MySpace


N.m-art



Last Updated: 9/11/2009

Send Message
Instant Message
Email to a Friend
Subscribe

Gender: Male
Status: Single
Age: 30
Sign: Pisces

Country: PG
Signup Date: 10/10/2006

Blog Archive
[Older      Newer]
 /  / 
Thursday, June 04, 2009 

Current mood:  awake
L'heure se décompose
les méchantes filles enflamment la ville
fébrile
où je me pose
tranquile.
Plus de bille en poche,
encore quelques anecdotes,
des racontars
c'est l'heure des fessetoches d'été
où l'on se décompose enfumé,
abreuvé des comptoirs de bonne humeur
sans vapeur
le bateau se pose
le nuage est rose.
Dans le coeur
le début de sagesse grandiose.
Je suis une fontaine
perdu dans la forêt
à laquel, une fois retrouvé
vous viendrais, comme moi, vous abreuver.
En attendant,
transpercé par les pics assérés
dansons sur les sommets d'une tranquilité
aucunement désabusé.
Tout le monde tombe,
seul les braves se relèvent.
Heureusement, nous sommes plus nombreux
qu'ils n'osent se l'avouer.
Nos rêves prennent forme
à leur tour
sans les comptours brumeux scandaleux.
Encore un mot pour noeud rien
dire
mes oreilles sifflent
la note raisonne
l'équilibre s'harmonise...
buena noté
Wednesday, May 06, 2009 

an open nigthmare

a sweet desire...

it seems like everything is set up on fire

a beautiful lie,

a bright shiny mind

thinking dreaming of an other time...


All of us, all blind
walking, running, rushing, working
no way to breath
But love.

Love to built, love to give, love to share
over the hate, over the bloody fucking hippies !

Have you been there ?

It looks like the biggest mess ever,
it's both scary and scary
scary and funny.

Stand still,
wait for the wind to stop crying
wait for the birds to sing
smile and go on...

Go In
be
be showering !

Saturday, March 21, 2009 

Mal de tête, pieds gonflés, dos en vrac et du mal à respirer !

Bienvenu à ..La Paz..… je suis explosé, des quarante et quelques heures de bus engrangés dans le compteur !

.. ..

Après des heures et des heures de trajet, lorsque personne ne donne signe de vie, on se sent

Inquiet ou triste, on aimerait toujours briller, être de bonne humeur et susciter des pensées douces de la part d’amis ou d’inconnus… et on ne se suffit de rien.

.. ..

De la fatigue, de la lassitude qui passe comme tous les autres sentiments. On n’a pas besoin d’argent ou de faire l’intéressant, ni de vivre pour les autres et leurs compliments.

.. ..

Dans le déclin des insomnies

Pour les rires sans morsures

Aux voiles du petit matin

Lorsqu’il ne reste que brûlures

L’intention d’abandon de soi, délicat

S’expose.

Les murs transpirent… il ne reste que rêves et murmures

Dans un bus ou un champ de maïs

Il y a toujours un Amaury ou

Une Kathryn.

Le cœur se décore de l’emphase

De leurs phrases qu’au détour d’une ruche

L’âme butine comme de la gelée de feux d’artifices…

.. ..

.. ..

On est perdu à ..La Paz.. / El Alto depuis plusieurs jours de mal d’altitude.

Il a plut très fort hier soir, on aurait dit comme du pop corn qu’on cuisait sur

le toit.

Il faut absorber la douleur en solitaire… Le flot de la vie continu dans un doute pointu

où la redondance de la boucle, parfois géniale parfois minable ne s’arrête jamais de tourner ; On apprend à en maîtriser les contours à force de faire l’arc de cercle, redressant l’échine et visant au plus juste à comprendre sagement les bordures sur lesquelles se promène heureux au quotidien…

.. ..

Au marché bolivien de Satellite, quartier de el Alto… passe à la radio Alizé, c’est pas ma faute à moi… ah ouais ! On est descendu à pied jusqu’à ..la Paz.., prise de vue incroyable et bonne balade. Comment représenter dignement les golden hours qui enveloppent les montagnes surplombant la cuvette de la mégapole, ces bruits de klaxon pacifique…

Qui se mixent avec ceux des chiens errants presque énervant. Au cœur des nuages

ou des montagnes des effets provoqué par la lumière remarquable qui joue à composer

des figures rigolotes, connecté on voit les mêmes dessins avec Seb…

.. ..

.. ..

De Sucre à Tarija, de 15h30 à 5h du mat’, on a effectué un beau trajet dans les Andes, de l’Altiplano et de la piste, des gens debout, d’autres couchés dans l’allée du bus et la musique

Locale à fond les bocals. Tous serrés, sans climatisation à la con, on s’est tenu chaud, j’étais bien alors que le bus zigzaguait parmi les sommets.

Ce matin, il ne fait plus froid et c’est déjà ça, on peut louer une voiture ou tracer directement pour Salta… au choix…

.. ..

Décidemment, effectivement je n’aime pas avoir froid, ni les changements de température

Variables. Alors que la chaleur est de retour je sens de nouveau mon sang de nègre minoritaire agiter avec bonheur la majorité prolétaire des champs… Aujourd’hui il nous reste quinze jours nous séparant du retour froid saintongeo-bordelais. Untill then… smile & enjoy.

.. ..


TARIJA.

Nous nous sommes baigné dans une cascade qui nous a massé tout en rinçant toute la poussière accumulée sur la piste, puis je me suis séché dans les fleurs sauvages amassé en

Petite touffe rose tendre.

Ce matin j’ai vécu un moment d’harmonie, allongé dans l’herbe tendre de la vallée, entouré du silence des montagnes et du murmure de la campagne, il était dix heures… les heures de philosophies matinales.

.. ..

Taxi bus, agua blanca.

Et la chaleur moite de la jungle,

La douanière sans uniforme a dit : « Alors vous partez, pourquoi ? Vous pourriez revenir travailler, donner des cours de français ».

Ce n’est pas que j’ai presque rien aimé de votre pays, madame mais il me semble, comme toutes les meilleures choses il ne désire pas plaire ou charmer. C’est une entité à part entière

Qu’on se prend pleine tête. Ça commence par l’altitude, la difficulté à respirer et le besoin de s’adapter physiquement aux conditions et ça continu par pleins de petit détails. Et puis, elle a tamponné mon passeport, on a traversé le pont à pied à moitié couleur Bolivienne, à moitié couleur Argentine… et nous étions de retour au pays de « l’asado mon amour ». Comme de l’autre côté, il faisait chaud, il faisait moite et je transpirais de tous les pores de ma peau…

Dans la poussière et l’odeur moite de Agua Blancas, je me suis senti comme dans un livre de Sepulveda… comme chez moi. Il y a des montagnes inaccessibles que l’on parcoure, des bananiers nourriciers et une humidité totale. Comme si on était en permanent état d’avoir fait l’amour… Un jour j’habiterais chez moi, il fera chaud et humide, je serais pauvre et heureux.

En attendant, sur la route, un jour dans le bus, un autre ailleurs, je vis, je me pose, dans un lieu puis un autre et si j’étais soûl ce ne serait que de cette substance de mouvement permanent.

.. ..

Et puis ce fut la dernière journée, sous la pluie chaude, Ezé (renault 6 début de trip) nous a conduit dans un théâtre alternatif « Guyapacosa » vraiment chouette où on s’est régalé du spectacle de marionnette de deux Chiliens à l’accent justement chilien et si particulièrement génial. Un spectacle comique que je me suis surpris à pas mal comprendre. Puis à 23h30 on a été s’enfilé un dernier asado bife de chorizo, de la viande si tendre qu’on la découpe à la petite cuillère. Il était une heure et demi du matin lorsqu’on est rentré chez Ezé après une agréable balade sous la pluie à parler des belles filles de Buenos aires tout en les regardant passer.

Puis il a fait nuit sur nos yeux éblouis et c’était le matin « paparazzi/shooting » en position terrasse « à la tonne » à immortaliser en version digitale quelques formes sculpturales pour les copains. Un titre d’album photo prometteur « une matinée à Buenos Aires sous la pluie chaude ».

Puis il fut 15h30, on rejoignit Ezé chez lui, celui-ci avait préparé un super poulet en sauce avec des patates, on a rigolé encore un peu puis on s’est salué, un abrazo et ses yeux lumineux pour toujours en mémoire. Direction le bus 86 pour l’aéroport, 2 heures de trajet pour 2 pesos… et dire qu’à l’arrivée on avait payé 80… 25 minutes de marche sous la pluie avec les sacs à dos pour rejoindre Corrientes et Santa Fé… sous la pluie, toujours chaude et autant de temps d’attente pour finalement grimper dans le bon bus, bombé qui n’a jamais cessé de se remplir. Tout le trajet, debout, humide et moite, heureux posé à côté de la machine à billet. Dans la cohue des corps compressés, une femme est même venu poser délicatement ses seins sur ma poitrine… Quelle douceur ! Plus que quelques heures et à mon tour j’aurais le droit à un tour de manége longue durée.

Maintenant, on a payé la taxe de départ, assuré le check in et le passage en douane. Une dernière Milanessa/frites/salades et deux schopps, on danse désormais dans le rayon parfum où la musique de nuit retenti et toutes les vendeuses rient de bonheur frais. Boarding…

United airlines, un longe trajet de rêves et de souvenirs.

Et puis, il restait encore un TGV, des heures de fatigue à ramasser à la petite cuillère. Un joli parcours, Buenos Aires/Washington/Paris/ SAINTES ! La morne platitude la bosse embrumée. Lorsqu’on a quitté B.A. à 23 heures passé, le ciel était dégagé et on a pu apprécier du hublot les lumières de la ville, s’illuminant de « presque indéfiniment » à « un petit point sur la carte ». Il y avait une moitié de lune et quelques nuages rougeâtres sombres. Nous les avons survolés puis nous nous sommes enfoncés dans la nuit… et ce fut le retour.

.. ..

Wednesday, February 11, 2009 
Jeudi 25.

Il y a un ulk adolescent a la tele dans le bus en direction de
Santiago. Apres de nombreuse heures passees sur internet a publier un
blog sur l'argentine qui finalement n'a pas etait enregistre et
d'envoyer un email de news communs, on a failli se croire debarquer
dans un sale delire...

Nous sortons de l'internet cafe ou nous avons ronge les nombreuses
heures d'atentes avec notre bus liason, marchant guilleret en
direction d'une pompe a pression pour nous rafraichir. Un gros gars
avec un chapeau de cowboy nous interpel "d'ou venez vous ?" On repond
"france", lui "j'adorrre le francais". C'est parti, on tape le bout de
gras sur le trottoir puis on lñui demande ou est ce qu'on peut boire
une biere dans un lieu sympa. Il nous dit pas dans ce quartier ca
craint, je vous emmene juste a cote il y a un bar sympa a 2000 pesos
le pichet. Le bistro se trouve etre un petit troquet sympathique,
notre ami nous commande donc un pichet et deux verres, lui doit filer
rejoindre sa belle. On continu la discussion, lui nous montre les
photos de son chantier dans les mines d'Iqueque, ses photos de famile
et sa harley avec son nom grave dessus... Il nous recommande des plats
traditionnels a deguster, tout en nous apprenant quelques fumeuses
expressions locales. Il adore la compagnie des europeens et les
francais plus particulierement vu que son frere travail a l'ambassade
de france... bla bla bla etc, le mec est sympa et super dynamique. On
commande un autre pichet et comme il est toujours pas parti on
l'invite a consommer avec nous. Son telephone n'arrete pas de sonner,
sa femme l'attend dans un taxi au marche.

Dehors le soleil tape comme un dardillon bien epais. Il est 19h, lui
doit y aller et nous on doit attraper notre bus pour une autre
destination. Osorno, le pueblo des taureaux deboite ! On prend le meme
chemin que lui, les sonneries de police et de pompiers entre-meles
raisonnent fort dans la rue et lui tout guilleret "ca c'est la
police", "ca c'est la gendarmerie". L'ensemble est comme un warning
d'urgence "be carefull, attention raidense danger paranoia". On
s'infiltre dans le quartier chaud, les options basculent ! Bon ou
mauvais fim ? On est cense servir de justificatif a son retard face au
tribunal qu'est sa femme... mais qui sait ?

Dix pas plus tard, il ouvre la porte du taxi, elle a l'interieur
furieuse, nous presente et se jette a l'interieur non sans nous avoir
serre la main chaleureusement avec un dernier "venez chez moi,
n'hesitez pas" lance tous sourires defonces comme ses dents jetes par
la fenetre !!! Aah ok so easy...

Bientot notre heure viendra de partir, on se pose en face de la
station, deux canettes et une cigarette de fetes. "Sur la scene",
comme dit seb, face a tous les individus qui attendent eux aussi le
depart.  Au soleil, sous la lumiere des projecteurs n'est ce pas la ou
on attire le moins l'oeil loufoque ? Au chiotte la musique monte de
volume et je filme Seb en plein las Vegas parano. Il faut se mettre
dans la file et on ne sait sur quel quai embarquer... et puis les
billets que Seb avait il y a deux minutes lorsqu'on etait assis au
pied de l'arbre on soudainement disparu ! Seb cours dans tous les
sens, verifie vingt fois dans son porte monnaie, je ne peux plus
m'empecher de rigoler. Seb va voir au guichet s'il n'y a pas moyen de
passer sans... le conducteur nous laisse monter, on s'avachi dans les
confortables canapes roulants. L'assistant driver nous affuble d'un
oreiller, a la tele il y a un ulk adolescent et le bus file desormais
a cent a l'heure. Le soleil s'incline apres avoir tant ebloui notre
journee.

Je me suis decale sur le cote, un espace inocupe, les yeux coles a la
fenetre admirant la nuit naissante sur des paysages inconnus. Seb me
regarde, un sourire, dans sa main les billets "perdus envoles" dans la
mienne un pouce droit leve... Que les jeux continus !


Few days latter.

Valparaiso nous abreuve de musique experimentale super sonic, dans la
cave de la musique inde souteraine. Je n'ai pas tres bien compris et
ne me souviens plus tres bien, dira le pas tres sage Carlos le
lendemain. Nous nous debarquons dans la ville comme des petits blancs
mais j'ose esperer etre different sans pensees ni attitudes
colonialistes. En attendant l'accueil est festif, c'est le week end
d'anniversaire de Carlos, l'Asado de grillades delicieuses coule a
flot...

Valparaiso c'est beau comme un poeme de terre lointaine. Une ville
portuaire, aucunement austere avec son ambiance particuliere. Parfumee
de couleurs qui s'egrennent d'une maison a l'autre, d'une place en
hauteur a une autre offrant une merveilleuse vue au promeneur qui s'y
pose.

Lorsqu'on a goute a l'eau de vie du voyage... apres l'accalmie que
l'on s'autorise est-ce que l'on replonge ? Est ce que l'on replongera
toujours ou cessera un jour ?

Sur les collines de Valparaiso, les mouettes sont comme des canoes en
eaux vives colorees dans lesquels le soleil se reflete. Elles tracent
librement des lignes qui nous illuminent dans lesquels l'ame songeuse
s'eparpille.



Valparaiso, un autre jour.  Comme une bulle que quelqu'un souffle,
necessaire au gateau qui prend forme dans le four. Un kiosque de
journal sans revue hard, ni l'equipe... du dimanche... on ne retient
rien que les envolees euphoriques d'un eldorado pour l'heure
tristement inaccessible. Et pourtant lorsque je me love en ton sein,
meme en reve, il fait toujours beau et le lait de jouvence coule a
flot ! Assumer ses fantasmes ce n'est pas seulement leur donner
corps... faire preuve d'imagination c'est tres bon aussi me dit le
migrateur survolant la lande des ames solitaires...


Vendredi 30 janvier. Ca fait une bonne semaine qu'on se balade a
Valpo. La connection avec Carlos l'artiste peintre et Sophie la
traductrice tous les deux excellents cuisiniers, nos hotes, s'est
vraiment bien fete. Ce qui permet d'agreables discussions et un
squatage cool quinous fait nous sentir "comme a la maison"... que je
n'ai pas !

Hier quand meme on a bosse, c'est a dire comme a l'accoutume, on a
pointe nos gueules enfarinees, cette fois sous la conduite de Nicole,
une ancienne volontaire, dans un lieu merveilleux : El centro cultural
de playa ancha projetpassing.free.fr/ccpa/..index.html qui possede sa
chaine de tele  irreverentv.blogspot.com/ nous avions rendez vous dans le centre de valpo afin de prendre ensemble un bus
qui nous a promene le long des routes pentus et escarpes jusqu'a Playa
Ancha. Chago nous y attendait, travaillant en compagnie de deux jeunes,  dont Juan Pablo, a l'amenagement d'un jardin biologique a base de plantes medicinales pour la communaute locale.
Apres presentation de nos projets respectifs, j'ai fait quelques plans
d'eux au travail et Seb discute avec Cariment l'autre responsable du
lieu. Au bout de quelques minutes nous avons inverse et pendant que
Seb faisait des plans de coupe du lieu. Juan Pablo m'a invite a
approfondir la discussion autour d'une Quilmes et d'un peu de poro en
compagnie d'un autre jeune, taggeur talentueux tatoue de la tete au
pied. Il est 13h30... c'est un "parfait" petit dejeuner !
On interview ensuite Carimen, un formidable tout petit bout de femme
doue d'une force et d'une volonte incroyable. Elle gere et administre le centre, anime aussi des cours de yoga et de danse sans compter sa participation active a la compagnie des Mil Tambores qui defile pour le carnaval. Tout ca... avec une formation d'infographiste a la base. Elle nous touche en plein coeur par ses
propos altruistes.  Puis chago nous acheve, pose en bord de colinne,
surplombant une vue magnifique sur la ville. Il tient un discours
revendicatif sans etre haineux et se voue a un engagement/combat de
tous les instants pour donner vie aux reves.

On range tout le materiel, les yeux eblouis et une grosse bouffee
d'humanisme dans la tete. Ils nous invitent a manger, on discute
autour d'une salade composee et de pates fondantes accompagnees d'un
oeuf. Le copain de Nicole passe, il vient repeter dans le local... on
sort du bocal, et marchons a travers les quartiers loges au creux et
au sommet de la "petite" cordillere marine jusqu'a se retrouver pres
du coeur de ville, ou est niche la plus ancienne eglise de la ville.
Je filme quleques plans et Seb se fait accoster par Valentino, un
diseur de bonne aventure aux allures effemines qui nous invitent a
contempler de son appart au quatrieme etage la vue admirable et un new
look local ! Dans l'immeuble delabre des dealers font le pied de gru,
l'atmosphere et sombre mais on ne ressent aucune inquietude...
inconscience de voyage ?
Le type est vraiment plein de "buena ondo" et apres avoir admire la
place en hauteur, on part en balade en sa compagnie... tout sourire et
joyeux il nous offre une visite touristique memorable. A
19 heures il retourne a ses occupations et nous rentrons chez sophie
et carlos heureux d'avoir vecu une telle journee.


Dimanche. tcha tchao Valpo.

Il faudrait des rivieres d'encre se deversant en cascade romantique
pour decrire la splendeur
de cette ville. L'impenetrable charme qui habite cette cite marine n'a
degal qu'un abime sentimental de couleurs et d'odeurs incroyables
exacerbant les sens...
Ce soir, nous sommes arrive a minuit passe chez Eden (du groupe la
Kute, rencontre a la fete d'annouf de carlos) a Santiago. Il nous a
accueilli a bras ouvert chilien, malgre le fait qu'il n'avait pas eu
notre message telephonique de l'apres midi et que nous avons reveille
les deux filles de l'une de ses deux colocatrices...
Dans la rue, lorsque perdu et sans carte, on a demande au garde
barriere (pour securiser les quartiers) notre chemin, celui apres
ample explication precise nous dit dans une derniere recommandation
pour eviter les quartiers chauds envirronants "bienvenido en chile".
Bueno bueno... avant de sombrer dans sommeil radieux, je pense a ce
drole de francais rencontre a Bariloche qui avait conclu son monologue
d'un "au chili on bouffe mal et les gens sont pas si agreables..."
(sous entendu que les argentins)... Dans la bouche, j'ai encore le
gout de la paella marina que Carlos nous a concocte avec talent et des
produits frais du marche pour le repas de 17heures et je me dis que
vraiment ca ne vaut jamais le cout d'accorder la moindre importance au
a priori de qui que ce soit et que ca vaut toujours mieux de decouvrir
par soi meme.

Mercredi 4.
Pour la premiere fois depuis le debut du voyage, jai ete en manque de
chez moi, ce lieu que je ne possede meme pas et dont je ne suis pas
sur de l emplacement. Mon terrain de jeu est le monde, beau, riche et
exotique de par les varietes de conversations et de paysages avec
lesquelles je partage le vent d une vie de decouverte, conquerant sans
epee d horizons inconnus.
 Hier soir, jai vomi le mezcal et son vers et me suis senti faible,
aux toilettes avant la fin de soiree je me suis eclipse. Sans un mot
pour remercier Eden et ses amis pour l agreable soiree de good by qu
il avait organise pour nous. De toute facon, je ne me sentais pas au
top. La soiree etait pourtant extra, Eden avait invite quelques amis,
musiciens, acteurs, docteur en neuro science... les niveaux de
conversation se trouvant donc plutot eleve... pour ca la maison ne me
manque pas !

Je me sens comme un lendemain de cuite... en pleine semaine... pas facile
la vie d artiste ! Enfin... merci partout la jeunesse chilienne, votre
accueil resplendit de superbe dans nos tetes de vagabons errants a
travers le monde.
Ce soir a 23h20 le bus pour Arica a la frontiere du Perou nous attend
on arrivera vendredi matin, soit apres plus de trente heures de bus a
travers le desert de l Atacama. Ce meme vendredi on prendra dans la
foulee un bus pour la Paz et 9 heures plus tard on arrivera chez
Yannich de l organisation francaise Sport sans Frontieres. Patience,
contemplation et lecture ferront passer le temps...
Monday, January 12, 2009 

Current mood:  vibrant


Lundi 29 Dec 2008, on a dormi a l'aeroport CDG, je suis devenu addict de circonstances au jeu BrickBreaker sur mon telephone mobile...Des humains, des regards et des physiques...Aeroport, quai de depart, dans l'avion il n'y a que des films idiots. Premier vol avec United Airlines, pas terrible, a part les sieges... GROS evidemment. Depot a Washington D.C., la ou Barack Obama dans quelques jours sera investi 44eme president des USA et premier NOIR. Quel beau message d'espoir et certainement un sujet d'emerveillement pour tous ceux qui ont subi leur negritude.Demain, Buenos Aires et l'Amerique du Sud. La plus grande bulle de la planete (si si regardez la forme sur la carte !) devoilera petit a petit ses plus delicieux secrets et ses charmes a l'inverse d'une societe aseptisee... un monde brulant et passionnant. Hum..!


30 dec. Buenos Aires.
En claquette et casquette, nos sacs sur le dos... on s'offre une deambulation legere ou l'on se perd au gre des senteurs dans l'immensite de la ville. De Retiro, nous empruntons la Avenidad del libertador en direction du centre et du quartier Palermo. Ce soir nous dormons chez CAT, une francaise couch surfeuse qui habite et travaille ici.Combien de type de facies differents existe t il sur Terre ? Plus je marche, plus je me dis... pas tant que ca ! Qu'il fait bon flaner, charge comme des anes sous les alees et les arbres... 21 degres agreables.
00h28. Alors que les premiers feux d'artifices raisonnent, nous nous allongeons pour nous endormir dans les effluves d'une nuit tiede. C'est l'ete qui se pavoise sur le salon a ciel ouvert ou nous residons.


