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Wednesday, June 03, 2009
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L'édition française s'exporte t-elle bien ?
Pour Buzz Littéraire. Publié sur Buzz vendredi dernier.
J'étais donc présente le 16 mars dernier au salon du livre.
Lundi 16 mars 2009 / La Place des livres / Edition Animé par : Payot Marianne (Journaliste) L'Édition française s'exporte-t-elle bien? Comment la France tire-t-elle son épingle du jeu de la mondialisation culturelle? L'édition française, qu'il s'agisse de littérature ou de sciences humaines, s'exporte-t-elle facilement? Et quels sont les pays les plus ouverts à nos auteurs? Éditeurs, responsables des droits étranger, agents littéraires, confrontent leur points de vue. Invités: Serge Eyrolles: Président du SNE, auteur de "Les cent mots de l'édition" (Que sais-je) Heidi Warneke, Directrice des cessions de droits étrangers chez Grasset, Marianne Payot, rédactrice en chef adjointe de la rubrique livres de l’Express ; François Samuelson: Agent littéraire et artistique, fondateur du Bureau Français de New York et Intertalents ; Francis Esmenard: PDG des éditions Albin Michel ; Marc-André Wagner: Secrétaire général du CNL François Samuelson annonce la couleur : avec plus de 620 millions d’euros en 2007, les exportations de livres français représentent près du quart du chiffre d’affaires de l’édition française et sont en progression relative de 1 à 3% depuis quelques années. Seul bémol, l’année 2008, pendant laquelle on observa un léger tassement. La Belgique, le Canada et la Suisse concentrent plus de la moitié des exports de romans. En ce qui concerne les traductions, l’Union européenne – l’Espagne et l’Italie en tête – absorbe 51 % des cessions de droits à l’étranger. Même si l’édition française continue à occuper une place importante dans le monde, elle apparaît cependant fragilisée. Le marché est en effet, dynamique mais déséquilibré. Le nombre de lecteurs en langue française à l’étranger diminue. Qui est responsable ? A quoi cette faille est elle imputable ? Il semblerait que la cause de cette carence soit due à un « affaiblissement » de la politique de la francophonie. Serge Eyrolles : « on demande des professeurs de français et on ne les obtient pas. On a du mal à ce que les efforts soient réunis ensemble. Si le quai d’Orsay, l’Alliance Française et le SNE réussissaient à conjuguer leurs efforts, la francophonie dans les pays du monde se porterait mieux. Chaque intervenant opine du chef, s’alarme : Marianne Payot demande comment est il possible que l’on n’ait pas les moyens d’envoyer 2000 professeurs à l’étranger ?. Serge Eyrolles précise qu’en France, « on n’est pas nuls » - sic - et que «l’ on importe autant qu’on exporte » « Notre littérature est riche, nos auteurs connus et il y a une vraie soif du public. Je pointe un problème majeur : le manque de stratégie. Il faut un chef d’orchestre pour maintenir un réseau de diffusion à l’étranger. Je suis inquiet quand j’apprends que Bernard Kouchner, au Quai d’Orsay, prévoit une réduction drastique de budget pour la part du livre”, explique le président du Syndicat national de l’édition. « On voit des librairies françaises disparaître [il fait allusion à « la Librairie Française de New York »], uniquement parce que les lycées français ne reçoivent pas leurs livres. (les arts tels que l’opéra et le théâtre curieusement ne rencontrent pas les soucis auxquels est confrontée la littérature). «Bien sûr, ajoute Francis Esmenard, Il est toujours possible de prétendre que la présence des librairies françaises n’est pas indispensable mais les instituts doivent être dynamisés à tout prix ». « Il ne faut pas que les bonnes intentions se retrouvent freinées par un problème de quotas, afin de ne pas renflouer les librairies tous les 4 mois. « Si tous les moyens ne sont pas réunis, ajoute Wagner, la fameuse « exception française » risque encore de s’affaiblir dans les années à venir. François Samuelson apporte des précisions importantes : La librairie française de New York dans une communauté toute seule ne peut pas s’en sortir. Il faut maintenir un réseau de diffusion du livre, depuis les ambassades, et à tous les niveaux. « Bien sûr que la restriction budgétaire du Ministère de Kouchner est paralysante et conditionne tout le reste ! » Il poursuit : « Il faut de plus inclure Culture France dans les Comités de pilotage et dans les divisions décisionnaires. Les pouvoirs publics doivent encourager la francophonie. Il s ‘agit d’une chaine de solidarité et dans cette chaîne, les éditeurs doivent aussi faire un travail d’expansion et de diffusion. » Marc André Wagner, coauteur d’un rapport intitulé Perspectives pour le livre français à l’étranger, en février dernier, pour la ministre de la Culture, Christine Albanel, observe que d’autres marchés se développent comme en Russie, en Corée ou au Vietnam. Au Vietnam et en Russie, les lecteurs étrangers apprécient surtout la littérature, les sciences humaines et la jeunesse. En Corée, le trio de tête est inversé. (Bernard Weber a vendu 1 million d’exemplaires en Corée pour « Fourmis »). La collection « Que sais je ? » est surtout traduit en turc, en coréen, et en espagnol. François Samuelson : « Il faut souligner le vrai problème du support ». « Il est surtout du à Internet qui ne respecte aucun droit ». « Il faut se battre pour que l’édition française ait toujours autant d’auteurs créatifs, notamment en sciences humaines » Quelques têtes d’affiches, quelques chiffres Heidi Warneke, Directrice des cessions de droits étrangers chez Grasset « il y a des auteurs attendus et des auteurs qui surprennent » On attend beaucoup d’Amin Maalouff, dans toutes les langues européennes, sa réputation est importante partout. Personnage en revanche, plus inattendu, apparu sur la scène littéraire il y a quelques années Arno Delalande pour « le piège de Dante », qui a d’abord séduit des éditeurs anglais et canadiens, et qui a été traduit en 25 langues étrangères. Francis Esmenard nous livre que les éditions Albin Michel possèdent à leur actif 300 contrats étrangers (littérature et sciences humaines comprises) Sans surprise, Amélie Nothomb et Bernard Weber sont traduits en 30 langues Wagner : « la Slovénie et la Tchétchénie sont très amateurs de la langue française. Il faut laisser les pays s’adapter et lutter contre le piratage qui, en se développant avec le net, devient un vrai souci. François Samuelson : « Il n’est pas bon de vendre à un pays pour rien. Il faut s’assurer qu’il est rentré dans le circuit et qu’il possède l’esprit du droit d’auteur. » A propos du net, il n’en démord pas : « En dépit des faiblesses du net (comprendre « vices ») le vecteur pour l’acquisition des livres français par exemple en Nouvelle Zélande ou dans tous les pays lointains reste le web. Mais là comme ailleurs, tout est question de respect. Pour qu’un auteur soit vendu et apprécié, il faut d’abord qu’il s’apprécie lui-même. Il faut non seulement traiter les livres assez sérieusement mais surtout que les livres soient lus par les gens qui en parlent. On a trop de discours vains, fumistes, qui enfoncent des portes ouvertes ». [il fait un bref topo sur son agence à New York qui a 25 ans, et dit qu’il faut être sur place]. A propos du Festival of New French Writing qui s‘ est déroulé fin février avec entre autres, Frédéric Beigbeder, Emmanuel Carrère, Marie Darrieussecq et David Foenkinos, il dit que la venue des auteurs français est une bonne initiative à condition que ce ne soit pas trop glamour et que cela serve à autre chose qu’à faire voyager l’auteur aux frais de l’état. Il n’aime pas le « côté préparé de la confrérie » et regrette les erreurs factuelles de Kaprielan, dans son compte rendu dans les Inrocks. Enfin, il faut, toujours d’après lui, surtout prendre en considération l’auteur, « c’est le minimum basique », s’intéresser réellement à la cible publiée, à la cible choisie, faire travailler les réseaux francophones, les éditeurs et les journalistes. Pour pouvoir Intéresser le public étranger.. Et au fait, à quoi sert il de faire voyager un auteur dont le livre n’est même pas traduit en langue étrangère ? La question reste effectivement posée…
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Tuesday, April 28, 2009
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Current mood:  good
Mes dernières lectures depuis 1 mois -
J'ai enfin pu clore la lecture du dossier du Paris Nouvel Obs sur "Les Nouvelles de Clichy sous Bois" - avec les nouvelles de Nancy Huston, Eric Reinhardt, Lydie Salvayre, Jean Rolin. Cela date de fin novembre 2008
Dans le même esprit, fin de la lecture des papiers consacrés à "2009" du télérama spécial de début janvier - avec Adam, Bégaudeau, Bordage, Brisac, Cusset, Davodeau, Dugain, Jauffret, Mordillat, Ovaldé, Pelot.
