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La Voix de L'Humanité

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Last Updated: 11/25/2007

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Sunday, November 25, 2007 

Voici le sommaire du blog de La Voix de l'Humanité :

 

- HOMME DE PAIX : Le Sous Commandant MARCOS
- COMBAT DE FEMMES : Shirin EBADI
- L'Alcool
- L'ALTERMONDIALISATION
- LA PROSTITUTION
- REGARD SUR LE MONDE : Appel à l'aide contre le Mur en Israël
- Le Cancer de la Peau
- ENVIRONNEMENT : Tsunami
- COMBAT DE FEMMES : AUNG SAN SUU
- VOYAGE POUR LA PAIX
- Maltraitance : Syndrome du Bébé secoué
- Ethers de Glycol
- LE DIVORCE by Ludovic
- HOMME DE PAIX : Gandhi
- ATTENTATS DU 11 AVRIL A ALGER
- Le SIDA
- ENVIRONNEMENT : Pollution maritime
- REGARD SUR LE MONDE : Pétition contre le Génocide au Darfour
- Excision
- COMBAT DE FEMMES : Ingrid BETANCOURT
- RACISME : Discriminations raciales
- ENVIRONNEMENT : Lutte contre la déforestation mondiale
- Tourisme sexuel : Lutter contre l'exploitation des enfants
- Le Tabagisme
- BOUNA et ZYED
- HOMME DE PAIX : Martin Luther King
- REGARD SUR LE MONDE : Fuite d'un otage en Colombie
- Violence faites aux Femmes
- VOIX DES ENFANTS : Les Enfants libanais en banlieues
- RACISME : Scénarios contre les discriminations
- Le Don d'Organes
- COMBAT DE FEMME : May CHIDIAC
- ENVIRONNEMENT : Déchets toxiques
- HOMMAGE AU LIBAN
- HOMME DE PAIX : Massoud
- Suicide : Seconde cause de mortalité chez les jeunes
- REGARD SUR LE MONDE : KABOUL, 5 ans après la chute des Talibans
- REGARD SUR LE MONDE : Verdict du Procès de Saddam HUSSEIN
- VOIX DES ENFANTS : Le jeu mortel du foulard
- ENVIRONNEMENT : La fonte des calottes polaires et des glaciers
- RACISME : Ô JERUSALEM
- HOMME DE PAIX : L'Abbé Pierre
- Les Drogues douces (cannabis)... by Ludovic
- COMBAT DE FEMMES : Ni Putes Ni Soumises
- RACISME : INDIGENES
- Accident de la route : Première cause de mortalité chez les jeunes
- Les Enfants Soldats
- COMBAT DE FEMMES : Femmes Afghanes
- ENVIRONNEMENT : Changement climatique
- REGARD SUR LE MONDE : Chronologie du Liban
- HOMME DE PAIX : Frans FANON
- C'est l'été : Les Infections Sexuellement Transmissibles
- RACISME : Poème à méditer
- VOIX DES ENFANTS : Iqbal MASIH, porte-parole des enfants-esclaves
- Illettrisme
- ENVIRONNEMENT : Désertification du Sahel
- Maltraitance d'enfants handicapés en Roumanie
- Don de Plaquettes
- Pédophilie : Meurtres de Mathias et de Madison / Procès du Tueur de Dylan
- HOMME DE PAIX : Nelson MANDELA
- COMBAT DE FEMMES : Taslima NASREEN
- RACISME : Ilan HALIMI
- Le Viol : Dispositions pénales
- ENVIRONNEMENT : Développement durable
Sunday, November 25, 2007 
Le Sous Commandant MARCOS
SOUS-COMMANDANT MARCOS

Le Sous-commandant Insurgé Marcos, appelé désormais El Delegado Zero (le Délégué Zéro) est le principal dirigeant et le porte-parole de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) formée en 1984.
Ce groupe révolutionnaire mexicain est actif au Chiapas depuis leur soulèvement en 1994. En effet, le 1er janvier 1994, date d'entrée en vigueur de l'Alena (Accord de libre-échange nord-américain), les sans-terre, les sans-voix, les « oubliés de toujours » que sont les Indiens, descendent des montagnes et occupent plusieurs villes du Chiapas, État riche en ressources, où la population est la plus pauvre du Mexique. L'EZLN apparaît publiquement pour la première fois et, avec elle, tous les Indiens en lutte réclament la dignité, la justice et la démocratie pour tous, la reconnaissance de leurs droits et de leur culture.
Décidés à construire leur autonomie pacifiquement, sans chercher à prendre le pouvoir, et sur la base d'assemblées communautaires, les Zapatistes s'organisent en communes autonomes. De nombreuses réalisations pour la mise en place d'une autonomie solide voient le jour : écoles, cliniques, coopératives, transports, agriculture, artisanat dans une région où la plupart des paysans sont privés des services de base comme l'eau, l'électricité, l'éducation et la santé.

Le sous-commandant Marcos doit son renom international en particulier auprès de la gauche intellectuelle européenne, à son talent littéraire, à ses formules poétiques et à son sens de l'humour.

Le personnage de Marcos repose également sur son insistance à ne se présenter en public que masqué de son célèbre passe-montagne. Selon les zapatistes, le passe-montagne qu'ils arborent sert autant à leur protection personnelle que de symbole pour leur mouvement, rappelant ainsi qu'ils luttent pour les "citoyens aliénés", ceux qui n'ont "ni voix, ni visage pour personne". Ils mentionnent également que les Indiens utilisent eux-mêmes des paliacates (foulards colorés traditionnels du Mexique).

En 2006, après le succès de "l'Autre Campagne" de l'EZNL, le mouvement zapatiste devient un véritable mouvement social, politique et culturel. Son discours est diffusé partout et la population mexicaine modeste y est très sensible. En effet, les zapatistes réfléchissent quotidiennement en conseil à des solutions à apporter pour toutes et tous. L'EZLN, dans les zones qu'elle occupe au Chiapas a créé des conseils de bon gouvernement où le peuple d'en bas est le seul à décider au final. Leur système est en fait fondé sur "une authentique démocratie directe".

Marcos a su tisser des liens avec l'altermondialisation sans renoncer à son combat pour les Indiens et la justice sociale.





L'AUTRE CAMPAGNE DANS LE NORD MEXICAIN :

En septembre et octobre 2006, le délégué Zéro a repris sa tournée dans les États du Nord du Mexique. Un certain nombre de vidéos ont été réalisées à l'occasion, donnant à voir la situation des peuples indiens du Nord mexicain.

Ile du Requin, notre coeur
On les nomme Seris, ils s'appellent Comca'acs. Ils ont manqué d'être exterminés plusieurs fois dans l'histoire. Aujourd'hui, on veut construire un complexe touristique marin sur leurs terrains. Comme ils résistent, ils sont en butte aux attaques de la police et de l'armée. Mais les Comca'acs n'abandonnent pas la lutte.

