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Last Updated: 7/17/2008

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Signup Date: 1/20/2007

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Friday, January 09, 2009 

Current mood:  aroused
Soirée au théâtre de la ville pour une reprise d'une création de l'année 2000: "Wiesenland" (la terre verte)
Un de ces rêves, un de ces instants qui durent, qui perdurent, une douceur comme Pina sait si bien nous en offrir...des images, une étreinte à l'amour, aux sentiments, à la beauté, à l'humour...
on découvre pour unique décor un mur végétal, occupant tout le fond du plateau, avec une herbe verte à souhait, foisonnante , qui parait moelleuse, si tendre et si épaisse qu'on a envie instantanément de s'y allonger pour une sieste crapuleuse! et de cette herbe par endroit s'écoule des filets d'eau, des mini cascades dont le clapotis nous berce doucement.
Rien que ce décor invite à la poésie...alors quand les danseuses en robes voluptueuses et légères, perchées sur leurs hauts talons, se présentent, on croirait des nymphes, des princesses aux cheveux d'or...on rêve éveillé!!!
Soudain je me trouve en voyage, les tableaux, les solos m' inspirent et m'emmènent, je pourrais être au bord d'un fleuve comme la Gange, assister à la baignade traditionnelle, ou au bord de la mer avec des amis pour une ballade et un moment de déconnade, en famille pour un repas dans un pays de l'Est voisin, dans un cabaret, en terrasse d'un café.... je me sens transportée, et il y a l'eau,toujours,  elle est un personnage à part entière, plus ou moins présente,  jusqu'à s'étaler en grande flaque sur le tapis noir....
Les solos des hommes, les solos des femmes comme des tourbillons, délicats, doux, dynamiques, enroulés, subtils ..pénètrent en moi et je pense que je vais me sentir accompagné pour un long moment,  par les images suscitées, les sensations éprouvées, le désir de faire revivre encore et encore ces fugaces instants de magie.
Dominique Mercy, danseur hors pair, plus tout jeune, la peau moins élastique certes  mais d'une telle vitalité, à lui seul il occupait tout l'espace, les effluves de sa présence diffusent comme un parfum...quel délice...
et puis sur scène,  la sensualité transpire, celle des corps, celles des images suggérées, dans les couleurs, dans les démarches...l'érotisme même, jamais vulgaire, jamais abrupte,  mais oui!quelle érotisme, ces femmes en robe du soir ou en nuisette, les longues chevelures trempées, dégoulinantes, sur leurs seins, dans leur dos...des silhouettes mouillées traversant le plateau trainant derrière elle les plus sensuelles pensées!!  alors pour désamorcer cet état une pointe d'humour et de dérision , avec classe cependant, toujours, un vrai régal, on en veut encore, encore plus.... on joue, on ( s') imagine, sur le plateau aussi on joue, à se séduire, à s'aimer, à s'amouracher, à se poursuivre...pour le plaisir, parce que y a que ça de vrai, d'authentique, quel plaisir.....Quelle soirée, un ravissement!! je pourrais en écrire des pages! je me sens remplie, revitalisée, portée par moulte énergies, le travail chorégraphique de Pina, son univers doit être découvert/ vu une fois au moins dans sa vie ! Merci!!!
Monday, May 26, 2008 

Creuser, décortiquer, chercher, expérimenter, critiquer, gratter, observer, décaper, creuser encore, fouiller, oser, regarder....rechercher, se poser, évoluer, avancer, se positionner, écouter, clarifier....changer, plusieurs années de réflexion avant d'être éblouie par le sens, avant de saisir les liens, avant de concevoir l'insaisissable, avant de prendre conscience.

Il faut du temps. Le temps de prendre le recul nécessaire pour mieux vivre.

A ne pas vouloir regarder, à ne pas oser la confrontation on se perd soi même, et je suis sincèrement convaincue qu'il n'y a que les IMBECILES qui ne changent pas d'avis et qui ne changent pas (aussi)!