En une quinzaine de jours, j'ai lu ou relu des romans qui me tenaient à coeur - Claire Castillon, On n'empêche pas un petit coeur d'aimer (avais pas lu) - Faiza Guene, Du rêve pour les oufs (avais déjà lu) - Richard Ford, Ma mère (avais pas lu) - François Bégaudeau, Jouer juste (avais pas lu, très bien, mieux que le dernier Vers la douceur, mitigé, un peu barré) - Valentine Goby, Qui touche à mon corps je le tue, (avais pas lu mais coup de foudre pour l'auteur à la Foire du livre de Brive) - Marie Darrieussecq, Le mal de mer (avais déjà lu mais m'étais interrompue. Cette fois ci, suis allée jusqu'au bout. Bien. Brillant.) - Actuellement , je lis Eric Neuhoff, les Insoumis. Avant le dernier Lilas, Stéphanie Hochet dont la critique est excellente. On comprend pourquoi
- Ai terminé enfin mon papier sur Audrey Diwan, bientôt en ligne ici. - Ai presque terminé mon papier sur "les groupes littéraires sur Facebook" - Attends la seconde publication sur Buzz Littéraire de "l'édition française s'exporte t-elle ?", que je couplerais avec un article sur Beigbeder et Samuelson présents ensemble à une conférence sur les agents littéraires le 16 mars, le même jour que moi, au Salon du Livre. A lire bientôt sur QG-Le Cercle.
Et toujours, le Magazine Littéraire, avec de beaux papiers sur le dernier Michon et sur Koltès Transfuge pour Virginia Woolf Muze de mai et Lire de mai.
Je lis aussi Wad, Twist, Voici, GQ, Citizen K, Vogue, Volume, et Purple Fashion.
A bientôt.
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Monday, March 16, 2009
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http://www.dailymotion.com/video/k7meY0601uLDx6Z5V9 Merci à tous pour vos encouragements et vos mercis. lo
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Friday, March 13, 2009
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Hello les amis, Merci pour vos encouragements, c'est tout de même une grande première pour moi. Bisous. Comme chaque année, le Salon du livre reprend du service à Paris, Porte de Versailles. Au menu de nombreuses conférences et dédicaces, avec comme thème phare, les auteurs du Mexique. Cette année Buzz... littéraire est invité sur le stand de Radio France le samedi 14 mars à 16h, où Laurence Biava participera à un débat autour du thème "Littérature et Internet" (voir aussi la rubrique Internet et littérature). Elle y sera interviewée par David Abiker dans le cadre de son émission "Parlons Net" ainsi qu'Hubert Artus (Rue89.com). L'émission sera articulée autour de 3 thèmes : > Comment les auteurs utilisent Internet ? > Comment les éditeurs utilisent Internet ? > Comment Internet influence-t-il l’écriture des romans contemporains ? Alors si vous avez des pistes, des idées, des bonnes adresses sur le sujet que vous souhaiteriez que Laurence relaie à l'antenne, n'hésitez-pas. Et très bon salon du livre à vous !
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Wednesday, March 04, 2009
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Jean-Baptiste Del Amo a reçu mardi 3 mars le Prix Goncourt du premier roman 2009, pour Une éducation libertine, paru en septembre 2008 chez Gallimard. Cet écrivain, né en 1981, faisait déjà partie des finalistes pour le Prix Goncourt 2008, et pour le Prix Goncourt des lycéens. Jean-Baptiste Del Amo a choisi le Paris de la fin du XVIIIe siècle comme toile de fond de son roman, qui retrace le parcours d’un jeune homme quittant la province pour la capitale.
Le 11e Printemps des Poètes commence aujourd’hui, sur le thème « En rire(s) ». Au programme jusqu’au 15 mars, plus de 15000 événements en France et dans 60 pays, mettant à l’honneur la poésie française et étrangère. - Hommage à Jean Tardieu : Michael Londsale et Daniel Mesguich joueront Monsieur Monsieur, le 15 mars au Théâtre 13 à Paris. - Le Grand jour du poème à l’autre : le 10 mars, des poèmes circuleront dans les rues, les trains et les écoles. Pour participer, il suffit de télécharger les textes sur le site du Printemps des Poètes. - Les poètes étrangers à l’honneur : coup de projecteur sur la poésie chinoise, libanaise et catalane, grâce à une série de lectures assurées par Liu Hongbin, Abbas Beydoun et Iskandar Habache, puis par Narcis Comadira et Alex Susanna.
Le Salon du Livre se tient à la Porte de Versailles du 13 au 18 mars 2009. Je serais présente, comme l' année précédente à quelques conférences et à quelques rencontres avec les auteurs afin de réaliser, avec la complicité de mon amie et collègue Anne-Laure Boveron, des portraits d'auteurs ou des bilelts d'humeur. Je posterais à cette occasion, ici les chroniques personnelles réalisées des romans de Diwan, et Mouzat. La vérité est que je compte bien rencontrer leurs auteurs au Salon du Livre, d'où mon retard sur ce blog.
La Chronique Lire de mars 2009 de Beigbeder est sur http://qg-le-cercle.skyblog.com où 10 posts sont consacrés à la Centième de son émission le 6 mars.
