Gender: Female
Status: In a Relationship
Age: 24
Sign: Aries
State: Rioja, La
Country: ES
Signup Date: 3/3/2008
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Sunday, March 01, 2009
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Current mood:  animated
Dimanche, huit heures du matin. Je descends du métro et commence à chercher le Fischmarkt à côté de l'Elbe (le fleuve d'Hamburg). Tout à coup, je me trouve entourée de centaines et centaines de personnes qui cheminent d'un côté à l'autre. Je me mêle à la multitude et me laisse mener. Tout de suite l'odeur de poisson me rappelle que cette ville a le deuxième plus grand port d'Europe.
Le Fischmarkt est plein à craquer. La multitude me mène de ci de là alors qu'on entend les voix des Marktschreier (les crieurs) qui proclament les vertus de leurs marchandises et produits à tue-tête. Là on peut trouver des T-shirts, fleurs, sandwichs au poisson, bonbons, fruits, bonnets, colliers, bracelets, des chopes, fleurs et plantes, et du poisson évidemment ... Mais ce n'est pas un marché aux puces car tout ici est nouveau et frais. On peut acheter un grand sac rempli de fruits pour seulement 10€ ou acheter un bouquet de roses pour 5€. Ici on parle de variété, de qualité et tout est bon marché. Il fait froid, mais le froid n'a pas empêché que comme chaque dimanche beaucoup d'Hambourgeois fassent leur marché ici.
Je chemine parmi les différentes échoppes en observant les belles couleurs des fleurs et je sens les poissons frais et crus que les gens goûtent, le café dont l'arôme émerge des stands et la délicieuse odeur du pain et de la pâtisserie fraîchement enfournés. Les mouettes volent au-dessus de ma tête, elles sont affamées comme moi. Elles se sont levées tôt comme les vendeurs et vendeuses et survolent le Fischmarkt depuis cinq heures du matin, heure à laquelle les vendeurs commencent à travailler.
Après avoir parcouru le Fischmarkt d'un bout à l'autre, je m'arrête face à un des stands et je demande un Capuccino et un Bretzel. Avec l'estomac repu j'entre dans le batîment où autrefois on vendait le poisson. Là-dedans tous les dimanches il y a des concerts depuis cinq heures du matin jusqu'à dix heures. Quelques personnes sont sorties toute la nuit et ils continuent à dancer. D'autres sont déjà fatiguées et écoutent seulement le concert assises et avec une bière à la main. D'autres se sont levées tôt pour écouter de la musique. Je sors après avoir longtemps écouté de la musique. Je parcours le pont qui est en face du bâtiment et je vois une couple de jeunes mariés qui ont célébré leur grand jour toute la nuit et sont venus ici pour célébrer leur premier lever de soleil après le mariage. Après tant de levers de soleil dans le Fischmarkt, ils sont ici de nouveau et cette fois ne sera pas la dernière.
Finalement, j'ai décidé de prendre un bateau pour parcourir l'Elbe. Malgré le froid et les nuages qui cachent le radieux soleil et l'empêchent de nous réconforter de ses rayons, j'ai joui de la belle traversée en bateau. La rumeur de l'eau me calme, me relaxe et me transporte vers la Méditerranée et la chaleureuse brise méditerranéenne m'enrobe doucement.
 
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Tuesday, July 08, 2008
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Current mood:  hopeful
La deuxième nuit à Marrakech, j'ai beaucoup rêvé. Quand je me suis levée, je ne pouvais pas me souvenir de quoi mon rêve parlait. La seule chose de laquelle je pouvais me souvenir était que le rêve avait fait se dresser mes cheveux sur la tête.