1 Janvier 2009. Buenos Aires. Bario San Telmo.
On s'enrichit toujours au cours du voyage de traditions que l'on ne trouve nul part dans les manuels. En Argentine , les familles qui en ont les moyens celebrent les "quince años" des filles en organisant une grande fete familiale ou la jeune demoiselle est habille tout de blanc telle une mariee. Le "ryte" est une porte pour signifier le passage a l'age adulte, de filette a femme... bonne a enfanter !Lorsque retentissent les coups de minuit, les petards et feux d'artifices explosent de plus belle pendant une bonne heure. Chaque maison, chaque quartier y va de son tour de magie contribuant a enflammer toute la ville, brillant de mile feux. De meme, juste avant minuit, pour se porter chance et partir voyager, la tradition veut qu'on se munisse de sac de voyage et qu'on face le tour du quartier en courant en respectant l'ordre de droite a gauche... Le lendemain, les grands parents reunissent les petits enfants et envoient en l'air a l'aveuglette des pieces d'un pesos que ceux ci s'empressent de ramasser. En fonction de la peche, est ensuite distribuer un nombre de billet, c'est drolement plus marrant comme systeme d'etrenne !Inonde de tout le bonheur familiale que developpe Jenny (la couchsurfeuse de Banfield qui nous recoit) sa maman, son papa, ses grands-parents, oncle, tante et cousine ainsi que ses frangins et frangines, Seb, Oim ainsi que trois autres Couch Surfer (CS http://www.couchsurfing.com/ ), Luis d'espagne, Lukas de pologne et une miss du Venezuela nous sommes regales et enjoues de decouvrir les specialites locales en degustant un festin remarquable... ou comment decouvrir l'Argentine par les Argentins, un bon moyen Nan ?


2 de Enero 2009, Buenos Aires, Puerto Madeiro. Bar parilla de la Carcova
. A cote du museum d'art comparativo, un robinet coule a petit flot continu. Sous la terasse d'un bar en forme de patio, coupe de l'agitation de la ville, a deux pas du bario de la Boca dans lequel nous allons bientot nous faufiler, nous profitons d'une tite "Schop"(comme en Belgique mais ecrit differement !) de Quilmes bien fraiche. La musique exibant la voix d'un tenor inconnu qui sort du petit transistor radio se mixe avec les bruits triomphants des oiseaux. Une vie de manege et de bulle, d'anticyclone et de depression, de pluie de rires et de sourires en forme de confettis...

San Telmo, Calle Venezuela, Buenos Aires.Hier soir, vendredi, nous avons rencontre Mariana, une jeune femme de trente et un an, journaliste et couch surfeuse. Elle va nous mettre en contact avec differents organismes et associations humanitaires, dont celle ou travaille sa soeur. Superbe.Elle nous a emmene diner dans un resto, genre brasserie a la mode argentine, "carlos calvo y peru" a la jonction des deux rues du meme nom. Nous nous y sommes regale de "picadas", un assortiment de charcuterie diverses, d'olives et de cornichons epices... tout ca dans la zone fumeur en sirotant un vin de table locale pour la modique somme de 45 pesos a trois.Ensuite, elle nous conduit dans le chaleureux cafe del arbol, ou Daniel Ravaschieri nous a balade de reprises de Sabina Baglietto, Serrat Leon et d'autres auteurs hispaniques fameux. Le public assis (puisqu'une toute nouvelle loi, pondu suite a un accident mortel) interdit de danser, reagissait vivement, creant une ambiance latine "introuvable"... A trois heures du matin alors que le bar ne fermait toujours pas nous sommes rentre tanguant a travers les rues animees de San Telmo. Un regal genial  de se fondre dans le paysage grace a la presence de Mariana.

Dimanche, Buenos Aires, Calle Juncal.Calme journee a bronzer de parc en parc. Nous dormons chez Ezequiel Luis Fernandez qui a ecrit "Con la Nave" un superbe livre descriptif du voyage, relatant son aventure de 13 mois d'Argentine au Mexique en passant par tous les pays de la cote pacifique au volant de sa Renault 6 de 1979 ! www.viajeenrenoleta.blogspot.com
Il nous a prepare des delicieuses pates fondantes au fromage. Demain commence l'activite... deux trois coups de fil a passer et un rendez vous pour un interview. On s'eclaire de rencontres sous le sceau de la fortune. Dans le rayon des vagues, dans le bonheur de la demarche des femmes, dans le parfum des braves...
Pas de stress, aucun doute, dans le calme la destination prend forme. Buenos Aires "au repos" d'ete grouille quand meme pour nous de beaucoup d'activites. Des odeurs de creme, des demarches incroyables, les parfums de la ville qui cuisine : la classe argentine. Au feu rouge tel un essaim les belles femmes bougent, des chaussures a banderilles dansent, les taxis jaunes et noirs s'agitent, les hommes ont l'air male et les vieux ont la grace en deux pas de tango.

"Seamos el cambio que quieremos ver en el mundo" (epitaphe anonyme grave dans le beton d'une rue de BA)


Buenos Aires. Estados Unidos calle. 7.30 a.m.
Tenemos la luz del corazon. Ce matin Buenos Aires s'eveil en chaleur, la fenetre est reste ouverte toute la nuit sur l'activite de la ville sans sommeil, cela malgre la pluie... Allonge sur un matelat confortable dans le studio F4 que Mariana partage avec Adriano qui bosse avec elle au journal Periodismo Social, je respire. Hier soir, nous avons grignote des picadas et une salade, sa soeur de onze ans sa cadette, etudiante en socio etait la aussi. Seb a passe la barre des trente ans tranquilement... Un orage a eclate fourni d'eclair et la pluie epaisse rapidement deverse a a peine rafraichit l'atmosphere. Hier pour notre derniere journee a Buenos Aires, nous avons bien travaille. Nous avons realise un entretien avec Alicia Cytrynblum, presentatrice tele et journaliste independante qui a partage avec nous ses experiences et sujets d'interets. Et boucle un sujet complet sur les activites de "son" Periodismo Social.www.periodismosocial.net/
Ensuite, on a fonce en bus a la Boca pour un entretien avec Valeria, ravissante coordinatrice de Volontario Global et Luciano de Los Pibes, http://centrocomunitariolospibes.blogspot.com/ un centre communautaire actif depuis douze ans, federant differents organismes du pays et en Amerique Latine, luttant pour un monde plus juste pour les familles de ce quartier sensible de BA. Un claque... ils accueillent des jeunes du monde entier, desireux de s'engager, animer une activite, ecouter les jeunes en difficultes d'ici, echanger, s'enrichir des differences. Une rencontre de quelques heures tres riches, on y reviendra fin fevrier passer quelques jours avant de decoller pour rentrer dans la France deprimee... Ils nous ont donne des contacts a Santiago Chili, et Santa Cruz Bolivie, ou comment rebondir sur la lumiere du coeur, la verite humaine. Si pauvre mais si riche... (envie de faire quelque chose de concret de votre vie ? ttp://www.voluntarioglobal.org.ar/ )

Aujourd'hui, il est bientot huit heures du mat et on a rendez vous avec "Eze" l'ecrivain de Con la Nave avec qui a bord de sa super voiture nous allons descendre jusqu'a son pueblo Coronel Suarez a huit heures de route effectue a quatre vingt a l'heure. Il s'y rend pour promouvoir son livre et nous a invite a se joindre a lui. De l'air... et des paysages, le pied a l'etrier, ca y est le voyage est lance.
On el camino, un resume de toute ma vie. Cette sensation geniale, supreme du depart, un voyage. Largue les amares vers un horizon inconnu. On traverse les rues de Buenos Aires, la ville grouille, on respire toutes les particules, la radio urbaine raisonne de sons latinos. Nous sommes en direction d'un pueblo tranquilo, on double le bus 68 qui va a Cabillo, douze mille taxis jaunes et noirs nous debordent de tous les cotes et HOP c'est le plongeon dans la Pampa. Eze au volant de sa super coche, "un argentino como el Che" comme l'indique un autocollant sur sa voiture, nous offre l'ivresse du voyage et l'Argentine ouvre son coeur.

"que me encuenta de ganar 10 si se cuanta hasta 7" Facundo Cabral, lecteur chanteur Argentin.

La premiere qualite du voyage est de temperer l'impatience. A l'arrivee, toujours dans le rythme europeen on piaf comme un canasson, on se sent comme bloques dans des startings blocks et puis clic clac comme par magie, toujours, on passe la premiere, en l'occurence celle de la Nave d'Eze et hop le voyage prend sa tournure, libre de figure impose. Au debut, les premieres fois, on croit toujours que c'est par miracle ou une chance incroyable. Et c'est vrai qu'il ya un peu de ca mais c'est aussi et surtout comme une bonne etoile qui conduit tout voyageur qui s'ouvre au monde en meme temps que son coeur dans l'aventure... Une autre facon de voir et envisager le monde et le temps. Simplement.

Jeudi 8, coronel Suarez... Etonnament  j ai l impression d etre en week end, perte de notion temporelle premiere ! le decolage a bord de la Nave fut fantastique, quel vaisseau spatial cette renault 6 qui flotte sur la route ! De BA a Suarez via Lobos, Saladillo, Bolivar... un magnifique trajet dans la Pampa (en Vrai) quelques beaux arrets. La distance parcouru a une vitesse tranquille adaptee pour admirer le paysage. Le soir a l'arrive ses parents avaient prepare un delicieux "asado" traditionnel dont on s'est regale avec un bon vin argentin, il n'y a pas a d'ecrire, ils savent entretenir le gout de vivre... Ce matin a huit heures nous nous sommes leve afin de profiter de la fraicheur matinale et puis on a prit un bus "colectivo" pour Bahia Blanca. Eze nous a salue de son regard doux. On a achete son livre  "con la Nave" que j'ai commence lors du trajet. En espagnol... un peu difficile mais tellement agreable a decouvrir pour s'enrichir.

Vendredi... le week end se profilant a l'horizon et n'ayant pas d'organisation a rencontrer, on a prit le taureau par les cornes. Seb a decide de nous offrir une bagnole de location direction Neuquen par le chemon le plus long... via la cote et la Patagonie. Un beau cadeau d'anniversaire. Le soir a Bahia San Blas on s'est pose sous la pleine lune a rever et souffler des belles bulles. C'etait chouette ! Vivre ah pons la caisse (notre emission de radio), Envisager la vie comme dans Be happy (LE film sur les trentenaires a ne pas oublier ), et s'interroger gravement : Mais ou est donc Florent Pagny ! 



Samedi. Bahia San Blas.
Reveil sous le soleil en bord de maree basse, les dunes de sable caressees par le vent chaud revelent leurs robes legeres dans les reflets des vagues apaise. Nous avons conduit 60 kilometres de piste, notre Paris Dakar, pour arriver a ce petit bout de paradis pour pecheur ou tout le monde nous demande "Cuando te vas a pescar ?" ou "Pescate ?" en plus il y a un concours de peche ce jour meme pour gagner une opel corsa. On a rencontre le champion de l'annee derniere qui nous a invite a rejoindre sa team... Sympa, mais on a repris la route avec pour ambition de resoudre l'enigme "¿donde esta Florent Pagny? Aucun des moutons, des vaches, des aigles ou des chevaux rencontres ne veulent vendre la meche... Il va peut falloir passer en mode cuisson "asado" ! Comment resoudre l'enquete ? Ludo y sergio enquete !

Samedi 10 toujours...L'apaisement de la contemplation... De Viedma, capitale de la Patagonie, ou l'on s'est baigne dans le Rio Negro apres une tite sieste ponctuant un delicieux poulet grille dument croque, a Choele Choel. Au rythme de croisiere entre 60 et 80 a l'heure nous surfons sur la terre de Patagonie. Un arret par ci, un autre par la... a shooter des images fantastiques. A general Conesa, un ti village typique et charmant  nous nous sommes ravitaille. Des sourires habitent nos faces brunis. Le soleil se couche, la lune se leve, une etoile brille dans le ciel, on pense a Marthe qui a rejoind son cheri au paradis des gens gentils. Dans notre dos, la ou nous pic-niquons, il y a une eglise en haut de coline, au milieu de nul part, sans ames qui vivent a l'horizon, l'edifice est illumine par un spot qui nous projette dans un decor de carte postale mystique. On en ferait presque une priere !!! La porte d'entree se mis a grincer, comme un appel... du pied. On est monte jusqu'au clocher admirer les derniers rayons de luminosite orange sur la Patagonie. Beau et sensiblement parfait.  Le voyage en terre d'Argentine degage en nous une harmonie enchante par l'atmosphere locale si particuliere . Jesus christ plutot dans l'apres midi a lave notre voiture d'une pluie fine, le dieu de Spinoza communique dans les nuages et... Florent Pagny semble protege par les elements. Les oiseaux rencontres tout comme les emeux ne veulent rien reveler de leur secret... que faire ?


Domingo, jour du seigneur... de l'asado !
On etait les premiers sur les lieux, ou plutot les seuls ! Aaaah l'Argentine : la viande, le mate et ses femmes a la demarche chaloupe. On s'est trempe de nouveau dans le Rio Negro cavacaldant de ses flots puissants et rapides a travers la zone arride. A Choele Choel ont a pris un petit dejeuner, Choele choel... un nom qui me faisait fantasmer lorsque je regardais la carte geographique depliee dans ma chambre avant de partir les decouvrir. Un des lieux ou le Che est passe lors de son premier voyage initiatique. Ce fut comme un retour a la civilisation apres notre escapade bucolique rafraichissante pour le cerveau autant que caliente en temperature. Comble du bruit du vent, le bruit du vent CHAUD et rien d'autre pour accompagner la deambulation de nos yeux eblouis. Vivifiant. A Choele Choel ne manquez pas un arret a la petrol station, il y a une fille qui prepare un cafe au charme bouleversant.


Lundi matin. Neuquen. 8h
Agustin (couchsurfer) est parti travailler nous laissant en tout confiance seul chez lui, libre d'aller et venir. On va organiser la semaine et les rencontres avec les assos locales... en deposant la voiture a l'aeroport hier, par une chaleur de 40 degre on se disait qu'on allait bien transpirer  a marcher pour trouver la rue Telero ou nous avions rendez vous avec Agustin a son retour de weekend mais "la vie c'est plus facile qu'en vrai" et le gentil beauf garagiste, venu recuperer la voiture nous a conduit en se perdant de long en large dans la ville jusqu'a destination, au son de la musique synthetique (sa favorite) d'un Dj d'ibiza et de "lecon de francais". Aaah que l'Homme est surprenant... Se dessinent devant nous quelques jours a Neuquen, a passer en compagnie d'Agustin un Argentin au charme certainement irresistible pour la gente feminine. Il a tout compris au premier echange de regard au contenu de notre voyage. On a discute longuement berce de chaleur humaine, approfondissant notre connaissance de l'Argentine, sa culture et ses moeurs. Heureux du partage de ces visions sympathiques. L'Humanite est feerique et la vie difficile mais on peut en faire un carnaval si On LE VEUT.
Le lendemain soir, Wawaa wawaa wawawaa, Junior son ami musicien bresilien du groupe Querozena nous a enchante de ses compos et de quelques autres classiques Brazilero rythmant la soiree "asado sous la pluie" qu'Agustin fier comme un argentin a reussi a ne pas foirer malgre l'averse tombe au mauvais moment! Soiree delicieuse, tendre et merveilleuse comme la viande gouteuse. Un detail parmi tous les instants magiques de la nuit. Saidera ( la ultima avant de partir ).


"pescador de illusion, poco a poco en el camin, la luz del corazon te conduce. poco a poco en el camino de un lugar a un otro humano."


le temps nous deborde, lances sans pieds au plancher, nous survolons le voyage. Ce soir la et demain ailleurs. Lorsque l'on rencontre autant de convivialite peut on faire autrement que de desirer partager un reve ? Celui d'un monde sans tant de terreur, de disparites, de refus d'ouvrir son coeur au champ des possibles. Cesser enfin de connaitre tant d'inegalites. Des Hommes comme Ignacio  http://www.dailymotion.com/ottowild/video/x6slro_construir-sus-suenos-teaser-vost-fr_travel

Luciano ou Valeria ou German "el gato" sont les temoins d'une force humaniste a meme de donner vie a des montagnes assisent a meme la poussiere d'un parcours de vie incertain. Belem de Patagonia, son papa, ses six freres et soeurs et cousine que la maman a abandonne un beau jour, s'accrochent au quotidien, au reve d'un changement, d'une story ou brille chance et bonne etoile en meme temps que labeur.
http://www.youtube.com/watch?..v=csvhut_NU3M
Quel journee ! Traversant les sentiments les plus bouleversants, les etats d'ames les plus profonds et malgre la barriere de la langue vivre une communication en forme de puit inepuisable de ressources.

Jeudi 15, Rocca. j'ai reve dans mes habits, allonge sans draps ni duvets. Un lit confortable dans une maison vetuste chaleureuse me rapelant les bons moments partages avec mon oncle Jackie, un homme remarquable qui est parti ailleurs d'un coup de fusil, sa volonte. J'ai reve et ouvert les yeux, "bonbon" la chienne a ouverte la porte d'entree et passee sa tete dans l'entre-jour me regardant de ses yeux timides a la gentillesse profonfe. Un autre monde... le monde, riche et varies, de pauvrete economique et de difficultes sociales, de bonheur amicale, de vagues guidant les nuages. La comme un bon europeen privilegie, je m'impregne de cette ouverture culturelle, de ses coeurs deversant des cascades de sang vert, du ruisseau de ses veines que l'on nous ouvre, ruisselante de joie et d'amour. Petit homme blanc, coince dans les soucis misericordieux et carieriste de ta societe met un pas plus qu'un oeil branche sur le web ou la tele pas du tout realite. Pose ton gros orteil et laisse tout ton corps entier se faire aspirer par tant de culture. impregne toi de cette sensibilite simple, partage et ouvre tes portes, cree des liens. Donne a ceux qui semblent n'avoir rien mais renferment bien plus que toi au fond d'eux meme. Et apporte de l'aide a http://lof.org.ar/bitacora/


16.01.09. Neuquen terminal bus. 11heures.
Dans une heure et demi nous prenons le bus en direction des decors "martiens" de El chocon, filmer une communaute qui fait dans la permacultura. On a passe une bonne semaine avec Agustin, conclu par un ultime asado avec sa maman, son beau-pere et sa petite soeur dans un chic restaurant ou il nous a invite. Contraste total avec la rencontre avec El gato et Belem de Patagonie et sa famille. On flotte entre deux mondes, a l'aise le rythme est pris beneze. Terre de contraste...

El chocon. Le soleil s'est efface dans le ciel et sur la lande desertique de Patagonie, laissant derriere lui une trainee de poudre lumineuse en forme de meteorite. Dans le vent chaud assis a l'entree de la maison de pierre, Pero joue de la flute et nous ecoutons les notes se repandre dans le vent tiede. Je suis le vent sortant de la bouche du dragon createur et Seb est le chemin celeste ! Nous sommes invite a rentrer en communion avec un lieu pur.

Samedi, el chocon. "la journee a commence avec des hommes prehistoriques venus de l'espace au son du Aaahoum ! " Seb.


Dimanche matin, huit heures et le soleil ravive deja les morsures de la randonnee de la veille a travers les canyons. Le vent s'est apaise et il n'y a plus de vague sur le lac azure dont ici on boit l'eau non pollue. Lorsqu'hier j'ai rempli la bouteille, la petite Brisa, 65 lunes pissait pourtant dedans et plus tard dans la soiree Seb m'avouera y avoir chie le matin meme puisqu'il n'avait pas de papier. Ici on fait ses besoins en communion avec la nature, "c'est bon pour la terre" me dit Esther, l'une des gardiennes des lieux. A l'entree du territoire garde, un panneau permacultura signifiant un retour a la terre, a la vie saine en harmonie pacifique. Ici, ils y ajoutent un aspect spirituel de recherche et d'approfondissement de soi-meme. Chacun trouve son equilibre comme il veut, nan ? Pour ma part, ca me donnerait presqu'envie d'ecrire a Dieu, Allah au chef des Incas et a ces abrutis du medef reunis !

 "¿y como se dice Meditacion en Frances ? Vaste fumisterie ou Rien branlado " traduisit Seb !
Malgre tout notre sarcasme anti-cosmic, ce lieu vaut le detour, en voici le contact:
Ester Corsino
Instituto Permacultura PatagoniaEl Chocón, Neuquén Celular: (54-9-299) 4233960www.ippatagonia.com/lugar.html


El bolson, lundi 18... 19... hum.
Nous sommes dans les montagnes et la nature humide se seche aux rayons d'un soleil qui promet d'etre cogneur. Hier soir, apres notre arrivee, en compagnie d'Esther et Pero de la permacultura cosmic de El chocon qui nous ont depose en meme temps que la petite Brisa (la fille de Pero et d'une magnifique indienne), nous avons decouvert l'univers de la Cidep, un autre centre de permacultura qui sont legion dans la region de Patagonie. Un projet comptant plus d'annees d'existences, donc plus structure et organise, accueillants de nombreux volontaires et d'etudiants aux cours d'apprentissage ecologique interessants. J'y ai rencontre Vlad, un russe flamboyant http://vladart.free.fr qui m'a conseille de lire Ecoutopia d'un auteur Allemand.

Lundi.
Qui dit montagne, dit fraicheur et mon duvet sans epaisseur ne m'a pas permis de resister au froid des dernieres heures de la nuit. les plus fraiches, celles aiguisees pour affronter le leve de soleil. J'ai patiente grelotant, accompagne du chant des coqs environnants celebrant leur victoir. La nature se reveil et mes yeux manquent de sommeilavec Vlad on s'est jete dans le ruisseau glace apres le petit dejeuner et je m'en suis trouve vivifie et rechauffe.
Le bout de montagne ou s'est intalle la Cidep est devenu un lieu d'education et de prise de conscience de la necessite de changer nos comportements pour endiguer les changements climatiqes. Il y a des volontaires et des individualites phenomenales, les "professeurs" sont faciles d'acces et les etudiants ont des parcours de vie riches et varies. Une nuit, une journee, une utre journee et une matinee et nous on reprend la route dans la foulee, survolant tous ces gens interessants. "on a un film a faire" et un voyage avant, nan ?
www.permaculturadelsur.org.ar
Carlos Straub
Centro de Investigación, Desarrolloy Enseñanza de Permacultura Balcarce 620 El Bolsón, RíoNegro permabolson@elbolson.comTeléfono: (54-2944) 491823www.permaculturadelsur.org.ar

Le "pollack" comme on l'appel ici, Rubben Pablos de passage a la Cidep nous a depose au village pour qu'on attrape un bus pour Bariloche. Facile toujours comme un fils rouge. Nous devions aller aussi a sa rencontre, decouvrir son travail mais Valparaiso nous appel et notre planning a quelques jours de retards... Les membres de la Cidep qui colaborent avec lui, nous ont dit qu'il faisait un travail remarquable et travail aussi avec des volontaires... encore un cool truc a faire !
Rubén PablosAsociación Civil Sembrar (y vivero deplantas nativas)Bariloche, Río Negro viverodenativas@bariloche.com...ar    
Teléfono: (54-2944) 462063
Celular: (54-9-2944) 412448
www.sembrar.org.ar


Bariloche. un quai de gare routiere ouvert est tel un havre de paix. Nous sommes des chiens errants meme pas enrages de s'etre fait arnaquer de 200 pesos pour un accro bidon sur la voiture de location qu'une handicapee sous ses airs gentillets a bien abuse de notre incapacite a defendre notre interet pecunier. Que faire de toute facon, perdu dans cette ville touristique de merde, face aux gros bras desireux de rentabiliser au max une belle arnaque ? On a paye "la taxe" quelque peut enerve et puis on s'est pose sur un trottoir vider quelques quilmes avant de marcher jusqu'a la station attendre notre bus de 8h45 pour Valparaiso via Osorno et Santiago le lendemain matin. La bas Carlos un ami chilien de Victor Ladybird ainsi qu'Alex nous attendent pour celebrer un joyeux anniversaire. En attendant pour conclure notre traversee Argentine, deux jeunes de Bahia Blanca nous offre un mate, avec eux on va partager le pave pour dormir au son des arrivees et departs des bus de passage... ponctuant notre premiere etape Argentine agreablement a la rude !