Et toujours le Magazine Littéraire, Philosophie Magazine et la revue Mixte et Senso du mois.
A bientôt.
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Monday, February 23, 2009
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Nouveau blog littéraire sur blogspot : Le Journal de l'I-Lettrée, Kate Adelscott's Chers amis,
Mise en ligne bientôt d'un NOUVEAU BLOG LITTERAIRE en vue de l'aboutissement de mes projets littéraires, c'est à dire de mes publications.
Je conserve ce blog myspace pour tout type de publication : Chroniques pour Buzz Littéraire, news en tout genre, salons, prix littéraires, lien permanent avec http://qg-le-cercle.skyrock.com et infos sur Frédéric Beigbeder.
Je choisis d 'innover avec une plateforme liitéraire autre afin de faire davantage connaître MES PROPRES TEXTES, poésies, bribes de romans, etc...Les blogs myspace sont, en effet, ou trop méconnus, ou trop peu lus. Je me le suis fait confirmer par des gens très très informés. Il est donc temps d'évoluer à nouveau mais vous l'aurez remarqué depuis un certain temps, je ne tiens pas en place.
Ce blog sera sur Blogspot : c'est le Journal de l'I-Lettrée. Une I-Lettrée plus rock. J'écris sous le pseudo - Kate Adelscott's. Ce blog contient deux départements, l'un "poétique" répondant au nom, de "Aimez vous Brahms ?" clin d'oeil à l'un des titres fameux de Sagan, l'autre farouchement rock s'intitule "Back to black", en hommage à Amy Winehouse. Je vais d'abord poster des bouts de roman qui auraient du concourir pour le Prix du Polar VSD 2009, dont Frédéric est le président d'honneur. Mais faute de temps, ne parvenant pas à écrire un roman en un mois, comme l'imposaient les organisateurs du concours, à moins, à mon avis d'en bacler l'écriture, j'ai abandonné ce projet littéraire contre mon gré, je l'avoue.
Je pense que vous serez surpris de la tonalité de ce blog.
Je vous dis à bientôt.
Lo
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Monday, February 23, 2009
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REFLEXION SUR LE DERNIER ROMAN
d'Olivier Adam
pour Buzz Littéraire
Des Vents contraires
« (...) Arracher les enfants et moi à cette douleur poisseuse qui nous clouait au sol depuis des mois, à la fin la maison, les traces et les souvenirs qu’elle gardait de nous quatre, c’était devenu invivable, je ne sortais presque plus et les enfants se fanaient sous mes yeux. »
Olivier Adam a écrit son 6ème roman, un des meilleurs de cette rentrée 2009, selon toute vraisemblance. Il glisse que ces Vents contraires pourraient bien être une sorte de suite de "Falaises" avec son regard de père cette fois-ci : « Dans "Falaises", c'était le moi d'avant… D'avant l'écriture, la paternité, l'arrachement, la constitution d'une cellule autonome. Là, je joue sur le double. »* S'il est bien accueilli par la presse, à quelques égards près, l'auteur confirme surtout avec ce nouvel opus, qu'il a trouvé son public. J'ai pas mal aimé « Des vents contraires » car il a touché le parent et plus précisément, bouleversé la mère que je suis. De quoi s'agit-il ? Un père prend acte d'une séparation forcée d'avec la génitrice de ses rejetons. Il se retrouve seul avec eux sans que rien ne permette d'élucider le mystérieux départ de l'absente. Ni trace, ni mobile...
Le narrateur choisit alors « d'encaisser les coups » loin du cadre habituel familial et migre vers Saint-Malo, la ville de son enfance. A son sujet Olivier Adam précise : "Sa vie s’est cassée la gueule, et il veut retrouver un horizon, un nouveau départ. C’est un sentiment raccordé à la mer, mais aussi celui de ciel et du vent."* Commence alors l'histoire fusionnelle d'un père pour ses enfants souffrants, dont les manifestations de joie égrenées tout au long du roman, n'enlèvent rien, à la douleur, la douleur d'avoir perdu un être cher et laissent à peine supposer un éventuel retour de la mère... (?). Le narrateur compense comme il peut, en aimant sans frein, en s'investissant sans demi-mesure, en s'épanchant beaucoup et en écopant le trop plein de larmes, bref, en faisant, comme on dit, « le chemin à l'envers ».
C'est un livre, il est vrai, très touchant, sensible, juste, y compris dans ce qu'il traduit des séparations tragiques homme-femme. Certains passages sont magnifiques, d'autres, un peu moins, et on ne m'en voudra pas de le souligner, en raison d'un style desservi dans certaines descriptions par des remarques mièvres, et empesé par trop d'effets visuels sirupeux. Ou pas forcément littéraires. Beaux passages : les premiers longs paragraphes des pages 120 et 121 et page 130 par exemple. Moins bon : « J'avais le soleil dans les yeux et la mer dans le dos » ;« la mer s'étirait à perte de vue », « ses yeux fuyaient par la fenêtre, le jardin était quasiment nu, n'eussent été le laurier-rose et le camélia » ; « Il faisait son grand garçon et je me suis demandé quand ça finirait par craquer cette belle façade »… (beaucoup de petites bribes de phrases, écrites pour LE PLAISIR d'écrire, un peu trop "familières" à mon goût).
* les deux courts extraits ont été rajoutés par Alexandra.
Prochaine critique à propos deu dernier Dantec.
Et toujours : http://qg-le-cercle.skyrock.com , posts hebdomadaires pour rythme de croisière.
Bonsoir.
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Tuesday, February 17, 2009
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LE QUARTIER GENERAL DU CERCLE A FAIT PEAU NEUVE DEPUIS LE 4 FEVRIER. BLOG COMPLET REUNISSANT TOUTES LES ACTUS CONCERNANT FREDERIC BEIGBEDER Catégorie : Cinéma, TV, célébrités .. et toutes les news sur Frédéric Beigbeder (Le Cercle, Lire, Voici, GQ, Canal plus, New York fin février....) et un article dans Femmes, "paroles d'homme", février 2009 Il y aura un Spécial Oscars, un Spécial Césars. Le point sur Anne Hattaway, l'actrice "qui monte" BIENTÖT.... Allez voir ! A bientôt
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Monday, February 16, 2009
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CHRONIQUE de SEUL DANS LE NOIR....
De PAUL AUSTER....
Demain sur BUZZ LITTERAIRE....