Quand je suis sortie de l'auberge, je me suis dirigée ver la Place Jamaa el Fna. Je voulais observer de nouveau l'immense beauté de la Koutoubia et regarder l'atmosphère de la place la plus belle du monde. Comme c'était très tôt, la place n'était pas bondée. Cette fois, mes yeux se sont fixés sur la partie la plus silencieuse de toute la place, là où les écrivains publics étaient accroupis sur le sol de la place en attendant les clients. Particulièrement, je regardais fixement un écrivain public qui était accroupi juste à côté de la Koutoubia et qui avait l'air familier. Je me suis dit: "Si seulement je pouvais parler arabe! Je lui raconterais... Mais qu'est-ce que je lui raconterais?" Étrangement, mon cerveau a commencé à penser en arabe et les images de mon rêve me sont venues à l'esprit. Sans réfléchir, je me suis rapprochée de l'écrivain et je lui ai raconté mon rêve:
<< Il était une fois un pauvre pêcheur appelé Admir qui habitait en Algérie. Admir avait trois enfants et un autre allait naître dans un mois. Il travaillait dix heures par jour avec sa petit barque pour s'en sortir et pour que sa famille puisse [c'est plus naturel, même si la forme employée était correcte] manger au moins une fois par jour. En outre, un de leurs enfants était très malade et ils n'avaient pas d'argent pour payer le traitement médical duquel il avait besoin.
Admir était triste et désespéré car son salaire était insuffisant pour nourrir sa femme et ses enfants. Depuis quelques années, il voulait aller en Espagne. À grand-peine, il avait épargné de l'argent pour payer sa traversée dans une patera. Il savait que l'Espagne était son unique opportunité. Là il aurait un travail meilleur et il pourrait envoyer de l'argent tous les mois pour nourrir sa famille et pour que son enfant guérisse. Il avait décidé d'y aller. Il avait pensé mille fois quel serait le destin de sa famille s'il mourait. Bien que le voyage soit très dangereux, ça valait la peine d'essayer. Il avait un pressentiment. Il avait fait un rêve et il avait vu son avenir: il était heureux et il habitait en Espagne avec sa famille.
La veille de son départ il se dirigea vers la place de la mosquée et il s'approcha d'un écrivain. Il voulait laisser une lettre d'adieux à sa famille au cas où quelque chose lui arriverait. Il commença à dicter à l'écrivain:
Ma chérie,
Je t'aime, je t'ai toujours aimée. Si tu es en train de lire cette lettre ça veut dire que je suis mort. Oui, je ne pouvais pas vous nourrir et vous soigner et je suis parti en Espagne car je voulais vous offrir une vie meilleure. La mer a eu raison de mon rêve, de mes illusions. Pardonne-moi, ma chérie. Je t'ai déçue mais je cherchais le meilleur pour vous. Je ne sais plus quoi dire.
Je vous aime.
Admir
Tout de suite après, il alla chercher son meilleur ami pour lui dire au revoir et lui donner la lettre. À midi et demie, il sortit de sa chambre et il donna des bisous à sa famille sans les réveiller. Il savait que peut-être ce moment pourrait être le dernier moment avec sa famille. C'est pour ça qu'il goûta si intensément ces minutes. Enfin, il sortit de chez lui et se dirigea vers la plage. Son voyage commença à une heure du matin.
Heureusement, Fátima, la femme d'Admir ne dut jamais lire cette lettre. Admir est arrivé en Espagne et il travaille là depuis dix ans et sa femme et leurs enfants habitent en Espagne aussi.>>

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Friday, June 27, 2008
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Je me suis inspirée de deux images d'une exposition que ma prof de français a organisé à la fac, D'une rive à l'autre, pour écrire ce texte.
Saveurs orientales et senteurs grenadins
Marrakech et Grenade, deux villes unies et semblables parce que leurs histoires s'entrecroisent. On peut non seulement les comparer par rapport au tourisme, mais aussi par leurs coutumes, par leurs esprits chaleureux et par leurs beautés.
Grenade est une ville où pendant longtemps trois cultures ont cohabité sans trop de heurts. C'est une ville qui s'est enrichie grâce au métissage des cultures. C'est le résultat de la coopération, le respect et la cohabitation de trois cultures. Une ville bohème dont tout le monde s'éprend et à laquelle tout le monde retourne.
Grenade et Marrakech sont deux villes qui accueillent à bras ouverts, comme la Bonne Mère de Marseille. Les gens se montrent comme ils sont: sympas, naturels et gais. Dans les deux villes on observe de belles portes et lorsque quelqu'un ouvre une de ces portes alors on peut voir des mélanges exceptionnels qui font en sorte qui font revivre le passé.