Décharge de déchets toxiques en territoire Papago
Les Papagos - également appelés O'odhams - sont un peuple apparenté aux Navajos. Comme leurs cousins du Nord, leur terre doit être transformée en décharge. Ils recherchent des alliances pour s'opposer à ces projets de mort et continuer à vivre de leur désert.

Depuis San José de la Zorra, Nord-Ouest du Mexique
Les Kumiais sont cernés par des gros propriétaires qui grignotent peu à peu leur territoire. Évidemment ces pilleurs peuvent compter sur les organismes officiels censés protéger les peuples indigènes. Une rencontre avec les délégués du CNI et de l'Autre Campagne et l'appel qui s'ensuit.

Cucapas et Kiliwas, 9000 ans après
Si les mots ont encore un sens, il s'agit bien ici d'ethnocide. Cucapas et Kiliwas sont deux petits peuples qui doivent affronter l'interdiction d'exercer leur moyen d'existence et de survie (en l'occurrence, la pêche), l'occupation militaire, l'invasion touristique et l'acculturation de la part de missionnaires évangélistes. Une lutte pour ne pas mourir.

La Voie Mayo avec l'Autre Campagne
Le peuple Mayo à la rencontre de l'Autre Campagne. Une occasion d'analyser la dépossession des terres aggravée par la réforme constitutionnelle et l'émigration vers les États-Unis par manque d'opportunités économiques et politiques.

L'Assemblée Yaqui
Le 24 octobre 2006, le sous-commandant Marcos et une délégation du Congrès national indigène (CNI) sont accueillis par les autorités traditionelles Yaqui, à Vicam, Sonora. Le motif de la visite : la participation du peuple Yaqui au sein du CNI et de l'Autre Campagne. Pendant que la danse du Cerf nous rappelle que les Yaquis conservent bien vivante leur culture, leurs autorités mûrissent leur décision de rejoindre ou non le mouvement indigène national et l'Autre Campagne.

Ces films sont disponibles sous forme de deux DVD "Paroles indigènes du Nord-ouest I & II". Pour les recevoir, contactez Promedios France : promedios.fr@gmail.com





UN CAFE REBELLE ET ZAPATISTE :
«Café du Chiapas cultivé de façon biologique et cueilli avec dignité»

Tous les membres de ces coopératives appartiennent à des communautés indiennes zapatistes en résistance.

Mut Vitz et Yachil Xojobal Chulchan, sont deux coopératives de la région des Altos. Mut Vitz, la «montagne aux oiseaux» en langue tzotzil, est une coopérative qui regroupe actuellement 541 cultivateurs de café. Créée en 1997, la plus ancienne coopérative zapatiste, elle produit un café certifié biologique.
Yachil, avec près de 1000 producteurs est située dans la zone de Polhó où ont trouvées refuge de nombreuses personnes chassées de leurs communautés par la violence paramilitaire. Son café est également certifié biologique.

Ssit Lequil Lum, «Les fruits de la Terre Mère» en tzeltal, est la toute dernière des coopératives zapatistes. Elle est située dans la région Nord du Chiapas où sont particulièrement actifs les groupes paramilitaires. Elle a choisi de franchir un pas supplémentaire sur le chemin de l'autonomie en refusant toute certification officielle dont les normes, imposées sans discussion avec les producteurs, ne correspondent pas toujours aux réalités locales. Elle développe à l'inverse une certification indépendante avec l'appui d'une université de Veracruz. Ce sont les producteurs eux-mêmes en relation avec des techniciens d'agro-écologie qui définissent la liste des points à certifier. Ne s'arrêtant pas à la récolte, comme la certification biologique, cette auto-certification qui impose à la fois une culture sans produits chimiques et des normes sur la qualité du travail après la récolte des grains, est validée par les autorités zapatistes.
Les membres des coopératives sont régulièrement menacés et agressés par des paramilitaires. Et en plus, le gouvernement à travers sa stratégie de contre-insurrection civile, cherche à éradiquer ces coopératives, symboles de la possibilité d'un mode de production autonome. Après avoir bloqué le compte bancaire de Mut Vitz au printemps, le gouvernement a durci les lois fiscales, rendant très difficiles pour les coopératives zapatistes l'enregistrement de leurs représentants légaux ainsi que les transferts d'argent depuis l'étranger. Si, suite à cela, les inquiétudes sur la possibilité de Mut Vitz d'exporter du café cette année se concrétisaient, nous ferions venir du café de Yachil, l'autre coopérative de la même zone, moins menacée pour l'instant. L'avenir est incertain et la solidarité est plus nécessaire que jamais pour que vive cette expérience concrète de construction d'un autre futur.

L'achat du café : une solidarité directe avec les communautés zapatistes
Les groupes de solidarité d'Europe et d'Amérique du Nord achètent le café aux coopératives zapatistes à un prix supérieur à celui payé par les intermédiaires (appelés aussi les « coyotes » par les producteurs locaux !). À Paris, nous avons crée l'association Échanges Solidaires pour diffuser ce café par le biais d'achats solidaires. Il s'agit d'un café arabica, moulu ou en grains. Outre le prix d'achat supérieur payé au départ aux coopératives, les bénéfices sont entièrement reversés aux communautés zapatistes. Cet argent supplémentaire permet donc de soutenir les producteurs pour qui le café est souvent la seule production vendue (les autres cultures étant d'auto-subsistance) et représente la seule rentrée d'argent pour acheter ce qu'ils ne peuvent produire. Il permet également de soutenir les projets de ces communautés et notamment des projets de santé et d'éducation autonome.
Afin d'éviter aux coopératives de devoir s'endetter en attendant le paiement de la récolte, nous leur pré-payons la plus grande partie de celle ci au moment de la commande que nous allons effectuer d'ici à la fin de l'année 2007. C'est pourquoi nous lançons une souscription. Luttons ensemble, buvons du café zapatiste !
Lien pour le Bon de Souscription pour Achat de Café :
http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=111
Thursday, November 08, 2007 
COMBAT DE FEMME : Shirin EBADI
Shirin EBADI


En 2003, l'avocate iranienne et musulmane, Shirin EBADI avait reçu le Prix Nobel de la Paix pour son combat en faveur de la démocratie et des Droits de l'Homme.

En effet, en Iran il existe une réelle disparité : les femmes doivent porter le foulard et le manteau afin de dissimuler leurs cheveux et leur corps au regard de l'autre sexe, une femme reçoit une part d'héritage contre deux pour un homme, en cas de divorce une femme a le droit de garde des enfants jusqu'à deux ans pour un garçon et jusqu'à sept ans pour une fille, les femmes sont sous-payées et représentent 12% de la population active, une femme doit avoir l'autorisation de son mari ou de son père pour quitter le territoire national...