Tout le monde salue le retour de Paul Auster avec « Seul dans le noir » son nouveau roman, non sans raison. Certains sont réjouis, d’autres moins. Je fais partie de ceux qui sont à classer dans la seconde catégorie. J’ai trouvé ce livre ennuyeux et plein de poncifs poussifs. De quoi s’agit –il ? d’un voyage nébuleux dans les nuits insomniaques d’un homme. Le narrateur, August Brill est un critique littéraire à la retraite, contraint à l'immobilité par un accident de voiture, calfeutré chez sa fille Miriam . Il y a là Katya, la fille de cette dernière, anéantie par la mort en Irak d'un dénommé Titus, son ancien petit ami. Katya et Miriam se réconfortent mutuellement pour panser les plaies du divorce difficile de cette dernière. Alors, pour être moins seuls et moins tristes ensemble, l’esprit de Brill, qui est sujet aux flash backs, invente la nuit des histoires à dormir debout et les personnages qui vont avec. Il nous raconte Owen Brick qui se réveille un matin dans un trou. Un cercle parfait profond de trois mètres environ dans lequel il serait tombé..Une tombe, en quelque sorte dont on ne peut s’échapper à moins qu’une main ne vienne vous aider. La métaphore est puissante sur l’univers carcéral, elle s’adresse à tous les êtres abimés. Brill, Katya, Marina, et des milliers d’américains. Brick, comme sorti d’un mauvais rêve, se retrouve pris dans la toile d’un monde parallèle. C’est la guerre civile aux Etats-Unis. Un contrat implicite et étrange lie ce Brill à son « sauveur » Au fil des pages, on comprend que Auster choisit de régler ses comptes à l’Amérique de Bush, en imaginant que Brick doit tuer Brill pour mettre fin au conflit. Je n’ai pas été sensible du tout à l'imbrication du réel de Brill et de la teneur expérimentale de ses élucubrations, je ne suis pas entrée dans son jeu. Je n’ai pas eu envie de cette relecture très personnelle de l'histoire récente des Etats-Unis écrite pour venger les siens, et de cette guerre civile dans laquelle les américains semblent se complaire. ....
Et c’est là où j’ai quelque peu décroché en tant que lecteur, ne saisissant pas toutes les astuces de ces histoires à tiroirs ou à miroirs. Je me suis même énerve (rires) quand j’ai compris que l’auteur nous refaisait le coup du désormais poussif « le 11 septembre est une invention ainsi que la guerre en Irak, et s’il n’y avait pas eu le 11 septembre, il n’y aurait pas eu la guerre en Irak) . Je suis restée ou sur ma fin ou un peu en dehors des « ruminations » personnelles du narrateur et ce, bien que le livre soit remarquablement écrit.....
La seconde partie du roman est un peu plus intéressante. Plus émouvante, même si je trouve que Paul Auster se prend très au sérieux. Katya rejoint son grand-père au milieu de la nuit. Elle est aussi insomniaque. Son fiancé Titus est parti en Irak comme chauffeur de poids lourd pour une entreprise et a fini exécuté par ses ravisseurs. En fait chacun y va de son cauchemar à raconter à la mnaière de celui qui souhaiterait régler ses compte avec lui-même, avec sa vie, comme après des deuils familiaux. Sombre excursion dans le passé et le présent, qui nous parle sans cesse de la mort, de la maladie, des séparations, et des guerres. Au bout du tunnel, point d’avenir. Paul Auster a-t-il peur de l’avenir, de sa vieillesse ? C’st la question que l’on peut se poser.
L’histoire de Paul Auster mêle habilement le réel et le fictif et fixe ainsi les limites de la réalité. Il n’y a pas de frontière entre l’imaginaire et le réel ; il n’y a que des ponts entre ces deux mondes parallèles que seul l’écrivain peut franchir. A cet exercice, Auster est un maître, qui connaît tous les codes des artifices littéraires, et il faut lire le roman juste pour apprécier cela, les travellings stylistiques qui vont de l’un à l’autre. Dans la première partie, il est question de fiction qui rejoint la réalité, dans la seconde il s'agit davantage de voir la réalité comme une fiction. A une page, il est personnage de roman, à une autre, il redevient une personne et celle-ci n’est, on l’aura compris, pas fictive. J’ai lu que ce roman avait été écrit en 2007 après l’élection de Bush, élection que n’a jamais « encaissée », comme un certain nombre de ses coreligionnaires, Paul Auster. En novembre 2008, les Américains ont élu comme président, Barack Obama. On peut très bien imaginer que cette élection doit donner à l’écrivain Auster l’impression d’émerger enfin, que l’américain peut s’autoriser à rêver de nouveau, en dépit de la récession qui menace. Et je pensais que les événements récents américains peuvent aussi permettre une relecture intéressante du roman depuis ceux, antérieurs, qui en ont précédé l’écriture. Alors, se pose la question de la responsabilité de l’auteur – la question de la responsabilité se déplace t-elle sur un plan global ?, un New-Yorkais peut-il parler au nom de tous les américains ? - confronté à ses œuvres, de l’angoisse à l’origine de la création littéraire. Il faut relire ce roman après les 4 ans d’Obama pour en mesurer le réel impact et vérifier qu’il n’était pas entaché d’anachronisme.
Paul AUSTER n’a pas écrit un mauvais roman mais un roman dépressif à la façon d’une femme qui, après un accouchement difficile, éprouverait le besoin de décrire les aléas de ses souffrances post partum. C’est un livre Post-Partum. C’est un livre d’après-coups, sur la vie, sur le ressac de faits mal digérés, de non-dits à dire parce qu’ils gênent aux entournures. Ainsi vont les confidences de trois personnes éclopées qui se livrent. Qui se racontent leur histoire, qui affrontent leurs regrets, qui mettent en lumière leur responsabilité. En cela, c’est un bon roman. Restent une brutalité du propos qui m’a surpris ou fait mal, beaucoup de complaisance, et un aller retour-fiction réalité au milieu du livre qui m’a complètement déboussolé. Je suis allée jusqu’au bout, mais honnêtement je l'ai achevé avec beaucoup de peine.....
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Saturday, January 17, 2009
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La chronique de Frédéric BeigbederLes critiques apothicaires par Frédéric BeigbederLire, février 2009 C'est sans doute un des dommages collatéraux les plus inattendus de la crise financière de septembre 2008: de nombreux critiques littéraires se comportent désormais comme des actionnaires mécontents, exigeant de certains auteurs mieux payés qu'eux une rentabilité immédiate, un «return-on-investment» instantané. Didier Jacob du Nouvel Observateur, à la suite de Mohammed Aïssaoui dans Le Figaro littéraire, a inventé une nouvelle forme de journalisme culturel: la critique apothicaire. Il ne s'agit plus de juger un livre, mais de calculer un audimat. La critique apothicaire se fiche des Lettres, elle ne mesure que les Chiffres. Sa nouvelle méthode ne consiste plus à lire des oeuvres ou à juger un style, mais à comparer le montant des à-valoir reçus par les écrivains avec leurs chiffres de vente. En cette dernière rentrée, on a senti jubiler la critique apothicaire de constater une chute des obligations Angot, un cash-flow insuffisant des bons Catherine Millet, la possibilité d'une destruction de valeur par la Houellebecq-Lévy Incorporated. Parfois, en lisant les pages culturelles d'un hebdomadaire de gauche (à la rubrique «Les raisons d'un succès»), on a l'impression de feuilleter Les Echos ou le Financial Times. La critique apothicaire est une des conséquences les plus surprenantes du krach de Wall Street.