 
 
 
 



Monday, March 05, 2007 

Current mood:  jubilant

Once again, tired of the music scene in france, Luc and i decided to leave it to visit the other side of the worl ( 2 years after an amazing road trip in Australia...)

this time, Julien ( second guitarist/ singer in Glasnost ) decided to join us, to escape the winter coming up and enjoy summer time in New Zealand. A month before we left Victor (Ladybird creator ) back from a tour in the US, with Francois ( artist from our home town based in Bristol ) chose to come along too...

December, here we are. After few days in Auckland to recover from the jetlag, we bought a 500 hundred bucks car drove all the way down to Napier and stuck ourself in the beautiful backpacker life style... Aqua lodge-army-camp "no no no , no noise after ten' , an 8 bucks after tax/hour job in a Kiwi farm, Pommies, Germans and Japanese girls everywhere. New Zealand ? T.V. allways on really load....................................................................

 Anyway we were all broke so there wass no other choice than being a farmer's slave. "Slowly dying". At least we brought our accoustic guitar, bought a small drumkit and started to practice.

On the 24th dec , we hit the street for our first busking session. One hour latter, our pockets full of money, we had found a new way to discover the country. The day after a weird weed and party pill chicken for christmas we left all the nice foreigners we had met. The Busking Tour dec 2006/ january 2007 started !!! Hastings, Gisborne, Palmerston.... Wellington, 31 dec. Cuba street an nice old woman enjoyed us so much that she gave us the key to her house in Chistchurch, she wasn't going to stay there for a while, 'just leave the key under the mat when you leave' she said. Is that right ? we'll see, anyway we already planned to go there cause we had a gig at the Dux de Lux with Bridget Martin ( US ) and Minisnap ( the bats side project, all of them except Bob Scott) on the 6 of january.

At that time we slept in our tent or when it was to wait in our ladybird car... Rollercoaster,at la Bodega, we spent an amazing new year eve with Disasteradio, over the atlantic and So SO Modern and met Blink. Two of us slept at Aiden ( from ssm ) and two others hung out with a crazy lesbian untill 11 a.m.

Straight after, all wasted we went back into the bush waiting for the ferry to take us down to the south island. We were both sade and happy and as usual broke !!!

FIRST WEEK of january. Nelson. What day ? out of time. During the jazz festival we spent a wonderful night outside on a golden beach after an other busking session where we sold a 7inch to Martin Phillips. The chills legend invited us at his place in Dunedin... luckily he was on holiday at the perfect time for us !!!

Allright then, lets us jump in the clouds and fly... untill this first proper gig at the Duxand why not have a go at this mysterious house... if ever...if ever it did work ! we did have a house full of space to practice before the MINISNAP ( a perfect drummer, an amazing bass player and a voice so hight and amazing ) blast us out into space but without any race....

well... later on that same night at a house party we met some lovely people who invited us to do a house show on wenesday and then at their radio show Guitar Media on RDU thuesday night !!!!

what's going on here? Everybody is so GENTIL and make us busy...!

SECOND WEEK of january, that same thuesday ( before the radio show ), busking happily, it was a sunny day and a man from Ctv came around and invited us to play some tunes live next thursday afternoon !!! Hum !!! Let's have Fun ... Again and again.

HOW THINGS CAN GO SO FAR SO FAST ?

We did the Tv show and left Christchurch were all the most amazing things happened to us only in a week !!! Sad and Happy we floated down to Dunedin where Martin was waiting for us cause him and Bob organized a gig at the circadium cafe, with Both of them supporting us ( ??!!?), he also managed to go at a radio show on Radio ONE !!!

definitely there is something wrong here. THE man from The CLEAN and The BATS ( two international band ) and the BEST songwriter, band, single, album of year 1990 ( and much more than that ) in New Zealand supporting us... , who are playing all together for not even two months... i don't even know how to play proparly the clarinette we bought in Wellington, and i never sung before we came here in Kiwi neverland ! Luc has never played the drums before and Victor is allways out of tune, breaking strings, At least Julien plays the guitar and do it well. But man... we asked them to swap and they refused !!!

After a few days visiting Dunedin and all around with our very special guide ( we went to the place where they shooted PINK FROST ) an afternoon show at Porth Chalmers library ( we played MISSING GIRL with Bob , a 27 years old song he never recorded>>>>>>> find it out on you tube....) and a Burito session with the amazing american artist Sophie canade.

We went back to the bush in our tent, in our car with sunflies under the rain. We discovered Inercargill (played live at the glue pot) and Queenstown busking and drove all the way up to the west coast ( Haast, fox glacier, Arthur's pass... ) Before coming back to christchurch to record.....

THIRD WEEK of january: longfellow minisnap studio, 6 songs in one day with Paul and Kaye at their lhome studio ( we would never thankÕs them enought). A last nice night at the Wunderbar drinking and smoking... too much ? we left Christchurch (again with a strange feeling, we could have stay there for ever !) the all amazing south island, after one hour of sleep to reach Picton, the ferry back to North Island. one gig at the Mighty Mighty 9 an amazing staff) with the really good SPROUTTS ( thank you Ginna Rocco ) on friday night... we spent few nice night with PENELOPING at their Flat and met again more than lovely people ( chris and kristen and her flat mate ). The day after that gig in Hamilton we played at a lovely poetry party, a man invited us to play at the JIG FESTIVAL ( crazy time !!! ) and BLINK A Low Hum wrote me an email to join his camp festival to play there some secret show... HIGHT , HIGHTER ! It sound lik��÷e we were never gonna touch the ground anymore. Somedays in Auckland where weÕve to settle down for a job... so if the Ladybird car actually stop flying we'll probably have to as well... that's what we thought. But...

LAST WEEK of january: on wenesday night at the wine cellar we met the famous ÒeverythingÓ ( singer, writer, radio and tv animator ) man, Mathew who told us Òyeah man, i didnÕt have any time to answer back your email, but i want you to support CAMERA OBSCURA ( with also the GLADEYES ) at the Kings Arms on march 9th....!!!!!!!!

WAOU, actually the story is that a really good friend of us from our hometown the amazing FRANCOIS plays the trumpet with them on their world tour !!! and we were allready happy to meet him on the other side of the world. But now weÕll play with him ! And to finish this month, in wellington we met a lovely dancer who invited us to stay in her house in Auckland..! with some other really nice flat mate... HERE we are Floating and dreaming.

KIWIS ROCK !!!!!!! LOVE

Thursday, November 02, 2006 

Category: Dreams and the Supernatural

quelques nouvelles / quelques poémes /

un peu dans l'ordre... un peu en désordre...

neuf mois de voyage...

un conte psychanalitique, une expérience utopiste. la VIE.

" premiére partie " :             les nouvelles australiennes...                                    découverte, fun et expérimentation sauvage

* le peuple des rêveurs * en novembre il fait froid* jours sans importances *atherton * la ferme aux éclairs en chocolat* by by run bay of love * glasnoststarcar * young ! for ever ! old school ! * st kilda* moon race * une journée chez les blairodéo * en route to perth...

" deuxiéme partie " :           le punk n'a plus de limites...                                invalidité du passeport / de l'assurance de la bagnole / vole à tous les étages pour survivre...course poursuite et havre de paix...

hippoperthmitus* les hommes bodybuildés* vol d'éthique* chapel des couples...* un char dans la nuit* monkey maille* turquoise life / karijiny* sweet heart*  eleven days* communauty life * fin

des instantanés à lire comme on veut...

des textes sincopés en connexion direct avec le réel, écriture impulsive. ressentir et  percevoir ou bien abandonner le jeu de mirroir.

venir lire et repartir, prendre et abandonner, it's up to u honey...

Thursday, November 02, 2006 

Le peuple des rêveurs…

 

Subsistent en quelques têtes la joie de l'instant, l'amour permanent.

" WE LOVE " disent ils en anglais. Des jeunes et des vieux, heureux, construisent leur vie et pensent le temps comme une éclosion, une irruption de talents, de force créatrice, un espace où ils accordent une grande importance à l'art de se conduire, à la façon dont ils respirent.

L'illusion de la perfection n'est pas, elle existe, à chaque succession d'instants.

Il n'y a pas de plafond, sur le nuage, les esprits voyagent conscients et non ignorants. C'est une reconduction permanente ascendante, transportant le passé dans le présent, mouvant dans l'après. Et/Mais, il n'est pas lieu d'y penser.

Pas lieu de penser à l'après, de façon stressée, car le présent est plus important et l'effort de le saisir, de le vivre, de le construire et l'agrandir leur demande une action importante qui est un plaisir de vouloir jouir, telle une alternative à une action dans l'inconfort d'une transpiration glaciale.

Quel est le but ? Où est la chute ? S'interrogent les ignorants… ceux dont la réflexion n'a pas dépassé les limites de l'hédonisme. Hédonisme : quel est ce trip ? Il n'y a pas de concept, il n'y a pas de règle, leurs têtes sont en fête car la liberté a été approuvée comme succès premier en vue de la réalisation de l'individu. Le monde existe... pourtant il est possible de trouver une fuite où ils se glissent pour vivre sans les gouttes du doute qui éclaboussent. Des larmes acides transperçant avec une lente vigueur dangereuse et redoutable les âmes les plus gentilles… sans évoquer les plus fragiles. Tentative permanente d'apréhender autrement la douce tragédie plongeant dans un lac de solitude toujours en expansion. Prendre la bonne respiration en se persuadant suffisament de ne pas avoir peur. Pour faire...

Le peuple des rêveurs est composé de personnes qui n'ont pas peur de se heurter le cœur sur les barbelés d'une existence folle d'outrances et de déviances. Le peuple des rêveurs n'a pas d'identité, de nationalité, de lieu précis où habiter. Le peuple des rêveurs est plein d'odeurs, il aime la douceur, le bonheur, les fées et sait apprécier la gratuité de prendre et offrir pour le plaisir.

Aimer, c'est toujours pour l'éternité. Partager, c'est toujours pour de vrai. Personne ne pense à mal car la perversion et la frustration, maux de l'homme, sont reconnues et parts intégrantes des égoïsmes.

La vie est la source salvatrice orientée vers le Beau côté. Ils subliment la réalité parce qu'ils ne savent combien de temps encore leurs poumons s'agiteront pour de bon. Aimer, donner (,) les fées (,) vivre, créer, la vie tel un chef d'œuvre. La vie en hors d'œuvre, ordre d'œuvres et d'ouvertures. Il n'y a pas de clefs, pas de portes, l'entrée est assurée pour les yeux qui n'ont cessé de briller.

N'est-ce que de l'innocence, de l'enfance, du féerique fantastico-allégorique ?

Rien de tout cela, la vapeur agite fortement leur " machine " et les êtres sont loin d'être fébrile. Courage, force et volonté, étoile calme et volupté, magie de la jouissance dans la luxuriance. Nul besoin ici de richesse, l'être rejaillit de par lui, lui seul, lui-même, lui aime (les autres). Et puis des combinaisons à l'infini pour ne cesser de briller dans la nuit, de vivre en harmonie, de concrétiser " la folie " de " l'impossible ".

 

Voici les aventures et les poèmes de Lucholaï et Nêa Revland.

Thursday, November 02, 2006 

Category: Dreams and the Supernatural

En novembre il fait froid, les esclaves s'échappent…

Décollage imminent, dans ma tête je ne suis pas encore parti, enfin si… Mais… Tellement d'incertitude… L'heure de goûter l'inconnu... Affamés, nous plongeons dans le vide, trampoline ou chute has been ? Une question sans doute parmi cent.

Quelle heure est il ?

Pas de montre, pas de connexions aux réseaux des fuseaux. Temps absent. Il fait nuit presque depuis notre départ : Treize heures trente, début du vol sans fin où danse la nuit.

Le voyage : construction du sage, destination finale.

De quoi sera faite la prochaine journée ?

De vol longue distance, d'attente et de patience. Des heures d'avions, des heures où les glands ne douillent plus entre deux achats à l'high-tech' aéroport de HongKong. La satisfaction de l'inconfort, comme s'écrouler sur un banc en pleine phase Jet Lag, suant et ébahi. Noyé dans l'immense diversité en ébullition que nous scrutons d'un œil embué à l'air de hublot rabougri.

Intrigué. Dans l'aquarium asiatique, les sirènes excentriques que nous sommes observent, joyeusement décalées.

Arrivée-Départ, vie de gare. Un mouvement statique permanent et jouissif.

Première étape " longue durée " : Sydney.

Arrivée.

Arrêt de quelques jours, prise de température de l'australienne zen way of life. Les premières balades découvertes. De la baie du célèbre opéra aux nombreux parcs, du Gaelic pub où nous avons aperçu les Bodyjar, rock stars locales gentilles, perpétuant la tradition d'un rock ensoleillé basique, suscitant malgré tout le plus grand défoulement des amateurs sorties en grand nombre. Ambiance rock sans anicroches ! Et nous, les petits frenchies au milieu de ce fashion capharnaüm festif sommes accueillis à coup de pintes amicales et de sourires faim, surprenant, pour notre premier concert en terre d'Ayers Rock. Nos figures " IN " s'illuminent malgré nos yeux de mecs tout droit sortis d'un marché dominical après une folle nuit blanche de beuverie. Scotchés en plein milieu.

Départ

du Surry Hills bohême, Arrivée au King Cross nocturne agité et sexuel. Quartier de bonheur entre deux passages au City Center. Là où s'accumulent backpacker hostel, bars à djeunes, job center, office de sectes multiples et diversifiées. D'autres alternatives prédéterminées contre l'ennui aussi…: Music shop aux rayons "indé " majeur, point info pour porteur de sac à dos, où trouver " tous les bons plans " des sentiers soigneusement abattus spécialement pour ceux recherchant des expériences touristiques pas trop dangereusement organisées. Et puis, aussi, détail somptueux, la rencontre sur un nuage saint, d'Holly, Rock'n'roll girl from Wales, fan des Queens of the Stone Age à la veille du grand soir de départ en Bus pour le Queensland tropical. Perdre le nord ; Sur un bord de plage une rencontre de celle qui n'arrive qu'aux autres, que l'on n'imagine même pas sortir des cadres du septième art, et surtout pas arriver à soi…

  1. -do you've a lighter ?
  2. -no, sot rit.

T'as vu, t'as bien vu ? Oula, oulala, marche arriére.

3 -wahteuh arre you dooing hieure alone so late ?

Basculation intemporel, bulle du langage universel.

4 -Beau t'es, tu sais ?

Discussions, autour d'un verre qu'elle tient à m'offrir. Dans le sable. Rencontre sur un banc, nos yeux plongés dans notre océan pacifique parsemé de reflets étoilés, de braises incendiaires. Un dernier regard complice en attente de retrouvailles. Un By By à l'américaine très très tendre et si frustrant…le nuage s'évapore, éclaircie !

Déjà nous devions nous échapper. Quitter la ville branchée des petits surfeurs surfaits dans le super artifice Yeal, cervelle en vacances sans FREUDonner sous le soleil de plomb. " Bye by Bondi beach it's our time now ". Nous allons découvrir l'état d'esprit de l'accueillante Australie. La peur de nous retrouver nez à nez avec le billet retour en main avant même d'avoir tout commencé a été balayé par la trentième voix patronale contacté via le téléphone. Sept heures à faire le pied de grue en multipliant les coups de pieds dans la cabine, pignon sur rue, 28 dollars de carte téléphonique, la " Galère "… vogue. Départ immédiat dans la foulée, précipités nous nous ruons vers la bus station et, pour 700 dollars nous décrochons deux tickets gagnants : l'aventure sans futur déterminé, 36 heures de bus parsemées d'arrêts insolites…

Traversée express de toute la côte Est afin d'atteindre le point de notre premier emploi : Cardwell renommé plus tard The nawakbled.

L'incertitude persiste, pourra-t-on réellement travailler malgré notre absence de visas ? Le patron ne semble pas avoir tilté mais si jamais à l'arrivée, il nous jette ? ? ? Seule sa voix au bout du phone " I get a job for you ", la possibilité de ne pas avoir à rentrer dans l'échec d'une recherche de grandeur avortée...

Quelles seront les surprises ? Quelle sera la grandeur de notre étonnement ?

Dans le bus, prise de conscience, excitation : le voyage est lancé. Montée en puissance (vers toujours plus d'excellence). Nous connaîtrons certainement des descentes mais n'est ce pas le risque de jouer, de nous laisser secouer et enivrer ? Goûter…

Le voyage, drogue qui s'est emparé de nos Esprits sauvages. Fin sans début, début avec faim.

Tout est à commencer, tout a un bout et un autre.

Tout a commencé quand il a fallut se délester de nos Boulets. Tout a commencé lorsque cette idée de voyage s'est mise à germer. Tout a commencé par juste un peu de volonté, affronter les scepticismes multiples, tuer les casseurs de rêves et clore les débats. Tout a commencé à l'horror d'un énième réveil avec encore et toujours la sensation de sortir d'une tombe pour en rejoindre une autre.

Tout a commencé dés l'Or d'une décision indubitable, réfléchie. Partir pour survivre, puis vivre et voler, puis… on verra après…

Tout à commencer par le Début. Et il n'y eut aucune fin, rien pour entamer notre projet de tout quitter, nous en aller, larguer les amarres et nous-même dans le sème mouvement. Nous retrouver sans repères, sans goûts amers. La soif d'une vie plus efficace, d'un voyage plein d'audaces, plein de nouveaux paysages et d'autres visages. Découvrir notre face et notre pile sans jeux de hasards mais avec la volonté de créer l'identité qui pourrait coller à nos photos.

Tout a commencé lorsque nous avons posé le premier pied sur le sol de Sydney. Ou alors en montant dans la fin du quotidien, train-train, by baille, routine, loyer impayé, notes d'électricité, programmes télés. Finito le tour du pot ! Ô feu sacré…

Ou cette fois, toutes ces fois ou il y eu les " Pourquoi " ? " Pourquoi ça " ? " Pourquoi  là bas " ? (Pourquoi quoi ?) " Quoi faire ? ". Mystère dans nos réponses, évasions dans nos propos, pas de raisons, seulement toucher le Beau, nous faire plaisir sans altérer notre vision de substance...

Tout a commencé lorsqu'il ne fallait pas sauter dans le bus.

Calcul à l'avance, il ne restait qu'à accomplir la mission sans méfiance ni déviance.

Sauter d'un côté à l'autre. Que choisir ? Où s'échapper ? Rester dans la piscine-bassine de l'hôtel du capo Stewart the devil manager ou aller se baigner ?

L'électron libre lukolaï n'avait que faire de toute cette facilité mue par la vulgarité. Aller jouer et chanter dans le waterhole du coin, avec les autres prolos en herbe semblait avoir plus d'importance que de caresser les seins et manger le vagin de la jeune Ozie en balade. " The only thing she wants is feel your dick !" transmet son amie, des fois qu'on est pas compris l'attitude extrapouf !

Bienvenue en Oz ! Cette subtilité restait gravée dans la tête du chanteur béat, peu soucieux de la rock'n'roll attitude. Il était loin déjà le temps passé à arpenter toute la connerie de nos villes pour espérer jouer les débiles et découvrir un corps malhabile, facile, à faire jouir... ennuyeux d'avance. Désormais c'était  " les vacances " et le travail usait l'endurance ; Aucune envie de bander l'arc et tirer le moindre gibier. Ce n'est pas les thons, sangliers et vache a lait qui manquaient mais le jeune rêvait à d'autres aspérités, l'arc désaccordé.

Le quotidien avait bien changé…

Et une longue journée s'annonçait, pas de travail pour nous aujourd'hui, pas de plage, les crocodiles de mer et les méduses mortelles s'y faisant la vie belle. Pas de Pub non plus car nous n'avons pas encore de cash à liquider.

Mais devons-nous hurler d'insatisfaction ?

Nous subissons d'être perchés dans ce trou paumé même pas très beau et où surtout nous ne pouvons pas profiter de l'aspect côtier du contey, où de ce fait il y a peu de touristes et beaucoup de Redsnakes, goguenards. Nous nous devons d'assumer le fait de ne pas avoir de visa de travail, le fameux " working holliday visa ". Nous sommes obligés de nous plier aux conditions qu'elles soient agréables ou pénibles, n'étant pas maîtres de notre situation lorsqu'il s'agit de ramasser du pognon. Nous pourrions toujours refuser la loi du marché, refuser de nous prostituer mais nous souhaitons rester en Australie au moins le temps de notre premier six month tourist visa, sub class 686, no work, max 3 months study….

Alors nous enterrer à Cardwell the nawakbled, c'est la moindre des choses, le moindre mal pour nous offrir l'indépendance et l'aventure escomptée. 

 Etat des lieux. Dans un village de campagne, un vrai, pas besoin de trop visiter de toutes les façons il n' y a pas grand chose, et les branleurs locaux nous ont déjà menacés d'assassinat à grand cris de " it's my land ! go back ! go back ! ", Je connais la situation pour m'être souvent mis dans de tel endroits, la cause de la recherche de l'or roi. Bled paumé donc, on pourrait penser que l'on va se mettre un max de blé de côté (à moissonner les fragiles bananiers préts à craquer sous le poids de régimes très lourds qui nous brisent les épaules, cassent nos jambes et coupent nos dos ; à nettoyer les bassins boueux gorgés de Tiger Prawns sous la pluie tropicale ; à cuire dans des champs d'ananas déchiquetant nos peaux malgré une combinaison spéciale protégeant autant du soleil que des piques; en attendant de bouger, transpirer des litres et des litres d'eau et se construire une nouvelle peau) c'est sans compter la ruse pernicieuse du système d'exploitation de la machine à faire du pognon. Nous voilà comme deux cons à ne pas savoir comment tourner en rond, travaillant à dépenser notre argent afin de :

°Manger pour vivre, essentiel et nécessaire, vital même, on ne saurait faire sans !

°Payer le logement, un lit métallique pourri dans un dortoir énorme, comme le coût de la nuit.

°Payer un peu de picole, au bar pour socialiser, décompresser, communiquer avec les autres backpackers enterrés.

°Payer Internet, cher car la technologie à la campagne ça coûte, sans doute devrait-on couper plus les ponts avec notre civilisation ?