Durant le règne du Shah en Iran, Shirin EBADI fut l'une des très rares femmes juges. Titulaire d'une maitrise en Droit de l'Université de Téhéran, elle est devenue avocate et a participé à la Réforme sur le Droit de la Famille, sur le divorce et sur les successions. Elle a aussi combattu pour la reconnaissance du statut des femmes.
Mais en 1979, elle a été contrainte de changer de profession lors de l'instauration de la République islamique qui a interdit aux femmes de juger. Ainsi, elle a connu le changement des conditions des femmes après la Révolution islamique en Iran.
Malgré cela, elle a accepté des dossiers politiques délicats, notamment en enquêtant sur une série de meurtres d'intellectuels et d'opposants au régime en 1998 et 1999 en représentant les intérêts des familles des opposants libéraux Darioush et Parvaneh Foruhar.
Et ces activités lui ont attiré l'animosité des ultraconservateurs. En effet, en juin 2000 elle fut arrêtée avec un autre avocat réformateur. Elle a été emprisonnée vingt-deux jours sous l'accusation d'avoir enregistré sur cassette et diffusé les « confessions » de radicaux islamistes qui avaient reçu l'instruction de briser violemment toute contestation. Les deux avocats furent condamnés, à huis clos, à cinq ans de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer.
Shirin EBADI, militante des Droits de l'homme et de la femme, a fondé et a dirigé l'Association pour les Droits de l'enfant en Iran, dont elle est toujours membre. Elle enseigne le Droit à l'Université de Téhéran et a écrit plusieurs ouvrages sur son combat.
Shirin EBADI continue de mener son combat contre le gouvernement iranien qui justifie ces violations au nom de l'Islam. Elle a demandé que le gouvernement respecte les Droits de l'Homme, a exigé la liberté d'expression ainsi que la libération des prisonniers d'opinion, et a réclamé une réforme du système judiciaire. Elle s'est également opposée à toute intervention étrangère en Iran estimant que le temps des révolutions et des guerres est révolu.
Thursday, November 08, 2007 
ALCOOL
 
ALCOOL
Alcool, fête, convivialité, oubli... mais aussi alcool-violence, accidents, maladies. On estique que l'alcool est responsable chaque année d'environ 40000 décès.


I – EFFETS ET DANGERS DE L'ALCOOL

L'alcool n'est pas digéré : il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l'organisme.

a) Les risques immédiats :

A court terme et consommé à des doses importantes, l'alcool provoque un état d'ivresse et peut entrainer des troubles digestifs, des nausées, des vomissements...
Boire une grande quantité d'alcool en peu de temps provoque une montée importante du taux d'alcoolémie qui baisse ensuite en fonction de la quantité bue : seul le temps permet de le faire baisser. Si on boit sans manger, l'alcool passe plus rapidement dans le sang et ses effets sont plus importants.

Toutefois, face à la consommation d'alcool, chacun réagit différemment en fonction de son état de santé physique et psychique, que l'on soit un homme ou une femme, et selon le moment de la consommation. Le seuil de tolérance dépend donc de la personne et du contexte.


b) Les expositions majeures :

La consommation d'alcool expose à des expositions majeures :
- diminution de la vigilance, souvent responsable d'accidents de la circulation, d'accidents du travail.
- pertes de contrôle de soi qui peuvent conduire à des comportements de violence, à des passages à l'acte, agressions sexuelles, suicide, homicide.
- exposition à des agressions en raison d'une attitude parfois provocatrice ou du fait que la personne en état d'ébriété n'est plus capable de se défendre.


c) Les risques à plus long terme :

La consommation régulière lorsqu'elle est excessive (plus de 2 à 3 verres par jour) augmente le risque de nombreuses pathologies : cancers (notamment de la bouche, de la gorge, de l'--sophage), maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardio-vasculaires, hypertension artérielle, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).


d) La dépendance :

On parle de dépendance lorsque la personne est devenue incapable de réduire ou d'arrêter sa consommation malgré la persistance des dommages. De nombreux symptomes apparaissent lors de la consommation ou de l'arrêt : tremblement, crampes, anorexie, troubles du comportement. Cette dépendance s'accompagne de difficultés d'ordre relationnel, social, professionnel, sanitaire, judiciaire.



II – ALCOOL ET GROSSESSE, LES LIAISONS DANGEREUSES

Une consommation d'alcool faible ou occasionnelle pendant la grossesse peut entrainer des risques pour l'enfant à naitre. L'alcool passe du sang maternel au sang du f--tus sans que le placenta ne joue le rôle de filtre.

Une consommation quotidienne, même très faible ou des ivresses épisodiques peuvent entrainer des complications durant la grossesse (retard de croissance du f--tus, accouchement prématuré), ainsi que des troubles des fonctions cognitives tels que troubles définitifs de la mémoire, de l'apprentissage, de l'attention.

Et une consommation quotidienne importante provoque des troubles graves chez l'enfant à naitre. Le syndrome de l'alcoolisation f--tale est l'atteinte la plus grave de l'exposition prénatale à l'alcool. Il se manifeste par des anomalies de la croissance, anomalies faciales, dommages du système nerveux central susceptibles d'entrainer un déficit fonctionnel (retard mental, hyperactivité).

Les troubles peuvent apparaître pour de faibles consommations et on ne connaît pas le seuil au-dessous duquel la consommation d'alcool chez la femme enceinte n'a pas de conséquence sur la santé du f--tus : il est don indispensable de s'abstenir de consommer toute boisson alcoolisée tout au long de la grossesse.



III - ABSTENTION

Quand la consommation s'effectue avec, avant ou après d'autres substances (médicaments, drogues), les effets sont majorés et les risques multipliés. Une seule dose, même faible, peut avoir des conséquences néfastes immédiates.

Il ne faut pas consommer d'alcool :
- pendant l'enfance et la préadolescence,
- pendant la grossesse et l'allaitement,
- lorsqu'on conduit ou que l'on va conduire un véhicule ou une machine dangereuse,
- quand on exerce des responsabilités qui nécessitent de la vigilance.



IV – MORTALITE ANNUELLE IMPUTABLE A L'ALCOOL

L'alcool serait à l'origine d'environ 40000 décès par an dont la moitié est liée au cancer des voies aérodigestives supérieures, aux cirrhoses du foie, à la psychose et dépendance alcoolique.

L'alcool est directement à l'origine de morts violentes par accidents de la route (2200 en 2002/2003), par accidents domestiques et professionnels, suicides et homicides.

