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Signup Date: 7/13/2007
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Tuesday, November 03, 2009
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Par Marjo LAINE
Décodage de 25 techniques de désinformation.

"La presse libre n'existe pas. Aucun de vous n'oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d'autre que des intellectuels prostitués. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses". John Swaiton, éditeur du New York Times, lors de son discours d'adieu.
Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux) … pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont.
Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des "experts" et par extension de nombreux médias.

Technique n°1 : Évitement Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper. Technique n°2 : Superficialité N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation.
Technique n°3 : Indignation Rejeter le sujet de façon indignée ("jamais une chose pareille ne serait possible"). Jouer sur le sentiment d’incrédulité ("il y aurait eu des fuites", "ça se saurait", …) Technique n°4 : Rumeur Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.

Technique n°5 : Homme de paille Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant. Technique n°6 : Messager Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que "excentrique", "extrême-droite", "gauchiste", "terroriste", "conspirationniste", "radical", "fanatique", ou même "blonde" etc…
Technique n°7 : Biais Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais. Technique n°8 : Confusion Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.

Technique n°9 : Autorité S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser. Technique n°10 : Innocence Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.
Technique n°11 : Amalgame Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.
Technique n°12 : Diviser Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela procure.

Technique n°13 : Pseudo-débat Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité. Technique n°14 : Confession Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas. Technique n°15 : Édulcorer Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.
Technique n°16 : Énigme Les énigmes n’ont pas de solution. Étant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…

Technique n°17 : Solution complète Éviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.
Technique n° 18 : Omission Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.
Technique n°19 : Sang froid Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.
Technique n°20 : Expertise "You don’t bite de hand that feeds you", disent les Anglais. Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.
Technique n°21 : Preuve impossible Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement. 
Technique n° 22 : Déni Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de pouvoir, en les désignant comme des "sources non valides" ou "des éléments sortis de leur contexte".
Technique n°23 : Fausse preuve Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.
Technique n°24 : Grand Jury Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l’état du consensus général.
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Wednesday, April 01, 2009
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Par Marjo LAINE
Kasyno : une saison à Paris...
En ce mois d'Avril 2009, notre Découverte du mois s'appelle Kasyno. Contactés par Nyokas Kevynn, le manager du rappeur, nous avons écouté son concept-album avec attention et unanimement, nous avons décidé de placer dans la lumière de SHOW-MAG.NET, cet artiste original de la banlieue sud dont chacun des textes raconte une tranche de vie.
Originaire de l’Essonne, Kasyno est l’artiste au projet indépendant le plus novateur et rafraîchissant depuis…
Un poète urbain qui décrit son époque avec les mots, les phrases et les expressions d'aujourd'hui et qui indéniablement va provoquer un choc énorme dans le milieu du RAP avec Une saison à Paris.
Une promenade non stop dans le Paris glauque de la nuit comme "Une saison en enfer" d'Arthur Rimbaud des temps modernes.
Amant des mots, des rimes et des rythmes hypnotiques, Kasyno offre une vague déferlante de musique urbaine, voguant entre vérités, illusions, rêves et déceptions. Les mots sont crus, les rimes habiles et subtiles, le beat obsédant, les arrangements légers et originaux et la réalisation soignée.
Bref, un vrai travai d'orfèvre que nous vous encourageons à découvrir.
 Puisant sa source dans la plus pure tradition hip hop, il s’agît pourtant d’un genre nouveau, dont la force, l’élégance et l’originalité ne proviennent d’aucune recherche artistique existante de nos jours, mais témoignent d’une inspiration fluide et débordante, traduite au plus juste pour nourrir les auditeurs avertis.
Kasyno excelle dans un rap humain, au flow cubique, en abordant tous les styles, sans qu’aucun ne surpasse l’autre, à travers des textes multidimensionnels et des beat profonds, le tout porté par une diction parfaite, hors normes, qui préfigure l’ère nouvelle du son urbain.
Face à un hip hop gâché par les attitudes et les gimmicks superflus, Kasyno s’illustre dans une démarche à contre courant des tendances actuelles, et nous permet ainsi d’assister, avec grand plaisir au ravalement de façade en règle des standards du hip hop. Kasyno représente ce qui a toujours fait la force de la musique urbaine : l’authenticité, l’inspiration et le travail; dans la vie, dans la ville ou dans l’espace…

Vers l’âge de 14 ans, alors qu'il avait déjà plusieurs textes à son actif et qu'il écoutait beaucoup de musique hip hop, de Biggie, 2Pac en passant par Jay Z, deux amis avec lesquels il partageait cette passion, ils décident de créer des morceaux ensemble.
Ils répétaient presque tous les jours dans le garage du père d’un ami, qui voulait les encourager dans cette voie. Ils achetaient des vinyles, des faces B tout le temps, et courraient après tous les derniers sons.
Ils commencent à se produire sur des scènes locales, sous le nom de "Concerto Negro" s’astreignant à des répétitions quasi quotidiennes. Ils travaillaient sur des textes, des sons… Ils y croyaient et donnaient toute leur énergie dans cette aventure.
Commençant à être connus au niveau local, ils passent à la radio et donnent des petits concerts. Une expérience riche en créativité et en leçon de vie. Et puis elle leur a permis d’éviter de faire les mêmes erreurs que ceux qui n’avaient rien d’autre à faire.
Cela dure à peu près trois ans et puis ils s'arrêtent, chacun reprenant sa route.

