Country: FR
Signup Date: 11/3/2007
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Friday, December 12, 2008
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L'artiste Jennifer Manguet (dont vous pouvez consulter l'interview "Jane" en ligne sur notre blog ) propose sa premiere exposition personnelle du Vendredi 12 Décembre, à partir de 18h30, au Dimanche 14 Décembre 2008. Le lieu: Salle des Fetes, Place de la Mairie dans le village de Livers Cazelles prés de Cordes sur Ciel.
Venez soutenir cette jeune artiste peintre et passez avec nous un weekend artistique.
Au plaisir ;)
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Friday, October 24, 2008
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Interview Electrik City http://www.myspace.com/electrikcity  - Alors les Toulousains, comment ça va?
« Ca baigne !!! »
- Vous êtes donc les Electrik City, racontez nous votre parcours jusqu'à ce jour.
« Ce groupe c'est l'histoire d'une rencontre entre deux amis (Morgan et Zaz) de longue date... qui fréquentaient un même lieu ; une MJC et sa salle de répétition ! De spectateur assidu à chanteur attitré le pas fût vite franchi et la constitution du groupe pût prendre forme. Le style musical s'est construit au fil du temps et des rencontres musicales (batteurs et guitaristes divers...) avec une constante électro (utilisation de machines style groovebox boite à rythmes et boucles de synthés) et des sonorités Pop Rock, le tout chanté dans la langue de Molière ! Le groupe s'est forgé son identité actuelle avec l'arrivée de Kiki (guitariste et compositeur) sous la forme d'un trio (basse/guitare/chant) enfin stabilisé ! Afin de laisser une trace de cette collaboration humaine et musicale, le groupe a enregistré en 2007 son premier album (Sans grand débat). »
- Pouvez vous vous présentez les uns les autres?

« Eric 'Zaz' membre formateur, bassiste depuis une quinzaine d'années et programmateur des machines et séquences électroniques depuis 6 ans. Mes influences musicales sont très variées du Rock d'origine à l'électro actuelle. Pour moi il n'y a pas de mauvaises musiques il y a juste de très bons musiciens et donc tout les styles musicaux sont intéressants et les tous les mélanges sont possibles. Je suis toujours à l'écoute, curieux et avide de nouveautés musicales. Amateur passionné j'ais commencé mon apprentissage musical par le violon, puis la guitare pour finalement trouver mon instrument de prédilection à savoir la basse. Ma dernière expérience musicale en date est donc la programmation des séquences et des rythmes sur les machines Korg, Electribe ESX 1, EMX 1 et Roland MC 808. »

« Christophe 'Kiki' guitariste depuis 18 ans. J'ai commencé l'apprentissage de la musique sur des claviers étant très attiré & passionné à l'époque par les musiques électroniques. C'est par pur hasard et pour pallier les déficiences du chanteur/guitariste de mon premier groupe que je me suis mis à la guitare et depuis je ne l'ai plus quitté! Ayant évolué dans diverses formations rock (Tommy's, Electrogène) j'ai intégré le groupe en 2003 de part ma connaissance avec Eric. Le mélange musical rock/électronique est vraiment très intéressant & original et même après 5 ans l'envie est toujours la! »

« Morgan, membre fondateur, chanteur et auteur des textes. Le chant est mon antidote, il fait partie de ma vie depuis mon plus jeune âge, il nourrit mon existence et apaise ma colère face à l'insensibilité des hommes. Mes premiers amours musicaux sont divers et variés. Pour ne citer que BOB MARLEY, PINK FLOID, etc............. Les 4 années passés au côté de Anne BRECHEMIER (professeur de chant, créateur d'une compagnie vocale 'A vives voix' et d'un centre d'art vocal) m'ont permis de perfectionner ma technique, de découvrir la musique classique et de partager des moments forts avec un être exceptionnel. »
- Le nom Electrik City a t il un lien avec le genre de musique que vous produisez?
« Oui, Electricity en anglais c'est l'électricité, et notre musique est bien électrique avec une part importante de guitares électriques tout en y incorporant des éléments électroniques. »
- Comment se passe la création d'un morceau et quelles en sont les étapes?
« Kiki apporte un riff, couplet ou refrain et nous travaillons tous ensemble autour de son idée. La phase finale est l'incorporation des machines et la structuration en mode song. »
- Par rapport à vos textes, quels messages voulez vous transmettre à votre public?
« J’écris mes textes selon mes ressentis face au monde qui nous entoure. Ma sensibilité est inspirée d'événements personnels et familiaux. En m'insurgeant contre l'injustice, j'ai écris 'Roumania' par exemple, contre le terrorisme 'Madrid' et enfin pour affirmer ma quête personnelle et mon côté mystique, j'ai écris la chanson 'Marie'' et bien d'autres choses. Je remercie mon public et mes amis qui me permettent au quotidien d'écrire des bouts de phrases sans jamais me lasser. Chanter et écrire sont tout simplement ma seconde nature. »
- Qu'en est-il de vos inspirations et influences musicales?
« Très diverses et variées avec une constante de Rock qu'il soit Pop, Progressif, Hard, Electro ... Des années 70 à nos jours tout est bon à prendre. Pour citer quelques noms, Radiohead, Muse, Placebo, Dépêche Mode, Faithless, Moby »
- Vous venez de sortir un album, décrivez nous l'ambiance qui a régné en studio.
« En ce qui me concerne, laborieuse et douloureuse au moment de l'enregistrement mais très agréable et décontracte tout au long du mixage !!! Cet enregistrement s'est déroulé sur une semaine intensive de prises de sons puis sur 6 mois de mixage au studio ATL à Verdun sur Garonne. Sur cet album nous avons collaboré avec Seb, le batteur des beautés vulgaires qui a apporté sa touche Rock à notre musique. Grand remerciement à Patrick Arpa (docteur psycho acousticien) pour le travail accompli, pour l'accueil, pour la bonne humeur et la patience !!! »
- Pour chacun de vous, quel est le ressenti personnel du live?
« C'est une expérience unique et passionnante de pouvoir délivrer notre musique à un auditoire qui n'est jamais conquis d'avance et que nous essayons de rallier à notre cause. Le but étant de faire plaisir tout en se faisant plaisir !!! »
- A propos, où peut on vous voir jouer?
« Tous les cafés concerts de Toulouse et environs en attendant de plus grandes salles et la participation à des festivals !!! »
- Une anecdote?
« Pendant un concert nous commencions à peine de jouer et là tout le monde applaudit. On se regarde et nous ne comprenons pas ce qui se passe. Les applaudissements étaient destinés au match de rugby lors d’un essai du stade toulousain. Et oui le patron du bar avait mis le match de rugby pendant le concert Tellement invraisemblable. »
- Comment vous apparaît le milieu musical aujourd'hui?