S'il est un secteur où l'on ne s'attendait pas à devoir rendre des comptes à des analystes comptables, c'était pourtant bien la littérature. Jusqu'en 2008, l..'auteur d'un roman craignait beaucoup de choses: qu'on critique sa syntaxe, qu'on moque sa construction, qu'on éreinte ses allitérations, qu'on remette en cause la crédibilité de ses personnages ou l'originalité de sa vision. Mais il supposait, sottement, que le monde des Lettres était à l'abri de la vulgate bassement économique et des bilans pécuniaires. On croyait qu'un écrivain était quelqu'un qui était surpayé pour perdre son temps, peaufiner ses paragraphes, flâner autour du monde. On se fichait de la non-rentabilité de Marcel Proust, puisqu'il nous apportait la beauté, et que la beauté rapporte à long terme davantage que le CAC 40. En outre il était généralement admis par les éditeurs comme les critiques littéraires d'antan que les comptes définitifs d'un livre n'étaient apurés qu'un siècle plus tard.....
Personnellement je me suis toujours réjoui que des éditeurs soient prêts à donner des centaines de milliers d'euros à des auteurs non rentables, considérant que cet argent était toujours plus à sa place dans la poche d'un artiste oisif que dans celle d'un banquier véreux. La jalousie et le puritanisme de Didier Jacob sonnent le glas de cette époque bénie où les écrivains pouvaient se comporter comme des enfants gâtés. Désormais un écrivain qui touche un chèque devra affronter la même angoisse qu'un chef d'entreprise à la veille de la présentation de ses comptes devant son conseil d'administration. Publier un roman à la rentrée s'apparente à présent à une ouverture de capital:....
- Millet a touché 500 000 euros....
- O.K., but what are the numbers please?....
Tout romancier à succès est maintenant soupçonné de malversations qui feraient passer Bernard Madoff pour un bon Samaritain. Pour sauver la liberté des écrivains, je suggère que le ministère de la Culture débloque un crédit spécial afin d'accorder aux critiques apothicaires l'augmentation salariale qui les fera taire
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Tuesday, January 13, 2009
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http://qg-le-cercle.skyrock.com
Nouvelle mise à jour demain - 07.01.09 //14.01.09 - sorties semaines et Cercle Littéraire du 09 janvier.
Salut les amis,
LE BLOG LITTERAIRE REPREND ENFIN APRES UN ARRET DE 3 SEMAINES. Fatigue hivernale, fêtes de fin d'année, déplacements, en sont la cause.
Avant de se replonger dans les nouvelles parutions littéraires françaises de janvier-février 2009, observons un court détour par ce qui s'écrit de mieux chez nos amis américains. Lisez l'article. Et regardez l'émission !
Il n'est pas trop tard pour vous souhaiter une bonne année 2009.
Si vous êtes féru de littérature américaine, vous pouvez réserver votre soirée du jeudi 15 janvier : Arte diffusera ce soir-là "Romans made in New York", un documentaire réalisé par Sylvain Bergère, consacré aux jeunes auteurs américains qui renouvellent la fiction contemporaine.
Figures de la nouvelle garde littéraire, Jonathan Franzen, Jonathan Safran Foer, Nicole Krauss, Rick Moody et Marisha Pessl évoqueront leur travail devant la caméra, interrogés par Nelly Kaprièlian, critique littéraire aux Inrocks. Après Bret Easton Ellis et Jay McInerney qui, dans les années 80, ont révolutionné le roman par leur style empreint de cynisme - de substances hallucinogènes parfois - ces écrivains puisent eux aussi une partie de leur inspiration dans la ville de New-York, "la cocotte-minute de la culture américaine", comme l'appelle Rick Moody.
Quel discours cherche à faire entendre cette nouvelle génération, qui cite comme références Melville, Ellis, Roth, Oates, Carver, Faulkner, Joyce et Kafka ? Que reste-t-il à écrire après la catastrophe du 11 septembre ? Peut-on parler d'un renouveau du roman américain ?
Quelques réponses en livres et en images, jeudi soir donc.
"Romans made in New York", documentaire de Sylvain Bergère et Nelly Kaprièlian. Jeudi 15 janvier à 22h30 sur Arte.
Prochain post : Maurice Dantec
Autre post : Audrey Diwan
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Saturday, December 13, 2008
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www.buzz-littéraire.com
et http://www.livredepoche.com/dossier-du-mois/booklist_noel/index.php.
Allez cliquer ! et gagnez !!
Chers amis,
Alexandra du Buzz Littéraire me demande de lui livrer un "coup de coeur", "une bonne surprise" et "un livre culte" de mes lectures de l'année 2008 avec obligatoirement au moins 1 roman paru cette année.
C'est un exercice difficile pour moi. Je suis incapable de choisir. Faire une sélection m'est ardue, j'ai l'impression de ne plus savoir. Je n'ai pas envie d'être péremptoire. J'ai aimé trop de choses et j'en ai détesté tout autant. Alors, je vous laisse prendre ce que vous voulez dans la liste non exhaustive dressée à votre intention ci-dessous.
Roxane Duru - "petits pains au chocolat" - Stéphane Million Editeur. Nouvelle venue. Ecriture sensible et personnelle. On sourit souvent, parfois jaune. J'ai bien aimé.
Jean D'Ormesson - "qu'ai je donc fait ?" - Roman que je viens de terminer. Livre bilan du mondain grimaçant. "toujours le même roman" dit-on. Mais des romans de d'Ormesson, j'en redemande. Bien.
Pierric Bailly et Frédéric CIriez, "polichinelle" pour l'un, "des néons sous la mer" pour l'autre. Maîtrise romanesque certifiée, rythme souple, écriture sensible. Ne loupez pas ces deux romans. Je ne veux pas vous raconter l'histoire. L'une est atypique, l'autre typique.
Mon livre Culte : Zone de Mathias Enard - Prix Décembre. un bijou. Prouesse stylistique. Zone est un roman étonnant. En une phrase et 500 pages, il déroule les atrocités du XXème siècle. Très bien, à part.
Ma découverte : "Disent les femmes" de Sylvain Kornowski. L'auteur a eu l'idée de ce roman après avoir constaté, en ce début de XXIème siècle, un raz-de-marée féministe, particulièrement androphobe. Chronique bientôt en ligne ici.
Le livre que je vais offrir ne sera pas le Prix Nobel de Littérature, le Clézio mais : "le désespoir des singes et autres bagatelles" de Françoise Hardy.
Résumé : "Elle a l'expression immobile des gens qui ont beaucoup voyagé, sans croire au changement, et beaucoup aimé, sans renoncer à leur solitude. Elle sourit au ralenti comme dans un rêve et ce sourire ajoute on ne sait quelle mélancolie à ce visage lointain, trop précis pour le brouillard, mais trop fragile pour le soleil ", a écrit de Françoise Hardy, dès ses débuts, le grand poète surréaliste Georges Henein. Quarante-cinq ans de carrière rendent justice au don visionnaire du poète.