Après cette expérience, Kasyno retourne à la fac, en laissant derrière lui tout ce qui avait animé sa passion.
Puis, plusieurs amis et des gens du métier l’incitent à reprendre la musique. Il se remet à écrire et réalise que cela est nécessaire à son équilibre.
À partir de ce moment, il s'oblige à une discipline de fer et refait de la musique comme certains font leur footing. Comme un exercice développant son muscle imaginatif et synthétique.
Il continue sa vie hors des sentiers battus, part vivre au Canada, voir si l’herbe y était plus verte. Un an après, il rentre en France retrouver la famille et les amis, nos trésors se trouvant souvent à l’endroit où l’on est assis…
Il décide de partager son univers avec le monde : c’est la raison pour laquelle il nous offre une saison à Paris.
Nous vous encourageons à télécharger son album-concept sur son site web car vous allez découvrir un artiste de grand talent et des sons nouveaux qui vous feront aimer le RAP.
Nous souhaitons à Kasyno tout le succès qu'il mérite et tenons à remercier Nyokas Kevynn pour sa précieuse collaboration et pour cette magnifique Découverte.
Marjo LAINE © S.M.N. Mercredi 1er Avril 2009
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Friday, February 27, 2009
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"Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter, avait écrit Siné. Le parquet (encore lui !) a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !"
Claude Askolovitch, le journaliste néo-sarkoziste, avait alors crié à l’antisémitisme, accusation suivie par Laurent Joffrin de Libération, Alexandre Adler du Figaro et Bernard-Henri Lévy d’un peu partout : jolie brochette !
Siné avait eu beau faire valoir que c’était l’arrivisme de Jean Sarkozy qu’il dénonçait et qu’il aurait écrit la même chose s’il avait envisagé de se convertir à l’islam pour épouser la fille d’un émir, rien n’y avait fait.
Le triste Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, qui a consciencieusement entrepris de saborder l’ex-brûlot soixante-huitard pour en faire un journal politiquement correct et néo-conservateur, assoiffé de gloriole personnelle, pour s’assurer un rond de serviette d’intellectuel médiatique - il chronique sur France Inter ! -, a licencié le vieux Siné et la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) lui a intenté un procès en sorcellerie "incitation à la haine raciale". "La lecture de ces chroniques, on ne peut pas la faire en faisant abstraction de l’hebdomadaire dans laquelle elles ont été publiées, avait déjà estimé le procureur, réclamant la relaxe. Charlie Hebdo est un journal satirique, on est sur le terrain de la provocation".
Le président du tribunal de Lyon, Fernand Schir, l’a suivi : "Le tribunal considère que (Siné) s’est autorisé à railler sur le mode satirique l’opportunisme et l’arrivisme d’un homme jeune, engagé sur la scène politique et médiatique. Il ne creuse pas le préjugé antisémitisme".
Le jugement se permet même le luxe de se moquer ouvertement de Philippe Val, en reprenant à son compte la phrase qu’il avait prononcée à l’occasion du procès des caricatures de Mahomet : "Le crime est dans l’œil de celui qui lit" !
Voilà les choses remises à leur place et les accusateurs renvoyés dans leurs vingt-deux mètres, pour filer la métaphore rugbystique.
Quels tombereaux de boue avaient-ils déversé sur le vieux gauchiste ! "Voilà un humoriste - Siné - qui donne à son journal une chronique où il dit, en substance, que la conversion au judaïsme est, dans la France de Sarkozy, un moyen de réussite sociale", écrivait ainsi Bernard-Henri Lévy dans Le Monde.
C’est faux !
L’utilisation du terme "en substance" est la clé qui permet de faire dire au caricaturiste ce qu’il n’a jamais dit. Là où il fustige un arriviste prêt à tout, y compris à une conversion religieuse, pour épouser une riche héritière, Lévy veut voir une attaque antisémite, ce qu’il explique ainsi : "Ce qui compte ce sont les mots. Et ce qui compte, au-delà des mots, c’est l’histoire, la mémoire, l’imaginaire qu’ils véhiculent et qui les hantent. Derrière ces mots-là, une oreille française ne pouvait pas ne pas entendre l’écho de l’antisémitisme le plus rance".
Il faudrait savoir : sont-ce les mots qui comptent ou ce qu’il y a "au-delà", "derrière ces mots-là" ?
Le jugement de Lyon lui répond précisément sur ce point : "Très prudent à l’égard de témoignages à charge qui voulaient trouver par delà l’explicite des messages implicites, "au-delà des mots", le tribunal rappelle que "les restrictions à la liberté d’expression appellent une interprétation étroite", raconte LibéLyon.
Le procédé utilisé par BHL, qui accuse Siné d’insinuation, est puant. Mais comment qualifier le texte d’Alexandre Adler dans Le Figaro ? De pestilentiel !
"Le cas Siné est éminemment plus simple, en ce que l’auteur n’a jamais été anarchiste mais bien davantage stalinien endurci. On le retrouve ainsi quasi-éditorialiste graphique de la revue Révolution que le communiste néostalinien d’alors, Jacques Vergès, édite à la fin des années 1950 pour fustiger le XXe congrès du Parti communiste de L’Union soviétique, et exalter la résistance de Mao et de l’Albanais Enver Hodja" : voilà qu’Adler, pour salir Siné en juillet 2008, convoque la fin des années 50 !
Faut-il lui rappeler que lui-même fut membre du Parti communiste de 1969 à 1980 ? "Qu’est-ce qui unit de part le monde un islamiste marocain, un communiste russe déçu, un pasteur africain-américain ségrégationniste à l’envers, un intellectuel anglais semi-aristocratique et antiaméricain… et un adversaire rabique du président Nicolas Sarkozy, qui voit en lui l’inacceptable promotion de l’étranger ? L’antisémitisme sert ici de ciment à un authentique vertige identitaire", poursuit le fourbe.
Voilà donc que l’anti-sarkozysme est un antisémitisme !
À pleurer de rire.
"Mais revenons un instant sur la haine antisarkozyste : on aura beau rappeler que le président n’est ni juif par la religion ni même très majoritairement par l’origine, de même qu’on constatera que le président s’est illustré depuis un an par une attention sans faille aux difficultés du monde arabe et a incarné, parfois à tort à mon avis, un recentrement assez sceptique de la politique européenne de la France : qu’importe, dans une mondialisation impétueuse que certains, à droite comme à gauche, vivent comme une agression permanente, un homme, Nicolas Sarkozy, proclame, sans cesse, qu’il est une opportunité pour une France qui peut se secouer de la rancœur petite-bourgeoise de la corporation et de l’éloge de la paresse, et voici que les antisémites, comme un essaim de mouches, s’en prennent à sa personne, ou, le cas échéant, à celle de son fils."
Reproche-t-on à Sarkozy son bouclier fiscal qui exonère les privilégiés de solidarité nationale ?
Antisémite !
S’élève-t-on contre la vassalisation de la France et la braderie de son indépendance nationale qui sera concrétisée sous peu par le retour au sein du commandement intégré de l’Otan ?
Antisémite !
Proteste-t-on contre la fourbe réécriture en version illisible du Traité constitutionnel européen, largement rejeté en 2005 par référendum, pour imposer la ratification parlementaire du traité de Lisbonne (avec la complicité des traîtres socialistes) et ainsi proprement cocufier la volonté du peuple ?
Antisémite !
Chez Adler et ses amis, le sarkozysme est décidément une pathologie.
Un mot sur Laurent Joffrin : le patron de Libération s’est parfaitement ridiculisé en écrivant que "Réprouver l’intégrisme musulman et dénoncer le pouvoir supposé des juifs ce n’est pas la même chose. On est anti-intégriste dans le premier cas, raciste dans le second. On choisit sa religion, on ne choisit pas sa race".
Comme si le judaïsme était une race !
Il corrigera ensuite son propos sur la version en ligne de son texte - trop tard pour le papier : "On est anti-intégriste dans le premier cas, raciste dans le second", avec cette explication : "Note de la rédaction :.. Plusieurs lecteurs ont été choqués par l’emploi du mot "race" dans le texte. Ce mot est mal choisi. Communauté ou origine sont plus justes".
Mal choisi, c’est le moins qu’on puisse dire !
La décision du tribunal de Lyon désavoue donc tous ces odieux chasseurs de sorcières et c’est la liberté d’expression qui triomphe.
Champagne !
Et finalement, ce qui restera de l’affaire, c’est la création de Siné Hebdo, conséquence directe du licenciement du caricaturiste de Charlie Hebdo. Les lecteurs ne s’y trompent pas : Siné est à 130 000 exemplaires quand Charlie peine à 85 000 !
Bien fait pour Val, ce charognard qui a dévoyé à son propre profit l’héritage du professeur Choron. Amusant du reste que ce soi-disant défenseur de la liberté d’expression ait intenté un procès au film Choron dernière, il est vrai éloquent sur la dérive valesque de Charlie.
Le paysage de la presse française a gagné avec Siné Hebdo le vrai titre rebelle, iconoclaste et franchement à gauche qui lui manquait.
Merci Val !
Vendredi 27 Février 2009
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Monday, February 16, 2009
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La Révolution : comment et pour quoi faire ?

La question est là : à chaque grande crise succède une révolution, et le monde est en train de vivre une de ces crises. Il y aura donc une révolution. Ce n’est pas que je la souhaite, mais tout simplement qu’elle est inévitable.
Elle est inévitable pour la simple et bonne raison que lorsque les peuples ont trop faim, ils se révoltent. Les gouvernements, qui malgré leur apparente surprise face à cette crise, sont toujours en avance de quelques informations sur les peuples (et non des moindres), ne peuvent pas n’avoir pas vu venir les choses. Face à la catastrophe humanitaire qui guette notre planète, ils n’ont d’autre choix que de préparer la suite des évènements.
Confirmant une fois de plus les propos lumineux de George Orwell, - "on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature", - les patrons du monde sont en train de mettre en place les cadres légaux du monde après la révolution, qui serviront à l’établissement d’une nouvelle forme de pouvoir.
Ce nouveau Système mis en place, pour selon ces mêmes patrons - "maintenir l’ordre social" - sera en réalité un gouvernement totalitaire comme n’ont jamais osé le rêver les dictateurs du passé, la technologie actuelle permettant la pratique de moyens coercitifs pratiquement inattaquables.

On le voit à la précipitation dont font preuve tous les gouvernements, la mise en place de ces mesures provoque une accélération de la crise et risque d’avancer l’heure de la révolution. Pour eux c’est une course à la légalisation de toutes les mesures sécuritaires avant cette échéance.
D’un autre côté les opposants aux mesures successives qui suppriment leurs libertés se font de plus en plus nombreux, mais ne se regroupent pourtant pas en une opposition unique et solidaire. Certains appellent bien à une grève générale, d’autres même à la révolution, mais personne ne relaye ni ne rassemble réellement.
Ceci est dû en partie à notre lâcheté, et aussi à l’incompétence (ou à la trahison ?) des chefs censés conduire l’opposition.
Mais la cause majeure est l’absence de propositions faites pour contrer le Système critiqué. En définitive il se trouve un nombre toujours croissant d’opposants, de critiques - (dont je fais partie), - mais pas de solutions apportées à ce problème majeur : que faire face à cette crise, et que changer pour d’une part, sauvegarder la viabilité de notre planète, et d’une autre améliorer le sort de l’humanité ?

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il va falloir se résigner à mourir libres ou vivre esclaves, à moins que de trouver une tierce voie, que nos gouvernements, malgré toute leur bonne volonté, n’ont pas réussi à trouver.
Alors voilà : avant que nos actes soient si surveillés que l’on ne puisse plus bouger sans être suivis, si punis que l’on ne puisse plus parler, il faut s’organiser sans plus tarder pour tout d’abord faire reculer les mesures les plus totalitaires, et réfléchir ensemble pour dégager cette troisième voie qui succèdera à la révolution.
Il faut que tous les hommes encore libres s’allient pour éviter le massacre organisé de l’être humain, et reprennent leurs rêves en main.
La force du nombre est pour nous, les pauvres seront toujours plus nombreux que les riches.
Il nous faut utiliser les mêmes moyens que ceux qu’emploient les gouvernements pour nous asservir, cette fois-ci pour nous libérer. Nous en avons les compétences et encore le pouvoir.
Nous les citoyens, nous sommes ceux qui les nourrissent, ceux qui font marcher leurs usines et leurs entreprises. Nous sommes ceux qui grâce au travail souvent sous-payé, permettont à ceux qui nous exploitent de s'enrichir sur notre dos. Nous sommes ceux qui construisent leurs maisons, leurs routes et même les armes pour nous réprimer.
Et pourtant il suffit que des camions bloquent les routes et les autoroutes pour que la France s'arrête. Nous pouvons changer beaucoup de choses, sans violences et sans effusion de sang.