Ces 40000 décès représenteraient 8% de l'ensemble des décès annuels avec une répartition inégale entre hommes (14%) et femmes (3%). Cette différence de mortalité est due à l'importance de consommateur en difficulté avec l'alcool parmi les hommes (15% des hommes âgés de 18 à 75 ans) que parmi les femmes (4% de femmes âgées de 18 à 75 ans).



V – QUE PREVOIT LA LOI ?

Sécurité routière :
Des contrôles d'alcoolémie sont possibles même en l'absence d'infraction ou d'accident par le Procureur de la République ou d'un Officier de police judiciaire.
Le taux légal d'alcoolémie maximum est de 0,5 g d'alcool par litre de sang et de 0,25 mg par litre d'air expiré.


Réglementation :
La production, la vente et l'usage des boissons alcoolisées sont réglementées Cette réglementation du commerce des boissons alcoolisées repose sur une classification des boissons. Elle régit tout débit de boissons ù l'on consomme sur place.

- Protection des mineurs :
Quiconque fait boire un mineur jusqu'à l'ivresse commet un délit. Il est interdit de vendre, d'offrir à des mineurs de moins de 16 ans des boissons alcoolisées dans les débits de boissons, les commerces et lieux publics.

- Loi du 10 janvier 1991 :
La publicité pour des boissons alcoolisées est interdite à la télévision, au cinéma, dans la presse pour la jeunesse, et la diffusion de messages publicitaires à la radio est interdite le mercredi, les autres jours entre 17h00 et 24h00.
La vente, la distribution et l'introduction d'alcool dans tous les établissements d'activités physiques et sportives sont interdites.
Wednesday, October 03, 2007 

UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE : ALTERMONDIALISATION :

 

I - MONDIALISATION NEOLIBERALE, dernière étape du capitalisme :

C'est une idéologie qui a été mise en place dans les années 60-70 qui consiste à écraser le monde ouvrier et à transformer les échanges pour qu'ils deviennent mondiaux. Il fallait privatiser pour que les biens publics deviennent de plus en plus des biens privés et ceci dans un cadre politique mondial.

Or il n'y a aucun libre échange au niveau culturel ni au niveau de la valeur humaine, cela reste du libre échange au niveau économique. Et les grands organismes de crédits : la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International poussent les pays du Sud à l'endettement. La mondialisation n'est que la préparation des assassinats des peuples !

La Banque Mondiale et le FMI ont une responsabilité dans la crise de la dette et dans le maintien de celle-ci. Sur le site de la Banque Mondiale, la première chose que l'on voit c'est « --uvrer pour un monde sans pauvreté ». Depuis sa création elle fait annuellement des bénéfices, même durant les années de crises la Banque Mondiale fait environ un milliard de dollars de bénéfices chaque année, et elle soutient des régimes dictatoriaux à l'heure actuelle.

 

PHILIPPINES :

Au début des années 80, de nombreuses politiques de libéralisation commerciale ont été appliquées en suivant les objectifs de l'Organisation Mondiale du Commerce (qui dicte les lois du marché international dans l'intérêt exclusif des multinationales occidentales) car auparavant les agences qui poussaient à la libéralisation du commerce étaient la Banque Mondiale et le FMI.

Ensuite, cette escalade a continué avec des politiques de privatisations. Au début, ces privatisations étaient motivées par une course au profit dirigée par le gouvernement, et ils ont vendu beaucoup de biens publics car ils ne pouvaient pas payer la dette. Et plus tard, les privatisations ont été menées par les sociétés privées qui ont pris le contrôle des services sociaux du pays.

 

MALI :

On a tué les agricultures vivrières au détriment des agricultures d'exportation en mettant l'accent sur la culture du cacao, de l'arachide, sur tous les produits destinés à ravitailler les industries européennes en refusant de considérer ce dont le peuple a besoin pour survivre.

Ces institutions : l'OMC, la Banque Mondiale, le FMI ne songent même pas à savoir comment survivent les populations. Ce qui les intéresse seulement c'est le côté financier, l'apport économique.

Les firmes en Occident étaient en quête ou même en manque de marchés pour écouler leurs produits. Et c'est à partir de ce moment que des firmes étrangères en particulier françaises (BOUYGUES, ELF…) se sont implantées dans toute l'Afrique en disant il y a la guerre, la famine et le soutien des dictateurs (Gabon, Burkina Faso, Togo…).

 

Tout doit devenir profit, tout doit devenir marchandise

 

ARGENTINE :

Après 12 ans de privatisation à Buenos Aires et à Santa Fé, après avoir suivi toutes les indications de la Banque Mondiale et du FMI, les organismes de crédits, après avoir appliqué textuellement toutes les recommandations, on peut en tirer aujourd'hui une conclusion très concrète qui ne vient pas d'une idéologie comme ils le prétendent mais qui vient des résultats concrets : les entreprises privées sont inefficaces, inadaptées, incompétentes et mauvaises gestionnaires !

 

 

II - CRIMINELLES PRIVATISATIONS :

La mondialisation c'est aussi celle du flux des finances qui travaillent 24 heures sur 24 entre Londres, New York, Tokyo, Frankfort, qui cherchent les profits les plus élevés. Et le secteur actuellement le plus rentable est l'immobilier, le logement. Donc, on cherche des endroits où l'on peut faire des profits facilement sans trop travailler.

 

INDE :

- Les choses basiques comme l'eau sont en train d'être privatisées. Un grand nombre de fermiers se suicident car ils n'ont plus accès à l'eau puisque maintenant celle-ci est payante.

- Il y a aussi les graines utilisées par les fermiers qui deviennent contrôlées. Ils devront acheter les graines pour l'agriculture aux multinationales américaines. Et s'ils utilisent leurs propres graines, celles qu'ils utilisent depuis des générations, ils seront arrêtés car c'est illégal.

- Il y a à peine 5 ans, les soins médicaux en Inde ne coutaient vraiment pas chers. Or maintenant avec la privatisation, c'est devenu aussi cher qu'en Europe. On développe le système des mutuelles mais les gens n'ont pas d'argent pour s'assurer…

 

PHILIPPINES :

En 1995, les Philippines furent le plus important projet de privatisation de l'eau réalisé par la Banque Mondiale en Asie. Le premier projet de privatisation concernait la métropole de Manille qui couvre plusieurs villes et villages comptant à l'époque 12 millions d'habitants. Au début, la Banque Mondiale présentait les Philippines comme le meilleur exemple des privatisations car juste après la privatisation les prix de l'eau ont baissé. Mais moins de cinq ans plus tard, les prix ont recommencé à augmenter et aujourd'hui après dix ans de privatisation le prix de l'eau est 4 à 5 fois plus élevé qu'avant la privatisation. Et l'une des pires formes de privatisation est le système d'eau pré-payée : c'est comme pour le téléphone portable vous devez acheter une carte d'un certain montant avant de pouvoir accéder à l'eau. Et s'il n'y a plus de crédit sur la carte, il n'y a plus d'eau !