On se retrouve à travailler, vivre exploité, végéter, transpirer. Du côté de ceux qui se font abuser. Comment se réjouir et vivre heureux et non blasé, lorsque l'on sait que cette situation exceptionnelle pour nous et que nous avons sinon désirée du moins cherché en venant ici, cette situation donc, est celle de milliards de gens pas " choisissant " sur la Terre. Sur cette navette endommagée assurant la croisière jusqu'à " l'autre côté " tout est fait pour soutirer du fric aux ouvriers, à ceux qui n'en n'ont pas. Il ne s'agit pas de critiquer le maître d'hôtel, semblant au demeurant sympathique, il fait son business. C'est compréhensible. Il a eu la bonne idée de monter son hôtel (même) si précaire, et de pactiser avec les paysans du village dans un arrangement devant ressembler à celui-ci : " Je les héberge, vous les faites bosser, tout le monde peut profiter de la marchandise bon marché ".

Le village entier doit se réjouir de l'afflux chaque été d'une soixantaine de backpackers désireux de travailler et d'engranger de la monnaie. Car le village sait qu'il y aura bien de la maille à filer sur le dos de ces voyageurs qui devront vivre et surtout dépenser. Alors encore du " Par ici la monnaie".

Pour ne pas m'ennuyer il faudra trouver une alternative, je n'ai qu'un seul livre. A propos de politique, de rebellions, de résistances et d'insoumissions. Adapté à la situation.

Parce que je fuis pour ne pas m'enfermer dans une vie stéréotypée (illusion que ceci…?).

Parce qu'il me semble que travailler pour survivre c'est pour résumer, un TRUC D'ENCULE. Formule vulgaire certes mais le vulgaire a le mérite d'enfoncer la réalité dans une vraie définition d'elle-même.

Parce que l'on est soumis à la nécessité de se faire exploiter, pour assumer nos rêves et fantasmes, nos frasques et notre enthousiasme...

Illusion donc que celle de quitter une vie stéréotypée ? En effet, quitter le foyer, les amitiés, la région, nos " situations ", la tombe douillette aux quatre coins, (Hé ! dort…c'est mieux) semble difficile. Pourtant peut être n'est ce que lâcheté, impossibilité de vouloir se confronter à la vie telle qu'elle est faite dans notre société. Refus de grandir, de s'assumer, de prendre ses responsabilités face à la nécessité capitaliste de travailler, de fournir de l'excédent, toujours pour les mêmes gens. Mais cette situation de backpacker est finalement stéréotypée aussi ; En effet combien, comme nous, se sont retrouvés à faire le trajet Europe-nawakbled, assoiffés d'imaginaire et de rêves ? Combien font des voyages initiatiques pour se trouver en accord avec eux-mêmes ?

Combien connaissent la désillusion d'un voyage bidon, ou à l'inverse, l'excellence et la magnificence dans des rencontres et des trips qu'il faut sortir de l'incroyable machine à organiser tellement tout ici est fait pour vivre avec, pour et par les backpackers !

Quel est l'original ? Quelle est la copie ? Qu'est ce qui fait envie ? Qui anime ma vie ? Et qu'est ce que je fous dans ce trou ?

Je vais à la rencontre du monde et de moi-même ! Je sais déjà qu'il est pourri, corrompu, vicieux. Je sais aussi que j'ai envie de graver ma mémoire de souvenirs inexorables et ces souvenirs ne sont que le maillon d'une chaîne sans fin. Je veux plonger de nouveau dans le vagin de la création pour (re)trouver corps et âme harmonieusement en essor.

Je sais que je suis un enfant plein d'imaginaires et de rêves, que la réalité obscure et laide n'est pas une obligation, qu'il y a une alternative, une solution. Que je ne m'offrirais jamais plus longtemps que de raison à être l'esclave des rois de la corruption/prostitution.

Je sais que je veux être mon dieu, mon maître, vivre avec mon être, le développer, l'exceller, je sais que je veux plonger dans la quête du surhomme, du dépassement du Moi.

Je sais que participer de ce mouvement, de cette envie c'est déjà parvenir à obtenir la satisfaction (éphémère bien souvent) de ne pas être une case vide sans subjectivité, sans objectivité dans un monde d'exploités, où il est si facile de mettre son cerveau de côté.

Je sais que le chemin est encore long et que finalement il n'y a pas de destination.

Je sais que ma préoccupation c'est le " jouir et faire jouir ".

Je sais que tout le monde n'est pas prêt à entendre ce message, que je peux être taxé d'égoïste, d'usurpateur, voire même de menteur ou de rêveur.

Je sais que la réalité ne pourra pas être accomplie autrement qu'en vivant en accord avec mes rêves.

Je sais que je n'ai pas envie de décevoir l'enfant que j'étais, demeure, resterai ET entretiendrai.

Je sais que je peux me confronter en adulte à toutes ces atrocités de la vie courante, pressante et immanente.

Je sais trop que grandir c'est bien souvent périr, " devenir un adulte ", c'est ça le nouveau culte. Mais à quoi bon lorsque ce but, cette construction n'en est pas une et reste juste une compétition illusoire et superficielle ?

Je sais que je serai ce que j'ai envie d'être, et que rien n'y fera, ni les cons, ni les bons, ni les méchants.

Je sais qu'il faudra en permanence lutter, ne pas connaître d'absence et toujours viser l'excellence.

Je sais que je ne sais rien comme disait un grand homme ou un crétin, c'est selon. Tout est question d'opinion.

Je sais que lutter c'est la vie, la réalité et, que je me laisse glisser dans cette douce pente à l'inexorable descente. Je sais que je résisterai à toutes les tentations perverses imposées par la foire au pognon. Foire qui facilite l'aliénation et l'annihilation.

Je sais que je n'ai pas les idées ni les solutions, mais des projets, que je suis doute, stress, excès, liesse, joie, désespoir et cauchemard.

Je sais que le pire va changer et le meilleur arriver.

Je sais qu'en temps voulu j'aurai les yeux pour voir ce qu'il faut croire, pour marcher dans le noir, pour éclairer mes pas et ma voix, aller dans l'au-delà du présent, dans la vérité qui sera la mienne.

Je sais que mon éveil est long et laborieux mais arrivera l'instant éternel de la jouissance perpétuelle.

Je sais que ce moment c'est " MAINTENANT ".

***********************************

Jours sans importance, chronologie, ordre, date.

Vendredi ou la vie sauvage.

Gras de noix, gras de là, gras de coco et gras de requin,

Gras de viande et gras de multi fruits. Gras de joie.

La vie au ralenti, rythme infini, là où personne n'a d'heure. Mouvement en douceur.

Personne des gens attablés à mes côtés ne sait quelle est la date à cocher dans le calendrier ;

L'un d'entre nous a trouvé le journal " Mission Beach Nouvelle ": nous flottons dans le vendredi ! …peut être n'est ce pas le bon quotidien !

Simplement, respirer et apprécier. Mission Beach, c'est tellement parfait que j'ai encore envie de rester même si tout est déjà fait…le temps sans montre, un arrêt à durée indéterminée.

Je laisse succéder les journées et la panoplie de la vie. Des moustiques qui piquent en rêves qui excitent. La soif de grandeur. Nous avons confectionné une semaine durant nos premières enveloppes où nous glisserons nos meilleurs vœux à la famille, aux amis sur des cartes aux trésors fait main. Un peu de la couleur d'un autre monde.

Monde où Noël se fête autour d'un barbecue, où la famille est composée du gérant du camping et de ses résidents permanents. Monde où nous avons la chance d'être conviés à la table atypique pleine de bonne humeur. Grâce à Dan & Belinda, nos anges gardiens australiens. Dan & Bél le couple hippie model, en exil tout frais de Sydney pour acheter un bout de terre et se dorer la pilule. Fuir le stress de la ville, vivre de sexe et de pot fraîche, cultiver son jardin. Un cliché comme seule l'Australie peut encore en offrir, l'esprit de conquête. Un cliché, ouais mais la trentaine en herbe ils s'accrochent dur comme vrai à leur rêve. Autour de la table il y le gérant, espèce de crooner local, champion de billard, habile avec les pools comme avec les boules... Il y a Pete le Kiwy de deux métres et peut-être bien deux cent kilos de gentillesse, ramasseur de bananes à l'occasion quand il faut un peu de pognon, et sa femme blonde soucieuse de préserver sa liberté, refusant la maternité, se satisfaisant d'une haute consommation de " paillepou " et de beaucoup d'attention envers son vieux et adorable touTou… Ce tour s'achève avec Rufus, l'homme en communication permanente avec Dieu depuis une aventure mystique sous acide au beau milieu du désert !!! Univers parallèle où les hippies campent un décor de rêves bien réel.

Un de ces jours après une longue ballade sur la plage nous avons dessiné dans le sable et assemblé des coquillages, des bouts de bois, des noix de coco les mêmes que l'on glisse dans le lait avec les céréales au matin et nous avons accompli un tableau surréaliste à dimension réelle du meilleur effet. Au rythme du soleil, de six heures à dix huit heures : lumière et vie. Ensuite il fait nuit et sans électricité l'organisme se laisse aller au retour à la nature…

Une autre fois j'ai passé mon entière journée lové dans le sable à écrire et lire, à nager et penser, alors que lucholai jouait jouait et rejouait encore des vieux morceaux et des nouvelles compos. Un autre jour j'ai regardé une femme se transformer en jument tout en jouant de la guitare, le soleil scintillait, je ne pouvais regarder, n'entrouvrant mes yeux que de temps en temps. Eblouissant. De l'autre côté de la table à barbe-cuiter, un chanteur au sourire d'horreur et à la joie alcoolisée abondait dans le bonheur et la beauté d'un faciès plein de tendresse.

Et ça jouait… comme si les notes étaient dans ma tête. J'apercevais parfois le cheval me regarder de façon peu horizontale et changer de couleurs en même temps que de rythmes et d'odeurs.

Soudain, je réalisais mon délire complet, le danger d'une telle réalité où tout change au gré de l'imagination et des inspirations hallucinées. Je fermais alors les yeux pour de bon et m'endormais, afin de ne pas tomber dans la gorge trop profonde d'un hédonisme surréaliste, avant que les cœurs deviennent tristes, que je glisse, perde pied et me retrouve découpé en morceaux de conneries, assemblés dans le seul objectif de mourir regardant la télé, regardant la vie passée, l'horizon sublime inchangé, plage, plages, plage cocotiers palmiers, regardant la beauté et mourant, ivre, drogué, immobile. Inutile à soi-même.

" Mais c'est peut être ce que j'aime " ne cessait de sonner à mes oreilles cette petite ritournelle.

Mission beach, la rivière magique du bonheur en douceur où se vivent des moments proches du fini.

Vendredi où la vie sauvage. Dimanche : Le marathon lord of the ring, les trois à suivre, une nuit de plongeon, la ville, Cairrrnnsssse, by by BélinDan, merci merci merci beaucoup pour tout, see you soon à nous la conquête sinon de notre destin, d'une voiture, de la découverte permanente, de la chute libre, unique et attendue. Combien de jours sommes-nous partis ?

 

**********************************

A Atherton...

Le destin nous prend en main.

Une fille belle, une fleur en boucle d'oreille, nous promène dans un lac perché

en haut des montagnes. Elle n'est pas de notre langue mais la parle à l'école. Alors on rigole. Et puis à la nuit tombée après l'avoir sagement raccompagnée chez ses parents, il nous reste le repas à préparer. Allumer le réchaud simplement ; mais nous n'avons pas d'allumettes, pas de feu. Ça y est on tient (presque avec satisfaction… !) notre première " galère " de voyageur.

La rock star part en recherche de lumière pendant que je trouve l'alternative de mettre le feu à un papier avec l'allume cigare. " L'énergie " apparaît alors, elle s'appelle Mark : soixantenaire solitaire, écrivain-musicien-photographe-voyageur et consultant life style !

Il allume notre feu, nous offre son briquet, sans pouvoir s'en contenter, " happy new year present guys ! ". C'est gentil, mais on s'est déjà offert une superbe ford falcon, enfin…

Nous basculons dans l'irrationnelle gentillesse d'un vieux apparemment très accueillant….

" Hé ! Ne dormez pas là, venez plutôt chez moi, j'ai du terrain pas loin, les flics vous emmerderont moins ". On se retrouve à dix miles de là à travers les bois montagneux, attablés devant quelques mets, du vin et un peu de foin, en dix minutes ou beaucoup moins. Sur une terrasse perchée au milieu de l'espace, dans les monts, à côté du lac étoilé. Luminosité lunaire.

Mais pourquoi cette " énergie " ? Qu'elle est cette mystique qui nous guide ? Ne sommes nous pas lumière et poussières célestes ? Qui nous parle lorsque l'on joint nos mains autour de la table ? Et pourquoi personne ne répond ? Et pourquoi l'étoile du sud qui brille temps est introuvable ? Marc à ton étoile, à la fraîcheur de tes soixante ans, à la beauté de ton innocence, au festival folk et à l'esprit de solidarité des gens du voyage.

L' " Esprit ", le spiritisme magique, des individus tripent…

Question : A quoi être addict ?

Lucholai a eu peur, mais ça lui fait chaud au cœur d'être ce traveller. C'est tout simplement surprenant et excellent, drôle et envoûtant, parfois même intrigant de se perdre dans l'inconnu... Et peut être qu'à force de rester tout ce temps isolé au sommet, il est devenu aisé de rester perché dans Sa (toute petite ?) galaxie.

Au petit matin, après avoir fait encore les " gens biens ", contenu notre envie de partir au plus vite et notre ras le baba de la cool attitude, nous avons repris notre destin en main. La voiture glissait le long du sentier pour filer en douce heure matinale, mais plus loin :

La panne ! Ça cale ! Plus d'essence ?

" Le gourou nous a exorcisé ", hurle Lukolai. Et c'est vrai sur le briquet qu'il nous a offert : FUEL écrit en grosse lettre noir sur un rouge flashy. Encore un signe ? Ne peut on définitivement pas nous séparer de ce mysticisme porteur d'analogie douteuse ?

N'est ce qu'absence de chance ( ?) ou bien, ou bien quoi ?

L'aventure surréaliste s'offre de plus belle à nos yeux. Lorsque s'inventent de par elle-même les scènes d'un script inabouti. Les policiers arrivent, pas de panique… sans trop chercher à nous verbaliser pour notre voiture sans assurance, sans trop vérifier les papiers que nous ne possédons de toutes les façons pas…

Sans agression mais avec vérification de ce qui ne tient pas bon :

La pompe à essence ne donne pas satisfaction ? Alors de leurs mains ils font un petit plongeon sous le capot pour remettre en action notre diabolique eXXceLence. Puis comme ce n'est pas la bonne solution, ils vont à la station remplir notre bidon. Mais non, ça ne tourne toujours pas rond, ils appellent donc le garagiste. Ici même un pacte avec le diable a une consonnance douce ! Le garagiste s'immisce donc, propose ses services presque gratis. Et nous conseille sans vice ni malice qu'il serrait plus sage d'attendre lundi pour avoir la pièce nécessaire…

Alors que faire ? Attendre lundi pour achever la réparation ? Ou partir ? Où revoir la jolie fée dont Lukolai s'est épris ? Love et cætera où nous conduisent nos pas ?

La vie aventureuse heureuse.

La panne attendra, la stabilité aussi. Sur le fil d'une autre île je glisse tranquille.Toujours dans la joie. Après une dernière langoureuse baignade dans le lac au volcan, nous savourons nos derniers instants en duo, avant de tracer la route (encore et pour toujours) afin de retrouver le long du chemin, à la Mission des hippies sympa notre copain Grodda, finlandais extasié excentrique. Et avec lui tracer, des nouvelles lignes infinies de magie… Dormir à la belle étoile ce n'est pas si mal. " Bye !bye ! " les amis hippies, Bel'-in-Dan, le connu, bye bye la vie calme, nous embrassons l'aventure intemporelle sans futur.

Grodda repeint la voiture pas avec de la peinture blanche, un pneu crève alors que nous conduisons longtemps au milieu des champs sous la pluie, sans nous arracher autre chose qu'un sourire. Les découvertes sans fin sont (re)lancées . . . yeah !

Je regarde la beauté d'une chute d'haut, j'apprends tous les jours à dire " c'est super ! Coolabah ! " Même s'il y a des galères, nous ne sommes jamais dans la misère.

Je cours et trébuche le long d'un sentier de montagne pour accéder aux cascades. À la chute c'est trop beau, comme un glissement de cheval galopant, permanent. Nous nous installons alors au sommet pour camper dans un endroit désert mais équipé à la Ozie (barbecue électrique, douches, toilettes…), afin de parachever l'œuvre " glasnostarcar " et c'est Bô. Avec Grodda notre peintre tagueur de moments de bonheur, nous sommes partis pour vivre " l'épopée " de la connerie, à nous laver dans les rivières et les cascades glacées, des coulis d'eau fraîche au bout de sentiers défoncés me rapprochant de l'enfance, de la luxuriance de la Grèce isolée de la fin des années 80. Nous nous laissons défiler des heures durant sur la beauté des sentiers défoncés nous conduisant à la somptuosité, magique, calme et tranquille de l'abandon. Abandon des névroses, confirmation de soi. Calme et tranquille comme mon exil, mon état dans cet exil. La vie calme est tranquille.

**********************************

**********************************************************

THunderbolt farm !

La ferme aux éclairs en chocolat.

Nous mettons de la couleur dans nos vies à coup de spray à sensation, avec l'impression de vivre ce à quoi nous aspirons : le rêve de l'aventure, des rencontres et du changement permanent excitant.

Groda le finlandais tageur, cuistot charmeur, Lucholai, moi Néa, l'équipée sauvage, le partage des bons repas et la recherche de clairière où planter nos tentes. Le havre de paix. Nous nous promenons lorsque le soleil est prêt à nous caresser sans animosité tel un amant chevaleresque envoûtant.

Une table, trois compagnes, un vin de table,

Un écrit vain, un musicien, un homme à dessin. De la gouache, du papier, des crayons, une guitare. Lent mouvement, nous apprécions d'avoir le temps pour rien, pour être bien. Nos papilles gustatives brillent de tant de jouissance d'abondance. Lucholai se reflète dans son verre, il cherche la lumière. Il n'a en fait plus besoin qu'on l'éclaire. Il connaît son verre et, où il va, conscient de son âme-aire-té. Est-ce cela avoir de la bouteille ? Le vert l'éclaire, le soleil et la lumière, " il n'y qu'a ramasser le raisin en fonction du bouquin " dit Keath le " fermier " australien nous accueillant (la vie est une théorie ? Nul besoin d'être maître en pratique?).

Avec sa femme Claudia, ancienne hippie, allemande que le passé a du rattraper, après de nombreuses années de bonheur, cancéreuse combattante, organisée et organisante, menant d'une main austère au premier abord mais finalement bienveillante ce qu'il est chez nous commun d'appeler une ferme/auberge. Ce qui à Thunderbolt farm s'apparente plus à un ultime cadeau que le couple s'est offert quelques années plutôt pour sauver ce qu'il restait des miettes de leur couple. Un apprenti fermier, un gosse plutôt, bon vivant de peut-être bien deux cent kilos, un petit peu fou, un petit peu fainéant, un petit peu excentrique, totalement australien ! Et sa " lady ", déchue, cuisinière d'enfer qui s'offre un malin plaisir à nous faire manger, grignoter, goûter un petit met, une spécialité toutes les deux heures environ ! Ça nous change foncièrement de la road way of life. Bien bien, le goût quand même… quelque part on reste toujours frenchie !!! Donc, le système Woof : contre quelques menus travaux trois à six heures par jour un nombre incalculable de hippies, de sectes, de gens biens proches de la nature offrent hébergement et nourriture aux voyageurs qui ont eu la bonne idée d'acheter le petit " woof guide " référençant partout partout en Australie ces lieux de vie hors du commun. Le woof : nul besoin de permis de travail, un échange de services.

La vie est une théorie ? Nul besoin d'être maître en pratique ?

Changement d'aspect, ma vie n'est plus ainsi orientée dans une pseudo réflexion

salvatrice. Je comprends (enfin !) qu'apprendre scolairement le monde et ses interrogations ne m'ont ni apporté satisfaction, ni permis de trouver mes solutions. Que l'envie de définir ma destination persiste. Alors, j'utilise mes restes d'aspects cérébraux dans la lutte vitale, au service du non vice, de l'utopisme, pour le plaisir de resplendir et partager l'envie de vivre sous la lumiére des étoiles. En ce sens, j'ai trouvé mon abondance, je ne met pas fin à mes déviances, respecte mes multiples différences, mes humeurs, mon ordre désétabli. Je crée ma vie et y pose de l'harmonie, du voyage et des paysages, de la musique et du rythme, des rencontres et pas de montre. Je prends mon temps, car je sais désormais que mon plaisir n'est pas dans l'avenir mais dans le présent. RIGHT NOW… Car un jour tu te réveilles, tu as trente ans, puis cinquante et puis… et puis... qu'as-tu fait tout ce temps ?

Ce qui s'est passé, ce qu'il fallait oublier, absorber, comprendre, ingurgiter, avaler… Réflexion poussait, REpousser mes limites, mes doutes et trouver la bonne route. Celle avec les formes, les courbes et les visages qui créent la différence entre l'excellence et la peur à outrance. L'enfermement dans Rien, La télé, la voiture à payer, la maison à louer, le jardin à gratter, les enfants à élever, la femme à supporter. Plus qu'un boulet, des poisons sources de frustration, d'ennui mettant fin à l'envie, à la " connerie ", au plaisir infantil de vivre en jouant ; M'amusant à espérer vivre toujours, une plus belle réalité.

Pourtant comment les enfants brisés peuvent-ils (ne pas) se construire sans souffrir ?

Quelles sont les solutions pour mettre le rythme à l'unisson d'une vie pleine de sourires, sans souffrir plus que ce à quoi l'on aspire ?

En se levant, laisser glisser son verre par terre. Je marche. Sang vin, à l'heure de la baignade, étant de calme vague. Me reposer d'avoir trop rien fait, me reposer pour ne jamais cesser de respirer en paix. Bien sûr, un jour j'aurais assez d'argent pour enrichir tous ces pauvres sbires. Bien sûr que non, ce n'est qu'un souhait (…et la réalité bohême is so different…), mais je sais que je ne cesserais jamais de le garder dans un coin du grenier. Il ne suffit certainement pas d'aimer mais le jour viendra où sera aboli le temps de l'argent. Il n'y aura plus cette reine qui nous gouverne et mène le système. Certes je me démènerais toujours-toujours pour ne pas me faire envelopper dans sa toile. L'argent ne m'aura pas, j'en serais le roi. J'en aurai avant de ressembler à un gland d'épargnant. Je ne serai pas le jouet mais le joueur. Le possédant. Car j'aurai su comment rentrer dedans et me battre à l'heure de la lutte des brutes. Castagne, escalade de la montagne pour briser les clichés et annihiler cette nécessité de " payer-posséder-rémunérer-appartenir-désunir-non vivre ". C'est le début de ma rêvolution : ne pas m'inscrire dans la foire au pognon. Créer son monde, son rythme d'évolution et vouloir être toujours dans la Bonne heure et non pas Bon à rien. Un de ces milliards de crétins, de campagnards fêtards couche-tard (car il n'y a pas d'espoir pour le lendemain qui ne vaudra rien), ou l'un de ces politiciens assoiffés par la réussite à la va vite sans apporter de contribution concrète utopique aux passions et aux aspirations sans plafonds.

