13, 2008 

www.buzz-littéraire.com

et http://www.livredepoche.com/dossier-du-mois/booklist_noel/index.php.

Allez cliquer ! et gagnez !!

Chers amis,

Alexandra du Buzz Littéraire me demande de lui livrer un "coup de coeur", "une bonne surprise" et "un livre culte" de mes lectures de l'année 2008 avec obligatoirement au moins 1 roman paru cette année.

C'est un exercice difficile pour moi. Je suis incapable de choisir. Faire une sélection m'est ardue, j'ai l'impression de ne plus savoir. Je n'ai pas envie d'être péremptoire. J'ai aimé trop de choses et j'en ai détesté tout autant. Alors, je vous laisse prendre ce que vous voulez dans la liste non exhaustive dressée à votre intention ci-dessous.

Roxane Duru - "petits pains au chocolat" - Stéphane Million Editeur.  Nouvelle venue. Ecriture sensible et personnelle. On sourit souvent, parfois jaune. J'ai bien aimé. 

Jean D'Ormesson - "qu'ai je donc fait ?" - Roman que je viens de terminer. Livre bilan du mondain grimaçant. "toujours le même roman" dit-on. Mais des romans de d'Ormesson, j'en redemande. Bien.

Pierric Bailly et Frédéric CIriez, "polichinelle" pour l'un, "des néons sous la mer" pour l'autre. Maîtrise romanesque certifiée, rythme souple, écriture sensible. Ne loupez pas ces deux romans. Je ne veux pas vous raconter l'histoire. L'une est atypique, l'autre typique.

Mon livre Culte : Zone de Mathias Enard - Prix Décembre. un bijou. Prouesse stylistique. Zone est un roman étonnant. En une phrase et 500 pages, il déroule les atrocités du XXème siècle. Très bien, à part.

Ma découverte : "Disent les femmes" de Sylvain Kornowski. L'auteur a eu l'idée de ce roman après avoir constaté, en ce début de XXIème siècle, un raz-de-marée féministe, particulièrement androphobe. Chronique bientôt en ligne ici.

Le livre que je vais offrir ne sera pas le Prix Nobel de Littérature, le Clézio mais : "le désespoir des singes et autres bagatelles" de Françoise Hardy.

Résumé : "Elle a l'expression immobile des gens qui ont beaucoup voyagé, sans croire au changement, et beaucoup aimé, sans renoncer à leur solitude. Elle sourit au ralenti comme dans un rêve et ce sourire ajoute on ne sait quelle mélancolie à ce visage lointain, trop précis pour le brouillard, mais trop fragile pour le soleil ", a écrit de Françoise Hardy, dès ses débuts, le grand poète surréaliste Georges Henein. Quarante-cinq ans de carrière rendent justice au don visionnaire du poète.

Voix aérienne, silhouette élancée, d'une beauté entière, Françoise Hardy a marqué plusieurs générations, depuis son premier succès, à l'âge de dix-huit ans, pour " Tous les garçons et les filles ", un disque sorti en 1962. Chanteurs, compositeurs, metteurs en scène, dessinateurs, couturiers, écrivains, tous ont été inspirés par sa présence singulière. Après son dernier disque, Parenthèses, Françoise Hardy a voulu mettre noir sur blanc le récit de sa vie, et exposer, pour la première fois, certaines histoires restées dans les marges de ses souvenirs... Enfant du baby-boom, grandi dans un milieu familial complexe, Françoise Hardy reste le symbole de l'accession à la liberté pour toute sa génération, en compagnie de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan ou des Rolling Stones, dont elle parle, entre autres, avec un regard complice - un regard sans complaisance. Rien n'est caché de ses amours avec Jean-Marie Périer, puis avec son mari, Jacques Dutronc. Au fil des pages, on croise ceux qui ont compté le plus à ses yeux : Serge Gainsbourg, Emmanuel Berl, Salvador Dalí, Michel Berger, Patrick Modiano, Etienne Daho, John Frankenheimer, France Gall, Benjamin Biolay, Hélène Grimaud ou Michel Houellebecq. Françoise Hardy revient aussi sur ses albums, ses chansons, ses collaborations avec Georges Brassens, Gabriel Yared, Alain Bashung, le groupe Blur, ou encore son fils, Thomas.
Mieux qu'un récit de souvenirs, une traversée des apparences qui a le mérite de dire les choses au plus près des émotions ressenties, sans impudeur, pour mieux dégager, au travers de chaque expérience, ce qui a compté, ce qui mérite d'être ressaisi. Un livre qui est aussi une quête de perfection, avec une question : comment, à travers drames et bonheurs, faire de sa vie une oeuvre ?