 

MALI :

Tous les secteurs publics ont été bradés. On a d'abord estimé le patrimoine du chemin de fer malien à 113 milliards de francs CFA, mais le gouvernement malien l'a vendu à 7 milliards de francs CFA. Regardez l'écart ! Et on a mis à la porte près de 800 personnes. Le chômage déchire les familles. Et tous les villages le long des rails ont été privés de ressources parce que la société qui a repris le chemin de fer n'a repris seulement que le trafic de marchandises. Ils ont dit qu'ils n'assuraient pas le transport de personnes parce qu'il y a trop de risques, c'est peu rentable par rapport au trafic de marchandises. Et des milliers de villages se trouvent aujourd'hui enclavés. Ils ont des tonnes de mangues, de bananes qui pourrissent dans les villages là-bas. Il n'y a pas de routes pour les envoyer, seul le train était le moyen d'acheminement de ces produits sur le marché. Aujourd'hui, ils n'ont pas de solution, l'Etat ne s'en préoccupe car il y a une pression de la Banque Mondiale et du FMI pour privatiser.

Les capitaux n'ont pas de frontières. Et partout où ils vont, ils font des victimes. Et c'est le même type de dégâts qu'ils causent : dégâts écologiques, sociaux, économiques, politiques parce qu'avec leur puissance ils arrivent à effacer la politique des nations.

 

ARGENTINE :

Ce modèle a pu être mis en place parce que les partis politiques majoritaires sont absolument complices de ce système. Ils savaient que cela augmenterait la dette, que cela ferait augmenter les prix, qu'ils allaient virer du personnel et fournir un système de qualité inférieure, et ils l'ont quand même appliqué !

 

Ce n'est que ça le capitalisme : du profit, on se fout de la qualité humaine.

 

NIGER :

Il y a des impôts que paye la communauté. Mais en plus de cela, si on veut franchir le seuil d'un dispensaire même en cas d'urgence il faut payer quelque chose juste pour accéder aux centres de santé. Le dispensaire du village devient une affaire privée mais on ne sait pas qui est le privé qui la tient Alors on s'en fiche de votre état, il faut d'abord payer pour accéder au dispensaire afin que vous puissiez être soigné par la suite. Ça c'est le problème des privatisations progressives !

 

 

III - MANIPULATION :

La puissance de cette représentation du néolibéralisme dans certains pays est basée sur une médiatisation. Donc on communique fortement sur notre politique mais ce sont des mensonges.

 

INDE :

Beaucoup de gens ne savent pas lire, ils n'ont accès à aucun média à part la télévision. Tout le monde regarde CNN. Et qu'est-ce qu'ils voient ? L'information donnée est celle que le gouvernement américain veut que l'on voie.

 

MALI :

La télévision ne sert qu'à nous embobiner, qu'à nous envoyer des missiles dans notre subconscient. La jeunesse est très fragile. On est porté que vers la Starmania, la musique. Tout ce qui conscientise le peuple est relégué en arrière plan. Le peuple est destiné à être un peuple de consommation de produits.

 

FRANCE :

Les jeunes grandissent aujourd'hui avec 3 heures et demie de télé en moyenne dans la tête. On leur vend du désir et on leur propose un modèle dont ils ne seront jamais acteurs et seulement victimes, c'est-à-dire que lorsqu'ils vont consommer, ils ne vont pas avoir conscience qu'on fabrique leurs propres prisons et ceux de leurs frères ailleurs. Le drame c'est que la mondialisation et la notion du profit s'imprègne dans la tête des jeunes. La nouvelle colonisation est dans la tête : « C'est quand ils nous voient tous nous bagarrer pour acheter leurs merdes. »

 

ARGENTINE :

Le système veut nous arnaquer, nous voiler les yeux pour que nous croyions en lui. Le système veut nous assassiner subtilement en nous vendant une vie confortable, une voiture, une maison, une femme en nous disant que tout ceci est la vérité et que nous sommes nés avec cette nature.

 

MALI :

Cette forme de mondialisation n'est qu'un moyen de maintenir le peuple dans un état d'exploitation, de consommation, de soumission et d'anéantissement. Or il faudrait une autre alternative

 

 

IV - REVOLUTION :

 

Comment voulez-vous que les populations se soulèvent contre les politiques qui sont imposées par le FMI ou la Banque Mondiale alors qu'elles croient encore au Nord comme au Sud que ces organismes --uvrent à l'amélioration de la pauvreté ?

 

Pourquoi y a-t-il eu un changement progressif en Amérique latine et en Asie ? C'est à chaque fois parce que les populations locales ont eu un esprit civique qui s'est éveillé, et c'est aussi le résultat d'un travail de longue haleine des mouvements sociaux.

 

Nous, les humanistes, travaillons partout dans le monde pour la libération et l'évolution de l'être humain.

Nous, les humanistes, luttons pour une révolution totale, sociale et spirituelle car une véritable transformation sociale sera possible uniquement si elle est accompagnée d'une profonde rénovation interne.

Nous, les humanistes, connectons notre vie personnelle avec la vie sociale. Nous croyons en une transformation personnelle et sociale simultanée.

Personne ne va venir faire la révolution à notre place, la révolution se trouve en nous-mêmes.

 

Il y a beaucoup de résistance radicale dans la production d'informations, de faits, de documentaires, de radios

 

PHILIPPINES :

Il y a un mouvement populaire et social très fort. Il existe une combinaison de plusieurs actions : mobilisation dans les communautés, grève des transports, grève des travailleurs et des actions paralysantes qui bloquent les activités régulières. On utilise aussi les radios locales avec des programmes qui expliquent ces questions aux gens.

Il y a aussi dans cette expérience le rôle très important joué par les étudiants. Il y a eu un très fort mouvement étudiant dans les années 60-70-80. Entre 90 et 2000 cela a un peu décliné, mais historiquement la base de l'éducation politique du peuple a été réalisée par ces mouvements étudiants. Maintenant, ils ne sont plus assez nombreux, donc c'est une préoccupation pour de nombreux mouvements et organisations. Comment réactiver le mouvement étudiant car c'est très important pour le processus politique du pays.

Il faut être plus politique dans la compréhension et dans l'approche de ces problèmes et de la lutte. Et on doit comprendre qu'il faut d'abord un changement politique pour qu'il puisse y avoir de grands changements économiques.

Ce qui est très important dans tout ce travail, c'est d'être capable d'expliquer en quoi ces problèmes sont en relation avec ce que vivent les communautés. Il faut parler de la dette, expliquer pourquoi il n'y a plus d'eau, et pourquoi le gouvernement ne peut plus payer ce service.