Je regarde le jeune guitar héros onduler en chantant. Lui aussi semble en paix, en vie et en harmonie. Le son est bon, au diapason, à l'unisson du La qui fixe le rythme et accorde mon corps dans le bEAUn décor. J'en veux encore. D'accord ? Accord, corde, désaccord, corps à corps, plaisir de vivre pas parce que je suis ivre. Ivre de plaisir car je ne suis pas en état de souffrir. Cul sec et sexe à fond dans l'érection des passions, pas de vaseline has been qui me fait survivre en ruine, qui m'enrobe d'un filtre gluant et nauséabond alors que pendant tout ce temps il suffit de mettre les bonnes lunettes. Celles qui me font voir autre chose que le paraître, sublimant mon être dans la fête des couleurs fluos, des moments rigolos et chauds, du beau et des gâteaux. Je fais de ma vie un dessert, sans m'enserrer dans une cage pleine de mirages et de mauvais virages. Alors lorsque je me couche il n'y a plus la nécessité de rêver pour (faire semblant) échapper à la hardTech realité, au-nid-rie-que celui assouvi. Et c'est ainsi que je suis bien. Il n'y a pas de formule, je suis ma formule un, au rythme australien. Tout va bien, " Coolabah ", mais avant tout, cool ici. Maintenant c'est la vie, nan ?

Thunderbolt farm l'orgie gustative abondante, l'apprentissage d'un autre système de travail, la vie féodal des femmes à la cuisine et des hommes au champ, Inès et ses copines, la mère poule et les oies, Keath et Claudia, le paon et les lamas,nous. Les rires. Les rires, les rires et les saouls pires. Le départ de Groda… L'essentiel de l'actualité de façon extrême.

On est partis de la ferme de rêve, fin des repas pleins de gras, de la joie de travailler n'importe quoi, d'écouter les conneries époustouflantes et rigolotes du jovial Keath (quand même vouloir installer un trône dans son restaurant pour surplomber l'assistance et admirer le drapeau australien fraîchement planté au beau milieu d'une vue incroyable en buvant bonnes bouteilles de blancs sur bonnes bouteilles de rouges…) et l'organisation amicale avec un humour cynique de Claudia. Organisation allemande, folie australienne, branleurs français. On s'est tracé ! Oublié le luxe, la bonne bouffe, les douches, la caravane avec des lits. La liberté retrouvée, dormir dans la caisse, s'exploser les fesses, sentir le rat mort. Crier encore, fumer d'abord et rigoler toujours plus fort. " VoyAger ", " Rencontrer ", " Sublimer " s'accrocheront à notre éperon et ça sera bon ! Génial ! Exquis ! Super jolie… dream dream dream dream. REALITY !!! yeah yeah yeah yeah !

*************************

**************************************************************

Quittant la ferme aux éclairs en chocolats, jetant l'appât dans l'arène des " Mais… " à adorer, tout deviendait désormais possible, le néant avant tout mais aussi et surtout l'imprévisible, l'impossible. En attendant que " rien ne se passe " on se fend la cervelle sans hash pour atteindre L'autre baie.

By.

BYRON BAY, "run bay of love"!

La mer c'est bleu et le soleil brille. Subtil ou futile, cela me rend heureux. Calc à poil sur la plage, les oreilles effleurées par ces po(p)èmes. Any down at all ! La plusse belle prose musicale française…

Les paysages taillés dans les rochers, les moustiques qui ne cessent de s'accrocher la nuit aux brindilles, la lune offrant la vision de leurs ombres, pleines, gorgées du sang sucré de nos peaux de caïmans. La journée tel des abeilles nous butinons, jeu avec les rayons nous taillant des corps de X.

Sol Air, ne plus toucher Terre.

Changement de décor, Arcachon ? La Normandie ?.. Ah non ! Nous sommes bien ici, en pays d'OZ, Australian magic spirit. En ce huitième premier février  de la semaine nous nous baignons dans le pacifique, sans aucune appréhension négative de l'excitation, c'est exquis baby. J'ai du temps, bien là l'important, tout est trop court lorsque tu cours, être sur " pause " tout le temps c'est reposant. Sans décompte je prends la pose…

Découvrir : *La grâce d'une nuit d'été où il faut se glisser dans son duvet même s'il fait 30 degrés afin de se protéger des agresseurs piqueurs.

*La vie sauvage ! Les cheveux dans le vent, l'excellence permanence des corps épousant les rondes douceurs de la nature.

L'été c'est bien. Le matin lorsque le soleil caresse, personne n'agresse personne. Les vagues font "sclatch", Short Break, pour Surfer " t'as intérêt de toucher ". Je regarde, un animal sauvage transperce les vagues de ses ailerons. Je regarde et je pense…quand j'aurais ma planche…hum. Encore des tours dans l'eXXcéLence.

Excellence rythme ma danse, perfectionnement sublime, bâillement affrontant les rires de la mer sans dentdeliner. Le nudisme a son importance, tout le corps colle au décor, pas de protections pas de limites : la tendresse du vent séduisant mes fesses sans contourner une lingerie étouffante.

Nudité sans regards inquisiteurs ou obscènes, rien…ni personne à affronter.

La mémoire déjà en éveil je repense à cette semaine, où nous avons carburé à la bonne allure, posant des sensations sur des jolis rivages, des levés de lune sans nuages.  " Que s'est il passé ? Quel jour est il ? ". Semaine du premier février intemporel… dualité autonome et communication amicale !

Une nuit dans la voiture sous la pluie dans le frais, avec les enfants de l'école d'en face au réveil de Woodenbong. La route montagneuse, glissade sous la pluie. Et puis une drôle de ville : Nimbin, passage " obligé " des touristes où/et des djunkies se donnent au plaisir de leur vie en prenant un zeste de ChOC' en terrasse de café pendant que les flics " contrôlent " si tout se passe normalement dans leur RONDe…et nous qui hésitions à fumer..! Ensuite ? LE virage du cap Byron. Point d'atteinte d'un certain non retour à la lambdacité. Nous rigolons et ne mangeons rien si ce n'est quelques cookies, c'est donc la grosse flegme car nous n'avons plus de ressources énergétiques ni monétaires. Alors on vole, on flotte… Des mécréants. Des nuits dans la starcar encore, la conscience de l'insouciance. Fallu mourut ou presque parce que je conduisais du côté français, du mauvais côté. L'oubli…Aïe aïe la connerie dangereuse ! La plage, cachée de la ville, à l'abris de la masse touristick, la pluie et le soleil, un mec d'Israël, un couple d'allemand, de courtes rencontres amicales pleines d'intérêt. Où lors du sommeil, les flics frappent à la fenêtre de la star(car) pour sonner le réveil : " yes but my mate's gone with some girls. I'm waiting for him ! " S'entendent-ils répondre face à leurs injonctions de départ. Perplexité. Encore un mensonge, nue d'intérêt ! Une fois encore c'est passé ! Pas de contrôle de papiers...qui a dit " au talent je préfère la chance ". Retomber du bon côté du filet…comme (et pour) toujours ?

Passage du Cape Byron en temps express, point le plus éloigné à l'Est où nous n'ayons jamais posé que les pneus de la voiture (impossibilité de marcher, trop d'effort demandé et l'énergie absente… cercle vicieux !). Byron et Lennox Head petites balnéovilles où nous avons fait régner " le danger " quelques jours d'affilés, surtout le valeureux héros chauve qui vida tous les stocks de lunettes de soleil, de pellicules photos et de trucs inutiles et rigolos de tous les shops de la ville. Ah le brave !

Abusant discrètement des infrastructures de la commune pour nous doucher dans les vestiaires désaffectés du club de footy, profitant des hôtels pour " backpackers " à fin d'utiliser gratuitement des minutes d'Internet, avant de partir en souriant dans un anonymat chevaleresque ! La VRAIE euphorie !!! La fiesta !!! La java !!! Enfin l'INTENSITE quoi ! Arttitude branleur…

Et voilà maintenant pour finir ce premier février au long court, rallier cette plage perchée entre le soleil et la lune. Accroché au sable tentant de ne pas déconnecter complet de la réalité je passe une nuit de tranquilité absolue à " Dubongang ??? Dunbogan ??? " Alias du bon paysage, de la bonne plage, des bonnes étoiles. Lorsque le soleil se couche en rebondissant sur la lune à l'exact opposée, l'allumant sans jamais la toucher. Symétrie complète, Qui de l'autre transperce quoi ? Mariage des forces, au milieu je suis l'œil amoureux sans être envieux, admiratif et ému... L'atmosphère n'est PAs nuageuse, PAs venteuse, PAs froide, PAs humide, MAgnifique, Magique, ET reposante de tant de stress provoqué par tant d'actes de grand banditisme !

Mais où allait s'arrêter cette " connerie " ?

En route pour la gloire ! Chemins pleins de joies, discussions en forme d'orientation. Le virage est pris, comment l'épouser dans un acte parfait ? Comment appliquer les idées à la réalité ? Comment mettre en pratique celles qui nous agitent ?

Ça tourne à fond sous le plafond, blablater, parler, tourner, retourner, mixer et secouer. Dans tous les sens nos souhaits nécessitent de passer à l'action de création. Passage à l'acte à coup de hache !

Les yeux dans le bleu, le soleil brille c'est SUB-t'il ou FUT'il. Lukolai panse, pense heureux, pancereux, émoi de m'aime, et, mois de m'aime, deux même mais pas pareillement similaire…

Trois mois sont passés de Sydney/Bondy, premier moment chère en Australie, ballades, concert, plage, backpachers's system, hostels, offices,

" Holly chat in the beach ",

aux cinq semaines " ban-âne-nA-nasse-crevettes " à Cardwell. De l'autostop untill Tully to Mission Beach, l'escapade tout à fond dans le 4/4 déglingué d'un jeune sympa : offspring à bloc pour couvrir le vrombissement du moteur à 110 miles à l'heure… De Cairns en bagnole to Atherton, Walloman falls, Ayr et toute la côte Est du Queensland, des plages, des paysages, des visages. Stewart (du mal), Aoibhean, Beth/Andrew, Cris, Jasper, Taka, Bel'inDan, Groda. Des anglais en veux tu en voilà ! Mick, Jutta.

Surfers paradize (mon œil !). La Goald Coast, le BIG DAY OUT, every fucking day, the big night out in Brisbane où j'ai retrouvé Holly dans son melrose place de banlieu. J'ai décollé. De la rencontre en Nouvelles Galles du Sud, à l'envol dans la Terre des Reines, du sexe y boys tour to Holly hot lips. Du JET, des STROKES aux FLAMING LIPS. J'enflamme mes lèvres des caresses d'une chute libre insouciante.

De l'énergie man au discipline sous acide de Jésus, du Kiwi et sa chérie, vieux hippies professionnels, amateur de " pipe & ViBi. Des Hallucinés aux Chaleureux. D'Imogène à Zara, d'Airlye beach à Ben"ilovefrance ". De Rainbow crazy beach à Frazer "strange"organize trip tour in paradize Island.

Destination vers ma nécessité.

Normes différentes, je mange et dors dans un nouveau Temps(peau-réel). Avec des levés de soleil et de lune à 6 heures A & P aime. Des Debout et des Coucher Tôt. La Bruce high way de Aille à Baille by.

Les conséquences multiples de l'indépendance générée par l'achat de notre Char (pas québécoise mais géniale quand même) : Indépendance et Liberté infinie, Dormir free. Délire total.

Solitude appréciable, animation/réflexion hystérique ou calme.

Agitation, concertation, discussion. Rire, Vivre, S'agrandir.

L'escapade total du système backpackers/Tour…

Des mots, des noms et de l'inexplicable ! Le bébé prend forme… de quoi ? Ce que je voudra !

**********************************

GLASNOSTARCAR !

Nous, les strokes, la voiture, la route, le rock'n'roll au pétrole, sans alcool, sans meufs, sans teufs. Des grains " go lade ! ", vers le Sud, deux filles, deux Canadiennes qui auraient pu nous tenir chaud répondent trop tard à notre proposition de " lift " pour le Victoria. Le lift, pratique civique de co-voiturage consistant à proposer le partage d'un moyen de locomotion est ici très répandu. On peut ainsi trouver, collées dans tous les hôtels, les clubs internet, les bars, les (mises en) boîtes et même sur les poteaux électriques de multiples annonces décrivant parfois très précisément les caractéristiques, les destinations et les envies de chacun... De la carrosserie… à la carosserie..! Là, notre annonce on ne peut plus frenchie et arrogante voit son résultat prometteur nous glisser entre les mains... Faute d'(in)Attention crétine. Mais ne me ralenti pas si je vais trop vite, monte en marche dans le train ! Come to me on time... ou rien. Nous traçons dans la sauvage nature tels des étoiles filantes sans personne pour les acclamer !!! Visite express en continu. Tant à contre temps, individus toujours à temps, la voix de Casablancas, le soleil, le ciel, le bleu, le vert. Des couleurs à rouler par terre. La mer, l'océan. Pacifique cet ensemble Magnifique ! Fuse ion positif en communion mystique, partage amical mémorable, l'ex plot Zion scotché " IN " pratique diablement Bien.

La star, les strokes, la voiture, la route, le rock'n'roll au pétrole, sans alcool mais avec " drogues ", de l'herbe verte sous les pieds, des idées plein la tête, de la connerie, et même au ralenti nous allons trop vite, on se précipite vers le sud en laissant " the sexyest canadians girls " échapper au lift. Sexy? But to late to answer back to our funny announce. N'essaye pas de me ralentir si je vais trop vite...

Les strokes, la voiture, la star, Néa, l'étoile en plastock au plafond et les lunettes de soleil, les photos prisent en nombre infini, sans savoir ni Où ? Ni Quand ? Elles ont été prises. Clic-Clac de la capture d'instant de life…! La " gratuité " : voler, ne rien manger si ce n'est un sandwich " home made " par jour, toujours le même : pain de mie, " fromage ", " saucisson à l'ail " (si on peut appeler cela ainsi) et salade le tout changeant de goût au fur et à mesure des jours passés à voyager dans la glacière défraîchie. Les douches sauvages et l'équipement douches/toilettes/barbecues disséminé là où il faut dans le pays austral, c'est-à-dire presque partout…

Nous, la star, Lucholai, la voiture, l'étoile au plafond, l'appareil photo, les lunettes d'ambiance de soleil. On " fait le rwaok " ! Sans avoir mal aux oreilles, personne ne nous abrutit la tête ou nous crie dessus.

Nous, les strokes, la voiture, l'étoile, les filles, l'étoile, l'appareil à lunette et les photos de soleil, jamais rien pareil, mais si quand même. Jamais !

Il chante et je danse, assis dans le sofa à quatre vingt ou cent à l'heure…

Nous, les strokes, la voiture, la route …et la boucle a-t-elle une fin ?

Finir et commencer, se précipiter, parachever, voler, accomplir, vivre de délire, rock'roller, surtout Rouler, l'argent ne nous aura pas.

Frustration inexistante, pas de vague à l'âme et du surf sur la plage, le mouvement dans le vent, le sable grisant.

Décrire sans jamais y parvenir : falaise, dune, blanc, rouge, beige, bleu, gris, ciel, soleil, Multiples Réveils. Jamais et toujours pareil : bêâû. Là haut, en bas, ici maintenant, la nature est un shaker de couleurs dans les doigts d'un peintre.

Où ? Quand ? Ici-maintenant, pas avant, dorénavant c'est comme cela tout le temps dans ma vie. Travail, rêve, solution, admiration, passion, maturation, vignoble. On décolle, sans venin, en vain comme en sang ou quatre vingt à l'heure…plus d'heures, de minutes, de sabliers. L'Australie, australe vie occidentale, nouveaux virages, paysages, réglages sans dommages. Endommager nos corps, notre voiture, la vie comme des durs ! Tought guy ! Sans en avoir vraiment la sensation.

Le " Tout tourne (en) rond ", maux des gens vivant sans passion, Année anti ceci !

La vie A un rythme infini, la vie en douceur sans vie par section, au diapason des punks, bons couillons claquant la porte, ouvrant un autre seuil sans orgueil. (car) Trop d'orgasmes à l'œil…

***********************************

YOUNG (!) FOR EVER (!) old school !

J'aspire et respire, bien sûr c'est sûr. Dans le lac, " bonjour les jeunes…!"

C'est l'éclate ! Nous buvons du blanc et le soleil nous rentre dedans.

Le soleil, le lac, le blanc, ça met des claques ! " Ça vous épate ? ".

Double effet assuré, rafraîchissant et excitant.

Fort des enseignements de Marthe (notre sainte au coude aussi lourd que sa gentillesse légendaire) un petit peu la grand-mère de tous ceux qui fréquentent le relais du pêcheur à St to, au fin fond de la Saintonge. Ou bien comment Allumer le feu à une soirée en mixant un peu de blanc et de sirop. C'est rigolo et ça peut rapporter gros. Parfois trop !

Utilisant tout ce Savoir accumulé, il nous est aisé d'emballer " nos jeunes " candidats à l'esclavage pour le voyage, Colin, Janin, Colino, Marcus, Ernest et

Les quelques autres… Youngoolabah à flot !

Le vin blanc, les jeunes, le soleil, la chaleur et nos corps en accords. Les individus rient et n'ont pas de soucis, le délire est collectif, les filles s'agitent. Laquelle ne pas Choisir ? Laisser venir, come to me honey ! Jeune abruti… des souvenirs d'une autre nuit... Dans le lac les cœurs glissent, s'inspirent, discutent, s'orientent, hésitent quant à la suite…. Tout laisser filer ? S'échapper ? Cesser de parler, regarder, embraser, caresser ?

Atteindre le champ où les hommes oublient qu'ils sont rugissants. Rigoler pendant, après, avant. Rigoler tout le temps. La recette est faite, il n'y a plus qu'à mixer en fête. Fête, nage, bonheur, cœur ou corps ?

Lac sans sentiments ? Uniquement, seulement, une danse ? Un trempoling ?

Un tangoling.

Monter et rebondir, prendre à pleine main le plaisir. Mise en bouche permanente de " l'éphémère a-t-il de la valeur ? ".

Jouissance sans méfiance, jouissance à outrance.

Je, ma muse, jouet pas mérité mais provoqué et ramassé au bon moment n'arrivant plus à dire Nan..!

Je recule et elle m'aspire, elle avance et j'inspire, elle danse et j'entre dans

son désir de ne pas fuir et ainsi découvrir d'autres traits des personnalités.

Gloutonnerie infinie à se livrer sans posséder, à glisser et vibrer, ha... Lorsque ça va vite et que les corps meurent en vapeur. Lorsque d'étranges odeurs envahissent les têtes et se hissent jusqu'au pénis.

Est-ce que ça me plait ? Est ce que ça lui déplait ? Il n' y a pas à s'en soucier. C'est selon.

Profiter et s'accompagner avant de tomber.

Mourir de plaisir, mourir de beaucoup jouir. Mourir et avant, Vivre

le peau-aime.

Luxuriance dans la raidense.

Excellence dans l'outrance.

Imperfection dans la fellation.

Etroitesse dans la finesse.

Brûlure dans l'irritation.

Création dans la connerie.

Tourner rond.

Inconnue dans l'aventure. Absence dans la connaissance.

Ne pas tourner rond.

Une case dans le compteur.

Nullité dans la beauté. Obéissance dans la circonstance.

Démonstration

sans la science.

Abrutissement. Stupidité. Inintérêt,

Sans discuter Tout

pénétrer, louper, voler, dormir, penser, oublier, recommencer, changer, améliorer, dormir, travailler. S'éveiller, dormir, dormir, récupérer, s'hydrater,

dormir, vivre, sortir

sourire

et Vomir.

Au rythme du coolabah, vin de là, les jeunes bamboulent et la vie

s'écoule parfaite et en fête, de rencontres en paysages ; Sauvage ;

Les kangourous jonchent les bords de route fixant le soleil s'allongeant dans les nuages roses accompagnés par la venue des étoiles. La nuit se profile et notre " bande de jeunes " file jouer au pool. Pas de vainqueur au tournoi du local Pub, mais notre équipe glisse sur la joie, sur le temps à un rythme lancinant et festif. Jeu de boules, jeu de poules, allongés toute la journée dans le lac à ne pas que se baigner, rock'n'swimer, rigoler, rigoler, s'amuser. Vrais êtres en fête, dans la paresse, s'enjouant et appréciant la beauté de l'atmosphère naturellement créée. Tout notre petit monde dans la ronde est à fond. Conte

en plan, vivant la magie du jeu de dé, connecté à la rencontre de l'inconnu.

En mangeant des pancakes avec de la vanille, de la banane, des fruits, de la confiture et du chocolat, du sucre et de la chaleur. C'est la candeur !

La luxuriance, la saveur.

Le bonheur à la bonne heure. Bonheur pas tardif sans être à Cardiff…

Heure, temps, ralenti, accélération, tempête et révolution dans la tête. Lukolai

And I découvrons que la vie peut être Belle. Plus et parfaite. Youngoolabah !

" Tout est meilleur ailleurs ? "

Là bas, ça a l'air froid et mort et je sais que mon corps est là, loin de l'hiver et

des cœurs tristes, et des cœurs Sweet. J'investis le temps dans le présent,

Maintenant à Young, New South Wales où la vie est belle.

***********************************

SAINT KILDA ; kilt et voilà.

MELBoURN

 

Et je me retrouve,

Sur le dance floor les corps bougent, les yeux rouges, la tête en feu je descends

les escaliers. Au w.c. c'est " Attention Danger ", la jeunesse met à mal ses nombreux traits... Je me retrouve de l'autre côté de la lune. Nouvelle face. Je suis seul, les rues sont sauvages, je marche. Mes amoureux m'ont laissé, je ne sais où, partis… le soir de mon birthday disparu. A la voiture, il n'y a personne, et je n'ai pas les clefs dans ma poche, deux hommes me font deux faces d'alcoolos mais ils sont sympas et installent le dialogue. On fume. Je suis drôlement secoué, tout est mélangé, les noms, les genres, les cadres, pas de code, sortir de la mode…

Assis sur le trottoir, trop d'images saccadent ma tête, la nuit est folle, ma chérie de mon ami s'enfuit au téléphone à Berlin, 6h du mat' décalage horaire oblige, à l'autre bout du fil, sur le trottoir, une brute dégringole et s'effondre bestialement sur nos têtes, ses poings sont lourds comme des parpaings et nous n'avons même pas eu le temps de nous lever pour Les retenir.

Twenty five years latter… K.O. dead.

L'euphorie est finie. Gueule cassée. Une Rage à con, Tenir contre l'envie de vengeance ou de haine. Aléas du voyage formateur. Ralentir un peu, un peu, pas trop. Repartir. Au réveil, dans un hôtel dont je n'ai ni payé, ni réservé la chambre, sensation bizarre d'être un acteur de Trainspotting. Je me retrouve au fin fond d'un Internet coffe bohême dont je sors pour déambulationner dans la rue. Bien secoué, je digère les coups d'hier, l'abandon, les retrouvailles, les rencontres, les somnifères, la police raciste, les malfaiteurs défoncés. Il y a eu trente mille trucs dans la nuit… et Lukolai a invité Janin qui a accepté avec force de poursuivre le trajet toujours plus vers l'ouest, direction Perth. En attendant il faudra re-travailler, larguer la copine Topless des podiums de Janin, vendre leur voiture, En attendant l'organisAction, Je Reste une libellule sans pilules.

Sommeil.