Mon essai : "le drame des sexes" de Sylviane Agacinski. j'adore cette femme. Emballée par son intelligence, sa clarté, sa clairvoyance après l'avoir vu  chez Ruquier en octobre, où elle s'est lâchée. C'est une vision pessimite sur l'amour et sur l'impossibilité de faire durer un couple. Le couple est synonyme de drame, voué à l'échec sur le long terme, qu'elle raconte à travers trois auteurs dramatiques de théâtre.

et en Audio littérature, je propose : "Le Journal" d'Hélène Berr. Cette jeune parisienne a 20 ans lorsqu'elle commence d'écrire son journal. Connu des seuls chercheurs du Mémorial de la Shoah où il fut déposé en 2002, ce Journal a trouvé sa place à côté de celui d'Anne Frank. Je l'ai lu l'anné dernière. Il sort cette année en audio et c'est Elsa Zylberstein qui prête sa voix". Sa confession se termine par ces mots de Shakespeare : "Horror, horror, horror". 

Pour les autres Beaux-livres, il vous faut consulter le dossier de la revue Lire.

En 2009, je guette et attends

les nouveaux romans de Frédéric Beigbeder et de Nicolas Fargues

le premier roman de mon amie belge  : Nancy Morepa "sans limite".

la biographie de Pascal Bories sur Beigbeder à l'Archipel.

les romans des Editions Heloise d'Ormesson, Editions de Minuit, P.O.L, Editions de l'Archipel, Grasset et la Table Ronde qui ont ma faveur.

Bon week end.

Prochain post : les mots qui font du bien.

  
 

 

 


Friday, November 28, 2008 

JE DIS TU

De V.C - 1995

Je suis malade du sida depuis 3 ans.

Après toutes sortes d'aventures dans le domaine de la médecine orthodoxe et des médecines douces j'ai pris conscience de deux choses fondamentales :
- premièrement que nous sommes le résultat de nos émotions et de notre façon de vivre
- deuxièmement qu'il fallait se désintoxiquer physiquement, émotionnellement et spirituellement afin de sortir de la maladie.

J'ai entendu parler d'Amaroli. Je me suis préparé par deux jours de cure de fruits. Au début cela fut pour moi un exploit, car il me fallait aller au delà de toutes les appréhensions possibles, de toutes les idées reçues dans le genre 'c'est un poison toxique, c'est dégoûtant, répugnant, un déchet, tu vas mourir si tu fais ça, t'empoisonner...', j'en passe et des meilleures !

J'ai eu besoin d'appeler le courage pour me jeter à l'eau, si j'ose dire, mais j'avais besoin de quelque chose d'exceptionnel si je voulais vraiment parvenir à réparer mon grand corps malade et maigre. Je ne voulais pas crever mais vivre et j'avais compris que c'est avant tout s'aimer soi même, s'accepter tel que l'on est aujourd'hui à ce moment précis. C'est ce qu'il fallait que j'apprenne. Et je voulais aller vite.

Alors j'ai bu, vite et bien dès le premier jour, en me regardant dans le miroir de la salle de bain pour me dire 'bravo, mec, tu es super!', m'encourager et me féliciter.

Oh, bien sûr, j'aurais pu commencer plus doucement, en douceur, par des doses homéopathiques faites avec mon urine, j'aurais pu la mélanger à du jus d'orange, j'aurais pu... Mais je voulais aller vite, expérimenter la guérison. J'ai jeûné pendant trois jours de descente en enfer, tel Orphée à la recherche d'Eurydice, guidé par le passeur Amaroli. J'ai eu en effet une réaction extrêmement intense avec un fièvre très élevée, des maux de tête, des courbatures, et une fatigue générale. J'ai eu l'impression que mon corps attendait cela depuis longtemps, dans sa grande sagesse, il attendait Amaroli pour pouvoir se nettoyer. J'ai vomi de la bile verdâtre, une vraie fourniture pour film d'horreur, j'ai eu une transpiration tellement nauséabonde que mes colocataires ont cru que j'avais vomi dans l'appartement. Au bout du troisième jour je me suis senti comme ressuscité. Mes ganglions avaient totalement désenflés, ma peau est devenue à nouveau saine, je me suis senti comme un bébé, avec une telle énergie que je me sentais comme une pile atomique difficile à contrôler, je me déplaçais par petits bonds de joie sous les yeux médusés de l'entourage qui n'a pu que constater la transformation.