« Paradoxal ! Malgré une offre musicale massive la qualité et la prise de risque ne sont pas souvent reconnues au niveau commercial en France. Le formatage musical a malheureusement encore de beaux jours devant lui et nous entrons de plus en plus dans une génération musicale du' jetable » et du clonage. Les artistes existent et le milieu musical est créatif mais il n'est pas reconnu et pas assez soutenu tant au niveau du public que des maisons de disque. Comment envisager aujourd'hui une carrière dans la musique dans la mesure ou celle ci n'est plus suffisante pour faire vivre ses auteurs...combien de groupes ou artistes ont un travail 'alimentaire' en plus de leur statut d'artiste. »
- Plus généralement avez vous un avis quand à la notion de l'art dans la société actuelle?
« A mon avis, la position de l'art dans notre société actuelle est d'une importance centrale. Nous avons tous besoin en tant qu'individu de pouvoir extérioriser notre créativité afin de pouvoir exister. L'art, sous toutes ses formes d'expression, est un bon moyen de nous évader de notre quotidien tout en y ajoutant une part de rêve, d'humanisme et d'utopie. Malheureusement la place de l'art n'est à mon sens pas assez reconnu et les artistes ne sont pas assez soutenus et on leur oppose trop souvent des notions de rentabilité économique en retour. L'art n'est pas une marchandise comme toutes les autres. »
- Avez-vous quelque chose à ajouter pour les lecteurs de NEOLAYA ?
« Continuez à écouter, voir, applaudir, lire, les artistes d'hier et d'aujourd'hui et votre quotidien aura une toute autre saveur ! »
- Euh... peut être quelque chose à dire à vos mamans?
« Qu'on les aime ... »
Un grand merci à vous de la part de l'équipe ! Nous vous souhaitons bonne chance pour la suite !
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Monday, September 22, 2008
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Interview Isa Daqueen www.myspace.com/isadaqueen - Nous sommes ravis de t'accueillir parmi nous. Es tu confortablement installée?
« Très bien merci, manquerai plus qu’un apéro. Lol »
- Un apéro ? On t’apporte ça sur un plateau avec des saucicettes et des noix de cajou ? Allez on y va ! Tu es tour à tour artiste-peintre, illustratrice et graphiste, raconte nous ton parcours, ta formation et ton évolution jusqu'à ce jour.
« J’ai fait des études d’Arts Plastiques et d’Arts Appliqués. A vrai dire, pendant mes études je ne pensais pas du tout me concentrer sur ma peinture, mais plutôt trouver un poste de graphiste. La vie a fait que tout s’est complété et aujourd’hui la différence se fait au niveau des outils et de la technique. Mais pour moi, ça reste de la création. »
- Il y a t il eu un événement, ou encore une personne, qui a fortement influencé ton art?
« Ayant suivi beaucoup d’heures d’Histoire de l’Art à l’école, j’ai très vite été influencée par des artistes qui ont retenu mon attention, voir mon admiration. Ensuite, les rencontres m’ont ouvert à ce qui ne s’apprend pas à l’école, comme le graffiti. »
- Quelle est ta démarche artistique?
« Ma démarche ? Héhé c’est toujours un calvaire en fait de parler de ça. Traiter la couleur, le sens et la forme en prenant du plaisir à le faire. C’est déjà ça. »
- Ton travail de graphiste influence-t-il celui d'artiste-peintre?
« Oui, comme je le disais tout à l’heure, chez moi ça a tendance à se mélanger naturellement. Le métier de graphiste nous oblige à maîtriser des outils tels que l’informatique pour répondre à un besoin précis. Parfois on est très limité dans la création. J’ai commencé à utiliser Photoshop par exemple en travaillant sur des dessins scanés. Je le fais toujours, mais maintenant j’utilise aussi des dessins réalisés à l’ordinateur pour faire des pochoirs ou des formes peintes. »
- Si nous avions la chance de suivre une journée artistique type d'Isa Daqueen, que découvririons-nous?
« Faut déjà avouer que je ne suis pas une lève-tôt, donc vous pourriez faire la grasse matinée ! Vous verriez que je passe beaucoup de temps devant ce satané ordinateur, à travailler sur des visuels, des recherches. Ensuite si vous avez de la chance vous pourriez me suivre jusqu’à un rendez-vous graffiti avec mon amoureux. On prend beaucoup de plaisir à réaliser des fresques. »
- Tu as choisi quelques œuvres à nous faire partager! Peux-tu nous les décrire et nous dépeindre leurs histoires?
 « La 1ère est une peinture sur papier. Je récupère quand j’en ai l’occasion des journaux anciens, des années 5O de préférence. Ici on y voit une de mes Digal (toutes ces femmes que je peints) très pin-up. J’aime l’univers des années 50, les pin-up, les vieux tatouages… »

« La 2nde, n’a rien à voir, c’est une image travaillée à l’ordinateur. Ça commence par un croquis et ensuite j’essaie de faire une composition équilibrée, avec des éléments divers, comme la Typographie. J’adore les mots et la typographie. »
- Tu as participé à plusieurs expositions, peux tu nous révéler les sentiments qu'elles t'ont apportés?
« En général, quel que soit le lieu d’exposition j’ai des bons retours, mais malheureusement pas assez de vente. Je trouve qu’il y a un manque de lieux appropriés. »
- Une anecdote artistique marquante à nous confier ?
« Euh…on va dire que mon pseudo a souvent suscité des erreurs de prononciation ou des blagues…pas toujours drôle. Mais quand on a commencé à m’interpeller en utilisant Daqueen et pas Isa, ça m’a fait super plaisir. »
- Où pouvons-nous voir l'ensemble de ton travail ?
« Sur mon site internet www.daqueen-graphiste.info , un peu sur Myspace, et aussi sur ma galerie daqueen-one.deviantart.com »
- Parle nous de tes projets avenirs.
« Aaahaa ! C’est du confidentiel ça ! Je suis en train de monter un projet de commercialisation d’objets. Je vous tiendrai au courant quand tout sera en place. Et aussi, je suis toujours à la recherche d’exposition, à bon entendeur… »
- De plus en plus de jeunes choisissent la voie du graphisme. N'est-t-il pas difficile de se faire une place d'un un milieu aussi concurrentiel?