Voix aérienne, silhouette élancée, d'une beauté entière, Françoise Hardy a marqué plusieurs générations, depuis son premier succès, à l'âge de dix-huit ans, pour " Tous les garçons et les filles ", un disque sorti en 1962. Chanteurs, compositeurs, metteurs en scène, dessinateurs, couturiers, écrivains, tous ont été inspirés par sa présence singulière. Après son dernier disque, Parenthèses, Françoise Hardy a voulu mettre noir sur blanc le récit de sa vie, et exposer, pour la première fois, certaines histoires restées dans les marges de ses souvenirs... Enfant du baby-boom, grandi dans un milieu familial complexe, Françoise Hardy reste le symbole de l'accession à la liberté pour toute sa génération, en compagnie de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan ou des Rolling Stones, dont elle parle, entre autres, avec un regard complice - un regard sans complaisance. Rien n'est caché de ses amours avec Jean-Marie Périer, puis avec son mari, Jacques Dutronc. Au fil des pages, on croise ceux qui ont compté le plus à ses yeux : Serge Gainsbourg, Emmanuel Berl, Salvador Dalí, Michel Berger, Patrick Modiano, Etienne Daho, John Frankenheimer, France Gall, Benjamin Biolay, Hélène Grimaud ou Michel Houellebecq. Françoise Hardy revient aussi sur ses albums, ses chansons, ses collaborations avec Georges Brassens, Gabriel Yared, Alain Bashung, le groupe Blur, ou encore son fils, Thomas. Mieux qu'un récit de souvenirs, une traversée des apparences qui a le mérite de dire les choses au plus près des émotions ressenties, sans impudeur, pour mieux dégager, au travers de chaque expérience, ce qui a compté, ce qui mérite d'être ressaisi. Un livre qui est aussi une quête de perfection, avec une question : comment, à travers drames et bonheurs, faire de sa vie une oeuvre ?
Mon essai : "le drame des sexes" de Sylviane Agacinski. j'adore cette femme. Emballée par son intelligence, sa clarté, sa clairvoyance après l'avoir vu chez Ruquier en octobre, où elle s'est lâchée. C'est une vision pessimite sur l'amour et sur l'impossibilité de faire durer un couple. Le couple est synonyme de drame, voué à l'échec sur le long terme, qu'elle raconte à travers trois auteurs dramatiques de théâtre.
et en Audio littérature, je propose : "Le Journal" d'Hélène Berr. Cette jeune parisienne a 20 ans lorsqu'elle commence d'écrire son journal. Connu des seuls chercheurs du Mémorial de la Shoah où il fut déposé en 2002, ce Journal a trouvé sa place à côté de celui d'Anne Frank. Je l'ai lu l'anné dernière. Il sort cette année en audio et c'est Elsa Zylberstein qui prête sa voix". Sa confession se termine par ces mots de Shakespeare : "Horror, horror, horror".
Pour les autres Beaux-livres, il vous faut consulter le dossier de la revue Lire.
En 2009, je guette et attends
les nouveaux romans de Frédéric Beigbeder et de Nicolas Fargues
le premier roman de mon amie belge : Nancy Morepa "sans limite".
la biographie de Pascal Bories sur Beigbeder à l'Archipel.
les romans des Editions Heloise d'Ormesson, Editions de Minuit, P.O.L, Editions de l'Archipel, Grasset et la Table Ronde qui ont ma faveur.
Bon week end.
Prochain post : les mots qui font du bien.
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Thursday, December 04, 2008
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Chronique double Jean-Paul Dubois
Une vie française et les accommodements raisonnables
Pour Buzz Littéraire Frédéric Beigbeder nous avait prévenu dans sa chronique Lire d’août dernier. Il nous écrivait que le nouveau roman de Jean-Paul Dubois lui avait permis de « retrouver avec jubilation la mélancolie ordinaire de l’auteur ». (cela n’étonnera personne, je suis d’accord !) Effectivement, après « Hommes entre eux », relatif à l’étrangeté et « …Monsieur Tanher », roman plutôt comique, - mais qui m’avait laissé sur ma faim-, Dubois retrouve un souffle romanesque virevoltant digne de son roman de 2004, « Une Vie française» auquel Frédéric faisait très certainement allusion. " Les accommodements raisonnables » ont du enthousiasmer les fans de l’auteur et calmer ses rares détracteurs car Jean-Paul Dubois a écrit et déployé le grand roman que nous attendions. Et son accueil par la critique fut, d’ailleurs, fort bienveillant. ..... C’est un roman tragique et drôle, qui jette sur son époque un regard lucide. C’est le livre de la maturité avec toujours le charme des héros de Dubois. Grands et éternels adolescents partagés entre leur instinctive culpabilité et les amours évanescentes de leur vie. J’ai trouvé que l’auteur maniait avec habileté et avec facétie les jeux de miroir. Les manques de ses personnages, leurs paradoxes, leurs contradictions, leurs failles, leurs petites hypocrisies quotidiennes, les mensonges ou plus exactement les non-dits s’expriment dans ce va et vient permanent entre ce que dicte l’apparence et la face cachée. Ne s’agit-il pas de décrire des existences un peu sommaires qui tiennent comme elles peuvent, et résistent par la seule puissance de ces petits accommodements, ces concessions, que chacun de nous fait en accord avec lui-même pour parvenir à vivre avec l’autre ?. Dubois dresse d’abord le portrait d'hommes et de femmes victimes d’eux-mêmes, aspirés par la vie, qui se cherchent et se perdent, quand ils ne se retrouvent pas pour mieux s’en aller encore. A travers la vie d’Alexandre paradoxal, qui envoie paître tout un passé pour épouser une vie qu’il a toujours farouchement rejetée, à travers Anna qui elle, semble s’ « exiler » dans un état semi comateux pour ne pas affronter les épreuves de l’existence, à travers Paul qui s’évanouit et se perd dans une vie insensée. Se brûlant par tous les bouts pour mener une vie dérisoire dans un milieu conspué de vacuité qui ne lui apporte rien. C’est un roman abouti qui nous renseigne sur nos compromissions sournoises, celles que l’on fait pour embaumer, sans illusion toutefois, le quotidien usant et somme toute délétère. L’analyse est bien vue sur nos pactes muets avec nous-mêmes, nos lâchetés silencieuses. Tout ce que l’on fait pour mieux vivre en croyant se regarder en face alors que les Accommodements signifient AUSSI nos petits arrangements avec des principes inavouables, pour ne pas dire obscurs, à travers ce même Alexandre qui se venge d’un frère qu’il a toujours jalousé. Et d’un seul coup, on a un retraité tranquille qui règle ses comptes avec ses fantômes et qui, par le truchement d’un mimétisme sidérant, endosse la vie de l’autre, jusqu’à épouser sa compagne et devenir, lui aussi, cet ennemi qu’il a toujours fui, cet être condescendant qu’il réprouve, c'est-à-dire lui-même !! Accommodements aussi avec le devoir, à travers ce même Paul qui fuit cette tragique épouse ruinée pour oublier une vie de couple inexistante mais qui tombe amoureux de son sosie, préférant un double encore présentable pour s’apercevoir à moyen terme que la seconde est tout aussi déchirée que la précédente...... C’est sur la culpabilité, sur le