Je me sens heureux, en harmonie avec le monde qui m'entoure. Je vais de miracle en miracle, au quotidien. Les solutions aux problèmes arrivent toutes seules, comme si une porte s'était ouverte. J'ai rencontré un groupe de guérison où il y a plein de gens formidables, positifs, qui me soutiennent et me conseillent dans ma nouvelle vie afin de m'éviter les écueils d'un trop grand enthousiasme.

Je sens que de grandes ailes se déploient, celles du pardon et de la joie par l'acceptation. J'apprends à pardonner à mes parents, à tous ceux qui ont croisé douloureusement mon chemin, afin que les traces de mon passé inscrites dans ma chair s'estompent pour laisser place à la joie de vivre, à la lumière et à a santé totale.

Je me retrouve sauvé, régénéré, optimiste, en bonne santé, plein d'énergie et de volonté pour aider ceux qui souffrent d'un corps intoxiqué, malades de leurs émotions et de leurs refus.



La vie est devenue un grand oui, un chant de reconnaissance. Je dis maintenant merci à la vie, merci au sida, merci à Dieu qui m'a donné cette grande claque d'amour, merci à tous ceux qui m'ont soutenu, aidé et encouragé.

V.C., Paris 1992

Thursday, November 27, 2008 

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6ème salon de l'édition indépendante



6ème Salon de l'édition indépendante (Affiche 2008)L’association L’autre livre organise le 6ème Salon de l'édition indépendante du 28 au 30 novembre 2008 à l'Espace des Blancs Manteaux, 48 r vieille du Temple, PARIS 4ème (M° Hôtel de ville).


Ce salon international permet de découvrir sur 1 000m² au cœur de Paris, la production littéraire de 165 éditeurs français ou étrangers dont l’existence est précieuse pour ..la bibliodiversité. Un ..annuaire détaillé des éditeurs indépendants représentés sera disponible sur le salon.
Le Plan d'urgence élaboré lors des Etats généraux de l’édition indépendante sera distribué gratuitement aux visiteurs sous forme de mini-livres.
 
Durant 3 jours, des espaces seront dédiés aux lectures publiques et aux dédicaces (plan et programme détaillé sur le site de L'autre livre). Un marque-page de L'autre livre sera offert pour chaque livre original découvert.
 
Débats. Lecteurs et professionnels du livre se rassembleront pour s’interroger sur « La culture dans la crise » (samedi à 16h) et échanger sur le Plan d'urgence afin de mettre en place « l’Observatoire de l’édition indépendante » (dimanche à 15h).
 
Boîte à idées. Chacun pourra ainsi contribuer à la défense de l’édition indépendante tout au long de ces 3 jours.
 
Dons de livres. A l'approche de Noël, la malle du Secours Populaire sera à la disposition des éditeurs et les lecteurs pour offrir des livres afin de favoriser la lecture des plus démunis.
 

Salon ouvert au public du vendredi 28 au dimanche 30 de 11h à 20h
Nocturne le vendredi jusqu’à 22h
Inauguration vendredi à 19h




 


Fête du Livre au Palis Brogniart métro La Bourse le 30 novembre 2008 de 14.30 à 18.30


Voir le blog de mon amie Anne-Laure Boveron, journaliste à Muze (ds mon top amis)


Bonne soirée


lo


 

Thursday, November 27, 2008 

LIRE de fin d'année : Chronique de Frédéric, fin des Prix, the Best 08 et extraits 09
Catégorie : Ecriture et poésie

..





Lire de fin d'année vient de paraître. La chronique de Frédéric est disponible sur le site de François L - www.beigbeder.net et sur le site de www.lire.fr. J'aime beaucoup cette chronique. J'étais présente à Brive au  moment des faits relatés. C'est drôle ! Vu du public, je n'ai pas ressenti pas les choses exactement comme les décrit Frédéric. A chacun sa perception du moment vécu. Et c'est quand même la sienne qui prime ! A plus tard..





Chronique de Frédéric Beigbeder - Mauvaise foi -décembre 08-janvier 2009





COMMENT JE NE ME SUIS PAS DISPUTE





(ma vie littéraire)