Villes d'artisans: à Marrakech dans n'importe quel funduq, on voit des artisans divisés en corps de métier, des forgerons qui modèlent soigneusement le fer avec leurs sages mains d'artisans, des marchands... On sent aussi l'odeur de cuir, des tanneries. À Grenade on entre au Corral del Carbón, un caravansérail ou funduq le plus ancien et le mieux conservé de toute l'Espagne qui date du XIVème siècle. Là, on retourne au passé et on voit la splendeur de ce bâtiment qui servait d'entrepôt, de lieu d'artisanat et d'auberge pour les marchands ambulants.
Les rues de l'Albaicín nous montrent la richesse de la culture musulmane. L'art, la gastronomie et le soin du corps sont présents dans ces rues. L'héritage arabo-andalou est immense, tout autant que la musique... Le flamenco et le gharnati, musique qui demeure une symbiose entre divers apports arabo-hispaniques de l'Andalousie, sont le beau témoignage de l'union entre les cultures et de l'apprentissage mutuel.
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Thursday, June 19, 2008
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Current mood:  catalyzed
La langue française c'est la langue qui dévore les mots quand on la prononce et qui a une intonation ronflante. C'est la langue de l'amour et du romanticisme qui fait qu'une chambre soit pleine d'une mélodie sensuelle et mystérieuse. C'est la langue dans laquelle je rêve et je trouve l'homme parfait: un homme galant, poli et courtois. C'est la langue des cinq continents, de la diplomatie et de l'élégance.
Je me trouve irrésistiblement sensuelle et attractive quand je la parle et je m'amuse avec son doux accent. Quand je parle le français je me souviens des crêpes, des fondues, de la Tour Eiffel, des croissants et des baguettes, de la première fois que j'ai été en France et de mes vacances en Méditerranée à Montpellier. Je me souviens de mon premier cours de français où j'essayais de parler sans pouvoir exprimer ni mes sentiments ni mes idées. J'essayais de communiquer mes idées mais la prononciation ne laissait pas déboucher mes idées.
Elle nous fait rêver avec son captivant et mystérieux accent et elle nous mène à Quebec, à Paris, à Burundi, à Martinique, à Marrakech, en Suisse, en Belgique, à Luxembourg, à l'Île d'Ivoire... Elle nous mène autour du monde.

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Tuesday, May 27, 2008
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Current mood:  tired
L'immigration est un thème brûlant, au sujet duquel on peut malheureusement lire tous les jours de nouveaux épisodes dans les journaux. C'est un thème difficile à aborder, mais bien qu'il soit difficile, je pense qu'on doit essayer de trouver des solutions.
Chaque jour, plusieurs pateras pleines d'immigrants arrivent aux Îles Canaries. Ces personnes peuvent à peine tenir debout, car la traversée les a exténués. Ils sont déshydratés, ils ont mal au cœur, ils n'ont rien mangé depuis longtemps et le plus important : leurs rêves sont brisés, leurs illusions sont restées au bord de la mer. Certains ont atteint le port, mais pas de la façon dont ils avaient toujours rêvé.
Pendant longtemps, ils avaient fait des efforts pour économiser de l'argent que le passeur leur avait demandé pour faire une traversée en tant que brûleur de papiers (harraga). L'argent pour payer son ticket pour le paradis espagnol n'avait servi à rien. Beaucoup ont été escroqués, certains sont morts en mer et peu sont arrivés en Espagne. Ils savaient que tout ça pourrait leur arriver, ils étaient conscients que les chances de triompher étaient minimes. Cependant, ils avaient bon espoir.
Et après avoir tenté leur chance, qu'est-ce qu'ils font? D'un côté, ceux qui sont encore en vie retournent chez eux honteux et sans aucune illusion. Certains ont une telle honte de retourner chez eux et de dire à leur famille qu'ils ont échoué qu'ils ne retournent jamais chez eux. Par conséquent, ils essaient de survivre dans les rues.