« Alors justement c’est un créneau complètement bouché. Il est très difficile de vivre du métier de graphiste, et je fait partie de celles/ceux qui ne s’en sortent pas. C’est d’ailleurs pour ça que je travaille à un nouveau projet. »
- Enfin quel est ton point de vue face à l'Art d'aujourd'hui et à son devenir?
« Je ne vais pas philosopher. Je crois juste que le développement d’Internet offre une vitrine immense à l’Art. On peut tout trouver grâce au net. Mais forcément, dans la quantité, ce n’est pas toujours évident de trouver la qualité. La création artistique a évolué avec les nouvelles technologies, et ça a du bon, même du très bon. Par contre je reste une amoureuse de l’Art traditionnel, et j’aimerais que les lieux de diffusion soient plus nombreux. »
- As-tu quelque chose à ajouter ou à dévoiler aux lecteurs de Neolaya ?
« Oui… en plus j’ai une mallette ! »
Nous te remercions pour ton temps et ta franchise et te souhaitons le meilleur pour la suite :)
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Friday, September 12, 2008
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DOSSIER PRESSE EZELLA BIRTHDAY PART II Bonjour à tous, je suis Benn, nouveau venu au bureau comm' au Bar Live after des plus réputés de France, journaliste musical et rédacteur en chef du webzine Montpelliérain www.ezella.org.
Crée en 2005, le site qui était autrefois un simple blog a pris une ampleur assez incroyable asa création, dépassant en termes de lectures certains sites professionnels. 2006 a donc vu la naissance du site proprement dit "www.ezella.org", autrefois "blog.ezella.be"
Fidélisant plusieurs milliers de lectures mensuelles venant des quatre coins de France, multipliant les partenariats (Tsugi, Pinguins Records, Teck'Yo, Brain-Magazine, Café Joseph à Montpellier, Citizen Records, Jarring Effect, Phunkster, Rockstore à Montpellier, LaDune-BarLive-EffetMer à Montpellier, HushHush à Marseille...), nous nous voyons et sommes perçus comme l'un des "blogs/ magazines électro en ligne" les plus influent du Sud.
Nous fêtons au mois d'octobre notre 2nd anniversaire. Avec un idée de contenu assez insolite ,26 jours de fête avec une mise à jour quotidienne sur le site d'artistes en tout genre, mettant leurs oeuvres à télécharger, des plateformes et liens pour acheter leurs œuvres en ligne, selon un ordre alphabétique, 26 jours comme les 26 lettres de l'alphabet, chaque jour relatant une lettre et des artistes commençant par telle ou telle lettre, le tout aboutissant à plusieurs grosses fêtes concluant ces 26 jours. Parallèlement, nous nous employons à la mise en place d'un pack digital qui devrait réunir des tracks offerts à Ezella par divers artistes (Da boogie boys, Toxic Avenger, No kiss with gloss…) contenant plus ou moins 26 tracks, selon les 26 lettres de l'alphabet toujours. Nous pensions qu'éventuellement cette idée vous serait intéressante d'être développée avec nous. Tout support médiatique, visuel, musical, relationnel est évidemment le bienvenu vous le pensez bien. Musicalement, Benjamin "Bennbob" MARTIN ------------------------- 06.76.28.10.47 ------------------------- bennagency@gmail.com bennbob@hotmail.fr ------------------------- www.ezella.org www.brain-magazine.com www.teckyo.com www.barlivemontpellier.fr www.myspace.com/ladunemontpellier www.effetmer.com
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Wednesday, June 18, 2008
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Dire des artistes qu'on trouve sur ce forum qu'ils sont disparus n'est pas tout à fait vrai... ce sont pour la plupart des artistes naissants, au contraire, et dont le talent est mis à rude épreuve par la présence de critiques objectives. L'ambiance qui y règne est des plus agréables. Aussi, si vous êtes férus de Littérature, Neolaya vous conseille de vous pencher un instant sur ce lieu plein de diversité et de jeunesse. On y trouve également, des sections sur les différents arts afin de satisfaire tout les goût. Les objectifs du Cercle et de Neolaya étant fortement simillaires, nous apportons notre soutient à ce forum en postant ici leur présentation : Le Cercle, c'est avant tout un Univers.L'ambition de découvrir, de partager, d'échanger avec ceux qui seront les grands artistes de demain... qui sait ? La volonté d'aider de jeunes créateurs et surtout de se réunir. De former un Cercle. La culture de nos jours a tendance à se perdre, ou du moins elle se résume à peu de choses, ce que les médias nous déversent sur la tête à longueur de temps. Le Cercle a pour objectif d'ouvrir cette culture, de faire découvrir et de découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux horizons, de nouvelles créations qui sortent de l'ordinaire et du politiquement correct. Et tout cela par le biais de jeunes et moins jeunes artistes, de personnages hauts en couleur dont les noms n'apparaissent pas à la télé.Ouvert à tous et loin d'être élitiste, le Cercle est également une réunion de gens qui aiment à disputer sur des sujets divers et variés, qui ont envie d'échanger et d'apprendre pour un jour, peut-être, redonner à la culture son poids et sa place légitime dans cette société. Ou simplement, une réunion d'artistes désirant voir leurs oeuvres commentées. Telle est l'ambition du Cercle, notre but. Venez avec nous, entrez dans la ronde...Staff Admins Rosana, Ruth, Blewark.Rejoignez nous !
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Monday, June 09, 2008
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Interview Toto Qristo http://www.myspace.com/qristo - Pour commencer, quel est ton état d'esprit du moment ?
« Il y a à peine un mois, je t'aurais répondu perdu, égaré, cherchant dans un brouillard épais, le phare de mon prochain port… Mais aujourd'hui je te dirais plein d'entrain !.. Sur l'écriture d'un nouveau projet que je mûris depuis 5 ans… Mais j'ai l'habitude des hauts et des bas… Et vu que c'est une histoire plutôt ambitieuse et complexe à mettre en page, j'imagine qu'il y aura d'autres bas ! C'est hélas le dur lot de la création. »
-Tu es donc dessinateur et scénariste. Raconte nous ton parcours et ton évolution. Quand, comment et pourquoi t'es tu intéressé a cet art?