J'ai rencontré Michel Le Bris pour la première fois le 8 novembre dernier à la Foire du Livre de Brive. C'est un colosse breton et barbu, auteur de nombreux livres, romans, essais, biographies et fondateur du festival Etonnants-Voyageurs ;à Saint-Malo. J'ai senti qu'il avait envie de me détester. A ses yeux, j'incarne l'ennemi ultime : l'écrivain germanopratin autocentré, le Narcisse branché, 'fashion', snob et mondain, dont les romans nombrilistes salissent la littérature française à l'étranger. De mon côté, j'ai lu son manifeste -pour une 'littérature-monde' (pétition signée notamment par saint JMG Le Clézio) : il y défend la francophonie tout en dénonçant sa sclérose, il vitupère les 'nains' qui tiennent l'édition et la critique parisiennes, stigmatise les romanciers imbus d'eux-mêmes et l'autofiction étriquée, le tout pour défendre un mystérieux; 'livre-monde', 'vaste, généreux et terrible, comme la vie*'. Un débat public était orgnaisé pour nous opposer (en présence de Daniel Martin et Olivier Poivre d'Arvor), j'avais mal dormi, il faisait très chaud, nous transpirions à grosses gouttes, bref, toutes les conditions étaient réunies pour ma mise à mort. Le disciple de Stevenson et Conrad n'allait faire qu'une bouchée du gnome autobiographomane pasticheur de Bret Easton Ellis et Michel Houellebecq.




Les choses ne se sont pas déroulées comme prévu : nous nous sommes plutôt bien entendus. Pourquoi ? je me le demande encore. Quelque chose dans l'oeil de Le Bris s'est attendri en se découvrant un adversaire aussi mou, lâche et fatigué. Cela s'appelle la pitié. J'ai évité l'engueulade en citant les grands génies de l'autoportrait : mes quatre boucliers humains se nomment Rousseau, Chateaubriand, Constant et Proust. Ne sont ils pas la preuve qu'on peut dire 'je' et voir ce qui se passe autour de soi ? J'ai cité la phrase d'Oscar Wilde qui calme toujours les excités de la théorie romanesque : 'There is no such thing as a moral or an immoral book. Books are welle written or badly written. That's all.' (c'est dans le portrait de Dorian Gray,1891). En paraphrasant cet aphorisme célèbre, on peut conclure qu'il y a des autofictions insupportables et des autofictions géniales, de même qu'il y a des romans d'aventures ampoulés et des romans d'aventures virevoltants. Toutes les arguties littéraires, tous les pamphlets, les définitions, les querelles et les manifestes sont détruits par la phrase toute bête de Wilde : ou c'est réussi, ou c'est raté, point barre. Ce qui compte dans un roman,  n'est pas son intention, mais l'étincelle bizarre qui nous charme, la voix d'une fêlure, la douceur d'un regard, l'humour, la chaleur, que sais je ? Le talent, cette injustice dégueulasse. L'humanité du monde. Certes, Le Bris ne parle jamais de Le Bris et moi, je parle tout le temps de moi. Est-ce une raison suffisante pour se castagner ? Je ne crois pas qu'un romancier ait besoin de règles : il doit déjà se battre avec ses chapitres, ses personnages et sa langue, qui sont des ennemis plus retors. Je suis certain que Michel Le Bris s'est sincèrement réjoui, au nom de la 'littérature-monde', de voir le prix Goncourt lui échapper au profit d'un écrivian afghan, Atiq Rahimi (voir page 10). Je suis convaincu qu'au fond de lui-même il admet que Le Clézio n'est jamais meilleur que lorsqu'il publie des autobiographies déguisées. Le Bris décrit des aventuriers disparus, je montre des fêtards coupables - le monde est dans tous les livres. Il n'y a pas d'un côté le monde extérieur qui serait passionnant et de l'autre l'égocentrisme puant le renfermé. Il n'y a que deux catégories d'écrivains : les bons et les mauvais. Or Michel Le Bris et moi, nous avons un point commun : être intimement persuadés de figurer dans la première catégorie.   





* cf. la réplique de Camille de Toledo dans Visiter le Flurkistan ou les illusions de la littérature-monde (PUF)





ET N'OUBLIEZ PAS CHEZ ELKABACH SUR PUBLIC SENAT LE 28 NOVEMBRE A 18.30





Sept lauréats de prix littéraires 2008 seront réunis par Jean-Pierre Elkabbach sur un plateau de télévision pour la chaîne Public Sénat. Au cours de cette émission exceptionnelle interviendront Tierno Monénembo ( Le Roi de Kahel, prix Renaudot), Jean-Marie Blas de Roblès (Là où les tigres sont chez eux, prix Médicis), Serge Bramly (Le premier principe, le second principe, prix Interallié), Jean-Louis Fournier (Où on va, papa ?, prix Fémina), Thierry Dancourt (Hôtel de Lausanne, prix du 1er Roman), Marc Bressant (La Dernière conférence, grand prix du roman de l’Académie Française) et Catherine Cusset (Un brillant avenir, prix Goncourt des lycéens).