prolongement et la persistance à l’infini de nos faiblesses, de nos regrets, de nos déchirures, sur notre faculté à reproduire nos erreurs, nos amours sans jamais éprouver le sentiment d’avoir été vaincus par notre incompétence à changer les choses, que le roman de Jean-Paul Dubois convainc. Sitôt refermé, il laisse une trace sur la nécessité d’assumer sa vie, sur les rapports humains, sur nos liaisons, nos déliaisons, notre solitude, nos ruptures. C’est un bon roman, qui gagne en intérêt au fil des chapitres et auquel on pense après coup, comme au sortir de la salle de cinéma. .... Tous les thèmes fondamentaux de Dubois sont abordés. Deux points. Il y a d’abord Toulouse, que l’on a retrouvé dans des précédents romans, et un anti-héros qui se prénomme toujours Paul. Dans Une Vie française, Paul Blick a huit ans lorsque son frère meurt brutalement le jour où la France entérine la Vème République. Tout le long du roman, on suit Blick qui hésite entre désir de révolte, son confort bourgeois et sa recherche d’un absolu désillusionné. A propos de Paul : Dubois récemment confiait qu’en une vingtaine de livres, tous les narrateurs se prénommaient Paul, -la moitié de son prénom- et que l’on pouvait arithmétiquement considérer que « ces romans ont une part de lui-même et que, lorsqu’il écrit, il prête sa voix ». (on notera que Dubois ne se réfugie pas derrière l’auto-fiction et ne la nomme jamais). Evidemment, comme Dubois, Paul et ses colistiers habitent Toulouse, ont du mal avec la vie, et plus guère d'illusions. Les femmes viennent de les quitter, ou s’apprêtent à le faire. Ce sont des hommes malheureux qui ne savent rien, si ce n’est que l'amour est mort, comme dans la chanson de Nicoletta et qu’il reste les rayons tièdes de la tendresse indéfectible qu'ils éprouvent pour ce qui a été, le reste se délitant irrémédiablement sous leurs yeux. Paul et les autres, dans leur fatalisme, nous ressemblent. Parce que la vie alimente toujours la construction et la genèse d'une histoire. L’HISTOIRE DE NOS VIES. Faire la part entre ce que l'on raconte et ce que l'on croit avoir vécu alimente les romans sur les vies familiales et l'essence même des familles sont fondées sur toutes les formes d' Accommodements raisonnables que l'on peut imaginer. Je me répète, pardon :ce sont les négociations plus ou moins intimes et plus ou moins avouées. Je pense que Dubois a peut-être eu l’envie de comprendre pourquoi la nébuleuse familiale comporte une bonne dose de toxicité et que cette réflexion passe par ces exercices de rapprochement et d'éloignement successifs et par leur narration.. Autre point : les romans de Dubois parlent toujours DU TEMPS, du PARFUM DE L’EPOQUE. Ils dressent toujours en filigrane un regard critique sur notre époque et sur le fil de l’histoire.. Dans « Une vie française », Paul Blick, déjà évoqué, décrit la famille de son enfance, déplaisante, surannée, réactionnaire, terriblement triste. C’est sa Vie Française, relatée de Charles de Gaulle à Jacques Chirac, des premiers baisers aux premiers cheveux blancs, à laquelle chacun peut s’identifier, Vie Française inscrite dans une histoire en marche, subissant le monde autant qu’elle le construit. Les Accommodements raisonnables, eux, se déroulent pendant les douze mois qui ont précédé et succédé à l'élection présidentielle en France en 2005. Cette période constitue le décor de l'histoire mais révèle aussi l'absence de "surmoi"* et les traits qui caractérisent l'époque et que Dubois marque au fer rouge. Sur les passages qui se passent en France d’abord. Durant la campagne électorale, beaucoup de choses invraisemblables se sont dites et faites. Je pense que Dubois a parfaitement saisi, au niveau d'une famille, cette sensation d'éclatement et de manque de retenue, PROPRE A L’EPOQUE entre des hommes et des femmes, qui se livrent entièrement et se retrouvent au cœur de chaque chose. Reprenons : dans le livre, à travers Selma, le narrateur est confronté à la tentation de croire qu'il est possible de retourner dans le passé, de retrouver quelque chose qui n'est plus, de recommencer ce que l'on n'a jamais eu le temps d'achever, façon de souligner entre parenthèses sa peur de vieillir. Et sa lâcheté. L'illusion fonctionne jusqu'au moment où le narrateur de plus de 50 ans se voit dans la glace au côté de cette nouvelle compagne qui lui rappelle qu'UNE EPOQUE est irrémédiablement terminée. .... C’est particulièrement vrai dans les passages qui se passent aux Etats-Unis. Où les Etats-Unis apparaissent comme un pays dépourvu de surmoi. Ce sont les passages que j’ai préférés. Pourquoi ? Parce que contrairement à la France, la société américaine ose dire et faire un certain nombre de choses qui constituent encore pour nous des tabous. Un certain nombre de tabous sont parfois nécessaires pour préserver le bon fonctionnement et le respect des mécanismes sociaux élémentaires. Or l'Amérique est, on le sait, l’incarnation parfaite du libéralisme où tout semble plus simple mais aussi plus volatile, plus volage, plus délétère, où tout peut se faire puisque quelque part, à l'image d'un Dieu omnipotent, le "marché" se chargera de réguler et d'éliminer.**(cf les romans de nos amis américains contemporains). Voilà. C’est ce que j’ai aimé dans ce roman profond, mélancolique et grave, traversé avec un sourire aux lèvres et un sentiment de nostalgie : l’analyse circonspecte de nos tranches de vie, vues d’ici et d’ailleurs, juxtaposées, décuplées à l’infini comme des histoires à tiroirs, saisissant la marche du temps ou le prenant à rebrousse-poil, j’ai aimé l’art de Dubois de passer au peigne fin nos situations, notre réalité, notre hypocrisie, nos arrangements avec nous–mêmes, nos déboires. Nos désillusions. Nos espoirs. Je vous avais prévenu : Frédéric Beigbeder a toujours raison..... .. .. * ceci est un bout de phrase empruntée à JP Dubois dans une interview. Le style de Dubois est irréprochable et efficace Circonvolutions limpides, phrase fluides et longues, sinueuses, beaucoup d’adverbes, de nuances, un vocabulaire riche. Un rythme souple. Dubois écrit de bons romans populaires qui parlent au cœur des gens. Incapable de produire de la vacuité, ça fait du bien. Rien à dire. Ou à redire, plutôt..... .. .. Extrait n° 1, page 81 de Une vie française.... « Il fallait tenir jusque-là, partager avec elle ces moments étranges, à la fois totalement irréels, et pourtant élaborés à partir des lois élémentaires de la physique et des mathématiques. De toute façon, il se trouverait bien un jour que par le monde, un imbécile pourrait nous demander où nous étions le soir, où des hommes avaient pour la première fois marcher sur la Lune dans le confinement de nos vies respectives nous pourrions alors nous souvenir que nous étions l’un près de l’autre dans ce lit protecteur au fond de ce motel basque dont certaines chambres proches de la falaise donnaient le sentiment de lâcher prise et de glisser doucement dans l’océan.....