« Alors, petite correction, je dessine et j'écris mes histoires mais ce n'est toujours pas mon métier vu qu'à ce jour, je n'ai signé aucun contrat, n'est ce pas ? Sinon, je crée parce que je ne peux pas faire autrement. Je sais, cela peut paraître étrange, mais c'est une réalité. Bon, j'ai bien essayé de poser mes fesses sur les bancs d'une université pour devenir un étudiant modèle ou, quelques années plus tard, d'enfiler un beau costume deux pièces pour ressembler à un attaché commercial compétitif et dynamique, bref d'avoir une vie pépère et calibrée mais ce maudit crayon m'a toujours rattrapé. Alors, un beau matin, las de résister, j'ai tout plaqué pour tenter l'impossible reconversion… Il y a 7 ans déjà… Depuis ce n'est que du travail, des remises en question et encore du travail (non payé je le précise) Et si je me suis lancé dans la BD, c'est pour pouvoir m'exprimer pleinement et librement, de l'écriture à la mise en page, du dessin à la colorisation. C'est aussi un art peu coûteuse (une fois que tu t'es équipé!) qui offre une certaine autonomie, ce qui n'est pas pour me déplaire. Maintenant, il ne me reste plus qu'à convaincre un éditeur que j'ai quelque chose que les autres n'ont pas. L'avenir me dira si j'ai eu raison de m'accrocher corps et âme… »
- Que signifie ce surnom TOTO QRISTO?
« C'est assez simple. Qristo, c'est le diminutif phonique de mon nom de famille. Je le traîne depuis l'âge de 15 ans. Mais plus je grandissais, plus je trouvais ce patronyme froid et solennel, ce qui ne me ressemblait pas. Il y a un an, j'ai crée mon blog par accident. J'avais une amie qui avait son espace perso sur myspace. Pour lui envoyer un mail, j'étais obligé de créer mon propre space, ce que j'ai fait.. Fallait le baptiser et j'ai pondu le blOgue à Toto, en référence aux blagues carambiiiiip ! Ce prénom idiot et rigolo me plaisait bien et je l'ai adopté. »
- Quelles sont tes influences, tes références et tes inspirations quotidiennes?
« Le cinéma ! Tous les cinémas ! De l'intimiste au pop-corn, pourvu qu'il y ait une bonne histoire, de bons acteurs et une image qui vit… Les réalisateurs qui m'inspirent sont nombreux mais s'il fallait en citer 4, ce serait Bergman, John Ford, Kubrick, Spielberg, Hitchcock et Chaplin… Mince, j'ai dépassé les 4, là ! Y'en a tellement ! »
- Peux tu nous décrire l'ambiance de ton lieu de création.
« Ah ah ah…. Une grotte de 34 mètre carrée, peu hospitalière même si je fais quelques efforts pour la rendre vivable. Bref, pas de grande bibliothèque débordant de livres que je n'ai pas lu ; pas d'énorme table à dessin avec pots de peintures ou feutres en veux tu en voilà… Non, non… Un lieu plutôt vierge et banal avec en guise de poste de pilotage, un bon vieux PC des familles. Déçu, hein ? Si, j'vois bien. »
- Quels sont tes outils de travail et les étapes à accomplir avant d'arriver à l'oeuvre finale ?
« Une histoire, du crayon, du papier, un scanner, un pc et les logiciels qui vont bien, rien de plus ! Elle est pas belle la vie !.. S'agissant des paliers de création, il y 'en a deux de capital pour moi. Le premier, c'est le crayonné. J'y passe pas mal de temps pour dégotter l'image fatale ou peaufiner la scène qui tue et réussir mon effet ! C'est un moment très intuitif où je gratte les recoins de mon imaginaire en explorant de multiples possibilités jusqu'à provoquer l'imprévisible, l'inattendu… Au début, j'ai pas mal ramé car je manquais de technique et j'avais beaucoup de difficultés à reproduire ce que j'avais dans la tête. Aujourd'hui, l'exercice m'est devenu plus accessible et me permet de repousser encore un peu plus mes limites. C'est ce qu'on appelle la progression, je crois. Deuxième palier décisif. La colorisation que je réalise sur Photoshop ! C'est le moment que je préfère et où je prends le plus de plaisir ! Lentement mais sûrement, couches après couches, le dessin prend vit, l'ambiance s'installe et mon univers peut enfin apparaître et se matérialiser ! …. Y'a bon ! Ça va, j'me la raconte pas trop ? »
- Qu'en est il de ton âme d'enfant? « Elle perdure et fait ami ami avec mon âme d'adulte en attendant de sympathiser un jour avec celle du vieux pépère. »
- Pourrais tu nous parler de quelques unes de tes œuvres ?
« En fait, j'ai souvent du mal à parler de mes créations. Non pas que je sois modeste ou réservé, non, non… Disons que je pense avoir tout dit en les réalisant et qu'une fois terminées, je préfère m'éclipser et laisser le visiteur de passage, vierge de tout préjugé, faire connaissance avec mes p'tites. Mais bon, exceptionnellement et pour Neolaya, je vais faire un effort de commentaire! :

« Samouraï school : J'avais convoqué ma petite nièce pour une séance photo qui n'aura duré qu'une demi-heure, assez pour que ça reste un jeu ! Je ne savais pas ce qu'on allait faire mais, connaissant sa personnalité, j'étais sûr que les prises seraient pertinentes ! Dans cette photo, elle se prend pour une guerrière. Comme je voulais pas une image violente, je l'ai imaginée en cours d'apprentissage, n'oubliant pas de poser mon univers décalé et d'y rajouter un petit personnage ludique. »

« Suite à un délire avec une copine, j'ai inventé cette petite tagada qu'on a tous croqué un jour dans notre enfance. Mais c'était une période où je ne savais pas où j'allais. Les éditeurs ne m'avaient donné aucun signe de vie et j'avais l'humeur un peu acide. Du coup, j'ai fais d'Harry un adulte un tantinet râleur et cynique ! Et si il chausse des grosses converses, c'est qu'il doit y'avoir un peu de moi, de mon côté obscur, dans ce personnage au final très sympathique ! Beh dis le !… qu'il est sympa… »

« Birdyman est extrait d'une série que j'ai commencé sur le thème du Cinéma. L'enjeu est de fondre en un seul sujet deux films légendaires du 7ème art et de leur trouver une frontière commune. Ici, Birdy et superman sont devenus un seul et même homme… Du coup, le slogan du film d'Alan Parker prend tout son sens…. D'autant plus quand on sait que Christopher Reeves, l'acteur qui incarna le super héros, est devenu paraplégique suite à un accident… Mais là, c'est juste une anecdote un peu morbide que je glisse au passage. »
- En parlant d'anecdote, en aurais tu une à nous faire partager ?
