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Les mots de Gaby En vrac

LES MOTS DE GABY



Last Updated: 5/19/2009

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Saturday, June 06, 2009 
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Merci à NZO... de tout coeur  ;-)


Sommes nous léger d'être si vide ?
Quand sonne l'absence dans le ventre
Quand toutes les larmes sont limpides
Quand tout s'échouent dans notre centre.

Sommes nous léger d'être si vide ?
Quand les forces nous abandonnent
Quand apparait le creux d'une ride
Quand plus rien en nous ne bourdonne

Sommes nous léger d'être si vide ?
Quand même la soif s'évapore
Quand l'épiderme devient aride
Quand plus rien ne sort des pores

Sommes nous léger d'être si vide ?
Quand les deux paumes s'assèchent
Quand toute la gorge semble acide
Quand la voix se fait plus rèche...

Sommes nous léger d'être si vide ?
Quand le corps ne répond plus
Quand le coeur se rend hybride
d'une raison qui s'est pendue....

Sommes nous léger d'être si vide
Quand on préfère fermer ses yeux
Sur la beauté d'un monde torride
Pour n'exaucer rien qu'un seul voeux

Sommes nous léger d'être si vide ?
Quand on oublie d'être heureux
Quand on se laisse aller, candide
Dans des tourments, une mort, un pieu

Sommes nous léger d'être si vide ?
Alors que l'âme emplie de peine
n'envois aucune idées lucides ?
Mais trop de mots au son de haine

Sommes nous léger d'être si vide ?
Quand nous sommes lourd, de toutes nos veines....


Gabrielle Staelens @2009
Saturday, June 06, 2009 


Société de la rose, défi de juin : la passion.


Les fruits de la passion.

Je sais que le titre est déjà pris par Daniel Pennac, mais j'ai toujours eu du mal pour trouver des titres... je vais donc éviter de vous parler de la famille Malhaussen, ce qui m'évitera un plagia fabuleux.
La passion où se trouve-t-elle ?
J'ai toujours cru ce mot réservé aux gens pratiquant régulièrement une activité attractive leur prenant leur temps, voir leur argent...( ont les disaient passionnés) jusqu'au jour où ce mot prit un sens littéralement différent pour moi : Léa, 27 ans et des poussières, sans emploi fixe, juste un peu comédienne à mes heures perdues. Perdues, ont se demande bien pourquoi d'ailleurs. Bref, ma vie n'avait rien de bien passionnant, jusqu'à ce que je tombe pile sur la passion.
Je promenais le chien que m'avaient confié Lydie et Alban, fraîchement mariés, sur l'avenue des champs Elysée, et j'attendais que Muesli finisse de renifler les passants de sa races, en leur laissant sa carte de visite. Une promenade qui n'a rien de passionnant, hein ? Ben détrompez-vous !
Il s'est mit à pleuvoir sévère à ce moment là, pas un orage avec du vent et les platanes qui se dandinent, juste il s'est mit à pleuvoir des cordes, normal, on était en novembre, et en novembre, il pleut tout le temps. J'ai couru comme j'ai pu, traînant ce satané clebs par la peau du coup en direction d'un café, histoire de ne pas être trempée jusqu'aux eaux. Jusque là toujours rien de passionnant. J'ai du faire les yeux doux à un serveur pour rentrer avec Muesli, en lui montrant les torrents qui tombaient du ciel, et aussi un peu mon décolleté... nous sommes rentrés, je me suis assise pas très loin du bar, et j'ai commandé un café crème. Muesli s'est couché, et n'a pas bougé d'un coussinet. Un autre serveur est donc venu m'apporter mon café, normal aussi ... je vous ai pas dis de suite, mais au premier regard, j'ai senti comme un lance aiguisée me traverser la poitrine.. aie. Il était grand, beau, terriblement beau, et je ne sais pas pourquoi, j'avais si mal aux tripes en le regardant... des gars beaux, y'en à partout dans les rues, c'était pas le premier dont je croisais les yeux noisettes.
N'empêches que je n'avais plus du tout envie de partir de ce café, je l'observais servir des cafés crème par millier, et je me sentais juste bien de le voir faire des aller-retour devant moi. Ce jour là, j'ai du boire, cinq ou six café crème je crois, j'en ai tellement bu, que j'ai failli faire pipi dans ma culotte en rentrant chez Lydie, Alban et moi... ( c'est pas qu'on fait ménage à trois, mais j'ai pas encore trouvé un appart potable et dans mes moyens pour fiche le camp.. ils m'ont dis de rester autant que je voulais... , ça fait trois ans que je vis avec Lydie ma meilleure copine, vous vous souvenez ? Alban est arrivé dans nos vies , enfin surtout dans la sienne, il y a un an.)