Bien sur il y a beaucoup de groupes politiques et de mouvements sociaux différents donc une chose importante est la coordination entre eux. Ainsi, une des activités est d'organiser des meetings de coalition pour que les différents groupes puissent coordonner leurs plans et leurs actions.

 

INDE :

Il y a de la censure, mais il y a aussi un mouvement anti-censure qui est très fort.

Par exemple : Nike a des usines ici où ils fabriquent leurs chaussures, et les Indiens les achètent, ça c'est la globalisation. Mais il y a aussi beaucoup de petites fabriques chez les gens, dans leurs maisons, ils montent de petits ateliers et fabriquent leurs propres Nike et les vendent. Ce n'est pas une grande résistance, mais imaginez-vous que des milliers d'Indiens en vivent. D'accord ça n'est pas très bien de faire ça, mais c'est une question de survie, et la globalisation n'est pas vraiment un modèle en ce qui concerne la morale !

Les gens reprennent le contrôle des rivières car elles ont été privatisées. Ils volent l'eau la nuit ! Et où est le problème : ça leur appartient et ils volent les multinationales américaines.

 

FRANCE :

En dehors des partis politiques, les Citoyens qui sont conscients de cette exploitation de la main mise de l'impérialisme, s'assemblent et agissent à travers différents mouvements. Et c'est dans ce sens là que ces mouvements-citoyens vont avoir tendance à suppléer l'espèce de carence des partis politiques et des syndicats.

Il y a beaucoup de gens qui parlent contre la politique de Bush, et même qui crient « Bush terroriste » mais dans la main droite ils ont un coca-cola, ils ont des Marlboro, des Nike donc ils donnent leur argent aux multinationales des Etats-Unis qu'ils combattent. Ce n'est pas conséquent, on pourrait même dire que ce n'est pas intelligent.

 

ARGENTINE :

Il ne faut pas avoir peur du système. Nous sommes plus forts qu'eux tous, en vérité le système vit de nous, et si nous disparaissons, le système n'est plus rien. Le système est une construction illusoire et c'est nous qui lui donnons de l'importance.

Travaillons main dans la main pour la révolution avec l'ouvrier, le pêcheur, l'agriculteur, l'étudiant, la femme au foyer, l'enfant, l'ancien, le prolétaire, dans les villes, les quartiers et les campagnes.

 

BRESIL :

Des gens font partie d'un mouvement de lutte pour le logement. Ils entrent dans les bâtiments vides car aujourd'hui dans le centre de Porto Alegre il y a une quarantaine d'immeubles abandonnés dont certains appartiennent à l'Etat ou à la ville. Avec tant de personnes sans logement, il faut défendre cet acte d'occupation. Et ils essayent de négocier avec des responsables, des dirigeants, des gouverneurs pour que cet immeuble qui est abandonné depuis longtemps ait une fonction sociale pour le logement.

 

ARGENTINE :

« Nous les piqueteros argentins avons commencé à bloquer les routes car c'est par là que transite la majeure partie des capitaux transnationaux. Avec cette globalisation mondiale, les usines ont cessé d'exister au profit des transnationales protégées par l'Etat. Nous avons occupé les usines, les travailleurs se sont organisés et nous avons vu que les blocages étaient la meilleure méthode de lutte. En général, les médias sont contre les piqueteros. Nous savons qu'ils sont à la solde de l'Etat et des entreprises. Et c'est pourquoi la classe moyenne ici est plutôt contre nous. Je crois que l'essentiel est l'unité du « camp populaire », l'unité de tous les secteurs en lutte. Nous revendiquons la solidarité avec les peuples qui sont aussi en lutte. Nous croyons que ce système n'a de réponse pour aucun pays et que cela ne concerne pas que les pays du Tiers monde. Les crises qu'il y a eu en Europe sont aussi le reflet de cette mondialisation. »

 

FRANCE :

Le système capitaliste, mondialiste est tellement inhumain que finalement on ne peut pas vivre, donc on se révolte. Il y a une espèce de révolution à faire dans la conscience politique. Et l'habileté du capitalisme a été de tenter de donner le plus possible à la conscience politique.

Les Citoyens de leur côté prennent les choses en main, quartier par quartier, thématique par thématique. Cela est très important, les cellules qui agissent dans un certain domaine en rapport avec d'autres, et tout ça d'un point de vue général de l'émancipation de l'homme et de la femme.

Regardez une seconde quand est-ce que ça marche ? Ça avance quand on est ensemble.

 

MALI :

« On devrait tous être animé par l'esprit d'accomplir notre devoir, après nous revendiquerons notre droit. Mais Babylone refuse qu'on ait conscience de notre devoir. Et comment accomplir nos devoirs ? Un jeune de 15-17 ans n'a pas conscience aujourd'hui qu'il doit s'imprégner des réalités économiques de son pays, qu'il doit savoir comment se porte le marché de l'emploi, qu'il doit savoir comment se fait la prise d'un budget, qu'il doit savoir quel est le fonctionnement d'une Assemblée nationale, qu'il doit savoir ce qu'est l'impôt, comment se fait la privatisation, qu'est-ce qu'est la politique, mais tout ce qui l'intéresse c'est la musique, la vie de telle star, et c'est ce que les dirigeants veulent que nous soyons.

Nous avons besoin d'une révolution mentale. Comment opérer la révolution mentale ? Nous devons avoir confiance aux peuples, chercher à comprendre comment le mécanisme du système marche, l'expliquer aux gens.

La conscientisation doit être au point que nous devons tous s'auto-éduquer, s'auto-instruire, et de renforcer l'objectif de résister sans tomber à la tentation, de ne pas penser qu'à soi seul, et de ne pas se chercher un petit trou de passage et laisser les Frères derrière. C'est la seule solution. Qu'on se dise qu'on n'est rien sans les autres. »

 

Il faut réagir de toutes les manières dont on dispose, avec nos moyens.

Thursday, August 09, 2007 
Prostitution
Aucune femme ne naît pour être une pute



I – COLLECTIF POUR L'ABOLITION DE LA PROSTITUTION ET POUR LA PENALISATION DU CLIENT

Le Collectif pour l'abolition de la prostitution regroupe des individus et/ou organisations souhaitant entreprendre une lutte cohérente pour l'abolition de la prostitution et donc revendiquer la pénalisation des clients.