Friday, January 25, 2008 
A l'image du processus photographique, nous avons en nous tout le potentiel du bonheur....cependant il est parfois écrasé sous le poids de la douleur et de la souffrance....alors il suffit d'un regard, d'une attention, d'une parole, d'une main tendue pour que, comme agit le révélateur en photo,  l'image du bonheur soit ravivée, son expression...
Merci T. de m'avoir redonné à moi même. Merci de  tout ce que  l'on a pu s'apporter pour se  regonfler et pour ce que l'on s'apportera encore... On est souvent moins seul qu'on le croit...
Saturday, January 12, 2008 

Current mood:  breezy

La bonne humeur, amène la bonne humeur, l'énergie positive les bonnes ondes et l'ouverture, la rencontre.Je veux croire que nous sommes chacun responsable de ce qui nous arrive, que l'on peut influencer sur le cours de la vie, que l'on peut, par notre capacité à regarder avec les yeux de l'amour, voir la vie en lumière.

Je suis heureuse de ce que la vie m'offre ces derniers temps, du plaisir que j'éprouve à découvrir l'autre, tu te reconnaitras probablement si tu lis ce blog....en effet la gratification suprême est celle de donner et de recevoir gratuitement, sans attente de retour, et c'est une joie chaque jour de contribuer à ton bonheur!

 

Tuesday, October 23, 2007 
Chaque soir, une séance de mémorisation des bons moments de la journée, le meilleur est consigné dans mon joli carnet en papier recyclé et couverture de cuir bleu offert par Lucie pour mon anniversaire.
Et puis il y a la loi de la vie, mantra indien, récité tous les matins et tous les soirs avec détermination et conviction. Foi et attention quant aux changements qu'il entraine, pour une transformation de fond, une accession certaine à notre voie du bonheur et du bien être. Bouddhiste, cette démarche vie à améliorer , à transformer en réalité et en profondeur notre vie, notre état intérieur, apporte calme et paix intérieure. Déterminée à voir et à faire changer les choses, mes états émotionnels qui me submergent et que je  ne parviens pas à gérer , voilà des petits riens qui procurent de grands bien. A bon entendeur.
Wednesday, October 10, 2007 