Je suis retournée dans ce café, presque chaque jour de ma vie pendant au moins 3 mois.. J'étais passionné de Lui. J'ai fini par connaître son prénom : Gilles. Nous avons a quelques choses prêt le même âge.
Comme je venais chaque jour prendre ma ration de café avant d'aller travailler, à ma pause de midi, pis pour me détendre en attendant mon bus ( évidemment c'est ce que je lui racontais hein, parce que c'était pas vrai, j'étais là juste pour le voir... ) nous avons fini par bavarder et j'ai réussis à me rapprocher de lui, de plus en plus... Je devenais dingue, j'étais raide de ce type, je rêvais de lui la nuit. Dans mes songes en délires il m'apportait mes cafés crème tout nu, sur le bord de mon lit, et nous vivions le parfait amour... Je pensais à lui toute la journée, je passais mes journées dans ce fichu café, dans l'espoir d'avoir un jour une invitation, ou je ne sais quoi d'autre. J'avais la gorge nouée, l'estomac en vrac, les jambes flapies, la tête qui piquait, le coeur qui battait n'importe comment, envie de vomir chaque jour où je ne pouvais pas le voir, ( c'est arrivé deux ou trois fois, il avait pris un jour de congés...), je me sentais légère, angoissées, idiote, heureuse, et surtout complètement droguée... il était devenu une passion, dans un sentiment passionnel, un poison dans mes veines, dont je n 'avais absolument pas l'envie de me débarrasser... Nous avons lié une belle amitié, et nous sommes finalement sorti un soir ensemble... il me présenta Roberto, son petit ami, qu'il avait rencontré 4 mois avant, lors d'un voyage en Grèce...
Je ne vous raconte pas ma peine, ce n'est passionnant, ce soir là j'ai du renoncer à ma passion...
J'aurais du le sentir qu'il était homo... il était si sensible...
Nous sommes toujours amis, et à chacune de nos rencontres je ronge mon frein.. grrr
Saleté de Grèce !

Fin.

Staelens gabrielle@2009
Saturday, June 06, 2009 

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avec  un grand merci à Nzo ...  de tout mon coeur...





SUR LE QUAI


Elle a le regard fixe, la tête
légèrement inclinée sur la droite, ses bras se balancent le long
de son corps affalé sur un fauteuil de gare. Ses jambes maigrelettes
sont croisées sous une jupe l'une sur l'autre, nues. Plus bas des
bottines usagées se regardent comme pour se demander l'horaire du
prochain départ.



Elle avait rendez-vous. Elle était venue, un tambour au fond de la poitrine lui donnant le rythme et la
force de le rejoindre si tard dans la nuit. Son train devait arriver à onze heure, pétante. Elle était partie très tôt de chez elle, son sac remplit de toutes ses affaires pour partir avec lui, sur la route du bonheur, comme il lui disait. Elle était partie très tôt, en quittant sa vie, sa famille et son travail, juste pour lui, qui
lui avait tant parlé d'amour, qui lui avait tant promis, qui lui avait parlé d'enfants et de tendresse, de tant de choses qu'elle ne connaissait pas et dont elle rêvait depuis leur première discussion. Elle était partie très tôt, pour arriver à la gare un peu à l'avance, pour observer son train ralentir de plus en plus, sentir son coeur battre et ses mains trembler d'impatience et de joie.
Ils s'étaient rencontré sur internet, ils avaient discuté pendant des mois, s'étaient échangé des photos, avaient branché les webcams, s'étaient appelés pendant des
heures interminables, allant jusqu'à s'endormir avec le combiné dans les mains. Elle était tombé amoureuse de ses mots tendres, de cette confiance qu'il avait mit en elle, de celle qu'elle mettait en lui, les yeux fermés. Elle s'imaginait sa maison, sa vie, son travail, ses journées. Elle rêvait de pouvoir enfin sentir sa peau

Le train était arrivé à l'heure. Son
portable sonna juste au moment où les portes de son wagon s'ouvrirent. Elle ne décrocha pas et attendit de le voir s'avancer sur le quai.