De l'autre côté, ceux qui ont réussi à traverser le Détroit et à passer entre les mailles de la police vivent toujours dans la peur d'être arrêtés et expulsés. Ils se sont rendu compte et ils sont maintenant conscients que l'Espagne n'est pas le paradis qu'ils croyaient. Les immigrants, qui sont 'sans papiers', ont un travail misérable et sont "exploités". Même quelques-unes des personnes qui ont des papiers sont dans les mêmes conditions et sont souvent traitées comme des citoyens de deuxième classe.
Je crois qu'on doit essayer de se mettre à leur place. On doit essayer de penser à ce qu'on ferait si on était à leur place. Ils essaient seulement d'avoir une meilleure vie, de nourrir leur famille, d'avoir un avenir plus sûr. Je crois qu'on ferait la même chose à leur place. On doit accepter ce phénomène, on doit connaître ces personnes pour pouvoir mieux les comprendre. Je crois que tout le monde mérite de tenter sa chance et que tout le monde a le droit de vivre une vie digne.
Mais, l'immigration n'arrêtera pas jusqu'à ce que nous nous rendions compte que la cause de ce phénomène est la concentration du pouvoir et de la richesse dans certains pays. Alors que les pays en voie de développement continuent à être les jouets des pays riches, l'immigration existera. Je ne suis pas sûre de pouvoir faire quelque chose à ce niveau, c'est plutôt entre les mains des hommes riches et puissants. Ils devraient bien ouvrir les yeux et surtout, bien ouvrir leur cœur face aux misères du monde et partager cette richesse qui, au fond, ne les rend pas heureux.
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Thursday, May 15, 2008
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Current mood:  distressed
Il n'y a rien de mieux que de se retrouver avec un vieil ami et se rappeler des bons moments qu'on a vécus ensemble. Rien de mieux que de voir qu'après des années tout reste égal, que vous continuez toujours à partager des idées, que vous éclatez de rire ensemble de nouveau.
On se sent heureux quand on a une conversation intéressante, profonde, pas du tout banale. On se sent aussi heureux quand on connait quelqu'un avec lequel on peut rester pendant des heures à parler sans regarder une seule fois sa montre.
On a besoin de communiquer entre nous, de parler, de partager des expériences, de connaître des gens différents... car le contact avec les personnes nous permet de mieux se comprendre et de mieux s'imprégner de tout ce que l'autre personne a à nous offrir.
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Tuesday, May 13, 2008
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Current mood:  artistic
Je vais vous raconter le souvenir le plus beau que j'ai de Marrakech. Il y a un mois, j'ai décidé de partir en Afrique pour me retrouver avec moi-même, pour me ressourcer. Je venais de finir une relation de quatre ans et mon chef venait de licencier 200 ouvriers, dont moi. J'étais perdue, plongée dans la tristesse... C..est pour ça que mon meilleur ami m'a recommandé de faire un voyage pour me détendre et oublier. Comme j'avais épargné de l'argent et que j'étais un peu dépressive, j'ai suivi son conseil. Ça faisait longtemps que je voulais visiter Marrakech. Pleine d'euphorie, j'ai organisé le voyage du jour au lendemain.
Je suis partie à dix-sept heures de Madrid et je suis arrivée vers vingt heures à l'aéroport de Marrakech. J'avais toujours rêvé d'arriver à Marrakech comme ça, avec les derniers rayons du soleil et les premières images de la lune. J'étais si contente et nerveuse que j'ai passé une nuit blanche parce que je ne pouvais pas trouver le sommeil. Je me suis levée tôt et je suis montée à la terrasse de l'auberge de jeunesse pour avoir une vue panoramique de la ville. De là, j'ai aperçu le réveil de la ville, des femmes qui parlaient sur les terrasses, les premiers touristes, les premiers mouvements des marchands... et je n'ai pas pu éviter de sortir en rue et de commencer à marcher. Je suis arrivée par hasard dans un bazar d'épices. L'odeur, qui était toujours agréable, m'a impressionnée. Le curry, le poivre blanc, le thym, le sésame, le safran... m'ont rappelé mon enfance chez ma grand-tante, Aïcha. Tous les marchands m'invitaient avec insistance à pénétrer dans leurs salles spacieuses, mais j'étais si absorbée par mes souvenirs que j'ai continué à marcher. Je suis arrivée chez un marchand de fruits et de fruits secs. Là, l'odeur des agrumes et des fruits exotiques ont fait gargouiller mon ventre car je n'avais pas pris mon petit-déjeuner. En sortant si vite de l'auberge, je n'avais pris ni argent, ni carte d'identité, ni appareil-photo. C'est à dire, rien. Alors, je suis retournée à l'auberge.