Current mood:  confused
Dans le cadre de ma rupture amoureuse il m'a dit, "il faut passer à autre chose, le présent ne me convient pas, le futur je ne le connais pas....".Je n'y arrive pas à passer à autre chose, mes sentiments m'en empêchent.
Par contre , et l'on se rend bien compte là de l'influence des émotions, dans le cadre de mon projet professionnel, alors que les doutes et les angoisses me terrassaient j'ai eu la chance de me voir proposer un travail hyper interessant, d'être entourée de gens de bons conseils et d'avoir la capacité de réagir en un temps record, et hop en une semaine, décision sur décision, positionnement concret et voilà la boutique Evinrud fermée. A quoi bon persister dans une voie qui au lieu d'apporter plaisir et réjouissance de l'accomplissement et de l'épanouissement perso, ne suscite que doutes et anxiété, ne présente pas à priori les caractéristiques de la réussite....Je n'avais pas les moyens de patienter sagement que se constitue la clientèle, pas de revenus suffisants ni pour bouffer ni pour me loger, encore moins pour m'accorder des petits plaisirs en dehors de ma semaine de travail, et plus de conjoint pour me soutenir et moralement et financièrement "étant passer à autre chose" snas moi.... On n'a qu'une vie parait-il alors je ne vois pas l'interêt de se la construire sur les bases de la déception et de l'amertume du constat que les gens sont, et resteront, de grands égoïstes doublés souvent de mesquins hypocrites....
Ce n'est pas grave car dans mon malheur j'ai l'immense chance d'avoir de quoi rebondir immédiatement, un travail qui va me permettre de rembourser mes crédits, et je retrouve Paris qui au final me manquait beaucoup!!
Je retrouve aussi mes amis restés à la capitale et restés proches même à distance.
Tout ça n'est que concret et matériel et ne fait pas appel au domaine de l'émotif et je le gère plutôt bien, j'ai des ressources, des capacités, des compétances et ça roule. Je suis ravie finalement du dénouement de cette aventure. Ravie des persepectives qui s'offrent à moi, ravie d'avoit tenté l'expérience, ravie de m'en être enrichie.
Mais l'émotif prend le dessus et je dois maintenant apprendre à ne penser qu'à moi pour m'en sortir, faire l'égoïste moi aussi, privilégier le travail, la santé morale...la suite au prochain numéro!!
Tuesday, September 04, 2007 
Mon projet ne marche pas comme je l'aurai souhaité. Pour diverses raisons, la conjoncture en premier lieu, les ménages n'ont pas de pouvoir d'achat et les salaires n'augmentent pas.C'est une réalité que tout commerçant connait à ce jour.
A les sacro-saintes 35 heures !!! Grâce auquelles le consommateur a changé de mentalité, il dépense de + en + dans les loisirs et les vacances et de - en - dans les fringues, les plaisirs vestimentaires....Une étude de marché, effectuée avec soins il y a un an, et qui aujourd'hui semble faussée par des données invérifiables alors. Reconnaitre une réalité qui ne peut s'exprimer dans le cadre d'une enquête. A savoir, les gens désirent des vêtements originaux, personnalisés, de bonne facture mais dans une petite ville comme Avignon, ils sont frileux à sortir du lot et n'osent pas finalement s'habiller trop différemment, de peur qu'on se retourne sur leur passage...!!Et les valeurs sûres restent le Noir quasi exclusivement. Les actions ne suivent donc pas les dires.
Je me trouve dans une position délicate, angoissante et de plus en plus inextricable.La solution intermédiaire la mieux adaptée reste celle de me retrouver un travail à temps partiel, le matin par exemple, de façon à maintenir ouverte la boutique l'après midi et à durer le temps nécessaire à la constitution de la clientèle.
Mais je suis spécialiste de la production de spectacle et ce type d'embauche en CCD voire en CDI est quasi inexistant sur la communauté d'agglomération d'Avignon. On me propose un Contrat d'Avenir au sein d'une structure de production de spectacle, organisatrice de concerts. Evidemment que  je ne dis pas non, c'est mon domaine, mes compétences, mon vieux réseau de potes !
Et cela me permettra de me retrouver un logement et de payer, loyer, factures et bouffe seulement voilà, un Travailleur indépendant n'a pas le droit de cumuler une activité de commerçant et une activité de salarié embauché sous contrat aidé par l'Etat...bel Avenir n'est ce pas...alors que faire?  Aller trimer dans  un boulot d'appoint pas forcément intéressant pour au final maintenir une activité certes, qui m' épanouit et que j'ai choisit mais qui semble vouée de toutes les façons à rester au ras des paquerettes financières? Aller jusqu'à la liquidation judiciaire, sans ressources et sans logement pour me retrouver coincée, 20 000€ d'emprunt à rembourser et 2 ans de loyers à payer au titre du bail commercial en plus? S'endetter donc et couler lentement mais surement dans l'angoisse et l'insatisfaction? Perséverer , ok, mais dans quel but? La voix de la sagesse reste silencieuse et je ne sais que penser ni qu'écrire de réellement positif. Je savais que se serait difficile, je ne me faisais pas de fausses illusions sur les aléas de la création d'entreprise mais là et ben, je suis un peu dépitée, je dois l'avouer.
Thursday, August 02, 2007 