Depuis , elle est assise chaque soir dans le hall de la gare et attend le train de onze heure. Elle se lève et marche sur le quai. Son téléphone ne sonne pas mais elle le sort
de sa poche au alentour de onze heure et demi, elle lit un texto et s'effondre sur le quai en pleurant.

Gabrielle Staelens@2009




Thursday, June 04, 2009 
 

J'irai voyager au grès du vent, là où une légère bise viendra m'embrasser de sa fraîcheur pour me faire voler au dessus d'un tapis d'herbe soyeuse et douce, comme la peau d'une pêche encore jeune, que j'aurai envie de dévorer de ma bouche langoureuse, dont l'envie de plaisir innovant est chatouillé par l'irrésistible désir de sensation inconnue.

Je parcourrai sans cesse de nouveaux horizons, afin d'enrichir ma misérable vie d'humain incompris de son espèce, en absorbant les incontournables logiques des maîtres de ce peuple tellement à l'agonie, observant ces esprits étroitement limités me dire combien leur existence est triste, et je me rendrai toujours compte, combien la mienne est grande, combien je suis heureux de n'être un homme sans aucune attache, sans aucun lien pour l'enchaîner à un lieu, à un rêve utopique, à une blessure douloureusement passé qui ne cicatrise pas pour cause des comptes à rendre à un entourage de bienveillants n'occultant rien de leur propres émois.

J'ai déjà écouté, longuement leurs plaintes, et je me demande d'où leur vient ce besoin incessant de devoir geindre de ce que le destin leur à pris... Pourquoi me posent-ils des questions sur ce qui m'a touché par le passé ? Pourquoi chercher à réveiller des choses douloureuses ?
Pourquoi tous ces hommes et ces femmes ne savent que discuter de leurs ébats avec une agonie au fond de la gorge ?

Me faut-il m'isoler du reste des hommes, pour ne plus être rappelé à mon histoire ?
 
 
GS
Thursday, May 28, 2009 
NOUVELLE : A JAMAIS FIDÈLE.


Là.

Les lumières sont éteintes. Seul résident, les ombres au sol, projetées par les vieux lampadaires de la rue, entrant dans le salon par une fenêtre oubliée. Le silence est entrecoupé par les bruits du vent, frappant violemment les volets rouges, criant de son souffle voluptueux son audace et sa fierté.
Dehors le ciel est gris, l'orage approche sous cette chaleur estivale. On pourra bientôt entendre les nuages gronder leur force, chargés d'électricité. Il faudra couper tout ce qui se porte à notre monde moderne, notre fléau, et ce soir s'éclairer à la lueur d'une bougie que les enfants trouveront primitive. La pièce s'assombrit encore, l'on pourrais se croire en une fin de soirée hivernale, lorsque le soleil décide malgré lui d'aller se coucher tôt, dans l'après-midi. Il n'est pas 15h, les enfants jouent dans leurs chambres, je les entends rire, et parfois se disputer un jouer. Je suis dans le salon, je viens de terminer un livre que j'ai dévoré en deux jours, encore quelques centaines de pages que j'ai aimées, et qui sont désormais vouées à prendre indubitablement la poussière sur la bibliothèque qui semble vouloir s'écrouler de fatigue, sous le poids de tant d'histoires pathétiques sentant l'eau de rose, le miel et l'impossible. J'ai le coeur léger et lourd à la fois. Mon être se tord, se tend, se dédouble, se distant, se distord... les lignes que j'ai avalées d'un trait me donnent à réfléchir. L'histoire que j'ai lu me rappelle étrangement à ma vie, si vide de sens, si vide d'amour... si vide simplement.
Je suis plutôt occupée à la maison, j'ai mes enfants et toutes les tâchent qui en découlent, une grande maison, et tout l'entretiens qui va avec, un travail à mi-temps que je prends comme soupape à mon quotient de quotidien... Mais il manque l'essentiel à ma vie. J'ai tout, tout sauf lui.. . Je ne peu dire que je suis malheureuse, mais les années passent sur son départ brutal , des rides se forment sous les traces laissées par les larmes autrefois versées, les petits grandissent et prendront leur envols dans un battement de cils. Que resteras-il de moi ? Comment recommence t-on sa vie lorsque l'heure de la quarantaine à sonné depuis des lustres .. Dans une dizaine d'année je serais seule, cette fois vraiment seule. Moi, et mes livres et ensuite ? Anna et Louis me feront-ils des petits enfants ? Prendront-ils le temps de me téléphoner ou de m'inviter à dîner au creux de leur foyer si douillet ?