Toute lutte abolitionniste réelle passe nécessairement par la pénalisation des auteurs de la violence prostitutionnelle. On se demande d'ailleurs au nom de quoi on pourrait à la fois réprimer le proxénétisme et disculper les clients sans tomber dans les contradictions : la loi réprime ceux qui encouragent une pratique qui est par ailleurs tolérée. Le proxénète a beau jeu de se demander pourquoi il n'a pas le droit d'organiser l'achat ou la location du corps d'êtres humains alors qu'on accorde au client ce droit d'achat ou de location. Ainsi, ce n'est pas la commercialisation du corps d'êtres humains qui est criminalisée, mais uniquement le rôle des intermédiaires dans ce commerce !
Si l'on transposait la législation actuelle sur la prostitution au commerce d'organes, seuls les trafics intermédiaires entre la victime et l'acheteur final seraient pénalisés, l'achat d'organe serait légal. Si l'on transposait cette législation sur le viol, cela donnerait : seuls les complices de viols seraient pénalisés, le viol en lui-même serait légal. On voit bien que la situation actuelle n'a pas de logique : la loi ne peut pas pénaliser l'encouragement d'une pratique ou les travaux intermédiaires autour d'une pratique qu'elle accepte par ailleurs. L'abolitionnisme qui ne comprendrait pas parmi ses revendications la pénalisation des clients n'a pas de sens !

La prostitution n'est pas un libre choix :
Même parmi la minorité qui se résigne à se prostituer, il n'y a pas de hasard : ce sont les femmes des classes défavorisées qui sont réduites à se prostituer, et de plus en plus celles qui proviennent des anciennes colonies (Afrique, Maghreb) ainsi que des pays de l'Est. Enfin, il ne faut pas non plus oublier que la majorité des personnes prostituées ont subi des abus sexuels dans l'enfance.

La prostitution n'est pas un travail :
Il s'agit là de marchandisation des corps. Le client achète ou loue le corps des personnes prostituées en toute impunité. Or, le corps humain est inaliénable. La loi française le reconnaît en ce qui concerne le commerce d'organe ou la location d'utérus (mères porteuses), mais elle déroge à cette règle en ce qui concerne la prostitution. Rien n'est entrepris contre ceux qui achètent ou louent le corps des personnes prostituées, on leur reconnaît donc implicitement ce droit.

La prostitution est une violence :
Elle détruit les personnes qui la pratiquent. Le client participe directement à cette destruction. La prostitution a les mêmes conséquences que le viol sur la santé mentale et physique ; la majorité des personnes prostituées (et des personnes violées) souffrent de l'état de stress post-traumatique (cauchemars, flash back récurrents), y compris celles se trouvant en maisons closes. Aucun besoin sexuel ne peut justifier la destruction d'une personne à l'--uvre dans la prostitution. La pénalisation des « clients » de la prostitution et donc la reconnaissance officielle de la prostitution comme une violence permettra d'enlever l'illusion du consentement que procure l'argent versé.

La double morale face à la prostitution :
La prostitution est une violence et c'est pour cela que les clients doivent être pénalisés. Admettre que la prostitution est une violence, que le client participe à cette violence, sans mettre en --uvre la politique qui en découle est une hypocrisie qui participe à la double morale qui dénonce la prostitution mais la tolère en fait.



II - EXPOSITION AUCUNE FEMME NE NAIT POUR ETRE UNE PUTE

En mai 2006, l'idée de l'exposition "Aucune femme ne naît pour être une pute" est née en Bolivie, puis s'est déplacée à Buenos Aires où les femmes de l'organisation Ammar-Capital (Association de Femmes Argentines pour les Droits humains) se la sont appropriées. Cette exposition n'est pas là pour raconter l'horreur que vivent les prostituées au quotidien mais pour essayer de faire en sorte que les mentalités évoluent afin de ne plus considérer la prostitution comme un simple "travail".Par cette exposition, les femmes en situation de prostitution d'Ammar-Capital ne cherchent pas à se confesser ni à montrer une vitrine prolixe du mauvais traitement qu'elles vivent quotidiennement, mais plutôt à mettre en acte un combat contre la tutelle intellectuelle, syndicale et institutionnelle. "Nous avons quelque chose à dire et cela personne ne l'a jamais dit", explique Sonia Sanchez d'Ammar-Capital.

Le travail d'Ammar-capital pour l'exposition a consisté à raconter sa propre histoire d'organisation qui, dans les dernières années, est passée par un chemin ardu : discuter et se défaire de l'étiquette de "travailleuses sexuelles" avec laquelle le syndicalisme leur propose de s'identifier et qu'elles ont assumé durant un temps.
Sonia raconte : « A partir de 2000, la discussion interne sur "être ou ne pas être" un syndicat a commencé. Nous nous présentions comme "travailleuses sexuelles" parce que ce fut la première forme que nous avons trouvé pour nous rendre visibles. En 2002, la discussion pour décider si la prostitution était ou non un travail avec les hommes du Conseil National et de la Capitale de la Centrale des Travailleurs Argentins (CTA). Ils allaient signer notre statut comme "travailleuses sexuelles" avec la Ministre du Travail de l'époque, Patricia Bullrich. Ce statut a été complètement élaboré par eux et jamais discuté par nous. En 2003, quand nous avons commencé à dire que nous ne sentions pas la prostitution comme un travail, ils nous ont obligé à rendre jusqu'à l'ordinateur et la table que nous utilisions et depuis nous recevons beaucoup de harcèlement ».

Tu ne peux dire nulle part en quoi tu travailles. Tu continues à mentir à l'école de tes enfants et aux gens que tu connais. Seul le sous-monde de la prostitution sait de quoi tu vis autrement dit, les proxénètes et autres femmes qui sont dans la même situation. C'est une violation de tous tes droits. Alors est-ce que cela est un travail ?
Il n'y a pas une seule femme qui choisisse d'être là, debout au coin de la rue. Cela t'aliène le corps, les sentiments et ta capacité d'affection. De plus, nous nous sommes rendu compte que nous n'avions pas la liberté de chercher et de trouver une autre forme de vie, malgré le fait de ne pas vouloir être dans ce lieu.
Syndicaliser cette situation, c'est faire une faveur terrible aux proxénètes et aux clients. Les premiers parce qu'ils sont blanchis comme entrepreneurs et les seconds parce qu'ils sont socialement excusés. Nous demandons éducation, formation, préparation pour avoir des options de vie. Si tu as cela et que tu choisis de faire le trottoir, parfait, en avant ! Mais mes compagnes de 64 ans qui se prostituent à l'Hôpital Alvarez ou les adolescentes exploitées par les proxénètes du quartier constitution : crois-tu qu'elles choisissent cela ? Les syndicaliser serait comme légaliser l'exploitation sexuelle forcée des femmes. Forcées par la faim et l'ignorance qui te laissent sans option.