« Oui… Sur Bitwin, qui est le projet avec lequel je me suis lancé, j'avais trouvé un effet de fou, une idée génial, quoi !.. Le 9ème art n'allait pas s'en remettre, c'était sûr et certain !… Ouais, à l'époque, j'avais de l'ego sous le pied ! Et puis un jour, un pote m'a filé une bonne vieille BD que j'ai bouquinée, une froide après midi d'hiver… Et devine ce que je découvre ! Mon effet à moi, trait pour trait! J'étais scié !… Le temps de déprimer dix jours et j'ai pris conscience qu'artistiquement, je n'inventerais rien et que tout avait déjà été dit !… Heureusement il me restait encore un espoir… Sans doute dans la façon de le dire ! »
- Si tu devais choisir un mot pour te définir, lequel serait il et pourquoi?
« Décalage… … Décalage de vie car un dessinateur travaille dans son antre, sans horaires fixes, loin des autres et un peu à contre-courant du monde extérieur. …. Décalage de temps car dans l'exercice de la création, curieusement, la notion de temps disparaît. Tu te lances sur un projet, tu t'y appliques, tu le réalises et quand tu te réveilles, tu t'aperçois que les années ont passées, que tes potes ont maintenant des gamins et qu'on te dit monsieur pour t'interpeller. Décalage artistique parce qu'il y a toujours deux univers ou deux dimensions dans mes histoires ou dans la façon dont je les traite. Si lointains mais si proches ! Bref, Décalage car où que j'aille et quoique je fasse, je ne rentre jamais dans les cases… Las d'en chercher une qui me convienne, j'ai décidé de me la bâtir, à mon image, pourvu qu'elle finisse par se fondre avec les autres. »
- Et si tu étais un personnage de fiction lequel serais tu?
« J'ai pas de nom qui me vienne à l'esprit là mais probablement un anti-héros qui gagne quand même à la fin… »
- Quels sont tes projets en cour et ceux avenir?
« Il y en a des tas à venir et qui mijotent à feu doux, au fond de ma petite cuisine. En attendant, le plus concret est en cours d'écriture.. Ça s'appelle Coloc Encore une histoire fantastique et décalée … Difficile de la résumer car je suis actuellement en plein remue ménage d'idées. Bref, c'est encore le bordel mais j'ai déjà l'univers, les personnages et le ton, intimiste et divertissant, ludique et cérébral… En gros, encore un truc impossible ! »
- T'intéresses tu à d'autres domaines artistiques?
« Franchement je n'en n'ai pas le temps mais je nourris l'espoir un jour de troquer, ici et là, ma tablette graphique contre quelques pinceaux, pour m'essayer enfin à la peinture… »
- Pour finir, quelle est ta position face à la notion de l'art dans notre société?
« Difficile de te répondre… J'ai quand même l'impression qu'il n'est visible qu'aux deux extrêmes… Soit élitiste et inaccessible, genre ça représente quoi ? Soit galvaudé et fabriqué, pour un public de masse, genre c'est de l'art ça ?… Et la réponse a souvent un lien avec le pez, le flouze, les pépètes, quoi !… Réactionnaire moi ? Peut être bien… »
The End ! Neolaya te remercie pour tes réponses pleines de vigueur ! Nous t'encourageons de toute notre énergie !
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Wednesday, May 07, 2008
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Pro Animal Rigth Compilation : Contre la cruauté envers les animaux
Une Acclamation pour la sortie de la compilation P.A.R.C. ( Pro Animal Rigth Compilation) avec la participation de Communication Zéro
P.A.R.C. réunit les artistes qui veulent aider la cause animale via PETA et One Voice, deux associations qui se battent contre la violence et la cruauté envers les animaux.

On ajoutera pour notre part une petite étoile au titre Helpless de Communication Zéro, dont la musique et les paroles nous font verser des torents de larmes (de sang) !!
Avec nos coeurs, nos âmes et notre chair, nous apportons tout notre soutient à ce projet et encourageons nos lecteurs à y apporter leur contribution en achetant la Compil !!
P.A.R.C. est téléchargeable via le myspace : http://www.myspace.com/proanimalrightcompilation PRIX : 5€
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Thursday, May 01, 2008
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MARCHE DU DON DE SOI ET CONCERT GRATUIT
Toulouse accueillera une nouvelle fois la marche des plaquettes le Dimanche 18 mai 2008.Cette journée de mobilisation au don de soi, relayée par Paris et d'autres grandes villes comme Lyon ,Bordeaux, Marseille et Nice, se déroulera dans les rues de Toulouse avec un rassemblement sur la place du Capitole à 13 heures 30
N'hésitez pas à rejoindre notre jolie marche festive et participez à cette journée de solidarité. N'hésitez pas à apporter votre soutien à notre action pour la lutte contre les maladies du sang, pour montrer aux malades et à leurs familles que nous sommes avec eux pour mener leur combat contre la maladie. Venez écrire l'histoire du don de soi, Venez réaliser le vœu de Laurette, le jour de la date anniversaire de son départ.
Nous vous accueillerons dans notre beau village aux couleurs violette, Katia Hacène célèbre écrivain lira des contes aux enfants, ToTo Qristo illustrateur et scénariste de talent vous fera découvrir son univers, Emmanuelle Boutin et Jane deux artistes peintres vous embarqueront sur le chemin infini de leurs arts, bien d'autres animations seront au programme, laissez vous guider !!!
Nous ferons la fête place du Capitole, nous serons heureux de vous offrir un grand concert gratuit, Venez applaudir:
LuLu Borgia le groupe Parisien avec Etienne Gauthier au clavier et aux programmations électro, Jérôme et sa guitare folle et Lulu au chant et à la guitare LuLu que l'on n'oublie plus une fois que l'on a croisé son regard Lulu avec son charisme et son énergie provocatrice.
Trinity , groupe Toulousain au son rock mélodique, chaleureux et puissant à la fois.Trinity sait faire bouger et vibrer son public Yvan, Phil ,Marc Olivier et Max , cinq garçons décidément inoubliables
Pier Planas & le groupe : Musicien, auteur compositeur de ses chansons, Pier Planas redonne un nouveau souffle à la chanson française,avec ses textes tout en délicatesse, un style bien à lui, il vous embarquera dans son univers en harmonie avec son groupe.
Tous ces artistes, associés généreusement à notre combat, feront vibrer une des plus belles places de France , la place du Capitole rassemblera tous ces cœurs qui battront à l'unisson. Tous et toutes seront présents pour écrire l'histoire à nos côtés, Une belle histoire qui était aussi le vœu de Laurette et qui a pour titre.
« Le don de soi et si c'était l'histoire de tous ? »
Le 18 mai, soyons nombreux : Un peu de Vous, Beaucoup pour la Vie.Nous compt ons sur vous.
L'équipe Antenne Toulouse Laurette Fugain  www.unpeudevous.org lfugaintoulouse@laurettefugain.org
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Friday, April 25, 2008
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Interview « Rek », graffeur strasbourgeois www.fotolog.com/rekor 
- Peux-tu me présenter ton travail ?