J'ai peur de l'avenir, il faut l'avouer... J'aurais pu refaire ma vie... mais je n'ai jamais voulu le faire. Lorsqu'il a disparu, du jour au lendemain, j'ai vécu avec les enfants dans l'espoir qu'il rentre à la maison. J'ai vécu l'enfer, à cette période, de l'angoisse pour chaque coups de téléphone, où la crainte qui n'habitait, résonnait dans mes tempes, formant à elle seule comme un second coeur qui aurait été mis là par erreur. Les recherches misent en place par la police n'avaient rien donné, aucune pistes n'était là pour dire qu'il était en vie quelque part. Au fond de moi je savais qu'il ne reviendrait pas, cette fois.
Il était déjà parti, après la naissance d'Anna, notre première fille, il était reparti vivre une veille histoire, dans les bras d'un amour d'adolescent qu'il n'avait jamais pu oublier. Le rêve achevé, il était rentré à la maison, sans rien ajouter, et la vie avait reprit son cours.
J'ai voulu oublier tout cela et en bonne mère de famille, je l'avais laissé à ses secrets, dont je ne voulait rien savoir, pour ne pas rajouter à mon chagrin des détails faussés par mon imagination.

Deux ans plus tard, Louis arrivait dans notre foyer, et mon mari recommença ses escapades frivoles, avec cette fois, l'une de ses secrétaires. Son emploi du temps se chargeait de nouveau , et il m'inventait des réunions ou des déplacements à l'étranger, pour m'épargner le doute, qui était déjà pour moi un fait avéré. J'ai laissé faire, sans rien lui dire. Je savais tout d'elle, de la couleur de ses cheveux à l'odeur de son parfum. Elle était jeune, belle, et son corps n'avait pas souffert d'avoir eu deux enfants. Elle était disponible, et elle pouvait sortir à son grès, pour partager avec lui des restaurants, des concerts, des voyages.. que moi, coincée à la maison par les enfants, je ne pouvais que rêver. J'ai souffert, mais je n'ai rien dit, lui laissant le droit de profiter avec elle, de ce qu'il ne pouvait profiter avec moi. C'était un bel homme, cultivé, bien sur lui, qui avait envie de plaire à la terre entière, de séduire chacune des femmes qu'ils lui était donné de rencontrer. Il avait le goût de la découverte, et il avait l'assurance qui plaisait à la gente féminine. Il plaisait beaucoup et je ne pouvais pas le garder pour moi toute seule, bien que j'en crevais, je m'étais faite à l'idée. Après tout, je n'étais pas si mal, j'avais tout le confort à la maison.
Comme la précédente fois, il était revenu vers moi, son histoire achevée. J'avais droit de nouveau à ses tendre câlins, à son attention, et pendant plusieurs mois nous vivions une seconde lune de miel.
Nous avions fait garder les enfants et nous étions parti en vacances en amoureux ... Tout nous était permis et mon coeur oubliait peu à peu qu'il me mentait, me trompait vulgairement, presque sous mon nez; qu'il était absent de la vie de ses enfants, tant il était carriériste, voulant gagner toujours plus d'argent.
Pendant deux ans nous sommes restés heureux, plein d'amour, profitant de l'instant présent, des enfants, embellissant notre nouvelle maison... Les petits devenaient "grands" et nous commentions à partir ici et là, en week-end. Tout était parfait, jusqu'à ce qu'il se prenne l'envie de changer de boulot. Il n'avait jamais émis le fait qu'il ne se sente pas bien dans son emploi, mais soudainement il s'était mis en tête qu'il avait besoin d'évoluer plus haut et de rejoindre une boite qui l' estimerait plus idéalement que celle où il se trouvait depuis quelques années.
Il postula dans plusieurs sociétés, dont évidemment je ne savais fichtrement rien, et passa des entretiens d'embauches. Il aurait pu aller où il voulait, et en réfléchissant je me suis dite qu'avec autant de réponses positives il ne devait pas hésiter. Je l'ai donc soutenu, et nous avons déménagé à une centaines de kilomètres de là. Nous avons inscrit les enfants à la cantine, et je m'étais trouvé un emploi à mi-temps, histoire de passer quelques heures en dehors de la maison. Nous nous étions fais quelques amis, et tout semblait plutôt bien se passer... Jusqu'à un nouvel emploi du temps surchargé, trempé de mensonges, dont je connaissais tous les tics. Lorsqu'il me mentait, il regardait vers le bas, en se passant la main dans les cheveux... et lorsqu'il me trompait, il jetait sa mallette sur le sol en rentrant, se plaignait de ses journées affreuses, en sur-jouant sa fatigue, et surtout il ne me prenait plus dans ses bras...il venait se coucher très tard, et pour quelqu'un de très fatigué, c'était plutôt flagrant.
Cette dernière tromperie a été pour moi comme un coup de couteau en plein coeur... depuis des années nous étions heureux, et je ne voyais pas pourquoi cette fois il avait décider de s'amouracher d'une autre. Je prenais soin de moi, je n'avais plus aucun kilos superflus, les autres hommes se retournaient sur moi et je me sentais belle. J'avais trouvé un job, et j'avais même le temps d'aller faire un peu de step, entre midi et deux. La maison était irréprochable, et nos week-end bien remplis. Nous ne connaissions pas l'ennui, pas de disputes, et j'avais oubliée toutes ses virées sous cellophane pour faire de notre famille quelque chose de merveilleux.
Il semble que de son côté, une routine avait du s'installer, car il était parfois morose ou nostalgique, pour je ne sais quelle raison. Il ne parlait jamais de ses angoisses, et j'avais beau le questionner, rien ne sortait jamais de sa bouche. Encore cette fois, je n'ai rien dit...
Jusqu'au jour, où pour la toute première fois, il vint à la discutions. Un soir, après avoir mis les enfants au lits, il s'assit à mes côtés, et m'annonça qu'il souhaitait divorcer. Il m'avoua qu'il était épris d'une autre, puis de fil en aiguille, m'avoua m'avoir trompé bien plus que ce que je savais.
J'étais comme paralysé, un flot d'horreur sortait de sa bouche, ma tête bourdonnait, mon coeur s'affolait, je ne pensais pas aux autres filles, juste à l'idée que cette fois, il allait partir pour de bon. L'idée m'était insupportable, et il prit une gifle mémorable. Il n'ajouta rien, et monta faire sa valise.
Il devait partir chez sa mère, déjà au courant de tout.