Quand j'y suis rentrée, l'odeur qui venait de la cuisine inondait toute l'auberge. Je me suis rappelé que le petit-déjeuner était aussi compris dans le prix et je me suis précipitée dans la salle à manger. Après avoir goûté toute la viennoiserie qu'il y avait, j'ai pris mon appareil-photo, ma carte d'identité, mon portefeuille et je me suis de nouveau précipitée dans la rue. J'ai recommencé à marcher. Dans beaucoup de rues, j'ai vu d'étroites boutiques où on pouvait voir les hommes en train de travailler le cuir et je n'ai pas pu éviter d'acheter un sac de cuir. Le cuir était soigneusement travaillé et si doux au toucher...
J'ai flâné longtemps et je me suis laissée bercer par l'atmosphère. Je suis tombée sur Bab Agnau, la plus belle des portes de la ville. Les rayons du soleil se reflétaient dans la beauté de cette porte. Je l'ai traversée et je suis arrivée de nouveau dans le souk Semmarin. Maintenant, l'image était totalement différente. Le souk était plein à craquer, les touristes et les autochtones parlaient et marchandaient avec les vendeurs. Quel frétillement! Mais soudain, on a entendu une voix lancinante. C'était l'appel à la prière effectué par le muezzin. On voyait les autochtones se diriger à la mosquée pour prier. La vie semblait s'être arrêtée. Je les ai suivis et je suis arrivée à la Place Jamaa el Fna. J'étais en face de la Koutoubia, une des mosquées de Marrakech. Cette mosquée m'a coupé le souffle. Mais pas seulement la mosquée, la place aussi. Cette place est la principale attraction touristique de Marrakech. Elle était animée d'une vie très intense où tous se mêlaient pour offrir un spectacle hallucinant: badauds, musiciens, danseurs, charmeurs de serpents, mendiants, écrivains... Je me suis assise dans un coin de la place et je suis restée là pendant longtemps. J'étais une spectatrice perméable, contente de pouvoir m'enrichir de la culture d'un autre pays. J'étais contente car je m'étais rendu compte qu'il y a tout un monde à voir et à connaître.
Mais après ça j'étais vraiment morte de faim, alors j'ai décidé de chercher un lieu pour manger. J'ai trouvé un petit restaurant où j'ai mangé un tajine de poulet aux olives et au citron confit, un plat typique de Marrakech. Après avoir mangé, je marchais sans but précis et un autochtone très sympa m'a emmenée dans un funduq, une cour où il y avait des artisans divisés en corps de métier. Ensuite, quand je suis sortie du funduq, je pouvais sentir l'odeur de cuir, des tanneries. Je me suis rapprochée pour mieux voir cette activité millénaire. Les couleurs des bassins ont rempli mes yeux et mon esprit de bonheur, de joie et d'envie de vivre. Je suis à nouveau tombée sur le même homme qui m'a alors emmenée dans un hamman, c'est-à-dire un bain maure. Je me suis offert un moment de détente, j'ai écouté la douce musique arabe et j'ai senti l'odeur du jasmin. Après le bain, la nuit allait tomber. La journée avait été très intense et c'était l'heure de rentrer à l..auberge et dormir.