Il suffit d’être d’accord au même moment, partout. Comme le disait Marx, et avant lui Aristote, un Système parfait ne peut exister que s’il est partout le même.
Internet le permet !!
Mais une révolution pour quoi faire, là est la question :
Pour que tous soient d’accord pour la faire, il nous faut plus qu’une vague idée d’un monde parfait impossible. Il nous faut un solide aperçu de ce qui sera instauré ensuite.
Car le monde qui nous attend pourrait être bien différent, et l’utilisation des nombreuses technologies dont l’homme dispose et qui permet certes de l’asservir, serait capable de le libérer.
Aujourd’hui il est possible de nourrir toute la planète, de créer des énergies propres et de vivre dans une certaine opulence.
Seules les règles du jeu empêchent tous les hommes d’accéder aux bienfaits de l’évolution technique, et ce sont ces règles qu’il faut changer.

Lorsque les gouvernants font des propositions de "moralisation" du capitalisme, ils se leurrent eux-mêmes sur cette supercherie car personne n'y croit plus à part ceux qui ont beaucoup à perdre, donc pas le peuple qui lui subit en silence.
Le capitalisme est amoral et c’est bien lui qu’il faut révolutionner.
L’humanité ne pourra plus très longtemps se contenter d’appliquer les mêmes solutions aux mêmes problèmes, et se doit, comme cela s’est produit tout au long de l’Histoire, de prendre le risque de tenter de nouvelles manières d’appréhender les relations humaines.
Il existe forcément d’autres solutions pour vivre mieux, et il ne tient qu’à nous de les trouver.
Caleb IRRI Publié par S.M.N. le Lundi 16 Février 2009 Source : Agoravox Réactions à cet article sur : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48404
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Monday, February 16, 2009
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Par Marjo LAINE
Les 18 lois qui réduisent nos libertés depuis Septembre 2001.

Les Français ne réalisent pas qu'au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, on réduit drastiquement leur liberté. Nous ne faisons pas de différence entre la droite et la gauche car ces deux partis ont leur part de responsabilité dans ces atteintes à nos libertés.
La droite par nature plus autoritaire n'a pas le moindre état d'âme lorsqu'il s'agit de voter des lois liberticides. Evidemment, tout cela se fait dans la discrétion la plus totale mais les résultats sont là.
15 novembre 2001. La loi sur la sécurité quotidienne, adoptée après les attentats du 11-Septembre à New York, étend les possibilités de contrôles d'identité, de visites des véhicules, de perquisitions, de contrôles des bagages et des personnes dans les aéroports. Elle augmente la durée de conservation des données des opérateurs de télécommunication, elle étend le contenu du fichier national des empreintes génétiques et crée des services internes de sécurité des transports.
30 août 2002. La loi d'orientation pour la sécurité intérieure fixe pour cinq ans les efforts budgétaires pour la nouvelle politique de sécurité. Elle prévoit que pour la première fois, en 2007, les effectifs de la police nationale dépassent les 150 000.

9 septembre 2002. La loi d'orientation pour la justice augmente les moyens des tribunaux, étend la comparution immédiate à tous les délits jusqu'à dix ans d'emprisonnement, crée un "référé détention" à l'usage du procureur, instaure des procédures de témoignage anonyme, autorise la détention provisoire à 13 ans et aggrave les sanctions pour outrage.
3 février 2003. Loi réprimant la conduite sous l'influence de stupéfiants. Loi visant à aggraver les peines des infractions à caractère raciste.
18 mars 2003. La loi pour la sécurité intérieure permet aux policiers de faire des contrôles d'identité sur la base d'une "raison plausible de soupçonner" une personne. Nouvelle aggravation des peines pour outrage. Sanctions contre les regroupements dans les halls d'immeuble, le racolage passif, la mendicité. Extension des perquisitions informatiques et des fouilles de véhicule.
12 juin 2003. La loi sur la violence routière durcit la répression contre les mauvais conducteurs et instaure les sanctions automatiques avec les radars.

27 novembre 2003. La loi sur la maîtrise de l'immigration augmente la durée de rétention de 12 à 32 jours et renforce le pouvoir de contrôle des maires sur les certificats d'hébergement.
9 mars 2004. La loi adaptant la justice aux évolutions de la criminalité étend la notion de criminalité organisée, renforce les pouvoirs d'enquête de la police et du parquet, allonge la garde à vue à 96 heures même pour les 16-18 ans, autorise les perquisitions de nuit et la pose de micros dans des lieux privés, ajoute de nouvelles infractions au code pénal, crée le fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles et étend le champ du fichier des empreintes génétiques.
21 juin 2004. La loi sur la confiance dans l'économie numérique prévoit que les hébergeurs, éditeurs, fournisseurs d'accès à Internet conservent les traces des internautes à la disposition éventuelle des autorités judiciaires et des services de l'Etat.
12 décembre 2005. La loi sur la récidive facilite l'emprisonnement et instaure le bracelet électronique mobile.

24 janvier 2006. La loi sur le terrorisme est adoptée après les attentats de Londres du 7 juillet 2005. Aggravation des peines encourues en cas de préparation d'attentat, allongement de la garde à vue à 144 heures, obligation pour les transporteurs aériens de communiquer les données des passagers, conservation des données de connexion Internet des cybercafés, facilitation de la vidéosurveillance aux abords des lieux privés.
25 juillet 2006. La loi sur l'immigration durcit les conditions du regroupement familial, abroge le dispositif de régularisation de plein droit après dix ans de séjour, fixe des objectifs chiffrés de reconduites de migrants illégaux à la frontière.
7 mars 2007. La loi sur la prévention de la délinquance renforce les pouvoirs des maires (possibilité de recevoir des informations confidentielles des travailleurs sociaux, information en cas d'exclusion scolaire, pouvoir de première sanction des infractions), durcit les sanctions contre les mineurs dès 10 ans, crée les nouvelles infractions d'embuscade et de guet-apens contre les policiers.
10 août 2007. La loi sur la récidive instaure les peines plancher, prévoit pour les multirécidivistes de plus de 16 ans la suppression de l'excuse de minorité qui atténue habituellement les peines des adolescents, crée une présentation immédiate devant le tribunal pour enfants.

20 novembre 2007. La loi sur la maîtrise de l'immigration institue des tests ADN pour les candidats au regroupement familial à l'état civil douteux, et crée une autorisation spécifique pour les étrangers résidents de longue durée souhaitant exercer une profession commerciale.
25 février 2008. La loi sur la rétention de sûreté rend possible l'enfermement, renouvelable chaque année, des criminels condamnés à plus de quinze ans de réclusion s'ils sont reconnus encore dangereux à l'issue de leur peine. Elle étend les mesures de sûreté applicables aux délinquants sexuels. Elle supprime le non-lieu pour troubles psychiatriques et prévoit des audiences publiques pour déclarer irresponsables les fous criminels.
20 juin 2008. Loi renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux.
2009. Plusieurs nouvelles lois sont annoncées par le gouvernement : loi contre la récidive (un projet a été présenté le 5 novembre 2008 au conseil des ministres après la censure du Conseil constitutionnel sur l'application immédiate de la rétention de sûreté); loi sur l'hospitalisation d'office pour créer un fichier des malades et durcir leurs conditions de sortie; réforme de la justice des mineurs; loi-programme sur l'immigration.
Marjo LAINE S.M.N. Mercredi 11 Février 2009 Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/04/dix-huit-lois-sur-la-securite-depuis-2001_1150563_3224.html#ens_id=1150640

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Monday, February 02, 2009
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Par Eric MONTANA Témoignage : le rêve américain est un cauchemar !

L'Edito que nous vous proposons cette semaine vous permettra de vous faire une idée plus précise sur l'état réel des USA. Loin des clichés habituels colportés par nos médias, le témoignage de Catherine nous montre une Amérique où les inégalités n'ont jamais été aussi criantes, où la misère touche la majorité de la population, où le chômage est bien plus élevé qu'on veut le faire croire, où les grandes villes sont désertées par leurs habitants faute de pouvoir y vivre dignement, où la violence explose à cause de la pauvreté et de l'omni-présence des armes.
Si le rêve américain est une réalité pour une infime minorité, il est un cauchemar pour 90% de la population.
Lisez et vous comprendrez...
Bonjour,
Tout d'abord, je me présente : je m'appelle Catherine, j'ai 42 ans et j'habite maintenant à Ecouflant (49).
Cela fait longtemps que je lis vos forums. Je ne me suis jamais inscrite parce que... ben... intéressée mais sans compétences particulières pour prétendre apporter une quelconque contribution !