Il était minuit, les enfants dormait, et ils n'allaient jamais revoir le père de leur vie.
Leur mère allait désormais vivre dans l'angoisse qu'un corps soit retrouvé, le crâne brisée par un coup de râteau, abandonnée une nuit d'hiver, dans une pile de voitures prêtes à être réduite en amas de taules et stockées en attendant d'être délogées.

Ce jour n'arriva jamais.
Au début pour notre entourage, mon mari nous avait lâchement abandonné, du jour au lendemain.

Puis avec les années qui se sont écoulées, plus personne, pas même les enfants ne parles plus de lui. Tous me disent qu'il est en vie quelque part et tous me demande d'oublier , et de refaire ma vie.
Il est porté disparu depuis 5 ans maintenant, je lui serait fidèle jusqu'à ma mort. Il n'est plus qu'à moi maintenant, et d'une certaine manière je suis heureuse d'être encore sa femme.....

Même, si je l'ai tué.

Fin

Gabrielle Staelens.

Thursday, May 28, 2009 
... 
La souplesse étrange des réflexions sans vie d'avis changeants, concentriquements reliés aux envies et besoins personnels d'une idée continue qui ne démord pas de raisons égoïstes...
voilà a quoi chaque jours nous sommes trop souvent affligé, attaché, collé, comme des mouches qui s'enlisent aimant se baigner dans une vase élastique aux odeurs fumantes qui devraient repousser... à chacun ses goûts !
 
GS.
Wednesday, April 08, 2009 



..
....
..


L'espoir







Penser que demain sera beau

se dire que tout nous est ouvert

que même si l'instant est morose

l'espoir qu'on se donne est parfait




rêver d'un ailleurs lointain

repartir un matin d'où l'on vient

le coeur plus blessé que la peine

l'âme lourde est emprise au chagrin




je sais que la vie continue

je sais, que les plaies se referment

je sais que demain m'est donné

que mes armes d'aimer

feront de moi un guide

je sais ce que l'espoir permet

que mes larmes ne sont jamais

que de l'eau à sécher




rêver toujours de l'impossible

partir en laissant ses deux mains

penser que demain sera possible

de vivre en perdant un destin

qu'on tenait dans ses mains...