« Ça fait 6-7 ans que je peins. J'ai commencé à faire des tags dans la rue, puis ensuite, j'ai appris à travailler mes graffs sur feuille. Petit à petit, j'ai développé un style de lettrage et appris différentes techniques. Par la suite j'ai découvert le coté plus artistique : le choix des couleurs, des thèmes, des formes, afin d'harmoniser les fresques avec d'autres graffeurs. Au fil des années, j'ai rencontré différentes personnes ayant leur propre style ce qui m'a permis de trouver aussi le mien. »  - Qu'est-ce qui t'as amené à t'intéresser à cette forme d'art ?
« Au début j'écoutais du hip-hop et la culture qui en fait partie m'intéressait. J'avais des potes qui taguaient et petit à petit je me suis prit au jeu, et puis ça nous faisait une activité en commun. » - Peux-tu me dire ce que ça t'apporte de graffer ?
« Un moment de détente, de partage avec des potes. Ça fait rencontrer des gens et voyager car au fur et à mesure, on te propose des plans un peu partout. Dès que je vais quelque part, j'essaye de trouver des gens qui graffent. Mais personnellement, ça m'a apporté des petits' soucis… mais j'aime tellement dessiner, ça me fait penser à autre chose, sortir du quotidien. Alors je continue malgré tout et parce que j'aime voir mes œuvres dans la rue ou voir une fresque faite à 10 sur 30-40 mètres, ça fait vraiment plaisir et c'est beau. » - Dans quelle circonstance, contexte graffes-tu ? « En général, je fais ça dans la rue, c'est une montée d'adrénaline incroyable, ça me fait vraiment sentir que je suis en vie. Pour ce qui est du contexte, en général, on fait un début de soirée entre potes et on prépare des esquisses, puis on sort la nuit, question de discrétion (rire), on trouve un lieu et on essaye de ne pas se faire repérer. La plupart du temps, on a déjà repéré les endroits sans peintures, pour ensuite y retourner la nuit. Les lieux où l'on peint sont les murs du centre ville, la voie ferrée et de temps en temps les toits. Les cabanes de chantier, c'est mon kiff ! »

- Parfois tu inities des jeunes au graff. Utiliser le tag dans l'action sociale amène-t-il une nouvelle vision de cet art ?
« Oui, je pense, mais ça leur apprends surtout à mener un projet à bien. Le fait d'encadrer des jeunes de façon organisé et structuré et de leur montrer que lorsqu'on se fixe des objectifs et qu'on les respecte on peu ressentir une fierté. On peut alors créer un projet vraiment sympa avec les jeunes et comme on a réunis un budget, on peut se faire plaisir. De plus, les jeunes sont supers heureux, ils aiment le graff et se réalisent en créant des tags. Les gens aux alentours sont contents aussi, de voir que les jeunes sont capables d'être calmes, cadrés ; de s'investir dans un projet avec plaisir ; de créer un environnement agréable. De plus cela confère au graffiti une aura beaucoup plus artistique. Et en même temps, les voisins sont contents, car on ne peint plus sur leurs immeubles ! (rire). » - Existe-t-il des techniques, des méthodes particulières ?
« Bien sûr. Il y a une technique par rapport à la distance par rapport au mur et aux caps employés. En effet, selon l'embout il y a plus ou moins de pression et donc plus ou moins de peinture qui sort de l'aérosol et il faut gérer en fonction des effets que tu veux faire. Par exemple, pour un gros remplissage t'utilises un fat cap, ce qui permet de couvrir de grosses surfaces rapidement. Pour être précis t'utilises plutôt un skinny pour les traits plus fins. Ensuite, pour ce qui est de la technique, je dirais qu'il y a deux genres, selon l'endroit : dans la rue ou en terrain, c'est-à-dire lorsque tu fais des fresques à plusieurs. Pour ce qui est de la rue, en général on y va à deux ou trois pour être le plus discret possible, on discute peu et on tente de taguer au plus vite afin qu'il y est surtout un impact visuel. Quand t'es sur le terrain, c'est très souvent de jour et on prend plus son temps. On fait des choses plus jolies, on est calme. De plus, on peint dans des endroits tolérer et où la police passe, mais seulement pour faire régner l'ordre et faire des contrôles de drogues. Y'a un troisième type de lieux, c'est ce qu'on appelle des « plans légaux », c'est-à-dire des lieux où l'on est autorisé à peindre car on est employé par des particuliers, des commerçants ou des entreprises pour repeindre leur devanture de magasin ou des murs, voir même l'intérieur d'appart pour une déco originale. On définit alors les couleurs et les thèmes avec eux et on est payé ! En général, ils nous contactent par le biais de connaissance ou ils nous on vu lors de manifs organisées par des assoc, ou bien ils nous ont vu graffer et demandent nos numéros. » 
- Qu'en est il des associations de graffeurs ?
« Ça nous permet d'avoir une existence légale et de taguer sans problèmes. De plus, on peut demander des budgets et des endroits où graffer. En effet, faut se rendre compte du budget que représente le graff, une bombe coûte 3 euros 50 et on dépense facilement 100 à 120 euros par mois. En plus, mauvaise nouvelle, Sarko a un projet de loi afin de taxer les bombes de peintures pour diminuer les graffs dans la rue! » - Au sujet des lettres, de leur mise en forme, portent elles chacune un nom particulier ?
« Il existe plusieurs styles de lettres. Le bloc : c'est des éléments massifs de lettres composées de parallèles, permet d'avoir un impact important. Ça se fait dans la rue souvent ou sur les voies ferrées. Le flop : des lettres très arrondies, c'est très vite fait pour pouvoir être efficace rapidement. Le wild style: il est développé dans les terrains, les lettres sont assez complexes en général. Mais y'a beaucoup de gens qui créées de nouveaux styles et chaque graffeur à son style perso. » - L'illégalité, parles-en!
« Ben le graffiti m'a coûté 4000 euros, 180 heures de TIG, plusieurs jours de garde à vue et 2 arrestations musclées. Mais ça participe à la recherche d'adrénaline et arriver à taguer aux endroits les plus incroyables c'est génial pour narguer le système! » - Existe-t-il des règles dans le monde du graff ?
« Tu te reconnais à ton blaze (nom d'artiste) et/ou au nom de ton crew. Il n'y a pas d'histoire de territoire comme aux Etats-Unis, mais c'est un concept, à celui qui en met le plus. » - Est-ce qu'à ce niveau là, c'est toujours de l'art pour toi ?