Aujourd'hui, je voudrais juste témoigner... pas un avis, pas une contribution "d'experte", juste un vécu, une réalité !
En 1989, jeunes mariés, mon mari et moi décidons de "tenter notre chance" aux USA.
D'abord comme beaucoup, nous faisons des petits boulots (Restaurants, commerces, enseignement...), installés dans le Middle West, d'abord dans l'Iowa puis l'Indiana pour petit à petit "construire notre rêve américain" et nous installer dans l'Ohio.
Nous trouvons alors un boulot "sérieux" en 1994 dans une des "real-estate" les plus importants du coin (Sibcy-Cline pour ne pas la citer), lui à terme, en tant que "Account Executive" - Insurance Services - (comprenez en gros "agent d'assurance" sur les maisons vendues ) et moi en tant que "Realtor" (comprenez en gros "agent immobilier").
TRES bien installés, "rêve américain acquis", argent facile et sans compter... nous obtenons la nationalité américaine en 1998.
2 enfants naissent alors (aujourd'hui âgés de 9 et 6 ans), de nationalité américaine et HEUREUSEMENT aussi française (mais uniquement parce que mon mari a insisté, à l'époque, pour que nous fassions le nécessaire pour celà.)

Trés honnêtement, si cela n'avait tenu qu'à moi, ils n'auraient été "que" américains parce que je ne pensais VRAIMENT pas rentrer en France, un jour. Mes enfants ne parlent d'ailleurs pas le français et ne connaissent pas la culture française... uniquement limités au virtuel et superficiel US :(
Tout ça pour dire que contraints et forcés par la crise (et là-bas le mot "crise" paraît faible), nous sommes rentrés en France il y a 2 mois... et Y RESTERONS !
Pourquoi ?
Je suis sidérée comment en Europe l'information, bien que plus exacte et plus complète qu'aux USA (qui cherche désespérément à cacher la vérité à la population) reste néanmoins très en-dessous de la vérité.
Actuellement, la vérité, est que les USA sont dans un état de délabrement le plus total. A l'exception de la classe la plus aisée (et de plus en plus aisée), soit peut être 10 ou 15 % de la population, le reste est en débacle sociale et économique.
Des millions de personnes sont ou vont être sans ressources ni abri !

Certaines villes sont désertées à 75 % et pas des moindres. A Cleveland, par exemple, il doit rester 1/3 de la population, la ville paraît être une ville fantôme sans plus aucune activité "officielle". Phoenix en Arizona est pratiquement à vendre en quasi "totalité" comme bon nombre d'autres localités en Californie, au Nevada... Chaque jour des "convois" de voitures particulières rejoignent les campagnes sur des routes et des autoroutes qui ne sont plus entretenues depuis plusieurs années.
Les aéroports sont à peu près dans le même état (plus ou manque d'entretien... certains vols sont annulés "par sécurité", les commandants de bord refusant de se poser sur tel ou tel aéroport... les services de la circulation aérienne "secondaires" sont de plus en plus réduits : plus d'informations météo "exactes", plus de défense des aéroports contre les oiseaux, trous dans les pistes, végétation non coupée etc... dans ce pays où prendre l'avion est une nécessité et est devenu une "banalité" depuis longtemps.
Les salaires et le chômage. Les salaires effectifs (donnés par les entreprises aux banques) ont été baissés de 20 à 45 % en l'espace de 3 ans et cela sans que personne ne s'en rende vraiment compte car les cartes de crédit, toujours de plus en plus nombreuses, facilement distribuées et approvisionnées et ré-approvisionnées, compensaient allégrement cettte "formalité" que représente le chiffre du salaire effectif sur une feuille de paye : moins de salaire mais plus de sous... que demande le peuple !

Le chômage. En hausse constante depuis au moins 5 ans ! Là encore les chiffres n'ont pas d'importance aux USA: Les enfants de 14 ans qui remplacent des adultes dans les "fast-food", les garages, les commerces... aprés leur école; "gonflent" les chiffres de l'économie.
Les adultes, eux, qui vivent de "petits boulots" (services aux particuliers sans être déclarés) et sans être inscrits au chômage (et pour cause, ils n'ont jamais travaillé officillement) , ne rentrent pas en compte dans les statistiques. Les "demi-adultes" (16/18 ans) qui travaillent officiellement dans divers services (surtout le commerce, la prestation de service...) 20 heures par semaine ou moins pour gagner 3 dollars de l'heure, ne rentrent pas en compte dans les statistiques non plus... pas plus que ne "comptent" les intérimaires "particuliers", les retraités qui (re)travaillent, les clandestins etc... qui font touner l'économie, qui sont "virés" du jour au lendemain mais qui ne sont jamais chômeurs officiels.
Aux USA, les seuls chômeurs existants officiellement sont ceux que l'on ne peut pas cacher et qui viennent des "majors" (Ford, Microsoft... et alias)
Calculs faits, aujourd'hui le taux de chômage aux USA, rapporté au chômage effectif est comparable au chiffre de 1930 ! Pas 7.2% ou 10% comme annoncé mais AU MOINS 20 % ! Sans compter les enfants et les personnes de plus de 75 ans qui sont obligés de travailler !

Mais là encore... Quelle importance ! Chômeur ou pas, petit salaire ou pas... les cartes de crédit fonctionnent (FONCTIONNAIENT plutôt) à fond. Le petit salaire n'est utile et intéressant que pour l'argent de poche de l'adolescent ou pour les "menus frais" que l'on ne peut payer avec la carte de crédit ou pour les "faux-frais inavouables" ou chez certains "commerçants" de rue qui n'acceptent pas les cartes de crédit !
Moins de travaill, plus de sous... que demande le peuple ! Et de toute façon, l'Amérique est grande et puissante, elle s'en remettra et se plaindre là bas, "ça ne se fait pas". Alors on "suit la manoeuvre" et on la ferme !
L'immobilier. 80 millions (QUATRE VINGT MILLIONS) de maisons bâties en moins de 15 ans ! La moyenne au-dessus de $200.000 ré-évaluées à leur "apogée" à $450.000 ou plus (d'où des crédits hypothécaires faciles de plus du double de celui de la maison EN PLUS de celui de la maison) et celà à des foyers gagnant moins de $2000 par mois. Au début des remboursement "aisés" puis, aidés en cela par les taux variables et la décroissance des prix de leur maison, des primes réclamées dépassant les salaires !
La "reprise". Je ris quand je lis hier qu'une reprise des ventes de l'immobilier ancien est effective aux USA. + de 6.5% en décembre !!! J'ai l'impresssion que la nouvelle administration excelle plus que tout autre dans la manipulation des statistiques (et je n'aimais pas Bush !)

En fait, effectivement les maisons "anciennes" (bâties entre 1985 et 2000... voire en construction) se vendent mieux depuis quelques mois ... mais à qui ?
Pas à la population américaine qui continue à être saisie ou à "laisser tomber" son bien avant l'arrivée de la police... mais à des investisseurs étrangers Russes, Chinois, Français (et oui)... soit à des particuliers pour les vacances, résidences secondaires... mais surtout à des sociétés (banques....) qui attendent des jours meilleurs en achetant aujourd'hui des biens 50 ou 70% en dessous de leur "valeur" !
Depuis l'automne 2008, les voyages organisés par des agences autrefois spécialisées dans le tourisme d'affaire, les visites d'entreprises etc... se sont reconverties dans les visites de maisons, de condo...
Des ventes accrues aussi... mais aux banques et au gouvernement US ! Et oui, elles sont en faillite les banques US mais savent reconvertir leurs saisies en location pour les personnes qui ne les payent plus... idem pour le gouvernement qui "prétexte" qu'il faut bien loger les gens... d'où autant de maisons en moins sur le marché de la "vente officielle" ce qui fait tomber les chiffres des statistiques !
Au contraire, si on excepte ces tours de passe-passe, le nombre de "foreclosures", de "pre-forclosures", de "owners sales", les "bank owned", les "auction"... est en constante et rapide progression, touchant même maintenant la classe moyenne supérieure (un peu l'équivalent des cadres supérieurs en France).