Je suis au fond de la grotte. Mon duvet. Les Cops poursuivent une fille

hystérique, il y a d'autres kids autour, des filles, un mec hurle en nous courant après. Dans le noir. Je m'allonge, Lukolai se fait tabasser, personne ne distingue rien dans l'obscurité, je pars en courant vers la mer, dedans il y a une batterie, je récupère le sherley et reviens l'éclater sur la gueule du mec qui a terminé de distribuer tout son talent. Puis je me retrouve enveloppé d'une chose gluante que Jlove soulève pour me rouler une pelle. Hyper conscience. Je me réveille en sursaut, il fait chaud, les tourtereaux dans le dos bronzent, mon corps bat à mille à l'heure, j'ai soif, je sors de ma grotte. Mon duvet, d'où je ne cesse de ressembler à une limace. " Don't we wake you up ? "

Ai-je seulement commencé à dormir ? Ou suis-je complètement halluciné ?

Ma tête a glissé de l'autre côté, mon corps pour l'accompagner, rien pour me retenir de chuter. Je suis ivre d'instants de folies, des bruits de mes amis sentant la sueur, roulant des pelles à leurs sexes par un intermédiaire buccale peu hygiénique.

Le matin je me réveille dans un parc, le soir je suis dans un 24/24 bar...

Contraste, perte et abandon, folie solitaire du célibat. A Melbourne j'ai du succès, aux garçons aux filles je plaie. Suis-je un punching ball si défoulant ? A one night shoot, boy ! Melbourne où se tatouent les germes d'une relation exclusive à l'étant. " Je serais heureux toute ma vie " inscrit dans les chromosomes. Il n'est pas encore l'heure d'écouter les Ten Years After avec des regrets mal léchés. A Melbourne je ne cesse de grossir de par le plaisir, balades nuptiales, hôtel calme, restaurants charmants, argent par les fenêtres, jetées évaporées… la luxure bourgeoise pour les prolos ! ! ! Oui mais c'était ma semaine d'anniversaire et nous avons brûlé nos papilles gustatives en mettant nos poches à vide…

Retour au calme, il faut sortir de la ville, retrouver la gratuité des nuits à la belle étoile sur la plage. Fatigué, des flux de multiples sensations m'animant je drive alors que Lukolai me stress tranquille. Son arrogante façon de dégager de la supériorité… tout le contraire de ce qu'il est. L'image de soi, le reflet et puis ce qu'on l'on renferme au fond de nous même… Terre deux contrastes…

Evidemment les conditions sont idéales pour faire un carton plein (fatigue répétitive, première conduite en ville…). Ça tombe bien, les flics font un énorme convoi test anti-alcoolémie… j'avance incertain, suant de chaleur et de fatigue, la Glasnostarcar multicolore, chargée à bloc. Tape à l'œil pour n'importe quel unie forme mentale… et nan ! Décidément on a vraiment de la chance ! Pourquoi ? Notre voiture décolorée, nos gueules abîmées… vaille que vaille, à notre étoile, notre convoi (pas si) exceptionnel (que ça) traverse la nasse sans encombre…

Au son des Sleepy Jacksons, réfugié dans la tente posée à Rosebud beach, je goûte le calme de la plage retrouvée. Je résiste à la menthe religieuse Sara, la poufinette collégue de janin à berlin, blonde platine futile qui se demande se qu'elle fout à voyager avec nous. En me rappelant qu'hier buvant des bières en attendant la fermeture… d'un 24/24 open bar ! Lukola et Jlove m'embrassaient dansant sur des vidéos clip choisis au juke-box par des Ozies aux goûts très Rock. J'ai roulé jusqu'à la table d'une fille m'allumant du regard, pas apeuré(e) nous avons emmêlé sa langue et la mienne pour former sans converser une guirlande brillante d'intérêt. Just a sexy Easy boy, mignonne, un allumeur/branleur…Tiens toi bien, l'histoire n'ira pas plus loin.

Juste besoin d'un câlin humainement animal...

Sentir les caresses du sable blanc au réveil dans la paume. Jeu de séduction naturelle… Lorsque les reflets de la lune s'enfuient, que la mer s'illumine d'un soleil doux comme sa couleur rose animalement humain.

Faire de la prose, jouer tels des mômes.

J'ai mangé le gravier le soir de mon birthday mais je ne suis pas descendu d'une marche dans l'ascension au sommet, de la plénitude. En Oz la vie est facile, nous nous ouvrons à sa perception plénière. Les moments ne portent jamais le sceau du Mal et je vibre toujours dans l'apprentissage sauvage. Porter les mêmes sous-vêtements pendant deux jours où plus longtemps, se doucher aussi rarement. Je respire le vent chaud d'un nouvel élan de Connerie en appréciant tous ces paysages, pays Sage. Les regards extérieurs ne sont plus un carburant destructeur. Loin, le voyage permet de prendre du recul, sans oublier tout ce monde qui encule... Je m'éloigne et contourne l'obstacle, accomplit des " miracles ". Après tout ce temps de réflexion/construction, le fruit de la passion vit désormais en moi. Le temps vécu " à donf " sans se mettre au diapason de ce rythme " à feudon " ne me correspondant pas.

Sur la plage, l'œil hagard, des nuages et du brouillard dans le cerveau au repos. C'est beau autour. Le téléphone des filles raisonne, sonne, " du boulot ?...  oui on est motivé… demain ?...ok. " Nouvelle façon de chercher un moyen de se faire du pognon : allongé à bronzer dans la matinée, les yeux dans le bleu, le soleil couchant, des couleurs et la lumière argentée, bleu, rouge, rose et les reflets du sable blanc dans le vent. La guitare cassée des gens tarés explosée, inondée, bercée par le flot lent et tonitruant des vagues l'accompagnant dans une autre danse. Tout en effrayant la petite jeune topless nous faisons rire la crazy girl amoureuse, c'est le délire ! Les rires, le soleil s'adoucit, il rentre à la maison en glissant sur nos peaux par de multiples faisceaux transcendantaux, de couleurs, de photos innocentes et insouciantes.

L'argent n'a pas l'importance préconçue dans la façon de guider notre dépendance au bonheur, vers toujours plus de candeur sans nécessaire douceur. " Même pas peur ! " crions nous comme deux petits garçons (et une crazy girl !) avançant, en admiration réciproque, sortant de nos grottes, dans le noir avec nos rêves pour nous guider. Nous jouons à grandir, à devenir des êtres qui collent à ce qui nous aspire tel une génial fatalité. Deux, parce qu'un tout seul se sent fragile et plus vide. Un et un qui font trois, mais qui restent distincts… seul le chemin sur lequel nous conduisons notre train de vie fait que nous sommes plus qu'unis, même si nos différences perdurent, ce qui nous polis et nous enrichis.

Même pas peur ! Et les mots se transforment en réel : "  smash the guitar ! " " Smash the guitar ?... " Le héros est une étoile, une rock star, et ça brille, les amourheureux s'illuminent en partant dans une vrille subtile.  " Chocolate kiss is too much sweet ". Et quoi pour la suite ? Les desserts, les hors d'œuvres, notre plat de résistance : du riz au laid, des rires pas laids. Nous n'avons plus de guitare elle s'est cassée un soir. Nouveau départ…

**********************************

MOON RACE.

La course à la lune. Dans le ciel il y a un disque d'or. Lukolai roule après à cent à l'heure au volant de la voiture instable des filles avec Jlove in. L'EXXceLence dans le rétro. Et alors ? Le disque se transforme en cycle, le cycle est argent, or, ocre. La course à la lune est une course vers l'infortune. Course sans fin où sur le chemin le soleil se pointe dans un coin. Mes yeux se ferment entre jour et nuit. Sans savoir si je dors ou si je conduis encore, si je rêve ou si je vis.

J'ai besoin d'encore plus d'énergie drink, du coca " j'en peux plus en voilà ! Une nouvelle canette ! ".

Et les étoiles sont belles, il y en a une plus superbe qui file traversant longuement le pare-brise. Cette étoile magique a fait disparaître la lune dans les zigzags. La lune semble tombée comme si elle s'était décrochée de la gravité.  " Mais où est elle passée ? ". Elle, si haute et si belle, pleine de superbe, et puis, cet éclair lumineux et déjà, le noir. Et nos petits phares dans la nuit. Et je conduis encore, six heures déjà dans le ciel empli de merveilles et, le soleil se réveille. " Je m'endors ou je conduis encore ? ", pas de réponse… Poufinette est au plus profond de son néant cérébral.

Je ne suis pas encore mort et du travail nous attend là bas… je continue, la fatigue sous les bras. Tout ça pour ça ! Tout ça pour quitter l'inactivité des plages de Melbourne, les concerts dans les bistrots à crocheter Les Hurlements de Bordeaux au comptoir avant qu'ils envoient les Groupies dans une galaxie musicale toute nouvelle pour elles ; Quitter les orgies nocturnes dans les bras d'Eros ou d'Athéna, Bacchus jamais trop loin ; Tout quitter pour continuer à monter plus haut, décrocher de quoi continuer à rêver.

Nouveau décollage et Arrivée, quelque part vers Mildura, capitale de la cueillette. Destination pas finale.

Sur place c'est la case de l'oncle Tom ! Mais l'heure est au rock'n'roll !

Alors en snobant l'enfer de ce boulot nous nous échappons des bras du fermier esclavagiste d'asiatiques. Toujours sans sommeil nous continuons à chercher du travail. La chance encore une fois nous sourit et c'est tant mieux ! Car nous avons la nécessité de gagner de la monnaie pour continuer à voyager, pour continuer à manger le fruit, de la Facilité ?

Il suffit de se bouger. Mais je suis exténué, après tant de conduites, d'heures de fuite cérébrale dans les étoiles qui nous ont conduit au Dégoût des conditions proposées (une hutte perdue au milieu des champs sans frigo, dans le désert de poussière d'araignées mortelles) par le paysan employeur. Nous avons tout balancé pour ne pas laisser tomber la déstructuration des inégalités, pour tout au moins ne pas être atteint une nouvelle fois.

Les Nawakbled ça va on connaît, c'est du déjà fait, " déjà vu " !

 

Merrigum. ( an other one .. !)

Alors nous avons repris la banque-route pour donner notre part au rock'n'roll et mourir avant d'avoir la parole. Des interrogations au compteur. De quoi seront fait notre lendemain et notre surlendemain ? Pourra t on travailler aisément ou faudra-t-il encore se faire passer pour des Belges ou des Québécois en prétextant de s'être fait voler nos papiers pour ne pas avoir à les montrer ?

Je n'ai qu'une connaissance du passé, je ne peux qu'envisager le meilleur pour ne pas avoir peur. Je me sens heureux et plein d'audaces en laissant voguer la galère délirante de la recherche monétaire. A l'intérieur je sens une chaleur que je n'aurais pas pus découvrir at home, sans m'être confronté chaque jour à une réalité à chaque instant renouvelée.

En Mars quoi que je fasse, la vie s'efface et je sors de mon essor. Je ne m'endors pas et me fais rire d'ainsi désobéir à l'ordre qui m'inspire, à l'air que je respire, aux critères de beauté…

Des bourrelets ? Et après ? Qu'est ce que j'en ai justement pas à branler ? Cette fille me plaît, son regard, ses sourires, son visage m'attire. Sur le rail, nous prenons un train pour un chemin lointain, différent. Perfectionnant. 

Je vais mourir et après ? Que se passera-t-il là haut ? Faut il arrêter de jouer les blaireaux ?

Et avant ? Avant avant, avant, je désire de l'excellent. Récurrent ! C'est la liberté, le droit de rêver et d'exécuter. Sex on the rail et rien ne déraille, je m'accroche à la réalité sublimée. J'exécute les souhaits d'une affamée qui désire me croquer et " OK, ça me plaît ", esclave du désir, " easy boy ? i'm your toy ! "

Alors on peut se connecter dans la facilité d'une beauté gratuite pas volée. 

"  I really want to fuck you, dear ". Le désir animal brutal me parle !

Je succombe comme un con, fatal ! " Mais bien sûr mon chou, viens, attrape moi et accroche toi ! ". Quelle jolie expression du désir !

Peut-on faire plus rude dans la bouche de l'amour ? Les mots comme la baise, les éléments se déchaînent et ça bouge. La locomotive arrive. Panique. Il faut arrêter de crier. Ce n'est pas le train train de la vie qui est passé bébé !

French sexion, facilité, regards, sourires, plaisirs, rires. Inspire, respire expire, sensation de mourir ? Jouir, ouïr et s'enfuir dans un sourire fou d'assouvi.

Tout va trop vite… en Australie,

Je me crois en Turquie, personne ne parle correctement anglais, seul le boss Bouli très, fashion farmer avec ses lunettes jaunes, ses chemisettes et son parfum nauséeux se distinguant même au beau milieu des champs de tomates impesticidées… est capable de nous donner des ordres à la cool et compréhensibles, pendant qu'on se débrouille à ramer, à moitié pas assis et en même temps pas vraiment debout, en nous cassant le dos, les jambes et presque le moral à gagner 8 dollars de l'heure. La misère !

Le soleil, les mains moites et noircies à cause des gants inefficaces mais nécessaires. L'incohérence. Et c'est encore pire que du cambouis, le soir je passe de longues heures à redonner des couleurs humaines à ma peau, c'est l'horreur ! Et le refus, plus que la peur, de ne pas garder les mains propres. Je n'ai presque plus trop envie d'avoir le visage qui sourit mais c'est l'Australie, loin, très loin et notre volonté de survivre et de nous confronter à l'absurdité de l'esclavagisme, de la paye au rendement, des immigrés pauvres et doués pour toujours s'enfermer dans les pires plans BADant… (Ont-ils d'autres choix ?).

Je sais qu'il n'en sera pas indéfiniment ainsi toute ma vie, qu'il s'agit d'un moment " exquis " à me confronter à l' " horreur du pire ", mais il m'est difficile de balayer d'un revers allègre mon manque d'énergie, de survivre et super vivre. Pourtant, Plaisir tu ne t'enfuiras pas comme ça de moi. Je te garde, te cajole, te console, te rêve et t'admire car je ne veux jamais cesser de jouir, même s'il semble dur parfois de ne pas tout laisser tomber et de crier

mon énervement désespéré.

Alors, nous nous soutenons, " encore un jour " comme des bagnards puis " un autre " à bosser notre classe prolo. " Encore un jour " mais rien ne me retient, rien ne m'enferme, je suis l'esclave libre à tout jamais,

A la nuit tombée d'un nouveau départ.

La semaine, le mois, le temps s'effacent. Plus de vitesse et la sensation de ne plus avoir assez de temps pour profiter de l'infinie Australie mais le prendre quand même. Nous voyageons donc à notre rythme.

Adélaïde, une ville, un endroit, des gens, une culture ? Une histoire ? Notre destination. Après-demain ou vendredi ? Que s'y passe-t-il la nuit ?

Et puis après il nous faudra rouler pendant des heures. Deux miles neuf soixante six kilomètres pour joindre Perth, quatre miles pour atteindre Darwin. Notre voiture colorée ne va-t-elle pas tomber avant en ruine ? ?

Le voyage, les rencontres des gens et des paysages me font saisir la joie de vivre en m'enjouant sur de la belle musique, par exemple tout de suite right now Elliot Smith… je repense dans un flot d'arpéges à tout ce désordre, ces instants passés et tout ces changements en moi. L'enrichissement. J'ai mis de l'ordre dans toute cette agitation et ces instants vécus à fond. Des miles et des miles à dépenser notre maille pour un bonheur sauvage, pour des paysages et des visages.

Demain on se remet au rythme des vacances, on se remet sur le chemin qui nous plait bien. Sans montre, sans réveil, sans compter les heures de sommeil ou d'éveil. Et le bonheur quand même et le bonheur par-dessus tout !

Nous continuons simplement l'aventure, trois fois rien : conduire dans un sofa mouvant, s'avachir dedans et s'arrêter de temps en temps ou plus souvent. Nous profitons de la générosité des supermarchés, des stations services et des aires de thé gratuit pour consommer les pellicules photos, lunettes de soleil, batteries pour lampes torches, pancakes, cakes et canettes sans stress occasionné par la nécessité de payer les produits de première nécessité. Petits branleurs voleurs aux bons cœurs (purs). Ouais " c'est mal ", politiquement incorrect, mais c'est le prolétariat chez les bourgeois, la classe prolo pas réglo, esclave en permanence au repos. " On lutte ! " A-t-on l'arrogance de penser lorsque l'on profite de la gratuité des sites capitalistes. L'esclavagisme nous ruine (le dos… notamment) et la misère nous gagne de ne pas respecter les lois de propriété et de marché… Mais à quoi bon ? Qui possède quoi ? Et comment ? Personne ne sait et c'est ainsi que l'on agit dans l'anarchie de l'irrespect du système de la monnaie. Conséquence néfaste ?

Mon organisme s'efface devant ces interrogations, j'appuis sur le bouton et le flash raisonne, je capte la beauté à jamais perceptible dans un cadre 20/15 cm.

Une " broken guitar for broken people " flottant dans le vent au gré des vagues, sur le sable blanc, dans un soleil plongeant sans crainte dans le vide ; Une panne et les mains d'apprentis mécaniciens dans l'essence ; Un lac de baignade à poil, cuit et à point au vin blanc avec nos amis ; Un tatoueur dans une salle ventilée à regarder l'étoile apparaître et mon frère avorté avec ; Des rues et des tramways, des lumières et Melbourne la nuit c'est jolie, la journée aussi. Des cadres, des images, le contentement pour presque rien et c'est parfait, je suis bien. De la grâce et de la classe, bonne nuit, je m'efface. Et la techno dans la tente d'en face me pousse à réagir, l'échappatoire musical, je monte le volume du cd et m'allonge pour une nuit à me souvenir, à construire, à imaginer, à envisager, à rêver, à ressentir. Une nuit pour rugir et cesser d'entendre mon corps gémir de tant d'effort, de travail et de fatigue à deux francs cinquante ou plutôt huit dollars Ozis de l'heure…

Les conditions du bonheur : souffrir sans avoir peur et crier que la dureté atteint mon énergie, mon corps physique mais ne m'enlève ni mon sourire ni ma joie de vivre.

L'Australie, la vie, la grandeur ; et des kilomètres carrés de bitume dans le désert ou en bord de mer. Finalement même la techno à fond à l'heure du repos, à l'heure du dodo ne me rend pas amère même si j'ai besoin de poser mon dos sur une douceur autre que le sol de ma tente car les " tomates ça éclate ". Tant pis, la vie est belle et efficace.

Signification ? Rien.

***************************

UNE JOURNEE CHEZ LES BLAIRODEOS...

Une journée chez les blairodéo avec des pèquenauds, c'est beau et plus rigolo que d'aller au boulot ramasser des poires !

Il y a des cow-boys. Il y a des cow-boys qui se la donnent, qui se hissent sur différentes bestioles, qui s'accrochent et qui dégringolent. Apparemment ça fait mal au dos de tomber ou de se faire éjecter de si haut. Mais les gens applaudissent et les filles mangent des trucs phalliques qui ressemblent fortement à des pénis même s'il ne s'agit que de saucisses géantes au ketchup en brochettes. Sadique ?

Toute la féminité du lieu s'exprime parfaitement dans le tatouage d'une " jolie fille ", le sigle d'une firme du rodéo, crâne de bœuf aux deux cornes hautement dressées à l'entrée de la raie. Des fesses exposées dans une finesse de circonstances aux yeux d'une troupe mâle en rut. J'applaudis en hurlant des " bravo ! Bravo ! " Soixantième degré alors que mes crétins de copains du working camping adorent et jubilent des deux mains en s'arrosant de picole pour élèves de mauvaises écoles. Ah ah, ce qu'on se marre, ça cartoon !

Au paradis des bourrins, je suis un nain. Les gens sont gentils mais je reste abasourdi et ahuri par toute cette emprise soudaine du vulgaire dans ma gueule.

" Heureusement " il y des enfants qui jouent et qui sont marrants, il y a une toute petite fille sublime bavouillant dans les bras de sa maman, elle sourie en me faisant des gazouillis et des grimaces, le mauvais présent s'efface devant ce beau moment. Des enfants, de l'innocence, de la beauté pure me suffisent pour me remémorer cette journée comme une bonne pause à expérimenter.

" Le rodéo ? C'est rigolo mais seulement pour les blaireaux ". Et moi je n'en suis pas un, pas de cette espèce en tout cas (tout dépend de quel point de vue on admire l'horizon…) mais ça m'étonne et m'amuse de m'être plongé dans cet abîme, ce vide, cette culture étonnante et stupéfiante. Stupéfiante mais ça manque de danse gracieuse, c'est trop rigide et pas suffisamment subtil. Du jamais vu et du jamais à revoir, c'est toujours bien cependant d'apercevoir d'autres miroirs. Comme tenter d'enfiler un gang qui ne nous siée pas, s'accrocher aux barreaux de chaise sans fumer, décontracté ailleurs. Be my head and i be yours !

***********************************

En route to Perth.

Penong,

Une journée s'est écoulée :

Bouquiner, surfer, se baigner, se promener dans les dunes des sables blancs désertiques ;

Une journée… à regarder défiler la beauté d'un paysage parfait où nous avons installé nos duvets, une fois encore à la belle étoile pour contempler la beauté et regarder le feu se consumer,

Le sable brûler et la lune pencher de l'autre côté. Les étoiles, les dunes, sommes nous sur Neptune ?

La civilisation est loin et je me sens bien.

Quelques oiseaux planent dans le sable ou marchent dans le vent, tranquillement, personne pour les chasser.

Et mon corps bronze nu, les rayons solaires caressent mon derrière, sans être agressifs. " Parfait temps ", pas de contretemps malgré les taons tentant d'être piquant. Pan ! A Cactus beach rien ne pique et demain nous décollons de nouveau, car ici c'est l'automne et il frissonne.

Je m'abandonne à l'orgasme de l'hédonisme, à la perfectitude de la solitude, aux repas sans trop de gras, à la joie d'être là, accroché à la banquette arrière, le panorama s'offrant à moi : Désertique.

Et puis sur la route nous rencontrons deux jeunes à une station service, lieu de rencontre et de dialogue lors de la traversée du Nullarbor Desert. D'une station essence à l'autre, d'un dépassement aux " retrouvailles ", les discussions s'enchaînent. " Ils ont l'air bien cons ! " mais la connerie qui nous fait rire. Eux aussi voyagent dans l'esprit bohême roots, à l'arrache…

Le soleil se fait couchant, il nous faut à tous trouver un endroit séduisant où installer pour la nuit notre campement. Alors après la dernière station de la journée (encore un endroit braqué avec habileté pour nous enjouer d'un repas gratuit, de cartes postales souvenirs (familiales), de gâteaux, de bouteilles de coca jusqu'aux noodles extra, un peu tout ou n'importe quoi à grignoter pour nous alimenter…) le soleil tombant à l'horizon, nous orientons notre caravane délirante renforcée d'Adam et Ben très motivés pour trouver LE spot. Tout allait bien. L'Australienne sympa de la station de Super, amusée par mon accent français (forcé pour l'occasion…) m'ayant indiqué un sentier pour joindre la plage. Une route ocre, gorgée de trous et d'ornières, sur laquelle nous laissons glisser à vitesse lente, pour ne pas l'endommager plus, l'Exxcelence Starcar, redorée d'étoiles fluorescentes au plafond et d'épitaphes des voyageurs croisés au gré de la diffusion du partage des connexions amoureuses. Le jeune australien et son copain anglais conduisent eux, une voiture sans vignette et immatriculée avec les plaques d'un copain qui n'en avait pas l'utilité ! Comme des dératés ! Sur le sentier défoncé, s'offrant aux joies d'une chasse aux kangourous d'un nouveau genre, en zigzagant follement sur et en dehors de la piste. Derrière, le jeune héros, sa chérie et " wham " suivions de loin en riant de voir ces jeunes fous faire les crétins, afin de rallier le point " plage déserte paradisiaque ".