« Ça paraît réduire l'art à un jeu, mais c'est un jeu entre graffeurs qui participent aussi à un développement de la création. Puis c'est vrai que c'est super dérangeant mais c'est quand même de l'art. Au même titre qu'un Arsène Lupin, tu vas devoir te faufiler, élaborer un plan, contenir la pression puis la montée d'adrénaline et la peur. Toute cette démarche me paraît être de l'art, car t'apprend à te connaître et à te surpasser. Pour ce qui est des règles, il faut aussi savoir quelques autres principes. Dans la rue, le fait de repasser le graff de quelqu'un, comme il a pris des risques et tout, c'est très mal vu et ça mène à des bagarres…. Après sur les terrains, la règle veut que si tu repasses proprement sur un graff, mais que tu fais ça proprement et qu'on voit plus ce qui a en dessous, alors c'est toléré. Mais faut vraiment faire ça proprement et respecter ce qu'avait fait l'autre. Ensuite, niveau terme, y'a le blaze, c'est-à-dire le nom du graffeur, sa signature. En général, on fait partie d'un crew, c'est souvent une bande de pote qui font ça ensemble. Quand tu tagues, soit tu utilises ton blaze soit le nom de ton crew afin d'augmenter sa reconnaissance envers d'autres graffeurs. » 
- Peux tu nous citer quelques aristes connus?
« Là je pense surtout à Mode 2, à Les Macs, ou encore Bando., qui sont parmi les premiers a avoir donné une vie plus médiatique au graff. Mais faut faire la différence entre le graff des USA et le graff européen. Les américains ont inventé le graff à N-Y au début des années 80 dans le métro et là c'était vraiment une histoire de territoire et de gangs. Ensuite, c'est venu en Europe ou c'est devenu un plus artistique. Les européens ont plus développé le terrain et de nouvelles techniques. Il existe aussi des artistes contemporains comme le 123 clan qui vendent dans des galeries. » - Tu envisages de vendre tes toiles un jour ?
« Quand je pourrais et que je me sentirais prêt. Avec l'âge, on a moins envie de prendre des risques, ta vie commence à avoir un fil conducteur et on développe plus le côté artistique. Je travaille plus les thèmes, je cherche à monter des scènes, à créer des personnages. Donc exposé mes travaux en galerie serai sûrement prématuré. Mais d'ici quelque temps pourquoi pas… » - Penses-tu que le graff soit un monde réservé aux hommes?
« Pas du tout. Bien que le graff dans la rue soit quand même un univers plus masculin, je dirais que dans le légal et l'artistique, il y a environ 2 filles sur 10 graffeurs. Elles ont des styles plus arrondis, utilisent des couleurs plus gaies et ont un style plus ludique. » - Le tag porteur d'une culture spécifique?
« Le tag fait partie de la culture HIP-HOP, au même titre que le b-boying (la danse c'est-à-dire le break) ou les chanteurs. Le mouvement HIP-HOP, véhiculent un style vestimentaire et des idéologies. » 
- Existe-t-il des magazines spécifiques ?
« Graff it ou encore Blazing » - Une anecdote ?
« Alors… Ah oui, un jour on peignait sur les ponts le long du canal à Stras et un groupe de 20 cyclistes qui s'entraînaient se sont tous arrêter pour nous regarder. C'était énorme et vraiment drôle à voir. En plus, ensuite on a peint chez un des mecs ! » - Une dernière phrase ?
« Stay up, stay high, stay underground!! »
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Monday, March 17, 2008
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Interview DHARMA http://www.myspace.com/groupedharma

- Comment vous portez-vous?
« Plutôt pas mal. Le groupe sort d’un dernier trimestre 2007 vraiment actif avec de nombreux concerts dans quelques unes des plus belles salles toulousaines. Nous avons participé à divers festivals rock, notamment « Des rockeurs et des valeurs » au vent du sud en compagnie du groupe rochelais ASYL et des toulousains de DYSTO, mais également le festival « Le père noël est un rockeur » au nouveau BIKINI de Ramonville. Nous avons également eut l’honneur de participer aux 30 ans de MIDI MUSIC au Casino Théâtre Barrière et découvrir cette somptueuse salle de concert en compagnie de groupes britanniques. A signaler également notre participation au premier tour du tremplin Emergenza au Havana Café, au cours duquel nous avons terminé premier avec plus de 150 voix. »
- Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous vous présentez les uns les autres?
 « Laurent dit « Lolo », batteur du groupe depuis septembre 2005, j’ai pris la relève de mon frère qui quittait alors le groupe pour rejoindre les «Beautés Vulgaires ». Je suis également compositeur en herbes à temps perdu, et je m’occupe du myspace. »
 « Pascal dit « PACA ». Guitariste dans DHARMA depuis le début, amoureux de la « 6 cordes » et des amplis qui vont jusqu’à 11dB. »
 « Franck dit « Franck Sailor », chanteur depuis une quinzaine d’années. Je fais partie des fondateurs du groupe. La musique est mon oxygène, ma psychanalyse. Comme disait Chaplin " La vie, c’est le désir". »
 « Arnaud dit « nono » ou « docteur no ». Guitariste du groupe. Mon inspiration vient de mes premières influences : le métal et l’ hardcore, qui m’ont permis de rajouter cette couleur sonore. J’ai participé au renouveau du groupe en puisant dans cette culture du gros son qui se ressent dans le jeu et dans l’expression scénique correspondant au nouvel esprit power rock de dharma. »
 « Patrice dit « Pat ». Bassiste, je suis également présent dans le groupe depuis ses débuts. Je suis un ami d’enfance de Franck et de Pascal. La scène est pour moi un véritable défouloir où je suis l’inverse du Pat de tous les jours : un « énervé ». »
- Pourquoi DHARMA?
« DHARMA est un terme hindouiste signifiant « l’ordre des choses ». Entendez par là, que chacun a sa propre vision des choses et de l’ordre dans lequel elles doivent survenir. Pour nous, nous avons notre vision du monde, notre vision de la musique et de la place de celle-ci dans la vie de tous les jours. En résumé, à chacun son DHARMA, à chacun son interprétation de notre musique, de notre univers… »
- Retracez-nous l’histoire du groupe. Comment est-il né? Quelles sont les diverses étapes et expériences que vous avez traversé?