A celà, il faut ajouter les milliers de maisons DEJA PAYEES ou faisant partie de biens de famille, d'héritages... qui ont servi d'hypothéque à un ou plusieurs crédits à la consommation (voitures, meubles, travaux etc...) qui sont saisies pour honorer cette hypothéque. Certaines de ces maisons sont saisies pour le prix de la voiture, de la télé, des études des enfants, des soins médicaux... qu'elles garantissent mais SANS ENTRER dans les statistiques des agents immobiliers et du gouvernements (qui ne prennent en compte que les crédits immobiliers).
Les USA sont les rois du traffic de chiffres !
Les retraites et le "social": Je n'ose même pas en parler tant les perspectives d'avenir sont anéanties pour la plupart des "vieux" (en retraite ou qui le seront dans les 10 ans). Les entreprises, gestionnaires des fonds de pension sont en faillite aprés avoir "investi" les fonds de pension ou les avoir utilisé pour essayer de limiter les dégats dans l'entreprise elle même en faillite !
La plupart des gens ont une retraite par capitalisation sur base de rente viagère (biens dont il estime la valeur aux yeux des futurs actifs). Avec la chute de l'immobilier et/ou la saisie de leur bien, ils perdent 80% de leur retraite, ne leur restant plus que la part de "Social Security" soit... presque rien (10 à 20%) !

Je n'ose pas non plus penser à la génération actuellement scolarisée (disons entre 15 et 25 ans). C'est une génération virtuellement sacrifiée par le systéme. Elle n'aura pas le temps de se faire une retraite (en supposant qu'elle ait la possibilité de se trouver un emploi) ni de capitaliser quoi que ce soit.
Les étudiants : Les étudiants laissent tomber leurs études (contraints ou forcés) aprés 1, 2 ou 3 ans ou avant la fin de leurs études, faute de pouvoir payer les premières primes de leur prêt étudiant pourtant "garanti" pour une scolarité longue de 7... 10 ans... mais qu'ils devront quand même rembourser "à fond" sur 15 ou 20 ans dès qu'ils auront trouvé un (petit) job !
Les universités (d'abord privées puis d'état... car celles-ci sont en faillite... AUSSI !), ferment les unes aprés les autres ou limitent leurs inscriptions aux plus favorisés aprés avoir limité les embauches de profs, les investissements.
Maintenant les "schools", les "academies", les "colleges" sont touchés. Des ados ne sont plus scolarisés ou le sont partiellement.
Dans 10 ans, les USA seront en pénurie d'ingénieurs, de médecins... si ce n'est déjà le cas !

Je n'ose pas non plus parler du "Medic" ! Les soins sont hors de portée de la classe "basse" (bien sûr) mais moyenne et aussi maintenant "moyenne supérieure" ! Les enfants scolarisés au dessus de la "high", ne sont plus pour la plupart, pris en charge sur l'assurance de leurs parents et doivent faire l'objet d'une assurance particulière, plus chère encore que celle de leurs parents parce qu'ils ne travaillent pas et n'ont pas de biens propres !
Des personnes PAR CENTAINES meurent tous les jours faute de soins aux USA et on ne le sait ou on ne le dit pas !
Des personnes, des enfants... qui pourraient être soignés ou guéris ne le sont pas faute de $... ou parce que les hopitaux, les soignants refusent maintenant les cartes de crédit, n'ayant plus confiance aux banques et au système financier. Là aussi, la plupart du temps, les assurances sont indexées sur la valeur des biens : plus de biens ou biens dont la valeur décroît = plus d'assurance ou assurance plus chère !
La liste est longue et ma description bien que paraîssant "catastrophique" n'en reflète pas pour autant la limite. La REALITE est bien pire encore aux USA , le "premier" pays de la planète. J'y ai vécu, j'ai été une "green-card" et une américaine convaincue de vivre dans le plus beau pays du monde !
J'en suis revenue, non pas "déçue" (enfin quand même un peu) mais surtout EN COLERE après moi même d'être rentrée ainsi dans un système trop beau pour être vrai et surtout d'y avoir placé mes enfants.

Les USA sont un "eden virtuel". Un endroit où les habitants sont manipulés par le système qui les "empêche" par la facilité qu'il procure (procurait plutôt car tout est bel et bien fini) de se rendre compte des réalités. C'est comme une grande secte où le gourou-crédit décide de tout mais en vous donnant l'impression de décider vous même en vous ôtant tout "soucis", toute difficulté financière pour le peu que vous ayez accés à la carte à puce miraculeuse (et 85% de la population y a accés... suffit d'ouvrir sa boîte à lettre le matin pour en avoir une nouvelle, une de plus !)
Ils sont un "eden virtuel" placé sous le signe de la religion, du "tout beau, tout gentil"... mais où les sheriffs tirent dans le dos des délinquants (surtout s'ils ne sont pas blancs ou propres sur eux) et où les gosses se promènent dans les écoles avec des couteaux ou des armes !
Une religion omni-présente qui décide en couvert, même de la politique, du social, des "communities"... mais qui, lorsque les gens sont en difficulté et qu'ils ne peuvent plus sortir leur carte de crédit... ne se montre pas ou les rejette du système.
Je vais arrêter là en ajoutant simplement qu'à la différence de (peut-être) 200 millions de personnes aux USA, j'ai la chance d'avoir une autre nationalité !

Aujourd'hui je suis fière et CONTENTE d'être française et je peux affirmer qu'il faut vivre hors de France pour comprendre la beauté de ce pays et les avantages de son système social et aussi des "avantages" de la mentalité du français moyen...
Râleur, bougon, pas forcément "propre sur lui", poli et tout beau tout gentil... mais ô combien solidaire et franc quand "ça va mal" ! UN système certainement "imparfait" ou perfectible mais ô combien "rassurant" quand on a connu celui du "premier pays" !
Aux USA, la Louisiane et ses décombres n'ont reçu AUCUNE aide du gouvernement ou des autres états. La Californie en feu, brûle sous l'indifférence de tous...
En France, une tempête à Maubeuge ou à Bordeaux et c'est le pays entier qui se mobilise y compris les DOM-TOM !
Merci de m'avoir lue !
S.M.N. Lundi 2 Février 2009 Source : http://miltondassier.over-blog.com/article-27318959.html
Note de la rédaction :
Malheureusement, notre situation n'est pas très différente des Etats-Unis. L'accession au pouvoir de "Sarko l'américain" a accéléré les inégalités, aggravé le chômage et contribué à ruiner notre pays encore davantage qu'il ne l'était déjà.
Les gouvernements français de droite comme de gauche sont très doués pour truquer les chiffres du chômage, pour minimiser l'ampleur de la misère alors que 17 millions de nos compatriotes sont en état de survie économique.
Nos médias, propriété des puissants n'ont pas la fonction de contre-pouvoir mais sont devenus en réalité de véritables instruments de manipulation et de désinformation. Si le rêve américain est un cauchemar, les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité héritées de la Révolution française, ne sont plus qu'un souvenir. Nous vivons aujourd'hui dans un Etat policier déguisé en "démocratie".
Le peuple de France aussi est à bout, au bord de l'explosion. Notre Douce France ressemble de plus en plus à un navire en plein naufrage financier, économique et social.