Gabrielle Staelens@2009



Sunday, March 29, 2009 
Un détour.


Mon cœur à peine raccommodé tel une veille peluche usé par les mains boudinées de marmots inconscients, et à nouveau déchiré. Déchiqueté par un chien égoïste qui ne voyait en lui, qu' une amusante récréation destructrice. La bête m'avait séduite, et à corps perdu je m'étais livré à ses crocs acérés, aveuglée par des sentiments si profond que j'en avais pardonné les jeux cruels, les coups de griffes, les grognements menaçants. Je n'ai pas omis les silences, et je rêvais d'un avenir prometteur sur le pelage de cet animal qui semblait si différent des autres. Je ne gardais en tête, que les assauts joyeux, les promesses offertes sur le bout des lèvres et ne voulait pas croire qu'elles ne puissent être que mensonges et trahisons. J'ai laissé sous ses pattes, ma vie, comme un précieux bijoux dans un écrin d'acier. Je pensais pouvoir me sentir protégé, sans jamais à chercher à me protéger de la bête elle-même. Je connaissais son caractère indécis, ses attitudes tantôt froides, et tantôt frivoles, sa manière de me tenir à lui en pinçant parfois mon coeur de mots secs et blessants, mais j'avais appris à les lui rendre, à tricher avec ma peine pour lui offrir simplement mon amour. Évidemment je me trompais en pensant que son désir était de m'offrir le sien. Lorsque j'ai rejoint sa tanière, à mille lieu de la mienne, en  emportant ma couvée sous le bras, et que je fût toute à lui, les promesses sur le bout des lèvres n'avaient plus lieu d'être, les assauts joyeux devenaient des aboiements stridents, et ma culpabilité grandissante de ne pas pouvoir recevoir son amour me poussa à chercher pourquoi, ma bête se montrait si mordant. La réponse à ma quête ne fût pas une surprise, nombreux étaient ceux qui m'avaient prévenue des dents du loup, de son caractère égoïste, de sa complaisante solitude, de son goût pour l'amertume et de sa communication bancale. J'avais également comprise cela, mais mon amour ne voulait pas disparaître, il ne voulait pas mourir. Je ne fût donc pas étonnée de me rendre compte que ma bête s'était joué de moi, de mon amour, de mon enfant, par désir d'une expérience de couple, se servant de nous comme un entrainement à un futur qu'il voulait ailleurs, sans jamais le dire par pure lâcheté. J'ai donc poussé dans sa bave la vérité, quitte à ce qu'il s'"étrangle avec, il me devait au moins le respect, si son coeur n'était pas le mien. Je ne pouvais plus entendre un jour, la douce vision d'un futur agréable, et le lendemain le flou entêtant d'un silence glacial, en sachant que ses dessins offerts la veille n'étaient peints que pour cesser mes requêtes. Je reçu donc pour mon anniversaire, la sentence que j'avais vue au dessus de ma tête et qui me semblait trop longue à venir, qui me rendait douloureusement vide de tout espoir. Une fois encore, j'étais allée seule au devant d'un dialogue d'engagement imaginaire, réclamant des réponses franches, guidée par mon besoin de savoir ce que serait ma vie, et si le chemin était vraiment fait de son pelage, ou pas. J'eu du mal à l'entendre, mais il était clair que mes doutes n'étaient pas de sombres images, et que mon coeur avait refusé d''écouter ma raison. J'étais venue pour rien, j'avais tout quitté pour rien, m'investissant à corps perdu avec ma bête qui de son côté n'avait pas cru une minute en un avenir avec moi... L'ouverture de sa tanière n'a été que pure égoïsme, ses mots l'ont dévoilé, sans aucune culpabilité. De la même manière, aujourd'hui, il m'en sort, fort de lui même et de toute ma peine. A mon donc de rebrousser chemin, avec ma couvée, en espérant que je trouverais une nouvelle tanière pour nous réfugier. Mon expérience et ma souffrance me disent, que plus jamais je ne me jetterai dans la gueule du loup, et que je n'aurais plus jamais l'envie de reformer une meute.