Tuesday, November 25, 2008 

De Fluctuat.net le 25 novembre.


Photo d'Emanuelle Pagano sur ma page.


Belle année pour les Editions P.O.L ! Et belle pioche !


 


Le 11e prix Wepler-Fondation La poste, doté de 10.000 euros, a été décerné à Emmanuelle Pagano pour son roman Les Mains gamines (P.O.L).



Les mains gamines, troisième roman de Emmanuelle Pagano, 39 ans, l'a emporté devant Une Fille du Feu d'Emmanuelle Bayamack-Tam, également publiée par les éditions P.O.L et Corniche Kennedy (Verticales) de Maylis de Kerangal . Les mains gamines raconte l'histoire d'une très jeune femme, autrefois systématiquement violée par les garçons de sa classe, devenue aujourd'hui l'employée de l'un de ses anciens tortionnaires.

La mention spéciale du jury, dotée de 3.000 euros, est allée à Céline Minard pour son quatrième roman Bastard Battle (Léo Scheer), que nous avions beaucoup apprécié chez Flu (voir la chronique).


Issu de la librairie indépendante, le prix Wepler est attribué par un jury renouvelé chaque année de libraires, critiques et lecteurs. Ses organisateurs viennent de publier un recueil de textes inédits des lauréats des dix années précédentes, sous le titre Seize nouvelles (Thierry Magnier).


 


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Wednesday, November 19, 2008 

SUITE DES PRIX LITTERAIRES

 

Le Prix Fénéon a été attribué à Jean-Baptiste del Amo pour "une éducation libertine"

Le Prix du Premier roman 2008 a été attribué à Thierry Daucourt pour "Hôtel de Lausanne" . Déception pour Bailly "polichinelle". P.O.L. ne peut pas tout avoir, sauf d'excellents auteurs.

Le Prix du Premier roman du Doubs a été attribué à Aude Walker pour "saloon".

L'entretien Beigbeder- d'Ormesson dans GQ est réellement exceptionnel. De la haute voltige. A plus tard

Tuesday, November 18, 2008 

 

Le prix Interallié 2008 a été attribué mardi à Serge Bramly pour son livre "Le premier principe, le second principe" (Lattès), au 14e tour d'un scrutin très mouvementé, a annoncé le jury.

Serge Bramly l'a emporté par six voix contre quatre à Jean-Paul Enthoven pour "Ce que nous avons eu de meilleur" (Grasset) et une voix à Dominique Jamet, avec "Un traître" (Flammarion).

Serge Bramly, 59 ans, s'est félicité de cette "victoire d'autant plus difficile à avoir" que la discussion a été très animée, la plupart des jurés ayant campé sur leurs positions pendant une dizaine de tours.

Ecrivain globe-trotteur, Serge Bramly est l'auteur de plusieurs romans, dont "La danse du loup" (1982), "La terreur dans le boudoir" (1994), "Ragots" (2001), et d'une biographie de Léonard de Vinci (1988).

"Le premier principe, le second principe" (Lattès), sorte d'"histoire secrète de la fin du XXe siècle", s'ouvre sur la mort de la princesse Diana. Dans cette vaste fresque dont le narrateur est un membre des services secrets français, Bramly reconstitue l'histoire occulte des trente dernières années et entraîne les lecteurs de l'Elysée en mer de Chine ou dans les Balkans.

"C'est un roman comme on en faisait au XIXe siècle en se servant de la matière du vivant, pas seulement de sa matière à soi. Dumas ou Hugo prenaient de grands sujets contemporains et essayaient d'en faire des fresques", a expliqué le lauréat après l'annonce du prix.

Membre du jury Interallié, le journaliste Philippe Tesson a souligné pour sa part que "ça c'est joué pendant une dizaine de tours entre Jamet et Enthoven". "Ca récompense un auteur encore une fois par défaut", a-t-il regretté.

Jacques Duquesne a rappelé de son côté que Sébastien Japrisot l'avait emporté au 18e tour en 1991 avec "Un long dimanche de fiançailles" et Marc Trillard au 22e tour en 1994 avec "Eldorado".

"C'était pire qu'au PS! Dans le sens où les alliances n'ont pas été exprimées. Ca a été mouvementé, mais très correct, très à l'anglaise", s'est félicité Christophe Ono-dit-Bio, lauréat en 2007, qui siégeait au jury.

Spécialiste de la photographie Serge Bramly est également l'auteur d'ouvrages de photo, notamment avec Bettina Rheims. Passionné par les indiens d'Amérique, il leur a consacré plusieurs ouvrages.