Après avoir remonté le temps au volant, le moment vint de nous installer avant la nuit tombée et, l'arrivée des dingos. La mer étant encore loin et la nuit tombant avec beaucoup de prestance et d'agile habileté... Comme par concertation magique nos nouveaux amis s'arrêtèrent. En route, nous décrochons un coin de bush.

Après nous être enfoncés pendant plus d'une demi-heure dans le sentier… le trajet ne semble pas prés de s'achever. Il reste plus d'une vingtaine de kilomètres à parcourir à vingt à l'heure, et pendant ce laps là le soleil aura disparu trop vite, d'autant plus qu'il y a eu le décalage horaire au changement d'Etat… Welcome in Western Australia ! Yeah yeah yeah ! Sans communiquer, le camp est installé, les tentes élevées et le bois amassé… nous connaissons tous les règles du camping sauvage animal, les automatismes communs se marient en harmonie.

Il n'y a plus beaucoup d'argent dans les porte-monnaie et la traversée n'est pas finie. Nous avions décidé de nous priver de repas pour ce soir là, et puis ayant grignoté des aliments de pas très haute volée pendant toute la journée, nous ne sommes pas trop affamés. Ben et Adam n'ayant que cent dollars pour rejoindre Perth loin, très loin de là, un millier et des centaines de kilomètres ! Nous nous nourrissons donc de discussion et réchauffons nos esprits libres autour du feu. Sacré. Lumière nous éclairant alors qu'il ne fait pas froid même si nous ne nous adonnons pas au rituel du partage du verre de l'amitié.

C'est une simple rencontre sans montre où les deux allumés nous racontent leurs vies, de mois enfermés dans un atelier à faire pousser, couper, empaqueter et fumer de l'herbe, en semaines à vivre seuls en autonomie dans le bush désertique. D'étrange en étonnant, de drogues via leurs expériences et des anecdotes. Discussion et communication anglaise, je parle, comprends et regarde. Le génial échange du partage de " l'esprit sauvage " avec l'ouverture sur d'autres vies, d'autres références. Création d'une bonne ambiance entre les vides ventres. Perdus au milieu de nulle part à deux cent cinquante kilomètres du premier service de secours d'urgence dans le bush aride, au pays peuplés des dix espèces animales les plus dangereuses au monde ! Aucun n'y pense sérieusement dans notre ronde ou plutôt nous en rions tous comme des débiles inconscients. Exceptée notre bochinette préférée réellement effrayée à l'idée de croiser une araignée…

Au milieu de la nuit, lorsque les braises sont apaisées et que chacun s'est installé dans son duvet autour des restes de cendres le couteau planté à proximité ou plus simplement, réfugié dans sa tente, un hurlement saisissant réveil et désordonne nos sommeils. Elan de paranoïa ! L'electric girl est persuadée d'avoir sentie une araignée. Ce n'est pourtant qu'une simple frayeur du grenier !

Pour une fois il ne fait pas frais, le vent ne se donne pas la peine de s'évertuer. En sursaut réveillé, j'apprécie nu la douce chaleur des miettes de l'été se noyant pour un ultime sursaut final dans l'automne. Au cœur de la nuit au milieu du désert j'entend le pas des dingos et d'autres animaux au loin, au près, raisonnant dans les buissons.

La nuit fut belle. A l'aurore je me promène, la chaleur n'est pas encore étouffante et je joue à ne plus voir la voiture et le site du campement. Je perd mes repères dans l'espace et dans le temps. Je ferme les yeux et marche en me désorientant, suivant les traces sur le sol sec dans un frôlement sensuel avec les feuilles, je touche les plantes, regarde les araignées tisser, la nature se développer et mon cœur respirer amusé de n'être entouré d'aucunes limites.

Au campement le feu achève de se consumer, les deux jeunes blottis dans leur duvet finissent leur sommeil et le soleil parachève son lever.

C'est l'heure du petit déjeuner !

Les natures s'éveillent, les amoureux sortent de leur grotte, je réactive le feu, prépare du thé. Les tentes sont pliées, tout le monde est habitué. Un rythme lancinant, comme dans une danse non initiatique maîtrisée. Le thé est prét, les noodles sont chaudes, nous partageons une grosse gamelle à cinq cuillères et pas de verres, assis parterre, le cul dans la poussière, rouge. Et des " blabla bla " futiles et de la joie. Il est neuf heures du matin, nous reprenons le sentier à l'inverse, la route vers Perth, nous nous croisons encore, nous perdons de vue et nous retrouvons le jour d'après, rediscutant et échangeant cette fois les adresses dans une allégresse surréaliste d'individus souhaitant continuer à vivre le bonheur et " peut être à une autre fois. Pourquoi pas ! ".

Rencontre d'une fois. Au milieu du désert où suivra la panne de Super-dangereux, où des routiers nous sauverons de l'abandon, des orages tumultueux et de la sécheresse déshydratante sur la route droite à l'infini, de la découverte de la vie.

Thursday, November 02, 2006 

Category: Dreams and the Supernatural

Hippoperthmitus

Une balade nuptiale.

Une balade en hippopotame      Une balade en hippopotame      Une ballade en hippopotame Mon corps                        plongeon dans le grave, yeah !            le conteur en déroute Un cadavre ? Une épave ?       dans le vent il y est.                  Un comptoir, deux soirs Rien n'est grave              gravier bitume lits d'infortunes    deux vies réunies en une envie Le vent dans les mains       et ils s'allongent.                      La police rigole de notre Courir après son destin     ça fait l'effet d'une bombe                  connerie qui raisonne L'océan omniprésent                et la musique l'aspire                            l'aéroport ?   Et les indiens absents.             Plus rien ne respire.              Où est-ce qu'ils décollent ?

Décor : Perth, vil, brille partir en vrille.

Et la nuit est le jour et le jour est la nuit. Des rires à l'infini. Mélangeant les consonnes et les voyelles faire de la vie un poème, un rêve, un Eden. Fier de tout ce que je peux accomplir, contenir, réunir, embrasser, posséder, embraser. Le feu m'anime et tout autour le " moi ", brille et rejaillit…Mon étoile, mon symbole raisonne et ne bourdonne pas. J'abandonne les frontières, les limites, la cuite, la drogue, construction en imagination. Le désordre est la structure de mon ordre établi.l'indéfinissable idée du rock'n'roll. Je fuis les concepts enfouis en tête et cour sans plus de misère dans l'outre mer. Sur le toit de l'aéroport, sensation et compréhension d'être un bon con sans plafond. Voyage dans de nouveaux paysages, voyage parmi d'autres adages. Mirage ?

Scratchage sur la plage, des êtres sauvages. Décollage, je ne suis pas un ustensile débile et emprisonné. Liberté. Jusqu'au moment où les filets policiers arriveront à nous rattraper. Peut être jamais, ose-t-on rêver ? Croire dur comme faire, boire l'élixir pour ne plus suivre mais créer. Artiste de son unique unité, unicité. S'apprécier… comme la reine de l'âge de pierre, comme le roi de mon état.

Queen of the stone age et roi de mon état ?

Rose. Le ciel, la mer, le sable en osmose. Osmose d'un paysage en métamorphose.  " Ça arrose ! ". Combien de fois cette pensée  merveilleuse se renouvellera ? " Je suis dans un état  extra "… " je suis dans un état extra "…  " je suis dans un Etat extra. Plus question d'être hors de moi, la vie sous contrôle,

La vie en overdose de beauté, du bonheur à la perfection.

Le froid dans mes doigts et de la joie pour emporter tout ça au-delà ; à l'intérieur, à l'extérieur ; les odeurs de la mer, de l'humidité de la nuit. Le bruit des mouettes volant telles des étoiles filantes dans le vent d'une musique berçante. Et la pente non glissante. Glisser uni dans la vie.

Rose, le sable à outrance, les coquillages et les paquebots à l'horizon. Lointain ce besoin d'un autre moment qu'est le mien.

Rose les vagues et l'âme pas affable

Rose-rose-rose, le soleil couchant avec l'océan.

Rose la vie en harmonie.

Rose le bouquet final qui est un commencement où j'entre dans, pour, avec, pendant et pour tout le temps dans l'instant.

Rose le perfectionnement, l'approfondissement, le cerveau lent volant au dessus des ordres reçus. Fleur sans malheur, flore en douceur, fausse dans la zone. Un animal serein et non brutal, sauvage et bestial, sans cages et filets, sans ficelles pour m'attacher, me retenir ou m'empêcher de grandir.

Rosier, pommier, arbres fruitiers, vivre et apprécier de voyager, de respirer et voguer au (non) gré de la monnaie à dépenser, à irrespecter, à ne pas capitaliser.

Je suis mûr mais il n'y a personne pour me cueillir, car ma nécessité de rester libre perdure. S'unir sans s'enfuir au moment m, à l'instant t, au jour j, à la minute précieuse, au mois x, à la seconde s et pas de SOS.

L'être en ivresse flotte sans stress, agite ses tresses ou ses fesses et se connecte à la vie sans cesse.

Et lorsque la princesse s'affrètera pour me séduire, il en sera ainsi pour l'éternité, pour l'amour, pour des enfants grandissant sans état pernicieux inconscient pour les régir et " aider à grandir ". Evoluant en paix dans le respect et la grâce. Sans nuire. Je me conduirais toujours ainsi, par respect du prix de la vie. Pour aimer. Pour la gratuité insolvable de la liberté, du bonheur, de la grâce, de la douceur, de la roseur arrosée, arrosante à outrance d'excellence une vie sans méfiance mais sous abondance de confiance.

Rose sera la boucle bouclée et j'embrasserais la mort sans peurs, sans regrets, en ayant tout apprécié, en ayant surpassé mes possibilités. Outre(dé)passé, sortie de mes limites sans chiffres pour calculer, mesurer et graduer l'intensité. Sans rien, mais avec tout. Un point et c'est tout dans le mouvement de l'univers-sel, poivre et piments : la vie parfaitement assaisonnée !

Et puis je remercierais " Soi ", d'exister, tout le monde et personne. Désordonné profiteur. Matelot d'une barque passée, sans couler, minutieusement et parfaitement guidée au gré des envies. Vie, mort, encore…

Je rock et dort mais avant, danse sur les nuages, le plafond, le monde beau à la perfection, la plage, le sol, la rondeur douce comme la moquette, sur les rires et les sourires, les ulcères et le cancer car il y a des poissons dans l'eau qui échappent aux requins et s'amusent avec les dauphins.

Tel ce matin à l'heure d'or, au levé de l'aurore, l'automne fredonne au abord d'une mer éclairée de reflets colorés. Un drôle de mal de tête sans abus de la fête à la sortie de la tente ; c'est l'heure de la détente dans le vent frais et apaisé, du sel dans le nez, l'odeur de la marée. Je marche dans les vagues saisissantes et m'éveille accompagné des premiers rayons du soleil… Des bébés kangourous sur la plage grignotent et gambadent et me suivent du regard dans ma ballade matinale. J'expire, l'horizon m'inspire alors que les nuages font de l'ombre à la chaleur naissante… Douce pente, glissade dans l'éveil, suite d'une belle nuit de sommeil. Ô merveille ! Des dauphins nagent dans le baie, précipité, je m'active pour me rapprocher. Nage. M'engage, les dauphins sautent et un tout petit bébé ultra joli fait le pitre sans être effrayé, s'approche sans peur de ma présence. J'admire la liberté de leurs mouvements séduisant, la confrontation saupoudrée d'allégresse intemporelle. Eternelle. M'enjouant d'un étonnant nouveau, jamais expérimenté auparavant ; Nouveau roi de mon état, accueilli au sein des princes de l'océan, je m'enfuis grisé de folie, en apnée vers l'absolu paradis du présent, des joies de l'instant. Une plongée sans faim où les gourmandises ruissellent tel des larmes de soleil dans un arbuste éventé par le bêlement d'un mouton.

S'abreuver sous plastique ou se brûler les ailes sur l'harmonie naturelle…

 

 

Les hommes bodybuildés et les gras du gosier !

 

A la table des bourgeois, je constate les différents pas. Chacun crée et/ou prend sa trace, futilité qui s'efface. La vie est simple et facile en Oz : l'océan à deux pas des villes, l'accès au surf sur des vagues tranquilles, des footings sur les esplanades, des ballades dans des parcs pas mal.

Au loin quelques montagnes et des dunes. Les jeunes d'ici ne courent pas après l'infortune, ils existent dans le paraître et laissent pousser leurs muscles. Puis le gras s'accumulant au fil des années de " bons vivants " tous ces tas de

gens s'enfouissent dans la cuite, dans le verre vide au plus vite. La séduction et l'éjaculation sans passion, sans aimer à fond. SuperfiCIEL où voler sans se brûler ni les ailes, ni les oreilles. Cons tant plat, scions !!! Se disent-ils ?

Critique ? Constat ? Désarrois ?

Rien de tout ça.

N'est-ce pas mieux de se faire plaisir et de vivre adapté à ce qui se passe dans sa cité, " son monde ", son existence, son cerveau clos plutôt qu'essayer l'impossible saut au dessus de la clôture ?

Lorsque l'être ne sait pas qu'il y en a une, lorsqu'il ne voit pas au delà de son petit toit, ne vaut il pas mieux qu'il le fasse avec joie ? Au lieu de souffrir d'une vie pénible dans un monde débile où il ne pourra rien changer ?

A la révolution interne impossible… s'impose l'existence sans rêves avec une foultitude de malsaines réflexions et de frustrations grandissantes.

Chacun sa voie, son chemin, son destin. Pas de déterminisme possible dans nos cas. So… mes pas s'effacent sans avoir pris leurs marques, je flotte dans le temps et mon rythme demeure inadéquat. Trop fou, excentrique et bancal pour obtenir une quelconque compréhension des gras banals déviés de la quête du sens, des sons (et) de la santé.

Respect.

(se) Barrer de l'autre côté… La voie des natifs du pays des rêves. Sans voiles liées parcourir les flots brûlés d'innocences. Animé d'une grande lucidité désabusée mais quand même, au cas où, folle d'espoirs utopiques.

***********************************

Vol d'éthique

Rien ne m'appartient et les reines du système nous gouvernent.

Ne pas lâcher la pression mais sortir du comptoir.

Entrer dans l'antre où ça marchande.

Voler.

Se servir, emplir ses poches de tout et de rien. Des piles, petit pour commencer, des steaks après. Du saumon.

Pourquoi n'aurais je pas droit au luxe ? Luxe qu'on m'expose. Lui qu'on m'explose en pleine face sans que je n'ai droit à quoi que ce soit. " Touche du regard mais ne mange pas " ou ruine toi…

A qui appartient quoi ? Rien n'est à moi, rien n'est à vous, tout est pour l'Empire et ses quelques empereurs.

Je ne veux pas marcher dans la misère. Et déconstruire, détruire, patiemment, longuement tous les rêves et idéaux existentiels. 

" T'acceptes ? "

Rien ne m'arrête, un avertissement ? Une amende ? La prison ?

Oui, mais j'ai faim, faim moi aussi de tout ce que je ne peux m'offrir qu'après trop d'efforts. De dures heures de labeurs.

Fin de leur essor, fin de leurs enrichissements permanents et de l'enfouissement plus profond dans le contraste entre " toujours moins et toujours plus besoin, de richesses monétaires ".

Leurs sketchs ont pour mérite de mettre un peu d'ivresse et de rires amers sarcastiques dans ma chute, je veux désobéir et cherche d'autres partenaires désireux de s'unir contre les crédos del Empire.

Pas d'interactions, plus de réunions, plus de meetings, plus de pseudo construction alternative. J'aspire d'abord à tout détruire pour recommencer la construction sur un chantier vide de bases fondamentales fébriles.

Vide de fondations et de fond, car je ne veux plus le toucher. Je désire vivre la démolition constructive…

Voler. 

" Qui a quoi ? Voler signifie quoi ? " Acquérir et détruire ce que tu ne peux t'offrir. Au dessus de la mêlée. Voler. Une nouvelle façon d'acheter. Acheter ? Un terme à décomposer. Vendre, marché, monnaie, règles, taxer tous ces bons saints bourgeois boules de gras et affirmer soi, son existence, plus de dépendance inutile.

Se servir dans le frigo des gros… car il ne sera jamais vide de contenu. Vide de contenant, beaucoup trop de gros dedans s'agitent autour de cette nouvelle poule aux œufs d'or. Dur !

Vole d'éthique : pas de pauvres, pas de prolos, pas de gens rigolos, pas de tristes blaireaux, pas de petits artisans au repos. Que du gros, du gras, du système équipé d'audiovisuel.

Pas de toute beauté ? Je ne suis pas un perroquet prêt à répéter tous les gestes automatisés. Pas de toute intégrité ? Pourtant je peux voler et embrasser la réalité. Impossible de me blablater, me baratiner ou m'acheter.

Près à tous les sacrifices pour ne pas laisser place à la corruption, je ne suis pas une mouette qui jaquette sans cesse. C'est la fête dans la tête, dans la nuit de ma vie.

***********************************

Chapel des couples qui règnent…

*La lune et l'étoile, le soleil et la mer, la guitare et la rock star.

La lampe et la tente, le sexe et l'attente, la voiture et la peinture,

les cartes postales et les paysages, les vagues et le son agréable,

la plage et le camping, la nuit et le sommeil, la journée et l'éveil, le voyage et les adages.

Le rêve et la réalité, la perfection et la passion, la compréhension et l'énervement, les mots et la beauté, les maux et les temps passés, les fondations et la construction, l'affirmation et les regards, le soir et le matin, le froid et le rhume, le chaud et la fortune, l'hôtel et le travail, le luxe et la pauvreté, la date et l'anniversaire, la lumière et le scintillement, le père et la mère, les frères et les sœurs, la propolis et la santé, le crayon et le papier.

Des couples à l'infini et mélanger le tout en harmonie. C'est sa vie.

Les amis et l'éloignement, le proche et le lointain, le van et rachtaia, la maison et les projets, le bar clandé et l'anarchie, la musique et les femmes , les bières et la vapeur, l'euphorie et les fruits, le jouir et l'hédonisme, l'anarchisme et le communisme, la transpiration et la fellation, l'orgasme et l'instant, le présent et le futur, l'après et le passé, le bruit et la folie, la raison et la lecture, les ordures et l'éponge, la poubelle et le nettoyage.

Le vote et l'apolitique, le christianisme et l' " énergie ", la lampe et la bougie, les envies et les lettres, le sable et le paraître, la fenêtre et l'ouverture, le néerlandais et l'allemande, l'anglais et communiquer, la philosophie et la pratique, l'air de jeu et les dauphins, le destin et le chemin, la liberté et le conflit, les limites et l'infini, les poissons et les cochons, les kangourous et les perroquets, les cigales et les mouettes, les raisins et les fruits, la cueillette et la monnaie, le fil et la ligne, les virages et l'accélération, la profusion et la création.

Des couples à l'infini et mélanger le tout en harmonie, c'est la vie.

La joie, la tendresse, la douceur, le bonheur, la chaleur, le calme, la volupté, apprécier contempler, agir, faire-vivre-réfléchir et ne pas subir.

Capel beach. Western Oz. April. *Instantané...

************************************

L'équipe : Jasper le hollandais volant, Janin l'electric girl, Lukolai and i, boit du coolabah et d'autres vins de là, dans la cuisine de l'hôtel, c'est le bordel ! A sept heure du mat', il pleut ! Le meeting exceptionnel s'impose ! Le voyage doit continuer et il fait de plus en plus frais la nuit chez Donnybrook. Après un petit tour des envies de chacun; nous sommes tous tombés d'accord pour constater la chute de tensions des conditions climatiques optimales ! Il fait trop froid la nuit et le matin nos mains sont gelées pour ramasser la monnaie dans les arbres fruitiers. Et ça ne peut pas durer ! C'est décidé dans deux jours nous repartons… enrichis.

Ces choix de vie. Cette liberté de fuir le glacé pour s'effacer au paradis, suivre la chaleur, la douceur de vivre, abandonner les duvets. Fini les moments à freloter*. " C'est l'hiver ? " Non, c'est l'été dés lors que le char sera de nouveau élancé dans la nuit vers le nord, vers les 28 degrés toute l'année et l'humidité tropicale. Partir à l'ouest en remontant encore. Le décollage sans fin…

Enrichi de rencontres, d'amours et de bisous, d'amis aussi. Notre jeune consommateur de fromage rencontré à l'Est, retrouvé à l'ouest a décidé de nous suivre dans l'aventure sans futur. Une nouvelle étape, à quatre ça déboîte !

Où s'arrête la liberté si l'on peut même choisir le temps qu'il fera au petit matin ? No limit dans la grande soif de la suite…

Un char dans la nuit.

Les strokes, l'étoile, l'electric girl, le hollandais volant, la nuit, la starcar, la guitare, la surfboard, des sacs à dos, les dollars, la route vers le nord, Lukolai.

La joie d'un nouveau départ, encore. D'une future nouvelle arrivée quelque part. Où cela ? Je sais sans savoir. Carnavon, Geralton, Monkey Maille, Broome, Kununurra, nous verrons tout cela, Darwin, Alice Spring, Uluru nous ne serons jamais perdus.

Les Strokes, l'étoile, la star, Janin, Jasper, Our Starcar…il fait nuit et il n'est pas encore trop tard. Il pleut et nous sommes heureux. Il fait froid et l'on s'en va. " Là bas ! " " Par là ", " par ici " c'est la vie ! L'harmonie. Le savoir de " ça : voir ", satisfaction contemplative. Je peux vivre sans racines figées, sans port d'attache. Rien comme menace et des joies universelles ici sur Terre. Même si nous n'avons plus le droit de voyager, plus de visa, plus de registration non plus pour la voiture, nous poursuivons l'aventure sans futur. L'important dans la chute n'est pas d'avoir peur d'atterrir…

Les Strokes, l'étoile et c'est le rock ! Nous vivons comme des hippies. Aucune règles malsaines ne nous retiennent. Et c'est l'envol, les vols et la gratuité ! Nous avons quand même payé Bruce l'hôtelier, par respect pour tous les jobs qu'il nous a trouvés, a nous jeunes Québécois ! Mais pas le supermarché grassement pillé pour (faire) profiter de l'abondance les autres backpackers cools de l'hôtel qui eux aussi aiment bien le chocolat et la glace…

Un plein d'essence et une première réparation pour le char qui brûlera un soir, plus tard….

Désormais, l'adage " encore profiter " actionne le moteur. Fin de la parent thèse Travail jusqu'à la prochaine…

Les Strokes, l'étoile, la star, Janin, Jasper et Lukolai, il y a des fondamentaux et il y a du nouveau. La famille s'agrandit, se construit, rie et crie, pas de pleurs ou uniquement de joie. La route, la route encore, plus fort plus loin, faire le tour, voir et toucher toutes les possibilités des contours australs , avant le départ, poser mes yeux et saisir les odeurs, toucher la douceur, la chaleur. Le bonheur est là, maintenant, de permanent moment en éphémère instant éternisé. Je ne bouge plus, assis à l'arrière sur le sofa voyageur. Plus bouger et respirer dans le vent chaleureux. Voilà ce à quoi je/nous sommes concentrés.