Certains me diront trop insatisfaite, d'autres impatiente, d'autres encore trop exigeante...oui, je suis un peu tout ça, mais je suis lucide aussi. Si j'avais pleinement conscience de la difficulté de monter son commerce, du temps nécessaire au démarrage et à la constitution de la clientle...je n'avais pas totalement mesuré  je crois le prix de cette liberté.D'abord, même si mes seuls revenus sont le maintien de mes ASS, (équivalent du RMI) soit 445€/mois, le changement de statut social, de demandeur d'emploi à travailleur non salarié ou indépendant entraîne un certain nombre de nouveautés, comme celle de la réévaluation des aides au logement...il va sans dire à la baisse, parce que la CAF n'aide pas les TNS, c 'est comme ça, comme si se mettre à son compte signifiait subvenir à ses besoins....et l'assistance sociale, jusqu'alors jamais sollicitée (de ma part) ne peut rien non plus!!! Ah! oui on aide les créateurs d'entreprise en France! inévitable conséquence,  il me faut déménager...et puis je le savais, créer son activité génère des soucis, de l'anxiété, et me voilà déjà plongée dans les considérations d'avenir....presque 3 mois d'activités..pas de clientèle locale identifiée (les données sont tronquées à cause du festival d'Avignon), pas d'engouement lié à la curiosité, à la découverte....ah! oui! des retours enthousiastes sur les articles en boutique, sur mes choix de produits, sur la beauté et l'originalité des créations, sur la qualité du travail, des finitions......mais que de trop rares achats...et le temps passe vite, très vite. J'ai à peine 10 mois pour vérifier la viabilité de cette boutique de créateurs, avant la suppression de ces fameux 445€ d'ASS et l'échéance des premières véritables charges sociales.......les convictions ne suffisent pas, la  motivation non plus...alors quels sont les moyens à déployer pour insuffler un nouvel élan? quelles sont les idées à mettre en place pour faire changer la donne?Vous avez des idées? ....une certitude et un conseil d'ami: si vous n'avez pas la chance d'avoir un(e) conjoint(e) qui gagne suffisament bien sa vie pour subvenir aux besoins communs et/ou si vous n'avez pas de belles économies pour voir venir, tranquillement, ne montez pas votre affaire! les risques sont trop grands et on nous envoie de la poudre aux yeux....
PS: Blague à part, je ne vote pas Sarko mais l'économie dans notre pays ne se porte pas bien du tout, le pouvoir d'achat est anéanti...ah! vous le saviez déjà!!!
Il ne me reste plus qu'à prier ou à croiser les doigts pour que ça marche!
Saturday, June 30, 2007 
On ne remplace jamais quelqu'un mais il y a toujours quelqu'un pour prendre votre place, la saisir parce qu'on la lui donne....Je suis stupéfaite de constater comme il est facile de voir s'évaporer en quelques semaines, une histoire d'amour, si exceptionnelle, si intense, si surprenante, si authentique, que l'on a la certitude d'avoir eu une chance inouie de se voir offrir par la vie une telle expérience.Je me demande cependant quel est le mécanisme psychique qui permet de "passer à autre chose", si rapidement, quel est l'état de compréhension, de conscience, qui favorise l'accès à cette "autre chose"? Face à cette sensation de solitude, à cette déception liée au constat que, apparemment, on s'est trompé, accablé par tant de  chagrin et de tristesse, l'unique raison pour continuer d'exister n'est-elle pas celle de la conviction que nous appartient à jamais le privilège d'aimer, d'avoir été aimé et d'avoir partagé la magie de l'Amour? Certainement, oui. Et cette certitude ne pourra jamais nous être enlevée, ne devrait-elle pas alors  nous apporter le réconfort et la joie pour avancer? C'est pas si simple et pas facile de s'en contenter mais elle représente notre phare sur l'océan du désespoir, ne pas la perdre de vue. Ne pas la perdre de vue, ne pas la perdre de vue, ne pas la perdre....
Thursday, June 28, 2007 
Je renoue enfin, avec la couture, les fils, les aiguilles, les rubans, les biais.... ma relation à la créativité, totalement délaissée ces derniers mois. C'est avec plaisir que je reste des heures penchée sur ma machine ou des journées entières à modeler sur mannequin, à piquer moulte aiguilles, couper, retoucher, ajuster, froisser, repiquer, remodeler et à faire naître sous mes doigts modèles et autres prototypes...Grâce probablement à cette envie naissante de m'ouvrir à nouveau au monde, de sortir, de nouer de nouvelles relations dans cette ville qui m'est encore un peu une étrangère, de voir des spectacles,  des expos,  ces  sources d'inspiration multiples qui me portent vers la conception de nouveaux prototypes.
Et justement, ce matin, j'éprouve le désir d'écrire quelques lignes sur le spectacle de Nigel Charnock en clôture du festival de danse d'Uzès. Fondateur du DV8 physical theatre de Londres (jeu de mots sur dévier...), qui nous a offert une prestation de danse contemporaine décalée, satirique, rock, onirique, humouristique, critique, d'une énergie phénoménale.J'aime la danse. Je suis toujours fascinée par la musculature des danseurs, ces corps parfois décharnés,les muscles secs et acérés.La précision des courbes comme dessinées  finement à l'encre de chine des épaules, des muscles du dos, des bras.... Impressionnée par la qualité technique de sa prestation, par son énergie et son aisance,  il me reste aujourd'hui des images, comme des rêves, de déplacements graciles, des visions furtives et éphémères, des ombres mouvantes,des filaments de lumière qui s'effilochent et disparaissent dans la nuit...
Des sensations persistent aussi, de légèreté, d'excitation, de plaisir, de jubilation, d'admiration...autant de matières qui vont maintenant nourrir mon travail sur les formes, la texture....Merci Monsieur d'avoir danser ce soir d'été là!