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Wednesday, April 23, 2008
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Current mood:  worried
Il y a deux mois, je me suis rendue à une conférence à l'École d'Études Arabes, qui est située à la cuesta del Chapiz, dans un endroit grenadin emblématique pour les rencontres entre cultures différentes. Le titre de la conférence était: Alliance des civilisations: L'Espagne et l'Islam et le conférencier était Abdeluahe d Akmir, directeur du Centre d'Études Al-Andalus pour le Dialogue des Civilisations de Rabat. Je suis allée à cette conférence dans le cadre de mon cours de langue française, comme nous sommes en train d'étudier le Maroc. L'École célébrait le mois du Maroc dans le cadre des festivités liées à son 75ème anniversaire. Cet article est une réflexion personnelle que j'ai faite après avoir écouté les mots savants d'Abdeluahed Akmir.
Pourrait-elle être possible, l'alliance des civilisations?
On a déjà souvent parlé de l'alliance des civilisations. Je voudrais donner mon avis dans ce post et lancer un nouveau débat pour connaître l'opinion d'autres personnes de différents lieux du monde, car à la base, c'est le but de mon profil.
L'alliance des civilisations n'est pas le premier projet pour atteindre la compréhension entre les différentes cultures. De nombreuses idées antérieures à ce projet ont vu le jour, comme le Dialogue des civilisations, qui a été avancé par le président iranien Mohammad Khatami et par de nombreuses personnes qui se sont prononcées en faveur d'un vrai brassage et d'une meilleure compréhension entre les cultures.
L'Espagne et la Turquie sont les pays qui ont proposé cette alliance en 2004, pour montrer que l'option militariste ne fonctionne pas quand on veut résoudre un conflit. On peut se demander, pourquoi les Espagnols ont lancé ce projet. La réponse est très simple: parce que l'Espagne était un pays où pendant longtemps trois cultures cohabitèrent sans trop de heurts. On ne peut nier qu'il existait bien une certaine confrontation et certains problèmes, mais il y avait aussi de la coopération et du respect. En outre, aujourd'hui l'Islam fait partie de l'identité de quelques Espagnols. Il y a deux raisons pour ça: d'un côté, il y a eu certains musulmans qui ont maintenu en secret l'héritage religeux d'avant la conquête catholique pour éviter être expulsés d'Espagne et d'un autre côté, d'autres musulmans se sont convertis l'Islam à l'heure actuelle.
C'est grâce à cette belle époque de vie en commun entre les cultures juive, musulmane et chrétienne que l..Espagne a été bien perçue comme initiatrice de cette alliance. Peut-être que le projet du Dialogue des Civilisations n.'a jamais prospéré auparavant à cause du fait que son initiateur était l'Iran. On peut aussi se demander, et pourquoi la Turquie? Car ce pays qui aspire à être un pays membre de l'Union Européenne veut montrer qu'il est un pays officiellement laïque à population majoritairement musulmane. La Turquie est un pays civilisé et moderne qui ne veut pas imposer ses critères ou ses idées par la force. C'est un pays qui veut dialoguer, qui croit qu'on peut parvenir à cette alliance si on dialogue. C'est pour ça qu'il prône l'union des valeurs appartenant tant au monde occidental qu'au monde musulman.
Aujourd'hui, au lieu de parler de l'alliance des civilisations, on parle du choc des civilisations. Il y a une incompréhension grandissante par rapport aux immigrants, surtout entre les communautés islamique et occidentale. Quelques personnes pensent que les Latino-américains viennent récupérer l'or qu'on leur avait volé car en 1942, Christophe Colomb conquit l'Amérique du Sud et pendant longtemps, l'Espagne s'enrichit et exploita le Nouveau Monde. D'autres pensent qu'ils viennent nous envahir et qu'ils ont plus de privilèges que les Espagnols. Tout ça s'aggrave, puisque l'incompréhension nourrit l'extrémisme religieux qui menace la stabilité.
D'aucuns pensent que l'alliance des civilisations est irréalisable. À mon avis, presque tout est possible, même si je ne nie pas que l'on doive travailler de toutes nos forces pour que ce projet soit une réalité. Je crois que c'est important de faire prendre conscience aux personnes que la richesse est dans la variété et dans la mixité, parce que il y a plein de choses qu'une culture peut apprendre d'autres cultures et vice-versa. On croit que les pays sont totalement différents les uns des autres mais ce n'est pas vrai. Pour moi, il y a beaucoup de choses qui, au lieu de nous séparer, nous rapprochent.