« Le groupe a été fondé en Janvier 2001. C’est d’abord la rencontre de potes, motivés par la même passion : le rock. De là, un projet sérieux prend forme, et Pascal, Franck, Patrice et Jean-Luc (guitariste de l’époque) se mettent à chercher un batteur pour faire naître leur « bébé ». Ils rencontrent donc Seb par le biais d’auditions, et de là se crée un long chemin de 4 ans et demie qui leur verra notamment connaître la participation au printemps de Bourges, à l’Europe 2 Campus tour (avec SUPERBUS, NO ONE IS INNOCENT, PROHOM), les premières parties de EIFFEL, KAOLIN, DEPORTIVO, AMERICAN DOGS, etc… et surtout deux albums « Poussières d’étoiles » en 2002 et « Un monde Parfait » en 2004, qui recevra le premier prix sacem d’aide à l’autoproduction. Après avoir parcouru 4 ans et demie de route ensemble, Seb et Jean-Luc décident de se tourner vers d’autres projets musicaux, et Laurent (fin 2005) et Arnaud (début 2007) viennent donner un second souffle au groupe, qui décide de prendre une nouvelle trajectoire musicale. »
- Quelles sont vos références, vos influences artistiques, et même vos inspirations quotidiennes?
« Elles sont très diverses et variées vu les différents goûts musicaux de chacun. C’est d’ailleurs de cette diversité qu’est né l’univers de DHARMA. Si les premiers albums de DHARMA étaient clairement rock français (noir désir, aston villa), les titres de la nouvelle formation sont beaucoup plus « Power ROCK » dans un esprit mélant MASS HYSTERIA, MUSE, PLACEBO ou encore des groupes PUNK Américain tels que GREEN DAY ou encore FALL OUT BOY. »
- Comment procédez-vous pour créer un morceau?
« Nous procédons de deux manières différentes. Sur certains titres Lolo compose les idées de bases (couplets, refrains, ponts) et propose les riffs aux autres membres du groupe. A partir de là une grosse phase d’arrangements est établie en répétition, on structure le tout et Franck vient poser sa mélodie là dessus, puis écrit les paroles au fur et à mesure. Sinon ils nous arrivent parfois de composer directement en répétition, Pascal ou Arnaud ayant des idées de riffs. Chacun met sa pierre à l’édifice. Pat compose aussi de son coté chez lui. Les morceaux n’en sortent que meilleurs quand ils correspondent à l’idée que se fait chacun du mot « «ROCK ». »
- Vous êtes loin d’etre des amateurs et comptez quelques morceaux à votre actifs et notamment un CD intitulé Un Monde Parfait sorti chez Mosaic Music Distribution. Comment a-t-il été perçu par la critique? Et par le groupe?
« Disons clairement que cet album a été en quelque sorte un tremplin pour le groupe. Il nous a permis de participer à divers festivals, et d’être publié par pas mal de magazines ROCK, et les critiques étaient plutôt encourageantes. Il nous a ouvert certaines portes. Mais avec le recul cet album ne nous correspond plus vraiment aujourd’hui, vu que nous avons changé de formation entre temps, mais nous jouons encore certains titres en Live qui sonnent différemment aujourd’hui. Je pense notamment à « En chaque rencontre », « Jour de colère » ou encore « Des images ». »
- Pouvez-vous nous faire partager une de vos anecdotes artistiques marquantes?
« Il y en a pas mal. La plus marquante nous ne savons pas, mais la plus drôle il y en a une. C’était lors de l’Europe 2 Campus Tour. Nous avions fini de jouer, et Seb était partit en courant dans les loges pour aller récupérer des affaires. Arrivé dans les loges, il a glissé sur de l’eau et a atterri la tête entre les jambes d’une personne assise juste devant lui. Cette personne c’était Jenn la chanteuse de Superbus. Vous auriez du voir la tronche de Seb (rire). »
- Où pouvons-nous vous voir jouer?
« Nous serons en concert le 21 Mars à la MJC de l’UNION, et le 10 MAI au vent du sud. Il y aura également la demi-finale du tremplin Emergenza au Havana café courant avril. D’autres dates sont en préparation, le carnet devrait se remplir d’ici peu. N’hésitez pas à faire un tour de temps en temps sur notre myspace à la rubrique «date ». »
- Parlez-nous de vos projets futurs.
« Concrètement nous aimerions tourner un maximum dans le grand sud. Sortir du Toulouse intra muros, et faire découvrir dans un premier temps notre musique de Bordeaux à Montpellier en passant par quelques villes importantes comme Castres, Montauban, Tarbes… et participer à toutes sortes de festivals dans la région. Le but étant de se faire connaître, et de pourquoi pas pouvoir enfin financer un album autoproduit. »
- Quel est le sentiment personnel de chacun de vous à l’égard du groupe et de votre art?
« Nous sommes plutôt à l’unisson là-dessus. L’objectif est bien entendu de se faire connaître un maximum et de passer la barrière du média. Nous sommes conscients que nous avons quelque chose de bien à faire avec Dharma, et nous mettrons tous les moyens en œuvre pour y arriver. Après concernant notre art, il est évident que le monde de la musique est cruel, et parsemé d’embûches. C’est parfois une rencontre anecdotique qui te fait avancer au moment où tu t’y attends le moins. Malheureusement nous pensons que la culture est centralisée dans notre pays. Si tu ne fais pas l’effort de monter à la capitale pour te faire entendre, il est rare que l’on vienne te découvrir en province. C’est en tout cas notre avis. Mais ça va tendre à disparaître ou du moins à s’atténuer avec l’émergence d’outils tels que myspace. Il faut y croire… »
- Enfin, plus généralement, dîtes nous votre opinion face à la notion de l’art dans notre société.
« L’art n’a pas pu échapper à ce raz de marée qui touche tous les domaines depuis le siècle dernier appelé BUSINESS. De nos jours tout est question de business et de rentabilité. Si ton art n’est pas rentable alors il n’a pas lieu d’être. Heureusement que des structures et des gens mettent tout en œuvre, pour faire découvrir l’art d’une toute autre manière. Et NEOLAYA en fait partie.. »
- Avez-vous quelque chose à ajouter ou à dire aux lecteurs de NEOLAYA?
« Qu’ils continuent à s’intéresser à l’art quelqu’il soit, et à le propager autour d’eux. Le bouche à oreilles est encore plus puissant que les MAJORS (Universal et cie) et reste le meilleur moyen de faire découvrir et de découvrir des artistes que l’on ne veut pas offrir à nos oreilles et à nos yeux. Et nous aimerions leur dire qu’il est parfois plus judicieux d’aller voir plusieurs petits groupes qui travaillent dûr à 5 euros dans des petits bars, qu’aller voir la tournée de la Star Academy (rire). »
- Et quelque chose à confesser peut-être?
« Une simple ligne ne suffirait pas… (Rire) »
- Eh bien merci de nous avoir fait partager un peu de vous. Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite.
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