Extrait n° 2 page 135 de « Les Accomodements raisonnables ».... Finalement, les mariages ressemblent aux enterrements,. Ils annoncent des changements brutaux, des restitutions de rôles et des prises de pouvoir au cœur des familles. Les Stern n’étions pas pire que d’autres, de générations en générations, nous nous transmettions simplement notre compote de gènes originels, avec l’espoir secret que tout nouvel arrivant renforçât le patrimoine.,, .
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Friday, November 28, 2008
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JE DIS TU
De V.C - 1995
Je suis malade du sida depuis 3 ans.
Après toutes sortes d'aventures dans le domaine de la médecine orthodoxe et des médecines douces j'ai pris conscience de deux choses fondamentales : - premièrement que nous sommes le résultat de nos émotions et de notre façon de vivre - deuxièmement qu'il fallait se désintoxiquer physiquement, émotionnellement et spirituellement afin de sortir de la maladie.
J'ai entendu parler d'Amaroli. Je me suis préparé par deux jours de cure de fruits. Au début cela fut pour moi un exploit, car il me fallait aller au delà de toutes les appréhensions possibles, de toutes les idées reçues dans le genre 'c'est un poison toxique, c'est dégoûtant, répugnant, un déchet, tu vas mourir si tu fais ça, t'empoisonner...', j'en passe et des meilleures !
J'ai eu besoin d'appeler le courage pour me jeter à l'eau, si j'ose dire, mais j'avais besoin de quelque chose d'exceptionnel si je voulais vraiment parvenir à réparer mon grand corps malade et maigre. Je ne voulais pas crever mais vivre et j'avais compris que c'est avant tout s'aimer soi même, s'accepter tel que l'on est aujourd'hui à ce moment précis. C'est ce qu'il fallait que j'apprenne. Et je voulais aller vite.
Alors j'ai bu, vite et bien dès le premier jour, en me regardant dans le miroir de la salle de bain pour me dire 'bravo, mec, tu es super!', m'encourager et me féliciter.
Oh, bien sûr, j'aurais pu commencer plus doucement, en douceur, par des doses homéopathiques faites avec mon urine, j'aurais pu la mélanger à du jus d'orange, j'aurais pu... Mais je voulais aller vite, expérimenter la guérison. J'ai jeûné pendant trois jours de descente en enfer, tel Orphée à la recherche d'Eurydice, guidé par le passeur Amaroli. J'ai eu en effet une réaction extrêmement intense avec un fièvre très élevée, des maux de tête, des courbatures, et une fatigue générale. J'ai eu l'impression que mon corps attendait cela depuis longtemps, dans sa grande sagesse, il attendait Amaroli pour pouvoir se nettoyer. J'ai vomi de la bile verdâtre, une vraie fourniture pour film d'horreur, j'ai eu une transpiration tellement nauséabonde que mes colocataires ont cru que j'avais vomi dans l'appartement. Au bout du troisième jour je me suis senti comme ressuscité. Mes ganglions avaient totalement désenflés, ma peau est devenue à nouveau saine, je me suis senti comme un bébé, avec une telle énergie que je me sentais comme une pile atomique difficile à contrôler, je me déplaçais par petits bonds de joie sous les yeux médusés de l'entourage qui n'a pu que constater la transformation.
Je me sens heureux, en harmonie avec le monde qui m'entoure. Je vais de miracle en miracle, au quotidien. Les solutions aux problèmes arrivent toutes seules, comme si une porte s'était ouverte. J'ai rencontré un groupe de guérison où il y a plein de gens formidables, positifs, qui me soutiennent et me conseillent dans ma nouvelle vie afin de m'éviter les écueils d'un trop grand enthousiasme.
Je sens que de grandes ailes se déploient, celles du pardon et de la joie par l'acceptation. J'apprends à pardonner à mes parents, à tous ceux qui ont croisé douloureusement mon chemin, afin que les traces de mon passé inscrites dans ma chair s'estompent pour laisser place à la joie de vivre, à la lumière et à a santé totale.
Je me retrouve sauvé, régénéré, optimiste, en bonne santé, plein d'énergie et de volonté pour aider ceux qui souffrent d'un corps intoxiqué, malades de leurs émotions et de leurs refus.
La vie est devenue un grand oui, un chant de reconnaissance. Je dis maintenant merci à la vie, merci au sida, merci à Dieu qui m'a donné cette grande claque d'amour, merci à tous ceux qui m'ont soutenu, aidé et encouragé.
V.C., Paris 1992
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Thursday, November 27, 2008
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6ème salon de l'édition indépendante |
L’association L’autre livre organise le 6ème Salon de l'édition indépendante du 28 au 30 novembre 2008 à l'Espace des Blancs Manteaux, 48 r vieille du Temple, PARIS 4ème (M° Hôtel de ville). Ce salon international permet de découvrir sur 1 000m² au cœur de Paris, la production littéraire de 165 éditeurs français ou étrangers dont l’existence est précieuse pour ..la bibliodiversité. Un ..annuaire détaillé des éditeurs indépendants représentés sera disponible sur le salon. Le Plan d'urgence élaboré lors des Etats généraux de l’édition indépendante sera distribué gratuitement aux visiteurs sous forme de mini-livres. Durant 3 jours, des espaces seront dédiés aux lectures publiques et aux dédicaces (plan et programme détaillé sur le site de L'autre livre). Un marque-page de L'autre livre sera offert pour chaque livre original découvert. Débats. Lecteurs et professionnels du livre se rassembleront pour s’interroger sur « La culture dans la crise » (samedi à 16h) et échanger sur le Plan d'urgence afin de mettre en place « l’Observatoire de l’édition indépendante » (dimanche à 15h). Boîte à idées. Chacun pourra ainsi contribuer à la défense de l’édition indépendante tout au long de ces 3 jours. Dons de livres. A l'approche de Noël, la malle du Secours Populaire sera à la disposition des éditeurs et les lecteurs pour offrir des livres afin de favoriser la lecture des plus démunis.
Salon ouvert au public du vendredi 28 au dimanche 30 de 11h à 20h Nocturne le vendredi jusqu’à 22h Inauguration vendredi à 19h
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Fête du Livre au Palis Brogniart métro La Bourse le 30 novembre 2008 de 14.30 à 18.30 Voir le blog de mon amie Anne-Laure Boveron, journaliste à Muze (ds mon top amis) Bonne soirée lo
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