Gabrielle Staelens@2009



Tuesday, March 10, 2009 


La patiente



Pendant que les minutes dansent sur la
pendule,

enfermée dans une salle, elle attends
son heure,

Elle pourra soulager ses angoisses
ridicules

dialoguer à un autre pour comprendre
ses peurs.




Du chemin elle a fait, une mission
tortueuse

qui la fait sombrer plus profond chaque
jour

attachée aux caprices qui en font une
pleureuse

s'aliénant au point de ne plus dire
bonjour.




Elle aurait à coup sûre, voulu une
autre vie,

un ailleurs différent, où l'on croit
sans remords

que le destin nous mène vers toutes
nos envies,

sans devoir pour autant, faire le
moindre effort...




Comment faire pour éteindre une telle
panique ?

Si pour cette malheureuse, rien ne doit
lui couter...

Comment bien remédier, de façon
énergique,

Si pour cette entêtée rien ne doit
être mérité !




Il semble que cet état, soit bien pire
qu'un virus,

qui s'étend sournoisement au travers
le monde

Ma patiente n'est pas seule, elle sait
de son rictus

qu'on peu nourrir sa bouche sans jouer
de la fronde.




Aujourd'hui, tout est dû, tout doit
être donné,

on apprends aux enfants à ne pas
travailler...

Comment pourrais-je convaincre mon
écervelée,

que le plus beau bonheur n'a rien de
financier !




Si elle pouvait entendre que la vie est
plus belle,

en récoltant les fleurs de graines
fraichement semées !

Son coeur serait douillet, si elle
prenait la pelle,

pour creuser de l'amour et sa froideur
enterrer...


Staelens Gabrielle@03/2009




Thursday, February 26, 2009 






Face à ses grands yeux inconnus

l'émotion n'est que transparence

c'est un petit coeur mit à nu

une chance




Toutes ses longues nuits à rêver

deviennent enfin réalité

plus besoin de fermer les yeux

pour imaginer




Face à ce sentiment bizarre

les mains sont tremblantes et miroir

mais cette force, si belle,si rare

fait de vous une lumière heureuse




et plus de lune pour espérer

plus aucune larmes à ravaler

rien qu'un soleil à convoiter

pour tenir ce bonheur à deux




une rencontre sur un trottoir

c'est toute une vie qui redémarre

c'est tout un coeur qui prend feu

jouant sur un air chaleureux




Face à ses grands yeux inconnus

l'émotion n'est que transparence

et le petit coeur mit à nu

c'est votre confiance




Plus aucune journée, terne et fade

Plus de chagrin et plus de râle

plus de mouchoir dans la poche

la tête qui tourne quand il s'approche




et la tendresse qu'il dégage

vous donne envie d'oter le voile

pour carresser son doux visage

et regarder plus près ses yeux




et les journées passent plus vite

marchant sur cette même musique

elles défilent chaque fois plus belles

tant que l'amour reste le même...


Gabrielle Staelens@2009



Thursday, February 05, 2009 


TOUT CONTRE TOI


Tout contre toi, j'ai chaud,
il fait si bon sur ton corps...
Que... si je me lève tôt,
je fais grise mine, dehors !!

Tout contre toi, c'est beau,
la tendresse sème encore,
tous les sourires idiots,
que je te livre quand tu dors...

ref :

Et quand tu me dis je t'aime,
c'est l'été en hiver,
et ce soleil m'enmène
loin, très loin des chimères
Et quand tu me dis je t'aime,
j'ai le ventre à l'envers
et ces paroles m'entraînent
plus près de mes prières.


Tout contre toi, mon amour,
sur ta peau de velour
mes nuits ne sont plus pareil...
Je trouve enfin le sommeil

Tout contre toi, à rêver...
je voudrais te donner,
les plus précieux instants
qui font qu'on est vivant...

(ref)

Tout contre toi, mon amour,
je veux être.......toujours.


Tous droits réservés à Gabrielle Staelens@2009

Saturday, January 10, 2009 
Etrangeté

Etrangeté... le passé veut voler le présent,
il est lent, je suis las,
d'être rongée par de vieux sentiments,
c'est encré au fer blanc.
Etrangeté, le passé veut voler le présent,
il attend, souriant,
un futur au passé ominiprésent.
En passant, c'est passé en pensé.
C'est troublant,
la mémoire et les doutes : ça déroute,
la confiance est absente, ignorante,
c'est flagrant,
si les mots et les gestes se mentent...
Etrangeté, le passé veut voler le présent
Méchament, il nous ment,
et nous laissons passer le présent,
rapidement......... anxieusement.