Les Strokes, l'étoile or et noir dans le soir, suivre les lignes blanches et arriver au phare. Firmament. Cheminement à l'infini pour la vie. La nuit, le jour, le crayon et le poisson rouge nagent dans l'expression de soie-m'aime. La vie dans un poème, la vie dans un rêve où persistent toujours des pensées à la fée sereinement quitté. L'Elf en conquête, les bisous et la fête tout ça dans la tête. Instantanéité perfectionnée à volonté. Une fluctuation sensuel sur l'étant…

*fredonner dans le froid.

***********************************

Monkey maille ! Western Australia.

Et les dauphins s'approchent, " ça va bien ? ".

Un ou des poissons après l'alimentation. Ils s'en vont. Merci l'attraction !

Dans une belle inspiration, les jeunes montent sur le bateau,

666 son numéro. À sec sur le sable nous sommes dans un mirage !

C'est bien décoré ici !!!

La mer dans le dos, bleu azuré, vague zoo repos. Elle aussi bronze dans la tranquillité d'un soleil apaisé de fin d'été ne cherchant plus à brûler. Dans le " devil boat ", nous embarquons pour la destination bonheur à plus d'heure. Tanguer, virevolter… capter la beauté :

A droite, le sable jaune au parfum de rose, une jetée en bois et quelques palmiers, où proches, les dauphins et pélicans viennent se restaurer ; quelques voiliers ont jeté l'ancre dans la baie écrivant ainsi des passages extraordinaires de beauté aux touristes gambadant ; il y a aussi un corbeau très noir, des algues au loin, des dunes de sable blanc étincelant. Il y a Jasper qui débarque et hurle en hollandais des mots incompréhensibles en vrac dans mes oreilles, il y a le blanc du sable surplombé par les couleurs violette et rose des falaises, la terre ocre au loin surplombant l'édifice. L'horizon est profond brillant et ahurissant.

A gauche, le sable est jaune parsemé de coquillages multiCooLores et le parfum de rose enivre encore nos pores. Des filles en maillot rouge bronzent en lisant, un pêcheur et son chien, en arrière plan, composent un paysage de carte postale. Les gens passent et sourient. Les mouettes s'envolent, l'eau est transparente et bleu encre, à la fin, là où la vision se noie dans l'Eaurizon c'est le mouvement apaisé. Contre les algues échouées sur la plage, la mer s'approche dans une caresse infinie, un voilier s'envole dans l'océan indien. Des papillons s'approchent et une fille aux tendres bourrelets se tient le nez, allongée sur ses nénés.

En face, l'étoile en pierre friable joue de la guitare rose, comme son appareil photo et son amante passionnante n'est plus blanche, comme les lunettes de soleil qu'ils portent avec une classe sans pareil. Vert et plein d'espoir comme les arbres accrochés dans le sable blanc ou juchés dans le ciel bleuté, impossible de distinguer. Qui peut juger d'où nous sommes posés ?

Destination perfection, vivre la solution. Le sens ? La direction ?

Hédonisme, égoïsme ? Enfermés dans notre bulle. Rester ouverts mais il n'y a personne pour l'éclater. Le rêve " doit " exister, nous sommes embarqués, il ne nous suffit plus de rester allongés, endormis dans un lit. Nous re-décorons, nous jouons, nous nous dessinons tels des enfants des tatous partout, du coup aux genoux sans égratignures. Que signifient ils ? Où allons nous ? Création du " Nous ", simplement, sans aller plus loin, sans rien, juste être bien. Bien de rigoler et de s'amuser jusqu'à Tout le temps. Il n'y a plus de temps, de notion d'après ou d'avant, c'est " pendant ". Pendant est le moment qui succède à l'instant et durant ce laps nous nous marrons plus que souvent. L'éphémère comme les dessins sur nos peaux dorées toujours plus colorées. Il y a de la valeur et des belles odeurs.

Qui sommes nous sur le bateau du devil, du débile, de la vie en vrille ?

Singe, tomate, chèvre, perroquet ou dauphin, quelle est la symbolique de tous ces composants ? Nous sommes tous, tout cela et rien de plus ou beaucoup moins. Le vent nous emporte et nos vies existent féeriquement. Dans la barque du délire, nos corps ivres chantonnent et notre Jasper volant parle aux mouettes et aux pélicans. C'est amusant et surprend quelque peu les autres touristes. Actuellement heureux, judicieusement nous dépensons notre argent inexistant dans ce bateau flottant ailleurs que sur l'eau, à quai sur la plage. Beau et irrationnel monde de merveilles où chacun veille sur soi-même et les autres (quand même).

" We love " chantons nous.

Qui ? Où ? Partout…

Tel des grands pères fermant les yeux car ils ont vu la lumière qui abat le voile sur leurs jours, nous assistons au spectacle de la création au ton du bit rythmé sans accessit factice…

**********************************

Turquoise life.

Rien d'autre que le bruit du vent

Et des notes l'accompagnant, mes mains dedans.

Le rythme des vagues et de la bleuté

Turquoise, transparente, blanche.

Et le corail et les poissons sauvages.

Le son de la nature et les projets futurs.

A l'ombre d'un nuage, le soleil m'éclaire

Dans un ciel azuré tacheté de tableau mouvant.

Des gens peu souvent et les buissons en mouvement.

Le rythme au ralenti, au rythme de la vie

La nature compose des moments ahurissants de dorure.

Silence, Réjouissance !

Des cartes postales tout le long du voyage.

Je conduis et vois défiler l'aridité, les lézards, les kangourous,

Les émeus et ce n'est pas tout. Le socle ocre des statues en buissons secs,

Les termitières et des cadavres traînant par terre.

La musique dans la voiture et la lecture, culture en route.

Sur le bord de la route une station service à l'air légendaire de Far West s'anime dans la poussière brillante, colorée par le soleil couchant.

Elvis sonne le rythme d'un temps arrêté depuis l'éternité et l'essence servis à l'ancienne est à des prix montagneux.

Heureux, le jour accompli et le rythme lent permanent. La nature et la nuit, le repas dans le son des camions et le chemin vers une destination sans limites.

Des poivrons des lardons des pastas, petit plat, les routiers, des vrais gars du chantier, l'Australie sauvage dans sa campagne, des voyageurs qui ont perdu l'heure, à la retraite, bière à la main nous sourient paisiblement. Ils vont bien les vieux heureux. Les jours défilent et la vie brille, de la place et pas de trace, nos jours passent et s'effacent avec le fil tissé dans la subtilité d'un " rien " éprouvé.

 

***********

Un léger détour de cinq cent kilomètres agrémente notre parcours.

Karijini national park…

Walhibindiminha la fontaine, l'eau ruisselle, on se baigne.

Fraîcheur d'eau douce, le long des rochers nous laissons mijoter.

Nous continuons la marche, un autre sentier, je longe les parois accidentées du canyon dans la verdure des arbres cassés. Des arbres hauts dressés au milieu de la beauté. Des rochers escarpés où nous posons nos pieds nus ou non. La pierre est rouge, l'eau est pastel versant vers le transparent, d'or et d'argent, blanc grisé des rochers. Grisés, les roseaux par le vent presque fluo, l'eau au repos et la cascade. " Super b'eau ".

Des papillons oranges et des libellules rouges, des araignées aux toiles géantes.

La tranquillité abondante et les feuilles flottantes.

Je ressens tel que je suis, le vent de la liberté, la nature sauvage respectée, la temporalité dépassée, la beauté transcendée dans la réalité, l'existence éternelle au goût d'actuel.

A Juburra, des troncs d'arbres sortent de l'eau, des trombes d'eau font un ruisseau, une cascade calme voit des poissons chasseurs de bave nettoyer les peaux mortes des orteils visiteurs. Des vaguelettes agissent telle une douce caresse, un massage à l'eau nuptial. Un message sublime où la luminosité d'un soleil en pente ascendante coule dans l'artère de la nature mère. Un coulis de paillettes dorées. Effusion d'admiration, de coloration, de sons.

Une journée dépensée dans la satisfaction et la quiétude. De l'harmonie avec la nature lorsqu'il n'y a que le calme sucré pour assaisonner le charme d'un lieu envoûtant.

 

***********************************

Sweet Heart.

Je deviens gros, gros, gros, je ne veux pas avoir ce ventre de gros, je veux encore voire ma petite baguette magique en pissant. Je ne veux pas arrêter de manger le danger, je veux nager et surfer encore longtemps en riant sur les lames d'une innocence retrouvée. Sweet heart, innocent devant tous ses " crimes ". Ces lois qui ne sont pas bonnes… et je ne désire pas changer de comportement… c'est dangereux et stupide de rouler sans assurance, c'est interdit de voyager sans visa… on s'en fout on a une Falcon ! C'est comme ça.

Coupable ? C'est eux les fous du bocal sauvage, cette bande de tarés de l'état policier. La folie c'est eux, le mal être c'est eux, les crottes de chien dans la soupe c'est vous... Posez des limites à votre connerie, construisez vous quelque chose d'utile, n'attendez pas que les alcoolos se réveillent ou ça va faire bang.

Vos gueules ! Et je barre mon voilier vers une autre destinée. Tout le monde doit crever et je n'ai pas envie de faire des cauchemars, éveillés. Les lampadaires s'éteindront toujours à l'approche du jour mais les étoiles mortes continueront d'illuminer le ciel et de briller là où le temps n'a plus d'importance. Où l'heure, les horaires, la course à la minute de retard ne me droguent plus, une fois devenu la prédominance absolue de l'absurdité dans un monde imparfait et plus que satisfait de l'être. Je ne m'offre plus dans le paraître superficiel d'une vie sans effervescence, sans outrance. Je profite tel un égoïste non individualiste de joies futiles et d'ivresses faciles. Les moments de vie n'ont d'intérêt uniquement parce qu'ils sont un escalier vers la mort. Des marches franchies une à une qui me sortent d'un état cérébral marasmatique digne d'une sphère psychédélique où la lune se livre jusqu'à la limite, sans filet, à un chute gracieuse.

Notre vol est un éclaboussement sismique me percutant totalement. L'exceptionnel irrationnel rend la vie belle " for ever and ever, ever "…

Mon corps n'est plus une pourriture asséchée par le tabac et hydratée par l'alcool, du compost pour la subtile attitude destructive.

I take a rest.

Les journées y sont calmes et décompressées en dehors du stress. Le vent est doux, glisse dans le cou, le soleil cogne et les arbres chantent, les mouettes dansent et les chameaux sortent de la brume. A Broome. Pose, mes pensées sur des paysages parfaits, sans arrêt, en paix. Mouvement continu.

Oui c'est ça les Kimberleys du grand Nord Ouest : conduire sur des routes de terres dans le noir et sous la pluie, risquer sa vie dans la boue afin de ne pas rester coincé dans le torrent aux caïmans. Notre eXXceLence Glasnostarcar patine mais s'accroche pendant des centaines de kilomètres. Courageuse et magique au cours de notre remontée toujours plus au soleil chaleureux du Nord.

Direction Kununurra à quelques huit cent kilomètres de là, où des vêtements propres, de l'esclavagisme nécessaire et du café sucré avec une pointe de lait nous attendent pour le " smoko ", ces si belles pauses déjeuner du boulot…

 

************************

Eleven days.

Onze jours de travail, de la taille des bois de santal, un easy job où nous risquons de nous couper les doigts à chaque pression sur le pistolet automatique. La vie ça va vite, la lame de fond s'excite… onze jours de ce boulot tranquilo et à nous la liberté pour les mois de juin, juillet, aôut. Les espaces infinis du Northern Territory, Darwin, Kakadu, Uluru, puis traverser de nouveau la East Coast pour la troisième fois. Et la boucle sera cerclée du sceau de l'identité Sensible et libre. Du havre de paix de Mission au décollage à Sydney, Hong Kong visite guidé, deux jours autorisés ! Et puis la France, Bordeaux, la saintonge anar libre, " back home ". Les " bonjours " et les " en revoirs " aussi sec, récupérer Rachtaia et le van bleu vaporeux, le départ pour d'autres conquêtes de Sienne à Budapest et Wien que pourra…

Onze jours. Compte à rebours. Depuis trois jours les flics cherchent un Luckolai en ville, nous a dit le gérant de l'hôtel où l'on est passés réserver deux chambres pour quitter la vie nocturne du camping au lac sans cygnes mais pleins de moustiques et crocodiles. Je veux m'envoler d'ici avant d'être fusillé… que faire ? Se tracer sans la monnaie ? Ne pas aller au backpacker hostel ? Aller dans un autre ? Est ce que les flics nous croient disparus, partis, en vie, ou ailleurs ? N'ayant pas trouvé le clandestin Luckolai Rêvland qui a rempli le " formulaire spécial clandestin " faxé direct aux services d'immigrations. En trois jours intervention de la cavalerie et non plus trois semaines de délai avant de les voir charger… trop tard. Il nous reste encore moins de temps pour nous faire de l'oseille et fuir à la découverte du pays des merveilles et, Luckolai doit trouver un nouveau travail.

Les mailles du filet se resserrent mais n'amortiront pas notre chute en douceur. L'heure est grave ? On a besoin de onze jours. Onze jours et à la douzième nuit on se faufilera loin. Alors ? Le risque encore ou s'enfuir vite pour assurer le dernier coup de dé. Je le sens bizzard… but if you want me, come on and kick me out your country!

Ne pas psychoter, ce qui doit arriver arrivera (ou pas). Onze jours, prendre la thune et tracer sur le bitume sans Jasper à qui il reste moins de temps avant de décoller à Sydney airport et qui a donc besoin de plus d'argent… trouver un autre lifteur ? Luckolai-Jlove réfugiés dans la tente. Il fait nuit. Trop tôt. Demain je me lève à 4h45 pour attraper le bus du boulot dans la foulée, travailler de l'aube à la nuit tombée et rentrer, se laver manger se coucher se lever. Se manger levé se lavant tout mélangé mais lent gens peu vivant pendant onze jours. Apprécié la fin d'une étape, la fin du trip avec Jasper. Fin, début, commencement. La ronde, le tournant.

Je suis fatigué, c'est vrai, par le boulot, par l'absence de repos et de nuit à moins de six heures. Ne pas se faire " pécho ", dodo. En attente d'un futur moins laborieux...

I woke up this morning crossed the cop's before work and now i'm on the run... Comment considérer la chose?

Je suis dans le noir de la nuit... " C'est passé " ou pas encore ?

Les services d'immigration dans le camping au retour du travail, les flics qui tournaient en rond du camping à la ville pour nous encercler. On s'est enfuis à dans la confusion la plus effrayante de ma jeune vie de clandestino, nos voisines amoureuses pour nous aider à tout enfoncer à mille à l'heure dans la voiture, les tentes abandonnées sans avoir le temps de les plier, la nourriture laissée dans le frigo collectif, en vitesse dans le stress mettre vingt litres d'essence dans le jerrican en cachant la voiture multicolore, la route pour rejoindre la prochaine ville à des centaines de miles, la frontière à l'entrée du Northern Territory, la voiture planquée dans le bush après avoir traversé quelques fossés. Je suis là à coté, qu'est ce qu'on fait ? S'organiser. Il y a une route pour relier Kununurra à Katherine, que se passe-t-il à la frontière ? Va-t-on se faire contrôler ? Nous avons vingt litres dans le jerrican et la réserve s'allume, il y a plus de cinq cent bornes de danger avant de se noyer dans la ville de Katherine. Alors ? On abandonne la caisse pour éviter de se faire repérer, le signal doit être donné, on ne prend que le strict nécessaire dans nos sacs et on part à pied pour traverser la frontière par le bush dans le noir. J'arrache quand même les plaques d'immatriculation par sécurité et en souvenirs de tous ces moments ahurissant au volant ou non de notre belle eXXLence qui aurait certainement tenu la route jusqu'à Sydney avant qu'on l'achève en beauté en la brûlant sur la plage branchée de Manly, ou en la donnant à de jeunes Backpackers fraîchement débarqués dans le country Ozi. Les hurlements des Dingos ou Coyotes pas vraiment au loin... Les fourrés s'agitent de plus en plus prés. C'est le road movie. Que faire ? Tracer se réfugier à Mission Beach chez Dan et Bel. En stop ? On est à deux cent mètres de la frontière. Trouver un lift. Un road train ?

Onze jours et c'était parti pour trois mois de liberté. Un jour et c'est devenu la fuite, un truc qui me tient les trips où chaque secondes m'inondent d'un flux d'interrogations, de solutions, d'hypothèses, un truc où nos cerveaux même fatigués s'agitent et s'apeurent. Quand l'espoir ne tient qu'à un fil, que l'on reste dans l'attente des conséquences de nos actes. Conscients de brûler les dernières cartouches du flambeau de la chance. Provoquer la bonne étoile sans avoir peur qu'elle soit filante, une comète s'écrasant dans un C(r)as Terre.

 

**************************

Communauty life !

Facilité appropriée à s'enjouer de la réalité. Vivre à plusieurs, heures de vacances, de respect, de rythmes dans la différence. Le partage de la tranquillité (trouvée). A plusieurs se regarder et parler, se juger sans se noter, sans calculer ou désespérer sur les nuances de nos différences. La simplicité du partage, un repas, des plats, des mets extras, de la glace, des salades, des desserts, de l'olive et de la feta, du riz et tout ça, du chocolat et des pancakes, du rhum et des fruits, du vin en grappes de mini tomates. Orgie sans folie.

Sur le balcon, l'horizon et les palmiers, la mer bleutée, les îles pour finir le buffet où pique-niquer le bluetifull. Se servir à volonté sans jamais s'inquiéter du Fin mot de l'histoire. Facile, simple, relax, vocabulaire de l'air sans pollution et aucune sensation du nauséabond. De la tranquillité d'inverser le rythme. Faire plaisir et ne pas attendre des autres qu'ils offrent préparent dépensent pour son compte personnel. Pour l'anniversaire de Lukolaï nous organisons les cadeaux. Donner aux amis un peu de plaisir de la vie, un peu de joie de soi. Il n'est pas là question d'attendre une surprise, un gâteau, un présent sans avenir. Donner et, ainsi recevoir les sourires.

Hippie training camp, le retour aux douceurs. Back in Mission Beach, pas de pseudo retour à la terre et aux " valeurs ", dont nous ne savons même pas ce qu'elles sont et où elles nous guideraient… Non, retour au futur en plongeant dans le moment en construction du permanent.

Le futur est une ouverture et aucun stress lié à l'infortune, fenêtre de l'aventure ouverte vers un émerveillement continu. Des gens différents et le refus du stéréo-type, refus de la normalité sociale (vorace) aux règles étranges et affables. Préparer ou plutôt vivre " quelque chose " de nouveau, de déjà vu certainement auparavant et au-delà. Appliquer à soi la possibilité de penser autrement, doucement mais sans lenteur intellectuelle. La vie pas pareille que ceux qui aiment l'oseille. Différentes épices, différents goûts sources d'une plante (plus) luxuriante.

La vie est l'amante que je soigne et polie à volonté, car l'amour à donner ne peut se contenter d'un arrosage saccadé. Une cascade illimité sans finalité autre que de briller, éclairer et guider mes pas dans un Nirvana présent avant la fin, car il me semble meilleur de créer en s'amusant du vivant plutôt que d'attendre dévotement l'endroit où fatigué et décédé, reposer en paix.

Le repos maintenant et le stress en licenciement....

Le temps maintenant, le récit du temps jamais………

………….Massive attack du non régime à la prise de risque calorique. Orgie alimentaire (nécessaire) allongé par terre à s'envoler en fumée, punché par les fruits de la vie. La nuit n'est pas finie et l'on se couche là sans plus bouger… allongés sur la moquette ou le sofa, de la tranquillité, absurde plein la tête. Quel est ce rythme ? Qui dés-con-presse s'agitent ?

Pas notre mouvement, lentement endormant jamais vraiment éveillé toujours un peu à rêver.

Partout dans le monde se regrouper autour d'une bougie, dans la senteur de l'encens et des fleurs d'orient entraîne la même satisfaction de se foutre des inquiétudes générées par le progrès sans finalité, du moment que la perception des sensations se développe " à fond "...

Eteindre les bougies et se faufiler dans le bruit de la musique, des notes défilant dans le vent peu soufflant de la douceur du temps, fenêtre ouverte et rien pas de couvercles pour se réchauffer car pas de nécessité.

Mort des fées ? Morphée pour m'attirer, les elfes pour fantasmer, des lettres pas encore ouvertes, la complicité développée à l'ère d'un autre temps. Pacifiant et bonifiant.

Le jeu des ombres sur la plage bronze. Une fille ronde et blonde se promène et regarde un garçon tatouer le sable d'abstrait que les vagues avec art viennent effacer. Des palmiers et des filles pour assembler les coquillages, création d'autres abstractions, une partie de criquet sauvage avec des bambous et des bouts de palmiers cassés, nos rires colorés par ces activités. La noix de coco et les arbres allongés séchés, ensablés, bancs des pique-niques. Je me contente de contempler. Un arrêt éternel dans la tête des comètes en fête. L'humanité manque trop souvent ces arrêts et ne vit pas assez l'éphémérité d'une création instantanée, ne prend pas le temps de dépasser l'éloignement permanent, non stopper l'irréversible mais le vivre. Loi du désir, de l'occupation, du loisir. L'oisiveté, loisir bleuté, loisirveté ! " Ce qu'il me fallait " pensais je admirant la voie…

***********************************

Fin

Dormir et vivre dans les mêmes habits

Déconnection du temps au rythme de la montre

Appropriation de chaque succession de secondes

Dédramatisation des obligations hygiéniques

Fluctuation douce des sensations

Découverte pleine d'allégresse

Emerveillement devant l'inconfort dans de beaux décors.

Explosion des notions de monnaie, malgré la réalité.

Longer des sentiers et bouger. A l'infini.

Parler, rigoler, échanger, ressentir, construire,

S'énerver, se retenir, se calmer, s'enjouer,

Rire de soi-même, rire avec les autres, rire des autres sans soupirs.

Rire, mouvement qui nous inspire.

Sourires, désirs, entendre le retentissement de la jouissance,

Magnifiée dans la nature, dans le ressentir face

à tant de hautes sphères terrestres et célestes.

Le dehors et nous dedans, le dedans et l'en dehors.

Evoluer dans l'évolution des rêvolutions et appréhender sans rechercher la solution

Ou l'explication. De l'exclamation, de l'exclafation, de l'imagination pour tourner dans la rondeur, rondement mais pas en s'ennuyant.

Vie de communauté, d'horizons et de mondes différents. L'effusion dans la connexion et la communication

Avec ou sans boisson, avec ou sans, mais toujours en partageant des propos différents,

Des coutumes, et des cultures. OUVERTURE. Le monde cesse d'être effrayant, tel un joyeux poisson

Nageant dans son poison ayant fixé le diapason à son ton.

Et la nuit et le bruit du vent, des insectes cigalant ou criquetant. Et les bons jours et le bonheur autour, toujours, tel un bougeoir éclairant. Un miroir passionnant ? Une glace à traverser ou casser ( ?) s'asseoir ou croire. Il n'est pas trop tard pour (se lever) et sortir du cauchemar et vivre (et commencer) son histoire.

Et ainsi allons nous, dans le succès de ne plus mal penser. S'évider et s'emplir de bonté. Donner et recevoir.

S'asseoir ou croire.

Se lever ou espérer

Etre ou paraître

Composer ou disparaître

Disparaître et composer

Composer l'être et disparaître le paraître.

De la réalité de caresser la liberté de trés prés et ne plus vouloir cesser d'être grisé...

nait au pays des rêves aborigénes.