Une alliance des civilisations, des forces sociales, des politiques et surtout, des forces civiles pourrait nous unir dans la lutte pour éradiquer le terrorisme, l'intolérance et l'extrémisme.
L'alliance des civilisations? Ça va être difficile quand même, je ne veux pas dire impossible parce que je préfère rester positive, ou idéaliste si on veut. Maintenant je rêve d'un monde plus juste où règne la paix et où existe une certaine unité culturelle. Pourquoi ne pourrait-t-elle pas être une réalité demain?
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Saturday, April 19, 2008
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Current mood:  contemplative
Le questionnaire de Proust est un test de personnalité qui est devenu célèbre par les réponses qu'y a apportées l'écrivain français Marcel Proust. Voici mes propes réponses à ces questions pour que vous puissiez mieux me connaître.
-Ton signe astrologique (horoscope): Bélier.
-Ta fleur préférée: La rose blanche.
-Ta couleur préférée: Le blanc.
-Ton animal préféré: Le chat.
-Ta pierre (précieuse ou semi-précieuse) préférée: L'agate.
-Ta saison préférée: Le printemps.
-Ton ou tes paysage(s) préféré(s): La mer pendant le jour.
-Ton ou tes instrument(s) de musique préféré(s): Je jouais du piano, mais j'aime bien le saxo, le violon et la contrebasse.
-Une odeur préférée, naturelle ou synthétique…
a) pour toi: L'odeur d'une fleur.
b) pour l'autre: Le citron, le pin.
c) pour chez toi… Le jasmin.
-Ton ou tes prénom(s) préféré(s): Luna, Irene, Nicolás, Aysha, Andrea, Lucía, Marina...
-Ton chiffre préféré: 6.
-Le pays visité que tu as préféré: L'Italie.
-Le pays francophone qui t'attire le plus: L'Inde et l'Allemagne.
-Ta destination préférée pour :
a) un week-end: La montagne.
b) un mois: La France.
c) la vie: Peut-être Grenade, mais je ne sais pas encore.
-La religion ou philosophie qui te fascine le plus: Je suis athée.
-La religion ou philosophie dans laquelle tu as été éduqué(e): Le christianisme.
-L'objet de décoration ou de culte qui te plaît le plus: Une bougie.
-Un porte-bonheur qui ne te quitte pas: Une bague avec mon nom que mon père a trouvée.
-Ta chanson préférée: Le Canon de Pachebel.
-Ton style de musique préféré: soul, jazz, gospel, swing...
-Le dernier film où tu aies pleuré: The bucket list.
-Le dernier film où tu aies ri: The bucket list.
-Un jeu d'enfants que tu adorais: Le cache-cache, la ronde.
-Ton jouet préféré qui t'a longtemps accompagné: Je ne me souviens plus.
-Ta devise: La qualité ne se s'obtient pas par hasard. C'est le résultat d'un effort de l'intelligence.
-La légende ou le mythe que tu préfères: Celle du phénix.
-Un combat, une cause qui te tient à cœur : Le cancer.
-Le personnage que tu admires le plus: Martin Luther King.
-Le personnage que tu trouves le plus détestable (contemporain ou historique): Hitler.
-Où et comment te vois-tu dans 10 ans ? Aussi optimiste que maintenant.
-La vieillesse est-elle belle ou triste ? Belle, bien sûr.
-Comment tu voudrais mourir: À côté de l'homme de ma vie.
-Ce qui te fait le plus peur: Un hôpital.
-Ce qui t'attriste le plus: La guerre.
-Ce qui t'indigne le plus: Le mensonge.
-Des regrets ? Avoir arrêté de jouer du piano
-Des remords ? N'avoir pas lu plus de livres quand j'étais petite.
-Tes trois principales qualités: La générosité, la sincérité et l'optimisme.
-Tes trois principaux défauts: Je suis têtue, très exigeante avec moi même et très perfectionniste.
-La langue qui te fait le plus vibrer, même si tu ne la parles pas: L'italien.