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Thursday, January 15, 2009
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Dans cette intervention dans l’émission d’Amy Goodman "Democracy now" ! [1], Norman Finkelstein souligne que le Hamas a déclaré souhaiter une résolution diplomatique du conflit en adoptant les frontières de juin 1967.
Et que c’est dans le but de contrer cette "offensive de paix" du Hamas, qu’Israël a entrepris de démanteler l’organisation palestinienne.
Il ajoute également que pour ce qui concerne l’embargo des israéliens sur Gaza, celui-ci a été mis en place avant que le Hamas n'arrive au pouvoir et qu’il n’a rien à voir avec les activités du Hamas.
Certaines archives, que vous pouvez consulter sur le site internet du Ministère des Affaires Étrangères israélien, ne souffrent pas de contestation. On peut notamment y lire qu’Israël a brisé la trêve en Novembre, en entrant dans la bande de Gaza pour tuer 6 ou 7 militants palestiniens. C’est à ce moment là ― et je cite maintenant le site officiel israélien ― que le Hamas a riposté à l’attaque israélienne, en tirant des roquettes.
Maintenant, à savoir pourquoi Israël a attaqué ces derniers jours, encore une fois, les données sont assez explicites.
Selon le journal israélien Ha’aretz, le ministre de la Défense Barak avait planifié cette offensive avant même le début de la trêve.
En fait, selon l’édition de Ha’aretz d’hier (7 janvier 2009), la planification de l’invasion a débuté en mars. Et la raison en est, je pense, double.
Premièrement : il s’agit pour Israël d’augmenter, ce que son gouvernement appelle, sa force de dissuasion, qui pour le dire plus clairement, consiste en la capacité d’Israël à soumettre la région par la terreur.
Après leur défaite de juin 2006 au Liban, il leur semblait important de transmettre le message que la force de frappe d’Israël était encore capable de terroriser ceux qui oseraient le défier.
Et la seconde raison de l’attaque tient au fait que le Hamas avait fait savoir qu’il voulait une résolution diplomatique au conflit selon les frontières de 1967.
Cela signifiait que le Hamas rejoignait le consensus international, qu’il s’alignait à la grande majorité de la communauté internationale à la recherche d’une solution diplomatique.
Les israéliens se retrouvaient alors confrontés à ceux qu’ils appellent une offensive de paix palestinienne.
Et c’est dans le but de contrer cette offensive de paix qu’ils ont entrepris de détruire le Hamas.
Comme il était documenté dans le numéro d’avril 2008 de Vanity Fair par l’écrivain David Rose ― qui s’appuyait lui-même sur des documents officiels américains ― ceux sont les États-Unis, en collaboration avec l’Autorité Palestinienne et Israël, qui ont tenté un putsch contre le Hamas, putsch que celui-ci a anticipé. Cela non plus, ce n’est plus discutable, cette vérité n’est plus controversée.
La question maintenant n’est pas de savoir si le Hamas veut diriger mais s’il le peut sous l’embargo que maintient Israël et empêche toute activité économique palestinienne.
Le blocus imposé à Gaza n’a rien à voir avec le Hamas. Des américains ont été envoyés sur place, notamment James Wolfensohn, pour essayer de mettre fin à l’embargo après que les troupes israéliennes aient été redéployées dans Gaza.
Le problème majeur a toujours été qu’Israël ne veut pas que Gaza se développe, et qu’Israël ne veut pas résoudre ce conflit par la voie diplomatique.
Autant à Damas qu’à Gaza, les leaders palestiniens ont déclaré à plusieurs reprises leur volonté de résoudre ce conflit en se basant sur les frontières de juin 1967. Les archives sont assez claires. Elles sont en fait sans équivoque.
Chaque année, l’Assemblée Générale des Nations Unies soumet à un vote une résolution appelée "Pour une résolution pacifiste de la question de la Palestine".
Et tous les ans le vote est le même.
C’est le monde entier d’un côté ; Israël, les États-Unis et quelques minuscules îles du sud et l’Australie de l’autre. Le vote de l’année dernière a été de 164 contre 7. Chaque année depuis 1989 ― en 1989 le résultat était 151 contre 3, le monde entier d’un côté, les États-Unis, Israël et l’état insulaire de Dominique (Dominica) de l’autre côté.
Nous avons la Ligue Arabe, ses 22 membres, qui sont en faveur d’une solution à deux états selon les frontières de juin 1967. Nous avons l’Autorité Palestinienne qui est en faveur d’une solution à deux états selon les frontières de juin 1967. Nous avons maintenant le Hamas qui est en faveur d’une solution à deux états selon les frontières de juin 1967.
Le seul et unique obstacle est Israël, soutenu par les États-Unis. Voilà le problème.
Les rapports montrent que le Hamas voulait poursuivre la trêve, mais à la condition qu’Israël allège l’embargo. Bien avant que les roquettes de riposte du Hamas contre Israël ne soient lancées, les palestiniens réfugiés dans la bande de Gaza risquaient une crise humanitaire majeure à cause du blocus Israélien. L’ancien Haut commissaire aux Droits de l’Homme, Mary Robinson, a décrit ce qui se passait à Gaza comme une destruction de civilisation. Et cela pendant la période de trêve.
Encore une fois, que montrent les archives ?
Elles montrent que depuis les 20 dernières années, la totalité de la communauté internationale a cherché à résoudre ce conflit selon les frontières de juin 1967 et avec une solution juste pour les réfugiés. Est-ce que les 164 états des Nations Unies sont des "réjectionistes" ?
Qui s’oppose à la paix ?
Pour ce qui concerne le "processus de paix", les archives montrent qu’à Camp David, puis sous l’administration Clinton, et puis à Taba, toutes les concessions faites sur les questions cruciales n’ont toujours été que palestiniennes. Israël n’a fait que très peu de concessions. Toutes sont venues des palestiniens qui ont à maintes reprises exprimé leur volonté de résoudre ce conflit sur les bases du Droit international.
Et la loi est très claire. En juillet 2004, la Court Internationale de Justice (CJI) ― la plus haute instance judicaire du monde ― a jugé qu’Israël n’avait aucun droit ni sur la Cisjordanie (West Bank) ni sur la bande de Gaza. Ils n’ont aucun droit sur Jérusalem non plus.
Jérusalem est, est, selon la plus haute instance judiciaire du monde, considéré comme un territoire palestinien occupé. La CJI a jugé toutes les colonies, toutes les colonies implantées en Cisjordanie, illégales sous la loi internationale.
Le point important maintenant, sur toutes ces questions, est que les palestiniens ont accepté de faire des concessions et qu’Israël n’en a fait aucune.
Je pense que ce qui doit se passer maintenant est assez clair.
Premièrement, les États-Unis et Israël doivent se joindre au reste de la communauté internationale, et doivent se soumettre au Droit international. Le Droit international ne doit pas être banalisé. Je pense que c’est une question sérieuse. Si Israël enfreint la loi internationale, il doit rendre des comptes, comme n’importe quel autre état du monde.
M. Obama doit se mettre au niveau du peuple américain. Il doit être honnête en ce qui concerne l’obstacle principal à la résolution de ce conflit. Ce n’est pas le "réjectionisme" palestinien, mais le refus d’Israël, avec le soutien des États-Unis, de respecter le Droit international, de se soumettre à la volonté de la communauté internationale.
Et le principal défi pour nous, américains, est de ne pas se laisser tromper par les mensonges.
* Norman Finkelstein Norman est auteur de 5 livres, dont Mythes et réalités du conflit Israélo-palestinien, Beyond Chutzpah et L’industrie de l’Holocauste qui ont été traduits dans plus de 40 langues. Il est fils de survivants de l’Holocaust. Plus de textes, d’articles, de vidéos sur son site internet : www.normanfinkelstein.com
Notes :
[1] http://www.democracynow.org/2009/1/.....
.. 8 janvier 2009 - Democracy Now - Cet article est la retranscription d’une intervention de Pr. Finkelstein dans l’émission d’Amy Goodman, Democracy Now ! ( http://www.democracynow.org/2009/1/...) Traduction : Florent Barathttp://www.info-palestine.net/article.php3?id_article
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Tuesday, January 13, 2009
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Puisque ISRAEL refuse de mettre un terme à son agression criminelle et à l'occupation des territoires palestiniens, que par ailleur il refuse de respecter le Droit international, les Droits de l'Homme et les Conventions de Genève censées protéger les populations civiles, le BOYCOTT des produits israéliens est un devoir moral.
Le mépris dont fait preuve l'Etat sioniste à l'égard de la vie humaine, l'arrogance meurtrière de cet Etat terroriste et raciste à l'égard de la communauté internationale, doivent être sanctionnés.
Outre les manifestations, les campagnes de collecte de médicaments et d’aides humanitaires diverses pour Gaza, il existe un autre instrument de pression collectif et pacifique, et qui a fait ses preuves dans l'histoire d'autres pays et d'autres luttes, le boycott.
Une arme efficace quand elle est appliquée contre l’entité sioniste partout dans le monde, et redouté par l'Etat d'Israël qui s’efforce de contourner le boycott de ses produits par de fausses marques européennes et arabes.
Depuis quelques jours, des citoyens de tous les pays ont lancé un mot d’ordre appelant au boycott international des produits manufacturés par des multinationales accusées de soutenir l’agression israélienne.
L’appel relayé par des SMS a trouvé un écho favorable parmi la population, selon des commerçants, qui ont remarqué que les ventes de certaines limonades fabriquées sous licence ont chuté depuis le début de l’agression contre Gaza.
Des messages électroniques circulant en Arabie saoudite par voie d'emails ou de SMS appellent au boycott des compagnies et produits américains pour protester contre le soutien des Etats-Unis à l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza.
Cette campagne appelle depuis plusieurs jours à boycotter des chaînes américaines comme Starbucks, Pepsi, Burger King, Kentucky Fried Chicken et Chili's, présentes en Arabie saoudite, et appelle à ne plus fumer les cigarettes de la marque Philip Morris.
"Si vous ne pouvez pas donner de l'argent à Gaza, arrêtez au moins d'acheter ces produits", dit l'un des messages circulant durant la campagne, dont on ignore les promoteurs.