Gabrielle Staelens@2009

Sunday, January 04, 2009 





..
....
..


Contre l'incertitude
Opaque d'un
voile sombre
Niant les habitudes
Trempées de vos
ombres
Respirant l'exactitude
Ennui d'un mensonge


Gabrielle Staelens@2009

bribe d'un acrostiche géant et partagé ;-)





Wednesday, December 10, 2008 



..
....
..


Plus loin dans mon coeur







plus loin que ces mots que j'écluse

aussi vite qu'un torrent de lave

plus loin que ces phrases que j'excuse

quand il sali l'amour de sa bave



plus loin, dans mon coeur ... respire.

l'air est frais de bonheur... inspire.

Tu vis et j'oublie mes peurs... expire.


gabrielle staelens@2008



Friday, November 28, 2008 

La
suite de la soirée est très simple... Nous rentrons tous les trois à
l'appart, et Lydie est déjà là. Elle à préparé à manger et peste sur
nous d'avoir ramener une personne de plus à dîner, sans la prévenir.


Nous
suggérons de laisser son repas au chaud ( ou plutôt au frigo) jusqu'au
lendemain, et de partir tous les quatre au restaurant. Lydie râle
quelques minutes puis se ravise. Alban sert un apéro, et moi je vais me
préparer. Lydie me suit.


Dans
la salle de bain, j'ai le droit à un interrogatoire complet sur
l'invité mystère. Je lui raconte tout, de A à Z . Elle est un peu
stupéfaite, et me rappelle combien se garçon ne me plaisait pas ...


Nous
rions. Nous rions fort. Tellement fort que lorsque nous regagnions le
salon, les garçons nous demande pourquoi nous rions si fort. Aucun
commentaires, nous balançons la phrase typique...


- C'est un truc de fille !




La
soirée se passe merveilleusement bien, les garons nous emmènent dans un
petit restaurant italien à quelques kilomètres de l'appartement. Au
moment du dessert, Alban, fait enfin sa demande à Lydie. Je ne peu
m'empêcher de me moucher dans ma serviette, ce qui fait beaucoup rire
Fançis.


Pas
de comédie, juste une très belle déclaration, légèrement sur joué,
quand même, déformation professionnelle oblige. Lydie est un peu sur
les fesses, tremble de partout, et répond "oui" à son chéri, à la seule
condition que la cérémonie n'est pas lieu avant 2 ou 3 ans, et que
d'ici là, il se trouve d'autres rôle que du X. Ils sont tous les deux
d'accord, et je suis très heureuse pour eux.


La fin de la soirée arrive, et Fançis prend congé de nous.


Non,
il ne s'est rien passé de plus. Françis est moi, depuis ce jour, sommes
devenus de très grands amis. Il me plaît beaucoup, certes, mais durant
cette soirée, nous avons appris que Françis était très amoureux d'une
jeune femme, qu'il souhaitait pouvoir un jour le lui avouer, et qu'il
attendrait le bon moment pour le lui dire. Je me suis donc ravisé
immédiatement, déçu, certes, mais à quoi bon espérer en terrain conquit
?


A
ce jour, soit déjà deux mois depuis la soirée, Lydie et Alban sont
toujours fou d'amour et Alban commence à tourner de petits rôles
ailleurs que dans le porno. J'ai revu mes parents et ma soeur pour un
repas sympa en famille, mes parents étaient très heureux de nous voir
toutes les deux. J'ai également décroché un rôle dans une série
télévisé, et ma carrière semble vouloir décoller un peu.


Nous
n'avons toujours pas rencontré cette déesse dont Françis nous parle
temps,j'ai hâte de rencontrer cette invisible rivale, juste comme ça,
pour voir. Il semble fou amoureux, mais ne lui à encore fait aucune
déclaration. Je ne connais quasiment rien d'elle, pas même son prénom.


Pour
ma part, je suis toujours autant déçu, de ne pas être cette déesse, et
je suis toujours célibataire, évidemment. La vie m'enverra sûrement un
prince, un jour... mais rien ne presse vraiment, finalement.


Gabrielle Staelens@2008