-Ton écrivain préféré: Gabriel García Márquez.
-Ton tableau préféré: Le semeur au soleil couchant, Van Gogh
-Pour toi, le français rime avec quoi ? (quelles images, quels concepts, quels pays, quels sons… t'évoque-t-il ?) La bonne cuisine, la Tour Eiffel, l'élégance, les crêpes, le Chardonnay...
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Monday, April 07, 2008
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Current mood:  vibrant
La Méditerranée. Une belle mémoire et un bel avenir. La Méditerranée est la région où plusieurs pays convergent. C'est un mélange de cultures, de religions, d'idéologies et de sentiments. La Méditerranée, belle et aussi unique. Terre de mixité qui acueille les touristes à bras ouverts. Elle me rappelle un beau lever du soleil à la plage et plusieurs mouettes qui volent et s'évaporent dans le bleu ciel du bonheur. La musique de la Méditerranée: si exotique, amusante, ethnique, diverse qu'elle t'invite à découvrir un nouveau monde plein d'histoires et d'aventures. Les musiciens de la Méditerranée s'inspirent des mythes grecs et latins, de la diversité que chaque jour fait naître devant leurs yeux. C'est pour ça que leur musique est une des plus ethniques de la Terre. Le doux vent et la brise marine apportent un sentiment de bien-être, mais si le vent est fort comme le mistral, la rage se détache et il est aussi dangereux que le feu écarlate des volcans méditerranéens. La Méditerranée, je peux sentir son irrésistible attraction et je ne peux éviter de sentir que je suis liée à elle. La paix et le calme me submergent quand je suis près d'elle et je sens sa force et sa douceur quand mes pieds touchent l'eau. Cette mer me donne chaque jour la vie et elle me manque beaucoup quand les mouettes qui la survolent ne me réveillent pas avec leurs croassements. La Méditerranée, une mer qui semble séparer les continents, mais on sait que plutôt que de les séparer, elle les unit dans le même sentiment: la fierté d'être méditerranéen et d'être né avec la possibilité de vivre les belles histoires du passé et les nouvelles sensations qu'elle nous fait découvrir quand on est près d'elle. Et pour toi, qu'est-ce que c'est la Méditerranée?
Je vous laisse ici ma version de la chanson de Joan Manuel Serrat qui s'appelle Mediterráneo et qui définit à la perfection le sentiment méditerranéen.
MÉDITERRANÉE
Peut-être car mon plus jeune âge
joue encore sur tes belles plages,
et bien cachés derrière les canisses
mes premiers émois s'asoupissent,
je porte ta beauté et ton parfum
présents en moi tous les jours,
et puis entassés sur tes plages
je garde amour, chagrins et badinages.
Moi,
qui ai sur la peau le goût
le goût amer des pleurs éternels,
que cent peuples ont versé en toi
d'Algésiras à Istambul,
pour que tu couvres de tulle
ses longues nuits bleus d'hiver froid.
À force de mésaventures,
ton âme est profonde et obscure.
Mes yeux se sont habitués
à tes crépuscules empourprés
comme le détour au chemin...
Je suis chantre et malandrin,
j'aime bien le jeu et le vin,
j'ai l'âme d'un des plus braves marins...
Je n'y peux rien,
si je suis méditerranéen.
Tu t'approches et tu t'en vas
après avoir embrassé ma contrée.
En jouant avec la belle marée
tu pars mais tu veux retourner.
Tu es comme une femme qui est
parfumée d'essence de brai
qui nous manque, que nous aimons
que nous connaissons, que nous craignons.
Ah...
Puis si un jour, quel dommage!
viennent me chercher les trois parques
poussez dans la mer ma barque
avec un vent d'est automnal
et laissez l'orage fatal
déchirer ses ailes blanches.
Inhumez-moi sans abattement
entre le ciel et l'océan...
Placez-moi au versant d'un mont,
plus haut que le bel horizon.
Car je voudrais tout contempler.
Mon corps deviendra chemin,
je peindrai en vert tous les pins
donnerai le jaune aux genêts...
Oui, la mer est mon destin
car je suis méditerranéen...
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