Dimanche, un nouveau site internet destiné à promouvoir le boycott a été lancé avec le soutien d'un éminent religieux, cheikh Awad al-Qarni, arrêté récemment pour avoir appelé à attaquer les Israéliens où qu'ils se trouvent.
Ce site appelle les gens à se tenir à l'écart des intérêts américains jusqu'à ce que l’entité sioniste arrête ses attaques. "Que notre ennemi sache que nous pouvons lui donner une sévère leçon", dit-il.
Un étudiant de la King Saud University, qui ne s'est pas identifié, a affirmé qu'il boudait avec un groupe d'amis le restaurant McDonalds de leur campus universitaire. "Ce boycott est populaire parmi les étudiants", a-t-il dit.
Plusieurs marques américaines dans la région sont contrôlées par des compagnies arabes, dont Alshaya, basée au Koweït, qui détient la franchise pour Starbucks.
L'Iran, qui se pose en premier défenseur des intérêts des Palestiniens de Gaza, estime que les pays musulmans devraient exercer une pression notamment économique contre Israël pour le punir de son intervention militaire.
Dans un message à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a lancé un appel aux "pays musulmans indépendants et libres". Ils devraient selon lui "coordonner leurs actions dans tous les domaines politiques et économiques contre les dirigeants sionistes criminels afin qu'ils regrettent leurs actes sauvages".
Pour ce faire, il a dépêché 22 émissaires dans plusieurs capitales. Et selon le quotidien gouvernemental iranien, le gouvernement iranien compte présenter au Parlement un projet de loi pour sanctionner les "sociétés qui investissent dans les territoires occupés ou qui aideraient le régime sioniste".
Au même moment, le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki, a fait état de la création d'une "commission pour examiner la situation des différentes sociétés".
Quelques jours après l'attaque de Gaza par Israël, Richard Ramsey, gérant d'une entreprise britannique de télécom spécialisée dans les services vocaux sur internet, a envoyé un mail à la firme technologique israélienne MobileMax: "Suite à l'action du gouvernement israélien de ces derniers jours, nous ne sommes plus en mesure de travailler avec vous ou avec toute autre société israélienne."
Contacté par le magazine The Nation, Ramsey a déclaré que sa décision n'était pas politique. "Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre des clients", explique-t-il, "c'est purement défensif sur le plan commercial".
C'est le même calcul pragmatique qui a conduit de nombreuses entreprises à se retirer d'Afrique du Sud il y a vingt ans. Et c'est précisément en ce calcul réaliste que réside le plus grand espoir de rendre enfin justice à la Palestine.
L'essayiste altermondialiste Naomi Klein, auteur notamment de No Logo, (la tyrannie des marques) et de La Stratégie du choc, montée d'un capitalisme du désastre, préconise ce moyen de combattre la dérive guerrière de l’entité sioniste.
Par ailleurs, un syndicat de commerçants Le Flaica-Uniti-Cub, qui regroupe des commerçants de Rome, a proposé dans des tracts et sur son site internet de "ne plus rien acheter dans les commerces appartenant à des membres de la communauté juive en signe de protestation", selon le quotidien La Repubblica.
"Nous ne pouvons plus nous taire sur ce qui se passe à Gaza. Nous avons pensé à faire une liste des commerçants qui ont des liens avec Tel Aviv car personne ne sait précisément qui ils sont", avait expliqué le secrétaire local du syndicat, Giancarlo Desiderati, à l'origine de l'initiative.
Cela dit, le quotidien israélien Yediot Ahronot a révélé dans son numéro de dimanche, que les produits israéliens destinés au marché arabe, sont d’abord transférés vers Chypre, pour être par la suite distribués au Liban, en Syrie, en Irak, en Jordanie, en Egypte, au Maroc, en Tunisie, en Algérie et en Mauritanie, et via des sociétés fantômes enregistrées au Liban, en Egypte et en Jordanie, et dont un nombre a réussi à ouvrir des branches en Algérie sous couvert de sociétés d’investissement dans le domaine des services.
Toujours selon la même source, à l’époque où l’on parlait des processus de compromis avec l’entité sioniste, les pressions américaines ont réussi à forcer certains pays arabes d’abandonner le boycott des produits israéliens au 3ème et au 2ème degré, soit le boycott des sociétés qui traitent avec l’entité sioniste. Seul le boycott direct des produits israéliens est resté en vigueur.
Selon des sources israéliennes, l’entité sioniste a réussi a réalisé des percées dans le marché arabe, en transportant ses marchandises dans des bateaux de nationalités américano-latine, ou via des pays tiers, comme Chypre ou la Hollande qui déposent leur propre label sur la marchandise israélienne.
A bon entendeur !
Mardi 13 Janvier 2009
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Friday, January 09, 2009
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"Ensemble, nous essayons de voir quelle est la meilleure stratégie, la meilleure tactique pour atteindre cet objectif, dans la compréhension qu’il ne s’agit pas d’un problème israélien, mais que d’une certaine manière Israël se trouve en première ligne du monde libre et est attaqué car nous représentons les valeurs du monde libre, dont la France".
Par cette déclaration, à la presse française, le 1er Janvier 2009, à Paris, Madame Livni Ministre israélienne des Affaires Etrangères, a posé le cadre de l’exportation israélienne du "conflit du Proche Orient" en France et en Europe.
Elle affirme que nous Européens et Français défendons les mêmes valeurs et avons les mêmes ennemis que son gouvernement, ouvrant ainsi la voie à tous les amalgames.
Non Madame Livni, et non Monsieur Sarkozy, nous vous le déclarons avec force, nous n’avons pas les mêmes valeurs : nous ne défendons pas la discrimination des populations selon leur origine, ni l’idéologie sociale de la séparation ou l’apartheid, nos valeurs sont celles d’une société qui se fonde sur l’égalité de toutes ses composantes toutes origines confondues.
Nous n’avons pas pour valeur les attaques contre des populations civiles désarmées, l’interdiction de la presse, l’emprisonnement sans procès et la torture, l’occupation et la colonisation, le refus du droit international, nous ne soutenons pas les crimes de guerre !
C’est votre volonté et votre intérêt, et non les nôtres, Madame Livni, de scinder la société française, comme vous réussissez tous les jours à créer des citoyens de deux catégories en Israël, où vous avez emprisonné ces dernières semaines des dizaines de citoyens d’origine palestinienne parce qu’ils manifestaient leur fraternité avec les Gazaouis écrasés sous la bombes de votre armée.
QUI EST COMMUNAUTARISTE :
Le soutien inconditionnel d’une telle politique, par le CRIF, qui s’arroge encore aujourd’hui le droit de parler pour tous les juifs de France, est l’une des principales matrices du communautarisme en France.
En proclamant l’identité des termes Juif, Sioniste et Israélien le CRIF prend une responsabilité terrible et provoque un amalgame qui ne peut qu’inciter à la haine.
Le mobile est simple et résume toute la stratégie idéologique israélienne et sioniste depuis 2001 :
1 - Favoriser le repli communautaire et confessionnel, pour dépolitiser le débat public.
2- Faire oublier les victimes de l’occupation et celles de Gaza, en faisant peser une accusation ou une suspicion généralisée d’antisémitisme sur tous ceux qui en France protestent contre cette politique.
Ainsi, après l’attaque inadmissible d’une synagogue à Toulouse, non revendiquée et à ce jour nul ne peut prétendre en connaître les auteurs, on entend s’élever des voix (les même curieusement que l’on n’a pas entendu contre les déclarations de Livni ou du CRIF) pour s’inquiéter du repli communautaire de la population d’origine arabo musulmane de ce pays, qu’il s’agirait d’éduquer aux valeurs (encore !) de la République.
Nos associations qui luttent ensemble contre le racisme ont condamné ensemble tous les attentats racistes en France contre des lieux de cultes et des cimetières juifs et musulmans, elles luttent contre les replis communautaires par l’exemple de positions claires et communes sur la justice, l’égalité des droits en France, les droits des "sans papiers", contre l’occupation et pour les droits des Palestiniens.
Nous considérons et affirmons ici avec force que ce qui fabrique le communautarisme c’est d’abord et avant tout la désignation d’une partie de la société française comme suspecte a priori de racisme et d’amalgame.
Ainsi les populations qui subissent en France chômage, pauvreté, racisme, et exclusion sociale, seraient aussi coupables d’avance de leur fraternité avec les Palestiniens. Décidément la double peine fait école !
Ce qui fabrique aussi le communautarisme pour nous c’est la désertion sur le terrain politique de la défense des droits des Palestiniens.
Si les manifestations françaises pour Gaza sont clairement identifiées comme celles de tous les Français quelle que soit leur origine, il n’y aura pas de repli communautaire. Il y aura du sens au slogan : "Tous ensemble".
Ce sont ceux qui s’abstiennent de prendre clairement position pour sauver Gaza, pour les droits des Palestiniens, pour imposer à Israël le respect du droit international, qui renvoient aux "communautés" juives et arabes le soin de régler entre elles un conflit "qui les regarderait".
C’est ainsi qu’ils fabriquent le repli communautaire et la confessionnalisation éventuelle des rapports sociaux qu’ils prétendent redouter. Ils font le jeu de Tzipi Livni et de l’idéologie du choc des civilisations.
Ce conflit et sa résolution sont politiques, c’est une bataille internationale pour le droit, qui doit être menée partout et par tous, et concerne toutes les composantes de notre société . PARLER POLITIQUE ! LUTTER POUR LA LIBERATION DE GAZA, ET LES DROITS DU PEUPLE PALESTINIEN, C EST L’AFFAIRE DE TOUS !
RENDEZ-VOUS SAMEDI 10 JANVIER À LA MANIFESTATION PLACE DE LA RÉPUBLIQUE :
TOUS ENSEMBLE !
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article143
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Monday, December 29, 2008
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Lettre à France... Ma France,