Nous nous reconnaissons comme femmes au chômage en situation de prostitution. C'est une situation que nous voulons changer parce qu'elle a été choisie par d'autres et non par nous. Pour cela nous avons aussi changé le nom de notre organisation : le sigle continue d'être Ammar, mais il signifie maintenant "Association de Femmes Argentines pour les Droits humains" et non plus comme "prostituées". Au sujet de "Aucune femme ne naît pour être pute", l'idée est de parler de l'exploitation des corps des femmes, de ce qui nous est difficile et de prendre la parole et nos propres décisions. Et cela au-delà des putes. Notre idée consiste en ce que cela saute au visage de toutes et tous, parce que la société doit lever le masque et cesser d'être complice par omission de ce mauvais traitement.
Wednesday, August 01, 2007 
APPEL À L'AIDE DES ANARCHISTES ISRAÉLIENS CONTRE LE MUR


Chers amis,

Le montant des frais de justice liés aux actions palestino-israéliennes contre l'occupation nous contraint à envoyer cet appel urgent à la solidarité financière. Nous avons besoin de votre soutien pour poursuivre le travail en tant que groupe d'Anarchistes israéliens contre le Mur (AATW)

Depuis quatre ans, notre groupe soutient la lutte des Palestiniens contre l'occupation israélienne et notamment contre le mur israélien de ségrégation. Semaine après semaine, AATW s'est joint à la résistance populaire contre le mur, dans diverses localités de la Cisjordanie, notamment les villages de Bil'in à l'Ouest de Ramallah, de al-Ma'asara et de Ertas au sud de Béthléem, ainsi que Beit Ummar, au nord d'Hébron.

Les activistes ont souvent été arrêtés et inculpés pour leur participation à cette lutte. Heureusement, nous avons une avocate dévouée, Gaby Lasky, qui s'occupe de tous nos procès, travaille quasiment à plein temps sur nos dossiers et ne prend qu'une rémunération symbolique. Néanmoins, nous ne parvenons pas à faire face à l'ensemble des frais de justice qui s'élèvent désormais à 40 000 dollars pour plus de 60 inculpations. Sans compter les sommes significatives que nous déboursons en transport et téléphone pour les actions que nous menons.

Nous vous remercions de nous aider à poursuivre notre combat, au moyen d'un don.

Merci pour votre solidarité !

Les Anarchistes Contre le Mur

Pour en savoir plus sur AATW, et comment nous faire un don, consultez notre site : www.awalls.org ou bien contactez-nous à donate@awalls.org

Pour les dons à partir de la France, il est possible de faire un chèque à l'ordre de Yoav LEHAN et de le lui envoyer à l'adresse :

Yoav Lehan
2 rue Biscornet
75012 Paris
REGARD SUR LE MONDE : Le Mur de la Honte en Israël
Wednesday, August 01, 2007 
CANCER DE LA PEAU
Le soleil est une vaste masse gazeuse qui émet des rayonnements sur notre planète. Parmi eux, les ultraviolets (UVC, UVB et UVA) s'avèrent dangereux. Les UVC, les plus nocifs, n'atteignent pas la Terre car ils sont arrêtés par la couche d'ozone. Quant aux UVB et UVA, ils agissent en interaction pour atteindre la peau.


MEFAITS DU SOLEIL :

Le soleil apporte de la chaleur qui provoque une élévation de la température cutanée. Quand l'exposition au soleil est trop intense on risque une insolation qui se manifeste par des maux de tête, malaises généraux ou un coup de chaleur qui est plus grave (symptômes de troubles de conscience) voir même une déshydratation si l'exposition est trop intense.


Lorsqu'on attrape un coup de soleil, c'est qu'on a abusé en s'exposant trop longtemps sans application régulière de crème solaire.

Un coup de soleil au 1er, 2ème ou 3ème degré, voilà le risque que l'on prend.
La brûlure au 1er degré se manifeste par une rougeur douloureuse, des millions de cellules meurent et la peau se met à peler pour être remplacée par une nouvelle peau plus fragile. S'exposer alors à nouveau, sans que la brûlure soit définitivement guérie, peut entraîner des lésions plus importantes.
De plus, les coups de soleil à répétition sont sources de cancers.
Le carcinome, rarement mortel car il ne s'attaque pas aux autres organes, constitue le cancer de la peau le plus fréquent. Le second type de cancer : le mélanome est plus rare mais aussi plus nocif car il se propage rapidement dans l'organisme.
Il faut savoir que la peau n'est pas la seule à pâtir de l'excès d'exposition. Les yeux figurent en bonne position sur la liste des victimes. On risque une atteinte du cristallin (cataracte) ou une ophtalmie (brûlure très douloureuse).
Autre désagrément possible, certains produits, comme des médicaments ou cosmétiques, peuvent entraîner une réaction de la peau au soleil. C'est ce qu'on appelle la photosensibilisation.


BIENFAITS DU SOLEIL :

Le soleil développe la mélatonine qui est une hormone qui joue sur notre rythme biologique et qui intervient dans notre équilibre psychique, le sommeil, l'humeur.
Il agit aussi sur la synthèse cutanée de la vitamine D (qui agit sur la fixation du calcium dans les os).

Alors, adoptez la bonne attitude : ne pas s'exposer des heures entières sous le soleil. Seulement quelques minutes par jour suffisent.


LES ELEMENTS REFLECHISSANTS :

Pelouse : 3 % des rayons réfléchis
Sable sec : 25 %
Eau : 50 %
Neige : 90 %
Peinture blanche : 70 à 90 %
Aluminium : 70 à 90 %

Il faut donc adapter son temps d'exposition en fonction de son environnement. Bronzer sur un bateau en mer est bien plus rapide et dangereux que sur la pelouse de son jardin.


HUIT CONSEILS :

1) Ne pas s'exposer au soleil l'été entre 12h00 et 16h00.

2) Mettre de la crème solaire à la plage même s'il y a du vent, des nuages.

3) Pour se protéger du soleil, il faut mettre des lunettes (enveloppantes et anti UV), un chapeau (à bords larges) et des vêtements, ainsi qu'appliquer de la crème (FSP 25 minimum) et se mettre à l'ombre.

4) Si on préfère porter une casquette au lieu du chapeau, enduire de crème les oreilles et le cou.

5) Certains médicaments, parfums ou déodorants peuvent provoquer des allergies ou des brulures graves au soleil. Donc, il est nécessaire de demander conseil auprès du pharmacien ou du médecin traitant.

6) Les bébés ne doivent jamais être laissés en plein soleil.

7) Ne pas s'exposer aux lampes à bronzer !

8) Aller voir le dermatologue si durant l'enfance on a eu des coups de soleil ou si un grain de beauté sur notre peau change d'aspect.


LA PRISE EN CHARGE DES CANCERS DE LA PEAU :

Plus fréquents, les carcinomes peuvent être traités efficacement.
Plus rares, les mélanomes sont beaucoup plus graves. Mais la médecine progresse chaque jour et la recherche explore de nombreuses pistes. Découvrez-les avec l'Institut Curie.


SITES :

http://www.ligue-cancer.asso.fr

http://www.soleil.info

http://www.curie.fr/