C’est dans un étrange sentiment, que je te quitte, je ne sais pour combien de temps.
Te voila, depuis maintenant, de longues années, plus spécifiquement les dernières, et pour de longues années encore, hélas, aux mains des forces de l’argent, du démantèlement de ton système et de ton lien social, au profit d’un Etat devenant de plus en plus policier, de lois de plus en plus répressives, des lois d’exception, sous le prétexte pseudo compassionnel de banals faits divers érigés en faits de société.
Frappée, comme les autres pays du monde, par cette crise provoquée par les banksters et les spéculateurs d’un système inique, oppresseur, aggravant les inégalités, créateur de misère, de famines; tes dirigeants, comme ceux des autres pays, s’empêchent d’en tirer la leçon, et, derrière les discours de façade destinés à égarer la galerie, s’apprêtent à relancer la même machine, dont le fonctionnement produira les mêmes effets dévastateurs pour les mêmes catégories de citoyens; tout à l’heure, demain, après-demain…

Bien sûr, tu ne pourrais rien toute seule, liée que tu es dans ce système absurde, où les mafias du libéralisme imposent au monde leur loi du plus fort, et retirent les prodigieux bénéfices d’une exploitation de plus en plus irréversible des hommes et de la terre.
Mais là où, en d’autres temps, tu as su montrer aux hommes le chemin vers plus de justice, d’égalité, de liberté, de fraternité, où ton peuple, grâce à son esprit rebelle, sa saine révolte, a su indiquer le chemin des Droits de l’Homme, tu n’es plus, aujourd’hui, qu’une voix atone dans le concert des nations prises dans le filet de la consommation, du pseudo libre-échange, de l’individualisme, du morcellement, de la résignation au laisser-faire dévastateur des tout-puissants marchés.
Là où tu indiquais la route du progrès d’une seule voix, pour le profit de tous tes fils, ne s’élèvent plus que quelques clameurs corporatistes, destinées à conforter des égoïsmes sectoriels, et, grâce au jeu classiquement machiavélique des forces de pouvoir, des oppositions de catégories de citoyens entre eux, du rejet, des schismes, des communautarismes s’excluant les uns les autres.

Toi qui a toujours été une fille d’immigrés, venus de tous horizons, et qui ont fait la richesse de ta culture métisse, te voilà devenue bassement raciste, laissant s’opposer tes enfants entre eux, reniant la diversité qui fut ta force.
Toi qui fut la fille des Lumières qui éclairèrent le monde de leur formidable clarté, te voilà plongée dans l’obscurantisme de la chasse aux sorcières et des charters de la honte.
Toi qui fus la patrie de Piaget, de Freinet, de Dolto, toi qui érigea en modèle pour le monde ton école obligatoire, libre et laïque, te voilà à faire la traque à tes propres enfants, à les ficher, les encarter, les fliquer, dès l‘âge de 3 ans ( !!!!) à vouloir les enfermer à 12 ans, quand les vrais truands tiennent, en toute impunité, le haut de ton pavé…
Marianne, on t’a mis un sale grappin dessus, et on ne sent plus ta force de révolte contre l'asservissement de tes idéaux.

Certes, tu n’es pas la seule à subir cette oppression. Elle est aujourd’hui, comme on dit, globalisée, mondialisée.
Les forces qui l’exercent se moquent bien des Etats, des frontières, des océans. Elles ne connaissent aucune barrière à leur soif de pouvoir, de domination, de profit de quelques vampires, au détriment des 9/10 èmes de l’humanité.
Certes, il y a, sur cette terre, plus de la moitié de ses habitants qui survivent dans des conditions indignes, indécentes, honteuses, sans accès à l’eau, aux soins, à la nutrition, à l’éducation, à une simple vie décente.
Mais, sur ton sol même, alors que plus de 10% de tes fils vivent sous le seuil de pauvreté, que 3,3 millions sont mal logés, que plus de 100 000 vivent sans toit, meurent dans tes rues, que les inégalités s’aggravent, que la paupérisation gagne tes travailleurs, que le chômage explose, que la précarité s’accroît pour tes anciens, chacun semble confiné à essayer de tirer sa propre épingle du jeu, en détournant les yeux de ses voisins, et en désignant à la vindicte quelques boucs émissaires…

Toi qui es à l’origine de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, ta liberté fout le camp de tous les côtés, sans qu’on entende le grondement de la légitime colère qui devrait, comme aux heures graves, faire descendre ton peuple dans la rue.
Ta télé, tes journaux, tes médias sont aux ordres. On démolit ton école, tes hôpitaux, ta justice, on supprime tes droits si chèrement acquis. On te vole au profit de ceux qui t’exploitent, on dénature ta terre, on pollue tes eaux, on souille l’air que tu respires, on te fiche, t’encarte, on te flique…
Dans les taudis laissés pour compte de tes banlieues urbaines, une partie de tes fils sont laissés à l’abandon d’une vie sans amour, sans occupation, sans futur, sans espoir, livrés au désoeuvrement, source de toutes les dérives…
Dans tes prisons surpeuplées, où l’on n’a jamais autant enfermé, cohabitent, dans des conditions indignes, des petits bandits, des malades qu’on ne soignera jamais, des désespérés qui n’ont plus que la mort pour solution, de pauvres hères, de plus en plus jeunes, livrés en pâture à ce terreau de la délinquance, condamnés à vie, même leur peine finie… quand les vrais voyous, ceux qui jouent ton destin au casino de leur soif inextinguible de tes richesses volées, truandées, captées, soustraites, dilapidées, pavanent dans les paradis dorés où un soleil livide blanchit l’argent des armes, de la drogue, du sang et de la sueur…

Tu es, Marianne, comme le monde entier, soumise au joug des mafias financières, des ploutocrates obscènes, des prédateurs et des privatiseurs du vivant.
Et tu sembles te laisser faire, résignée, inerte, divisée…
C’est vrai que tu ne peux pas, seule, renverser le cours des choses, opérer l’indispensable redistribution des cartes, des biens, de la justice : alors, il te faut t’allier, allier ta jeunesse, et tous ceux que la révolte, la colère, la soif de justice habitent encore, à cette multitude, qui, tout autour du monde, subit cette oppression, mais se bat, avec l’espoir d’y mettre fin.
Tu peux déclencher, toi ; la belle, la rebelle, l’insoumise, ce mouvement d’aile de papillon qui pourra parcourir la terre, comme une vague libératrice, vers les horizons enfin éclaircis de ton espérance…
Tu peux être, de nouveau, le phare d’un monde plus juste, plus libre, plus fraternel : encore faut-il retrouver ta solidarité, la fraternité de ton peuple, la chaleur d’être ensemble, le plaisir du partage…

Je ne saurais désespérer de ta prochaine révolte. Elle va venir, je le sais. Déjà ta jeunesse retrouve le chemin de la rue, de la solidarité, de la saine rébellion…
En attendant, je te quitte pour quelques temps, pour des cieux plus sereins, plus amicaux, plus pacifiques.
Tu vas probablement me manquer, mais je dois avouer que je ne suis pas fâché de partir m‘enrichir d‘autres horizons, d‘une autre culture, respirer un air moins pesant, moins confiné, moins soumis à cette oppression rampante qu’imposent, quotidiennement, ceux qui au pouvoir, usurpent ton nom… Je reste à soutenir tous ceux qui continuent à combattre pour empêcher ton asservissement, pour retrouver ta liberté, ton souffle, ton esprit frondeur.
A côté de tous ceux qui se battent, chaque jour, pour assurer leur survie.
A tous les ennemis de la liberté, aux complices des affameurs, des mafias, de l’assujettissement des autres, aux valets du dieu-fric, à tous les membres de la secte du "marché", du chacun sa gueule et de la loi de la jungle, à tous les racistes, les xénophobes, les "de souche", les diviseurs des français entre eux, je te promets qu’on va bien finir par les empêcher de te nuire…

A tous ceux qui peuvent profiter encore de ta douceur de vivre, je compte sur leur solidarité, pour y associer, y recueillir tous tes enfants, de quelque couleur, de quelque confession, de quelque endroit qu’ils viennent.
Que renaisse ta tradition de terre d’accueil, ta chaleureuse bienveillance, ton hospitalité offerte aux enfants du monde en souffrance, comme un fanal de liberté et de fraternité.
Et, puisque je m’éloigne, sache que tes images, tes parfums, tes rivages, ne manqueront pas de me manquer...
Allez, pas d’effusions larmoyantes, je sais que tu vas te ressaissir, retrouver ta fierté rebelle, le souffle de ta liberté.
Et, comme disait l’autre : ce n’est qu’un...
Sisyphe Auteur, biographe, rédacteur, écrivain public, esprit libre Source : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=49238 S.M.N. Lundi 29 Décembre 2008

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